Mesure révisée des tendances prosociales (PTM-R)

Découvrez la Mesure révisée des tendances prosociales (PTM-R) de Carlo et Randall (2002) : analyse psychométrique complète, 6 dimensions du comportement prosocial, validité, fidélité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 2, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 2, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

La Mesure révisée des tendances prosociales (Prosocial Tendencies Measure Revised, PTM-R), conçue initialement par Gustavo Carlo et Brandy A. Randall (2002), puis affinée chez les adolescents et jeunes adultes (Carlo et al., 2003), constitue un instrument d’évaluation psychométrique de référence destiné à mesurer la nature multidimensionnelle des comportements prosociaux. Historiquement, la recherche en psychologie sociale et en psychologie du développement a souvent abordé les actions d’aide de manière globale ou unidimensionnelle, occultant la diversité des contextes situationnels et des motivations sous-jacentes. La PTM-R remédie à cette lacune conceptuelle en articulant les actions prosociales autour de six dimensions distinctes : les comportements prosociaux publics (accomplis devant autrui pour obtenir approbation ou valorisation), anonymes (réalisés sans que le bénéficiaire ne connaisse l’identité de l’aidant), d’urgence / de détresse (interventions en situations critiques ou aiguës), émotionnels (réponses à des charges affectives intenses chez autrui), conformes / d’obéissance (aide apportée en réponse à une demande explicite), et altruistes (conduites motivées par le bien-être d’autrui sans attente de rétribution personnelle).

L’instrument se compose de 25 items auto-rapportés évalués sur une échelle de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Ne me décrit pas du tout ») à 5 (« Me décrit tout à fait »). Les analyses psychométriques attestent d’une excellente structure factorielle confirmatoire, d’une cohérence interne robuste (coefficients alpha de Cronbach variant généralement entre 0,60 et 0,86 selon les sous-échelles) et d’une remarquable stabilité temporelle test-retest. La validité de construit est étayée par des corrélations congruentes avec des variables développementales telles que la sympathie, la prise de perspective, le raisonnement moral prosocial, et des corrélations inverses avec la recherche égocentrique de statut ou les conduites agressives. La PTM-R est aujourd’hui traduite et validée dans de nombreuses langues, confirmant son statut d’outil incontournable en psychologie clinique, éducative et sociale.

2. Mots-clés / Keywords

Comportement prosocial, altruisme, psychométrie, PTM-R, Gustavo Carlo, empathie, raisonnement moral, adolescence, validation transculturelle, psychologie du développement, motivation sociale, échelle de Likert.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et formalisée par des chercheurs éminents en psychologie du développement et en sociologie comportementale :

  • Gustavo Carlo, Ph.D. : Professeur émérite au Département de développement humain et des sciences de la famille de l’Université du Missouri (Columbia) et professeur à l’Université de Californie à Irvine (UCI). Ses travaux portent de façon prépondérante sur le développement prosocial, la moralité, la culture, et l’ajustement psychosocial des adolescents et des populations minoritaires. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Brandy A. Randall, Ph.D. : Professeure au Département de développement humain et des sciences de la famille au sein du College of Human Sciences and Education de la North Dakota State University (NDSU). Ses axes de recherche englobent le développement socio-émotionnel positif durant l’adolescence et le rôle des relations interpersonnelles. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Collaborateurs clés des validations ultérieures : Anne Hausmann et Stacie Christiansen (Department of Psychology, University of Nebraska-Lincoln).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Prosocial Tendencies Measure Revised (PTM-R) est d’offrir une évaluation rigoureuse, standardisée et sensible aux variations contextuelles et motivationnelles des conduites d’entraide humaine. Durant plusieurs décennies, la littérature psychologique s’est appuyée sur des indices composites d’altruisme ou sur des paradigmes expérimentaux uniques (ex. dilemmes de laboratoire, dons monétaires ponctuels) pour quantifier la prosocialité. Or, comme l’ont souligné Carlo et Randall (2002), un individu peut faire preuve d’un dévouement exemplaire lorsqu’une personne s’effondre en pleurs (prosocialité émotionnelle) tout en étant totalement réticent à effectuer un don anonyme ou à agir lorsqu’un regard extérieur scrute son comportement (prosocialité publique versus anonyme).

La PTM-R répond aux impératifs suivants :

  • Différenciation motivationnelle : Distinguer clairement les gestes altruistes désintéressés des conduites prosociales instrumentalisées visant la gratification narcissique, l’approbation des pairs ou la construction d’une réputation avantageuse.
  • Sensibilité écologique et développementale : Fournir un outil adapté tant aux adolescents en pleine consolidation identitaire qu’aux adultes émergents et confirmés, permettant d’étudier comment les normes de genre, la socialisation parentale et le climat scolaire modulent les préférences prosociales.
  • Applications en recherche translationnelle et clinique : Évaluer l’efficacité de programmes d’intervention socio-émotionnelle en milieu scolaire, analyser les déficits de prosocialité chez les populations présentant des troubles du comportement ou des traits de personnalité dysfonctionnels (ex. psychopathie, machiavélisme), et comprendre les déterminants des conduites citoyennes et du bénévolat.

En décomposant la prosocialité en facettes empiriquement distinctes, la PTM-R permet aux chercheurs d’identifier des profils comportementaux nuancés qui échappent aux questionnaires globaux traditionnels.

5. Construit psychologique / Construct

Le modèle sous-jacent à la PTM-R postule que le comportement prosocial n’est pas un trait monolithique, mais un ensemble de tendances dispositionnelles activées par des déclencheurs cognitifs, affectifs et situationnels spécifiques. L’échelle opérationnalise six construits majeurs :

1. Tendance prosociale publique (Public Prosocial Tendency)

Cette dimension renvoie aux comportements d’aide exécutés en présence d’autrui, avec une motivation prédominante liée au désir d’être vu, d’obtenir des éloges, d’améliorer son statut social ou d’éviter le rejet. L’individu privilégie les situations où ses actes vertueux bénéficient d’une visibilité maximale. Exemple d’item : « Je réussis mieux à aider les autres quand les gens me regardent » (Item 1).

2. Tendance prosociale anonyme (Anonymous Prosocial Tendency)

À l’opposé du comportement public, la tendance anonyme désigne la propension à prodiguer une aide sans que le receveur ou les tiers ne connaissent l’identité du bienfaiteur. Ce construit est théoriquement corrélé à une internalisation morale élevée, où la motivation intrinsèque prime sur la recherche de reconnaissance externe. Exemple d’item : « Je préfère donner de l’argent sans que personne ne le sache » (Item 8).

3. Tendance prosociale en situation d’urgence / détresse (Dire Prosocial Tendency)

Cette sous-échelle évalue la propension à intervenir rapidement auprès d’individus confrontés à une crise aiguë, à un danger imminent ou à une détresse physique grave. Elle implique souvent une surabondance de signaux d’alarme et sollicite des mécanismes de prise de décision rapide sous pression. Exemple d’item : « J’ai tendance à aider les personnes qui se trouvent dans une situation de crise ou de besoin réel » (Item 6).

4. Tendance prosociale émotionnelle (Emotional Prosocial Tendency)

Cette facette reflète l’aide déclenchée par des états affectifs particulièrement intenses chez la victime (ex. larmes, tristesse manifeste, angoisse). Ce type de réponse est intimement lié à la réactivité empathique et à la contagion émotionnelle : l’aidant perçoit la vulnérabilité affective de l’autre et intervient pour restaurer l’homéostasie émotionnelle. Exemple d’item : « Cela me fait du bien de pouvoir réconforter quelqu’un de très bouleversé » (Item 2).

5. Tendance prosociale conforme / d’obéissance (Compliant Prosocial Tendency)

La prosocialité conforme caractérise les comportements d’assistance réalisés en réponse à une demande explicite, qu’elle émane de la personne en détresse, d’un pair ou d’une figure d’autorité. Contrairement à l’aide spontanée, cette forme repose sur la réceptivité à la sollicitation verbale ou directe. Exemple d’item : « Quand les gens me demandent de les aider, je n’hésite pas » (Item 7).

6. Tendance prosociale altruiste (Altruism Prosocial Tendency)

L’altruisme est conceptualisé ici comme une action d’aide guidée par le souci exclusif d’optimiser le bien-être d’autrui, même au détriment de ses propres intérêts et en l’absence expresse de bénéfices secondaires anticipés (reconnaissance, récompenses matérielles, valorisation du curriculum vitae). Les items mesurant cette dimension capturent le désintéressement et l’absence de réciprocité attendue. Exemple d’item : « J’aide souvent même si je ne pense pas que j’en retirerai quoi que ce soit » (Item 24).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture conceptuelle de la PTM-R s’ancre dans les travaux fondateurs de la psychologie morale et sociale contemporaine, notamment le modèle multidimensionnel du développement prosocial développé par Nancy Eisenberg, ainsi que les théories de la motivation d’C. Daniel Batson et de Robert Cialdini.

Le modèle développemental d’Eisenberg

Nancy Eisenberg (1986, 2002) a démontré que le raisonnement moral prosocial évolue d’orientations hédonistes et centrées sur l’approbation sociale durant la petite enfance vers des orientations plus empathiques, intériorisées et fondées sur des principes éthiques à l’adolescence et à l’âge adulte. Carlo et Randall ont adapté ces perspectives sociocognitives en postulant que les différents types de comportements prosociaux reflètent des stades ou des facettes distinctes de cette maturation morale. Par exemple, le comportement prosocial public incarne l’orientation vers l’approbation des pairs, tandis que les comportements anonymes et altruistes incarnent les niveaux d’internalisation morale les plus sophistiqués.

Le débat Altruisme-Égoïsme (Batson vs Cialdini)

La PTM-R intègre la célèbre controverse psychologique relative à la véritable nature des conduites humaines :

  • L’hypothèse Empathie-Altruisme de Batson : L’éveil de la préoccupation empathique génère une motivation purement altruiste orientée vers le soulagement de la victime. Cela correspond étroitement aux sous-échelles Altruiste et Émotionnelle de la PTM-R.
  • L’hypothèse du soulagement d’un état négatif (Cialdini) : L’observateur aide autrui pour réduire son propre inconfort psychologique ou pour maximiser son auto-valorisation (fierté, compliments). Cette logique est capturée par la sous-échelle Publique et certains items d’altruisme inversés (ex. recherche de bénéfices personnels, bonification du CV).

Théorie sociocognitive et contextualisme

S’appuyant également sur la théorie sociocognitive d’Albert Bandura et les travaux sur l’effet du spectateur (bystander effect) de Latané et Darley, la PTM-R reconnaît que la présence d’autrui modifie drastiquement le coût psychologique et le bénéfice perçu de l’action prosociale. L’outil postule donc que la variabilité intra-individuelle n’est pas une simple erreur de mesure mais le reflet d’adaptations écologiques cohérentes.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité de la PTM-R ont fait l’objet d’investigations approfondies à travers de multiples échantillons nord-américains, européens, latino-américains et asiatiques.

Validité convergente

La validité convergente de l’instrument a été établie par des corrélations substantielles et théoriquement prévisibles avec des échelles standardisées de socio-émotivité :

  • Empathie et prise de perspective : Les sous-échelles Émotionnelle, Détresse, et Altruiste affichent des corrélations positives robustes (r variant de 0,35 à 0,55, p < 0,001) avec les composantes de préoccupation empathique (Empathic Concern) et de prise de perspective (Perspective Taking) de l’Interpersonal Reactivity Index (IRI) de Davis (1983).
  • Raisonnement moral prosocial : Les scores d’altruisme et d’aide anonyme corrèlent positivement avec les niveaux avancés du Prosocial Moral Reasoning Measure (PROM), confirmant que ces tendances s’associent à une éthique intériorisée.
  • Responsabilité sociale : Les dimensions altruiste, conforme et anonyme sont significativement associées à un sens élevé du devoir civique et de la responsabilité sociétale.

Validité discriminante

Les études démontrent une nette indépendance empirique entre les facettes positives et la tendance publique :

  • La sous-échelle Publique corrèle positivement avec la recherche de statut social, le besoin d’approbation et l’orientation hédoniste, tout en montrant des corrélations négatives ou nulles avec l’empathie dispositionnelle réelle (r = -0,15 à -0,25 avec l’empathie globale).
  • Par ailleurs, la PTM-R se distingue nettement des mesures de désirabilité sociale (ex. échelle de Marlowe-Crowne), indiquant que les réponses des participants ne traduisent pas un biais de présentation de soi unifié mais bien des styles prosociaux différentiels.

Validité prédictive et de critère

La validité prédictive a été démontrée tant en milieu scolaire qu’associatif : des scores élevés à la dimension Conforme prédisent la promptitude à répondre favorablement aux sollicitations d’enseignants ou d’expérimentateurs, tandis que des scores élevés aux échelles Anonyme et Altruiste prédisent le montant réel des dons secrets effectués lors de protocoles expérimentaux d’économie comportementale.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de la PTM-R met en évidence une homogénéité interne satisfaisante ainsi qu’une remarquable reproductibilité dans le temps :

Consistance interne (Alpha de Cronbach)

Dans l’étude princeps de Carlo et Randall (2002) menée auprès d’étudiants d’université, puis dans la validation auprès d’adolescents (Carlo et al., 2003), les coefficients alpha de Cronbach (α) rapportés pour chaque sous-échelle s’établissent comme suit :

  • Publique : α = 0,78 à 0,86 (témoignant d’une très forte cohésion des items évaluant le besoin de visibilité).
  • Anonyme : α = 0,80 à 0,85.
  • Détresse / Urgence : α = 0,63 à 0,78.
  • Émotionnelle : α = 0,72 à 0,83.
  • Conforme : α = 0,72 à 0,79.
  • Altruiste : α = 0,60 à 0,74 (coefficient plus modeste en raison de la complexité sémantique et de la formulation de certains items inversés).

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Sur un intervalle temporel de deux semaines à un mois, les coefficients de corrélation intraclasse ou de fidélité test-retest se situent entre r = 0,70 et r = 0,88 pour l’ensemble des six dimensions, attestant que l’instrument capture des tendances dispositionnelles durables plutôt que de simples fluctuations circonstancielles de l’humeur.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de la PTM-R a été rigoureusement confirmée par des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Dans la phase initiale de conception (Carlo & Randall, 2002), une analyse factorielle avec extraction en composantes principales et rotation oblique (Promax ou Oblimin) a mis en évidence six facteurs ayant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0, expliquant cumulativement plus de 58 % de la variance totale des réponses. L’examen de la matrice des composantes après rotation a révélé des saturations factorielles (factor loadings) primaires fortes (supérieures à 0,50 pour la grande majorité des items) et de faibles saturations secondaires (cross-loadings < 0,30).

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Dans l’étude de Carlo et al. (2003) portant sur les adolescents, une série de modèles rivaux a été comparée :

Modèle testé χ² / ddl CFI TLI / NNFI RMSEA
Modèle unidimensionnel global > 5,50 0,54 0,50 0,135
Modèle théorique à 6 facteurs corrélés < 2,20 0,92 – 0,95 0,91 – 0,94 0,045 – 0,058

Le modèle à six facteurs corrélés a présenté une adéquation remarquable avec les données empiriques, confirmant sans ambiguïté l’invalidité statistique d’une conceptualisation unidimensionnelle du comportement prosocial. Les saturations standardisées (λ) des items sur leurs facteurs respectifs oscillent entre 0,45 et 0,84, témoignant d’une excellente définition des construits cibles.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire d’auto-évaluation standardisé. Ses caractéristiques techniques et ses directives de cotation sont résumées ci-dessous :

  • Type de test : Échelle d’auto-évaluation psychométrique (auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé).
  • Nombre d’items : 25 items au total.
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 5 échelons d’ancrage ordonnés :
    • 1 = Does Not Describe Me At All (Ne me décrit pas du tout)
    • 2 = Describes Me A Little (Me décrit un peu)
    • 3 = Somewhat Describes Me (Me décrit moyennement)
    • 4 = Describes Me Well (Me décrit bien)
    • 5 = Describes Me Greatly (Me décrit tout à fait)
  • Répartition des items par sous-échelle :
    • Public (4 items) : Items 1, 3, 5, 13
    • Anonyme (5 items) : Items 8, 11, 15, 19, 22
    • Détresse / Urgence (3 items) : Items 6, 9, 14
    • Émotionnelle (5 items) : Items 2, 12, 17, 21, 25
    • Conforme (2 items) : Items 7, 18
    • Altruiste (6 items) : Items 4, 10, 16, 20, 23, 24
  • Modalités de cotation et calcul des scores :
    • Les items 4, 10, 16, 20 et 23 mesurent une motivation intéressée ou égoïste ; ils sont généralement inversés (reverse-scored : 1 → 5, 2 → 4, 3 → 3, 4 → 2, 5 → 1) pour composer le score d’altruisme avec l’item 24, conformément aux consignes de Carlo et al.
    • Le score moyen pour chaque sous-échelle est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des items assignés. Il est vivement déconseillé de calculer un score global composite, ce dernier masquerait l’hétérogénéité des motivations individuelles.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception et publication de référence : 2002 (publication universitaire princeps de Carlo & Randall) ; révision adolescente validée en 2003.
  • Statut des droits et conditions d’utilisation : L’échelle PTM-R relève du domaine de la recherche académique ouverte (Open Access for Research and Educational Use). Elle est librement accessible pour les étudiants, chercheurs et cliniciens dans le cadre d’études non commerciales.
  • Tarification : Utilisation gratuite. Aucune redevance n’est exigée.
  • Obligation déontologique : L’utilisation requiert l’attribution appropriée et la citation systématique des publications originales de Gustavo Carlo et Brandy A. Randall dans tout travail, mémoire ou publication scientifique.

12. Références / References

  • Azimpour, A., Neasi, A., Shehni-Yailagh, M., & Arshadi, N. (2012). Validation of “Prosocial Tendencies Measure” in Iranian University Students. Journal of Life Science and Biomedicine, 2(2), 34–42.
  • Carlo, G., & Randall, B. A. (2002). The development of a measure of prosocial behaviors for late adolescents. Journal of Youth and Adolescence, 31(1), 31–44. https://doi.org/10.1023/A:1014033032440
  • Carlo, G., Hausmann, A., Christiansen, S., & Randall, B. A. (2003). Sociocognitive and behavioral correlates of a measure of prosocial tendencies for adolescents. The Journal of Early Adolescence, 23(1), 107–134. https://doi.org/10.1177/0272431602239132
  • Davis, M. H. (1983). Measuring individual differences in empathy: Evidence for a multidimensional approach. Journal of Personality and Social Psychology, 44(1), 113–126. https://doi.org/10.1037/0022-3514.44.1.113
  • Eisenberg, N. (1986). Altruistic emotion, cognition, and behavior. Lawrence Erlbaum Associates.
  • Eisenberg, N., Guthrie, I. K., Cumberland, A., Murphy, B. C., Shepard, S. A., Zhou, Q., & Carlo, G. (2002). Prosocial development in early adulthood: A longitudinal study. Journal of Personality and Social Psychology, 82(6), 993–1006. https://doi.org/10.1037/0022-3514.82.6.993
  • Smith, T. W. (2006). Altruism and empathy in America: Trends and correlates. National Opinion Research Center, University of Chicago, Research Report, 1–48.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale:

1 = Does Not Describe Me At All, 2 = Describes Me A Little, 3 = Somewhat Describes Me, 4 = Describes Me Well, 5 = Describes Me Greatly

  1. I can help others best when people are watching me.
  2. It makes me feel good when I can comfort someone who is very upset.
  3. When other people are around‚ it is easier for me to help others in need.
  4. I think that one of the best things about helping others is that it makes me look good.
  5. I get the most out of helping others when it is done in front of other people.
  6. I tend to help people who are in a real crisis or need.
  7. When people ask me to help them‚ I don’t hesitate.
  8. I prefer to donate money without anyone knowing.
  9. I tend to help people who are hurt badly.
  10. I believe that donating goods or money works best when I get some benefit.
  11. I tend to help others in need when they do not know who helped them.
  12. I tend to help others especially when they are really emotional.
  13. Helping others when I am being watched is when I work best.
  14. It is easy for me to help others when they are in a bad situation.
  15. Most of the time‚ I help others when they do not know who helped them.
  16. I believe I should receive more rewards for the time and energy I spend on volunteer service.
  17. I respond to helping others best when the situation is highly emotional.
  18. I never wait to help others when they ask for it.
  19. I think that helping others without them knowing is the best type of situation.
  20. One of the best things about doing charity work is that it looks good on my resume.
  21. Emotional situations make me want to help others in need.
  22. I often make donations without anyone knowing because they make me feel good.
  23. I feel that if I help someone‚ they should help me in the future.
  24. I often help even if I don’t think I will get anything out of helping.
  25. I usually help others when they are very upset.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 2). Mesure révisée des tendances prosociales (PTM-R). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-revisee-des-tendances-prosociales-ptm-r/
Looti, Mohammed. “Mesure révisée des tendances prosociales (PTM-R).” Base de données de psychologie en français, 2 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-revisee-des-tendances-prosociales-ptm-r/.
Looti, Mohammed. “Mesure révisée des tendances prosociales (PTM-R).” Base de données de psychologie en français. octobre 2, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-revisee-des-tendances-prosociales-ptm-r/.