Mesure du sentiment d’efficacité personnelle au travail

Découvrez la Mesure du sentiment d’efficacité personnelle au travail (Riggs et al., 1994) : propriétés psychométriques, cadre théorique de Bandura, validité, fidélité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

La Mesure du sentiment d’efficacité personnelle au travail (initialement intitulée Job-related Self-efficacy Measure) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour quantifier les croyances individuelles d’un employé quant à ses compétences, capacités et ressources cognitives nécessaires pour exécuter avec succès les tâches inhérentes à son poste. Développée et validée par Matt L. Riggs et ses collaborateurs (Riggs, Warka, Babasa, Betancourt, & Hooker, 1994 ; Riggs & Knight, 1994) au sein du département de psychologie de la California State University à San Bernardino, cette échelle s’inscrit au cœur de la théorie sociale cognitive initiée par Albert Bandura.

L’instrument est composé de 10 items évaluant une structure unidimensionnelle d’auto-efficacité spécifique au domaine professionnel. Les répondants expriment leur degré d’accord à l’aide d’une échelle de type Likert en 7 points allant de « Strongly Disagree » (Fortement en désaccord) à « Strongly Agree » (Fortement d’accord). L’échelle intègre une formulation équilibrée avec des items orientés positivement et des items inversés visant à limiter les biais d’acquiescement. Sur le plan psychométrique, l’outil présente des propriétés exemplaires : une consistance interne robuste avec un coefficient alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,80 et 0,88 selon les échantillons organisationnels, une stabilité temporelle satisfaisante lors de passations test-retest, ainsi qu’une validité factorielle et une validité de construit bien établies. Les analyses factorielles confirmatoires appuient son indépendance par rapport aux attentes de résultats (outcome expectancies), à l’efficacité collective perçue (group-efficacy), à l’estime de soi globale et à la satisfaction professionnelle générale.

2. Mots-clés / Keywords

Sentiment d’efficacité personnelle, auto-efficacité au travail, psychométrie organisationnelle, théorie sociale cognitive, Albert Bandura, Matt L. Riggs, comportement organisationnel, performance au travail, motivation professionnelle, échelle de Likert, validité de construit, psychologie du travail.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conceptualisé, opérationnalisé et validé psychométriquement par une équipe de chercheurs spécialisés en psychologie industrielle et organisationnelle :

  • Matt L. Riggs, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie, Department of Psychology, California State University, San Bernardino (CSUSB), San Bernardino, Californie, États-Unis. Spécialiste de la méthodologie quantitative, des modèles d’équations structurelles et des croyances motivationnelles en contexte appliqué. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Patrick A. Knight, Ph.D. : Professeur et chercheur au Department of Psychological Sciences, Kansas State University, Manhattan, Kansas, États-Unis. Co-auteur des travaux fondamentaux modélisant l’impact des croyances d’efficacité individuelle et groupale sur les attitudes organisationnelles.
  • Janice Warka, B. Babasa, R. Betancourt et S. Hooker : Chercheurs et collaborateurs affiliés au programme de recherche en psychologie industrielle et organisationnelle de la California State University, San Bernardino, ayant contribué à la phase initiale de génération des items et d’évaluation empirique des qualités métrologiques de l’échelle.

4. Objectif / Purpose

La Mesure du sentiment d’efficacité personnelle au travail a été élaborée afin de combler une lacune méthodologique majeure qui prévalait dans la littérature de la psychologie du travail et des organisations au cours des années 1980 et 1990. Jusqu’alors, la majorité des recherches appliquées utilisaient soit des échelles d’efficacité personnelle généralisée (telles que celle de Sherer et al., 1982), soit des mesures extrêmement idiosyncratiques, construites sur mesure pour des micro-tâches de laboratoire (par exemple, la résolution de problèmes mathématiques ou la saisie informatique), rendant impossible toute comparaison standardisée entre différentes fonctions professionnelles.

Niveau d’analyse intermédiaire et spécificité contextuelle

Albert Bandura (1986, 1997) a continuellement souligné que l’auto-efficacité est un construit spécifique à un domaine (domain-specific) et non un trait de personnalité global ou immuable. Les échelles générales d’efficacité ont tendance à perdre leur pouvoir prédictif lorsqu’elles sont confrontées à des critères comportementaux précis en milieu organisationnel. À l’inverse, des outils trop pointus conçus exclusivement pour une fonction unique (comme la programmation de logiciels ou la vente au détail) ne permettent pas aux chercheurs d’évaluer des populations hétérogènes. Riggs et ses collègues (1994) ont donc conçu cette mesure pour opérer à un niveau d’abstraction intermédiaire : l’échelle évalue les croyances d’efficacité relatives à la maîtrise générale du poste de travail (job-in-general), permettant son administration transversale à des cols blancs, des cols bleus, des gestionnaires ou des techniciens, tout en conservant une forte pertinence écologique et contextuelle.

Applications en recherche et en pratique organisationnelle

Dans le domaine de la recherche, cette échelle permet de modéliser avec précision les antécédents et les conséquences du sentiment de compétence professionnelle. Elle est couramment intégrée dans des modèles explicatifs complexes impliquant le stress au travail (burnout, épuisement professionnel), l’engagement organisationnel, les comportements de citoyenneté organisationnelle (OCB) et l’intention de quitter l’entreprise.

En pratique clinique du travail et en gestion des ressources humaines, l’instrument s’avère précieux pour :

  • Le diagnostic des besoins de formation : Identifier si un faible rendement découle d’un déficit réel de compétences ou d’un déficit de confiance en soi (auto-efficacité inhibée).
  • L’évaluation de l’efficacité des interventions : Mesurer le gain psychologique et motivationnel à la suite de programmes de mentorat, de coaching ou de formations techniques.
  • La gestion du changement et l’adaptation technologique : Suivre l’évolution de la confiance des collaborateurs face à l’introduction de nouveaux outils numériques ou de restructurations organisationnelles.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par cette mesure est l’auto-efficacité liée au travail (job-related self-efficacy). Ce construit se définit formellement comme l’évaluation subjective et métacognitive qu’un individu fait de sa capacité à mobiliser la motivation, les ressources cognitives et les cours d’action nécessaires pour répondre avec succès aux exigences et responsabilités de son emploi.

Distinctions conceptuelles fondamentales

Pour appréhender rigoureusement ce construit, il est indispensable de le distinguer d’autres construits psychologiques souvent confondus :

  • Distinction avec l’estime de soi globale (Self-Esteem) : L’estime de soi renvoie à un jugement affectif global sur sa propre valeur en tant que personne humaine (« Suis-je quelqu’un de valable ? »). En revanche, l’auto-efficacité liée au travail constitue un jugement d’agentivité et de compétence cognitive (« Suis-je capable d’accomplir avec succès les missions de mon poste ? »). Un individu peut posséder une haute estime de soi mais une faible auto-efficacité face à un nouveau poste hautement technique.
  • Distinction avec les attentes de résultats (Outcome Expectancies) : Alors que l’auto-efficacité évalue la croyance « Je peux exécuter le comportement X », l’attente de résultat évalue la croyance « Si j’exécute le comportement X, cela produira la conséquence Y » (Riggs et al., 1994). Un travailleur peut se sentir totalement compétent pour réaliser son travail (haute efficacité), mais penser que ses efforts n’aboutiront à aucune reconnaissance ni promotion (faible attente de résultat).
  • Distinction avec l’efficacité collective (Group-Efficacy) : L’efficacité personnelle porte exclusivement sur l’évaluation de ses propres compétences au travail, tandis que l’efficacité groupale (mesurée par l’échelle complémentaire de Riggs & Knight, 1994) quantifie la confiance du collaborateur dans les capacités de son équipe de travail prise comme une unité fonctionnelle collective.

Facettes opérationnelles capturées par les 10 items

Bien que l’échelle soit unidimensionnelle, ses items échantillonnent de manière équilibrée les différentes manifestations psychologiques du sentiment de compétence professionnelle :

  • L’assurance globale de compétence : Illustrée par des affirmations telles que la certitude de maîtriser son travail (Item 1) et la possession de l’ensemble des compétences requises (Item 5).
  • Le sentiment d’expertise : Évalué par la perception d’être un expert dans son domaine (Item 7) et la fierté tirée de ses aptitudes professionnelles (Item 9).
  • La perception des limites et le doute de soi (items inversés) : Mesurés par le sentiment de ne pas réussir certaines tâches (Item 2), le doute quant à ses propres capacités (Item 4) ou la perception d’un avenir professionnel freiné par un manque de compétences (Item 8).
  • La comparaison sociale descendante et ascendante : Reflétée par la conviction que les pairs effectuent le travail de manière plus efficace (Item 6).
  • L’anxiété de performance et la vulnérabilité évaluative : Captée par la sensation de menace lorsque d’autres personnes observent le travail en cours d’exécution (Item 10).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La base théorique de la mesure repose intégralement sur la théorie sociale cognitive (TSC) formulée par Albert Bandura (1977, 1986, 1997). Selon ce paradigme, le fonctionnement humain est régi par un déterminisme réciproque triadique, dans lequel les facteurs internes personnels (cognitions, émotions, processus biologiques), le comportement et les influences environnementales opèrent comme des déterminants en interaction constante.

Le mécanisme d’agentivité humaine

Au cœur de la TSC se trouve le concept d’agentivité humaine (human agency) : les individus ne sont pas de simples réacteurs aux pressions environnementales, mais des agents actifs capables d’auto-réflexion, d’auto-régulation et d’anticipation. Le sentiment d’efficacité personnelle représente le mécanisme central de cette agentivité. Si un individu ne croit pas que ses actions peuvent produire les résultats qu’il désire, il a peu de raisons d’agir, de persévérer face aux obstacles ou de consentir des efforts soutenus.

Les quatre sources d’information de l’efficacité personnelle

Dans la perspective de Bandura (1997) appliquée au travail par Riggs et al. (1994), les croyances d’auto-efficacité mesurées par l’échelle sont continuellement nourries et modifiées par quatre sources fondamentales :

  1. Les expériences de maîtrise active (Mastery Experiences) : Il s’agit de la source la plus puissante. Les succès passés dans l’accomplissement des missions professionnelles consolident les croyances d’efficacité, tandis que les échecs répétés les érodent (surtout lorsqu’ils surviennent au début de la carrière). L’Item 3 aborde directement l’attribution causale de l’échec aux compétences individuelles.
  2. L’apprentissage par procuration (Vicarious Experiences / Social Modeling) : Voir des collègues similaires réussir des tâches complexes accroît la conviction qu’on est soi-même capable de réussir. À l’inverse, si l’individu constate que ses pairs réussissent avec une grande aisance alors qu’il éprouve des difficultés, une comparaison sociale défavorable peut s’installer (Item 6).
  3. La persuasion sociale et verbale : Les encouragements des supérieurs, le feedback constructif et la reconnaissance professionnelle renforcent la perception de compétence.
  4. Les états physiologiques et émotionnels : Le stress, l’angoisse et la sensation de menace en situation de travail sont interprétés par le sujet comme des signaux d’incompétence. L’Item 10 (« Je me sens menacé lorsque d’autres me regardent travailler ») opérationnalise précisément cette interférence entre l’anxiété d’évaluation et la croyance d’auto-efficacité.

Le modèle causal de Riggs et Knight (1994) formalise la manière dont les événements organisationnels de succès ou d’échec influencent ces croyances d’efficacité, qui modulent à leur tour la motivation intrinsèque, les attitudes professionnelles et la performance réelle.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques de la Mesure du sentiment d’efficacité personnelle au travail ont été documentées empiriquement par Riggs et al. (1994) sur plusieurs cohortes d’employés et d’étudiants en milieu professionnel, puis confirmées par de nombreuses investigations indépendantes dans des contextes organisationnels variés.

Validité de construit et validité factorielle

La validité de construit a été établie par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires démontrant que les items saturent sur un facteur unique cohérent. L’échelle démontre une indépendance empirique nette vis-à-vis d’autres construits mesurés simultanément dans la batterie d’instruments de Riggs et al. (1994), notamment l’échelle d’attente de résultat personnel (Personal Outcome Expectancy), l’échelle d’efficacité collective (Group Efficacy) et l’échelle d’attente de résultat groupal (Group Outcome Expectancy). Les modèles d’équations structurelles ont révélé que les corrélations inter-facteurs restent modérées, attestant que les participants distinguent parfaitement leur compétence individuelle de celle de leur groupe ou de l’impact des contingences externes.

Validité convergente

La validité convergente de l’instrument a été vérifiée par des corrélations statistiquement significatives avec des mesures établies de l’auto-efficacité généralisée (Sherer et al., 1982 ; corrélations variant entre r = 0,42 et r = 0,55, p < 0,001), ce qui confirme que l’échelle mesure bien un construit d’efficacité tout en captant une variance contextuelle propre au monde du travail. De plus, elle corrèle positivement avec l’estime de soi professionnelle, la motivation intrinsèque au travail (r ≈ 0,38 à 0,46) et la satisfaction au travail (r ≈ 0,30 à 0,45).

Validité discriminante

L’échelle présente une validité discriminante solide par rapport aux dimensions de la personnalité du modèle à cinq facteurs (Big Five), notamment le névrosisme (corrélation négative modérée, typiquement r = -0,30 à -0,40) et l’extraversion (corrélations faibles à modérées). Elle se distingue également du sentiment de contrôle externe et de la désirabilité sociale, prouvant que les scores ne reflètent pas simplement une tendance défensive à se présenter sous un jour favorable.

Validité prédictive et critériée

Dans les travaux de Riggs et Knight (1994) ainsi que dans des études ultérieures (par exemple, Fogg, 1995 ; Berth, 2007), le score d’auto-efficacité au travail s’est révélé être un prédicteur direct significatif de la performance objective à des tâches complexes, du niveau d’effort consenti en situation d’échec simulé, et de la réduction des symptômes d’épuisement émotionnel. Les salariés affichant des scores élevés rapportent moins d’absentéisme et une plus forte propension à adopter des comportements d’innovation professionnelle.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de la Mesure du sentiment d’efficacité personnelle au travail a fait l’objet d’évaluations rigoureuses à travers des indicateurs de consistance interne et de reproductibilité temporelle.

Consistance interne (Alpha de Cronbach)

Dans l’étude princeps de développement et de validation menée par Riggs, Warka, Babasa, Betancourt et Hooker (1994), le coefficient alpha de Cronbach obtenu pour l’échelle d’auto-efficacité liée au travail était de α = 0,86 au sein d’un échantillon diversifié d’employés d’organisations publiques et privées (N = 270), et de α = 0,88 au sein d’un échantillon de validation croisée. Dans l’étude de modélisation causale de Riggs et Knight (1994), l’alpha rapporté atteignait α = 0,80. Les réplications ultérieures menées dans des contextes variés ont systématiquement rapporté des coefficients de consistance interne compris entre 0,81 et 0,89, ce qui dépasse largement le seuil standard de 0,70 préconisé par la communauté psychométrique pour la recherche, et s’approche des exigences de 0,90 requises pour des diagnostics individuels à enjeux élevés.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La stabilité test-retest a été mesurée sur des intervalles de deux à quatre semaines dans des contextes de travail stables, révélant des coefficients de corrélation intraclasse oscillant entre r = 0,74 et r = 0,82. Cette relative stabilité atteste que l’échelle évalue une croyance cognitivement ancrée, tout en demeurant sensible aux interventions expérimentales ou formatives ciblées, conformément aux prédictions de la théorie de Bandura qui stipule que l’auto-efficacité n’est pas un trait figé mais un état dynamique sensible aux rétroactions environnementales.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Lors de la phase de conception métrologique menée par Riggs et al. (1994), la structure dimensionnelle du pool initial d’items a été testée rigoureusement par des approches exploratoires et confirmatoires.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Une analyse factorielle exploratoire en composantes principales avec rotation oblique (oblimin) a été conduite sur l’ensemble des items créés pour évaluer les quatre construits du modèle (efficacité personnelle, attente de résultat personnel, efficacité collective, attente de résultat collectif). Les résultats ont mis en évidence l’extraction nette de quatre facteurs distincts avec des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0 (critère de Kaiser). Les 10 items composant la mesure d’auto-efficacité liée au travail se sont regroupés exclusivement sur un facteur unique dominant, sans saturations croisées significatives (cross-loadings < 0,25 sur les autres dimensions).

Saturations factorielles des items

Les saturations factorielles (factor loadings) standardisées des 10 items sur le facteur d’efficacité personnelle au travail sont très satisfaisantes, s’échelonnant globalement de 0,52 à 0,78 dans les analyses de validation :

  • Les items formulés positivement (ex. Item 1 : confiance globale ; Item 5 : possession des compétences ; Item 7 : statut d’expert) présentent des saturations très robustes, souvent supérieures à 0,65.
  • Les items formulés négativement (ex. Item 2 : tâches impossibles à faire ; Item 4 : doute de ses capacités ; Item 8 : avenir limité par manque de compétences) saturent également de façon adéquate après inversion du codage (saturations comprises entre 0,50 et 0,72).
  • L’item 10 relatif à la menace ressentie lors de l’observation au travail présente généralement une saturation légèrement plus basse mais constante (autour de 0,50 à 0,55), apportant une variance critique liée à l’anxiété d’évaluation sociale.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations en analyse factorielle confirmatoire (AFC) appliquées par Riggs et Knight (1994) ont confirmé l’adéquation d’un modèle unidimensionnel pour cette échelle. Les indices d’ajustement globaux se sont avérés excellents, avec un indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,92, un indice de comparaison de modèles (CFI) > 0,94 et un écart quadratique moyen d’approximation (RMSEA) < 0,06. Les comparaisons de modèles nichés ont démontré la supériorité statistique nette du modèle à quatre facteurs orthogonaux ou faiblement corrélés par rapport à un modèle à facteur général unique (modèle de variance de méthode commune), confirmant la séparation factorielle stricte entre l’auto-efficacité au travail et l’efficacité collective.

10. Instrument de mesure / Instrument

La Mesure du sentiment d’efficacité personnelle au travail est un auto-questionnaire standardisé court, direct et facilement administrable sur support papier ou numérique :

  • Type d’évaluation : Auto-rapport psychométrique (self-report questionnaire).
  • Format d’administration : Individuel ou collectif, en ligne ou en présentiel papier-crayon.
  • Durée approximative de passation : 3 à 5 minutes.
  • Nombre total d’items : 10 items.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 7 points :
    • 1 = Strongly Disagree (Fortement en désaccord)
    • 2 = Disagree (En désaccord)
    • 3 = Slightly Disagree (Légèrement en désaccord)
    • 4 = Neutral (Neutre / Ni d’accord ni en désaccord)
    • 5 = Slightly Agree (Légèrement d’accord)
    • 6 = Agree (D’accord)
    • 7 = Strongly Agree (Fortement d’accord)
  • Modalités de cotation et de calcul du score :
    • Items formulés positivement (cotation directe : 1 à 7) : Items 1, 5, 7, 9.
    • Items inversés (cotation inversée : 1=7, 2=6, 3=5, 4=4, 5=3, 6=2, 7=1) : Items 2, 3, 4, 6, 8, 10.
    • Score total : Le score global s’obtient soit en calculant la somme des 10 items recodés (score allant de 10 à 70), soit en calculant la moyenne des items (score moyen allant de 1 à 7). Un score plus élevé indique un sentiment d’efficacité personnelle au travail plus robuste et affirmé.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1994 (publié simultanément dans Educational and Psychological Measurement et dans Journal of Applied Psychology).
  • Droits d’auteur et permissions : Les publications princeps ont paru dans des revues scientifiques académiques (SAGE Publications et American Psychological Association). L’utilisation de l’instrument à des fins de recherche non commerciale, de thèses doctorales ou d’enseignement est autorisée sans frais, sous réserve de citer scrupuleusement les publications originales de Riggs et ses collègues (1994).
  • Tarifs : Gratuit pour une utilisation académique, scientifique et éducative. Pour toute utilisation commerciale, intégration dans des progiciels d’évaluation des ressources humaines ou démarches marchandes, une demande préalable auprès des détenteurs de droits (ou auteurs) est requise.

12. Références / References

  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
  • Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
  • Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.
  • Berth, I. (2007). Leadership style, self-efficacy, and organizational commitment: An empirical examination (Mémoire de maîtrise, University of Lethbridge). DSpace Repository. https://www.uleth.ca/dspace/handle/10133/2597
  • Fogg, R. J. (1995). The effects of feedback and strategy on self-efficacy and computer task performance (Master’s Thesis, California State University, San Bernardino). Electronic Theses, Projects, and Dissertations. 1023. http://scholarworks.lib.csusb.edu/etd-project/1023
  • Riggs, M. L., & Knight, P. A. (1994). The impact of perceived group success-failure on motivational beliefs and attitudes: A causal model. Journal of Applied Psychology, 79(5), 755–766. https://doi.org/10.1037/0021-9010.79.5.755
  • Riggs, M. L., Warka, J., Babasa, B., Betancourt, R., & Hooker, S. (1994). Development and validation of self-efficacy and outcome expectancy scales for job-related applications. Educational and Psychological Measurement, 54(3), 793–802. https://doi.org/10.1177/0013164494054003026
  • Sherer, M., Maddux, J. E., Mercandante, B., Prentice-Dunn, S., Jacobs, B., & Rogers, R. W. (1982). The Self-Efficacy Scale: Construction and validation. Psychological Reports, 51(2), 663–671. https://doi.org/10.2466/pr0.1982.51.2.663

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format:

Strongly Disagree, Disagree, Slightly Disagree, Neutral, Slightly Agree, Agree, And Strongly Agree

  1. I have confidence in my ability to do my job.
  2. There are some tasks required by my job that I cannot do well.
  3. When my performance is poor, it is due to my lack of ability.
  4. I doubt my ability to do my job.
  5. I have all the skills needed to perform my job very well.
  6. Most people in my line of work can do this job better than I can.
  7. I am an expert at my job.
  8. My future in this job is limited because of my lack of skills.
  9. I am very proud of my job skills and abilities.
  10. I feel threatened when others watch me work.
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 8). Mesure du sentiment d’efficacité personnelle au travail. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-du-sentiment-defficacite-personnelle-au-travail/
Looti, Mohammed. “Mesure du sentiment d’efficacité personnelle au travail.” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-du-sentiment-defficacite-personnelle-au-travail/.
Looti, Mohammed. “Mesure du sentiment d’efficacité personnelle au travail.” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-du-sentiment-defficacite-personnelle-au-travail/.