Mesure du matérialisme (MM)

Découvrez la Mesure du matérialisme (MM) de Richins (1987) : histoire, cadre théorique, validité psychométrique et items originaux de cette échelle pionnière.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 23, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 23, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

La Mesure du matérialisme (Materialism Measure [MM]), développée originellement par Marsha L. Richins en 1987, constitue un instrument psychométrique pionnier conçu pour évaluer l’orientation vers le matérialisme en tant que disposition attitudinale et système de valeurs individuelles. Formée de 7 items auto-rapportés et administrée au moyen d’une échelle de réponse de type Likert en 5 points (allant de « strongly disagree » à « strongly agree »), cette échelle a été initialement introduite pour explorer les relations empiriques reliant l’exposition aux médias télévisuels, le mécontentement économique et les aspirations de consommation. Contrairement aux approches axées strictement sur les traits de personnalité possessifs, l’instrument de Richins opérationnalise le matérialisme comme la conviction fondamentale selon laquelle l’acquisition de biens matériels, la richesse financière et la possession d’objets prestigieux représentent les déterminants prépondérants du bonheur personnel, de la réussite sociale et de l’accomplissement individuel.

Validée sur des cohortes d’étudiants universitaires et d’adultes consommateurs, l’échelle génère un score composite unidimensionnel tout en préfigurant les dimensions évaluatives et motivationnelles formalisées ultérieurement dans la célèbre Material Values Scale (MVS ; Richins & Dawson, 1992). Les analyses factorielles révèlent que l’instrument capte avec acuité les attentes de résultat hédoniques et symboliques associées aux possessions (« Happiness » et « Success »). Sur le plan psychométrique, l’échelle présente une consistance interne satisfaisante pour un format court (coefficient alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,73 et 0,76 selon les échantillons) et une excellente validité de construit attestée par des corrélations négatives avec la satisfaction à l’égard de la vie et le bien-être subjectif. Elle demeure aujourd’hui un outil de choix pour les études de réplication socio-économiques, les protocoles expérimentaux nécessitant une mesure brève et les méta-analyses sur l’évolution historique des valeurs de consommation.

2. Mots-clés / Keywords

Matérialisme, Mesure du matérialisme, Marsha L. Richins, Comportement du consommateur, Valeurs de consommation, Psychologie économique, Évaluation psychométrique, Comparaison sociale, Satisfaction de vie, Culture de consommation.

3. Auteurs / Authors

La Mesure du matérialisme (MM) a été créée et validée par la professeure Marsha L. Richins. Chercheuse émérite en marketing et en psychologie de la consommation, Marsha L. Richins a exercé au sein de plusieurs institutions universitaires de premier plan, notamment à la Louisiana State University, à l’University of Massachusetts Amherst, puis en tant que professeure titulaire de la chaire de marketing au sein de la Trulaske College of Business de l’University of Missouri-Columbia (États-Unis). Ses travaux fondateurs des décennies 1980 et 1990 ont révolutionné l’étude psychologique des valeurs consuméristes, de la communication publicitaire, du bouche-à-oreille et de l’impact des représentations médiatiques de la richesse sur l’estime de soi et le bien-être des individus.

Dans sa publication originale de 1987, intitulée « Media, materialism, and human happiness » et parue dans les Advances in Consumer Research, Richins a posé les jalons méthodologiques de l’évaluation structurée du matérialisme, ouvrant la voie à une lignée majeure de recherches en psychologie sociale et comportementale poursuivie en collaboration avec Scott Dawson (1992) et prolongée par le raffinement de versions abrégées (Richins, 2004).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Mesure du matérialisme (1987) est de quantifier l’intensité avec laquelle un individu accorde de l’importance à l’acquisition, à la richesse et à l’accumulation de biens matériels pour asseoir son sentiment de valeur personnelle, mesurer sa propre réussite et orienter son aspiration au bonheur. À l’époque de son élaboration, la littérature en psychologie du consommateur était confrontée à une fragmentation théorique : les conceptualisations dominantes traitaient le matérialisme soit comme une pathologie individuelle, soit comme une constellation de traits de personnalité hétéroclites (l’envie, la possessivité et la non-générosité selon l’approche de Russell W. Belk, 1985). Richins a cherché à combler cette lacune en appréhendant le matérialisme comme un système de croyances et une disposition axiologique globale, largement nourrie et modulée par l’environnement socioculturel et l’exposition aux médias de masse.

L’échelle a été conçue pour répondre à plusieurs nécessités scientifiques majeures :

  • L’étude des effets médiatiques et publicitaires : Richins souhaitait vérifier empiriquement l’hypothèse selon laquelle une consommation télévisuelle soutenue, saturée d’images de nantis, stimule des normes de vie irréalistes, alimente les désirs matérialistes et engendre, par ricochet, une insatisfaction existentielle consécutive à des écarts de comparaison défavorables.
  • L’évaluation des attentes de résultats hédoniques : L’instrument mesure spécifiquement l’anticipation cognitive que les biens tangibles génèrent le plaisir, la réjouissance et l’élévation du statut social (par exemple, le fait de croire que le luxe et l’argent conditionnent la qualité intrinsèque de l’existence).
  • L’intégration dans des protocoles de recherche transversaux et longitudinaux : Grâce à son format ultra-court de 7 items, l’échelle offre une charge cognitive minimale aux répondants, permettant son inclusion fluide dans de vastes enquêtes sur la sociologie de la consommation, les politiques publiques de santé financière ou l’écologie comportementale.

En pratique clinique, organisationnelle et sociétale, cet instrument permet de documenter les profils psychologiques vulnérables aux conduites d’achats compulsifs, au surendettement, à l’anxiété de statut et aux détériorations de la santé mentale associées à la quête incessante de validation extrinsèque.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique ciblé par la Mesure du matérialisme de Richins (1987) réside dans une orientation cognitive et valorielle où la possession et l’acquisition matérielles occupent une fonction centrale dans la définition du soi et la recherche du bien-être. Bien que l’échelle fournisse un score global composite, une analyse approfondie de son contenu notionnel met en lumière trois facettes intriquées qui articulent cette disposition :

1. L’aspiration à la richesse et valorisation de l’acquisition

Cette dimension renvoie à l’attrait exercé par l’opulence financière et la volonté de s’approprier des objets jugés désirables, esthétiques ou coûteux. L’individu matérialiste conçoit la solvabilité financière illimitée non pas comme un simple moyen transactionnel de subsistance, mais comme une condition d’émancipation et d’épanouissement (« I would like to be rich enough to buy anything I want », « It is important to me to have really nice things »). L’acquisition est investie d’une charge affective positive intense, devenant un objectif de vie autonome.

2. L’attente de bonheur conditionnée aux possessions (Happiness)

Le cœur du construit matérialiste repose sur la croyance selon laquelle le bonheur, l’affect positif et la plénitude hédonique sont intrinsèquement dépendants de ce que l’on possède (« A lot of luxury really makes life more enjoyable », « The things I own provide me with a lot of enjoyment »). Réciproquement, la perspective de posséder moins d’argent ou des biens plus modestes est immédiatement perçue comme un frein majeur à la satisfaction personnelle, ce que capturent les items inversés de l’instrument (« I’d be just as happy if I earned a lot less money »). Le matérialiste lie indissolublement son bien-être subjectif au volume et au standing de ses acquisitions tangibles.

3. L’affichage ostentatoire et le signalement de la réussite (Success)

Le matérialisme comporte une composante interpersonnelle et publique prégnante, enracinée dans les mécanismes de consommation ostentatoire décrits à l’origine par Thorstein Veblen. Les possessions physiques sont mobilisées comme des prothèses identitaires destinées à envoyer des signaux de compétence, de standing socio-économique et d’ascendant hiérarchique au sein du groupe social (« It’s sometimes important to me to impress people with the things I own »). L’individu évalue sa propre valeur et celle de ses pairs à l’aune des symboles marchands accumulés.

En somme, le construit matérialiste mesuré en 1987 par Richins se singularise par sa focalisation sur les attentes évaluatives d’efficacité hédonique et sociale des biens matériels, le distinguant des traits tempéramentaux rigides pour l’ancrer dans la sphère des attitudes évaluatives et des représentations normatives du succès.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de la Mesure du matérialisme s’ancre à la croisée de plusieurs courants théoriques fondamentaux de la sociologie critique, de la psychologie sociale cognitive et de la théorie de la communication de masse.

La théorie de la comparaison sociale

Au cœur de l’approche de Richins se trouve la théorie de la comparaison sociale formulée par Leon Festinger (1954). Festinger postule que les êtres humains possèdent un besoin inné d’évaluer leurs opinions et leurs aptitudes personnelles en se comparant à autrui. Richins a étendu cette prémisse au champ des standards matériels d’existence : dans les sociétés industrialisées modernes, les individus ne jugent pas leur niveau de vie en termes absolus, mais de façon relative, par comparaison avec des cibles de référence. Lorsque ces cibles sont excessivement élevées, la comparaison ascendante (upward social comparison) engendre un sentiment de privation relative, stimulant le désir d’acquérir davantage pour combler le déficit perçu.

La théorie de la culture et des effets des médias (Cultivation Theory)

Richins s’est appuyée sur la Cultivation Theory développée par George Gerbner et ses collaborateurs. Selon ce modèle, l’exposition répétée aux univers télévisuels et médiatiques façonne insidieusement les croyances des téléspectateurs à propos de la réalité du monde social. La programmation télévisuelle, ainsi que les messages publicitaires, présentent de manière disproportionnée des personnages fortunés, des décors luxueux et des modes de vie d’une opulence atypique. L’individu fortement exposé aux médias intériorise ces représentations comme étant la « norme » statistique et sociale, ce qui exacerbe ses aspirations matérielles tout en dégradant son évaluation de son niveau de vie personnel.

La théorie de l’autodétermination et les motivations extrinsèques

Bien que formalisée de manière plus systématique ultérieurement par Deci et Ryan ainsi que par Tim Kasser (Kasser & Ryan, 1993), la théorie sous-jacente au matérialisme préfigure l’antagonisme profond entre motivations intrinsèques (relations interpersonnelles, développement personnel, contribution communautaire) et motivations extrinsèques (quête d’approbation financière, statut social, image extérieure). Le cadre théorique de Richins explicite comment la canalisation de l’énergie psychique vers des finalités purement matérielles opère comme un piège hédonique (hedonic treadmill) : l’adaptation rapide aux nouvelles possessions neutralise les gains de satisfaction éphémères, contraignant l’individu à une escalade permanente de désirs inassouvis.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité de la Mesure du matérialisme (1987) ont fait l’objet d’examens psychométriques minutieux lors de sa création puis à l’occasion des recherches comparatives menées dans les années suivantes.

Validité de construit et de contenu

La validité de contenu a été établie par la génération d’un ensemble initial d’items dérivés de la littérature sociologique et d’entretiens semi-structurés explorant le sens conféré aux objets possédés. Les items sélectionnés couvrent équitablement les dimensions de valorisation de l’argent, de plaisir dérivé de la consommation et de désir d’impression sociale. Deux items à polarité inversée (items 3 et 4) ont été intégrés afin de neutraliser le biais d’acquiescement systématique (yea-saying bias) et d’attester que l’échelle discrimine fidèlement les attitudes consuméristes des postures de frugalité ou de neutralité matérielle.

Validité convergente et corrélations empiriques

La validité convergente de l’échelle a été vigoureusement démontrée par Richins (1987) à travers des associations statistiquement significatives avec des indicateurs de comportement médiatique et de perception financière :

  • Consommation télévisuelle : Des corrélations positives significatives ont été enregistrées entre le score total de matérialisme et le nombre d’heures hebdomadaires passées devant la télévision ($r \approx 0,20$ à $0,25$, $p < 0,01$), confirmant le lien postulated entre immersion médiatique et adhésion aux valeurs matérialistes.
  • Insatisfaction à l’égard des revenus : Le matérialisme corrèle positivement avec l’écart perçu entre le revenu réel et le revenu souhaité, ainsi qu’avec le sentiment d’injustice économique personnelle.
  • Échelles de Russell Belk (1985) : Dans les études de validation croisée menées ultérieurement (notamment Richins & Dawson, 1992), la mesure de 1987 a démontré des corrélations positives modérées à fortes avec la sous-échelle d’« Envie » ($r > 0,40$) et de « Possessivité », corroborant son appartenance au macro-construit du consumérisme évaluatif.

Validité prédictive et relation avec le bien-être

Conformément aux hypothèses théoriques fondamentales, l’échelle démontre une validité prédictive remarquable quant aux indices d’adaptation psychologique : elle affiche des corrélations négatives systématiques avec la satisfaction de vie globale (mesurée par exemple via la Satisfaction with Life Scale) et avec les sentiments d’auto-accomplissement ($r$ oscillant généralement entre $-0,22$ et $-0,35$, $p < 0,001$). Les individus obtenant des scores élevés à la MM manifestent des niveaux de bien-être subjectif significativement plus faibles, un résultat robuste qui corrobore la « malédiction du matérialisme » documentée à travers les cultures.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité psychométrique de la Mesure du matérialisme (Richins, 1987) a été éprouvée sur plusieurs panels de répondants incluant des cohortes étudiantes hétérogènes et des échantillons de ménages représentatifs de consommateurs adultes.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Pour une échelle concise composée de seulement 7 énoncés, l’instrument présente des indices de consistance interne tout à fait respectables au regard des standards psychométriques établis (Nunnally, 1978) :

  • Dans l’étude princeps de Richins (1987), le coefficient alpha de Cronbach s’élevait à 0,73 au sein de l’échantillon principal d’adultes consommateurs.
  • Dans les travaux d’extension méthodologique conduits par Richins et Dawson (1992) lors de la comparaison systématique des outils de mesure disponibles, l’alpha calculé pour l’échelle de 1987 variait entre 0,74 et 0,76 selon les sous-groupes examinés.
  • Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent de manière homogène entre 0,38 et 0,62, attestant que chaque item contribue de manière positive et substantielle à la variance du score total sans introduire de redondance excessive.

Stabilité temporelle (Test-retest)

Les évaluations de la stabilité temporelle conduites sur des intervalles de quatre à six semaines auprès d’étudiants ont révélé des coefficients de corrélation test-retest oscillant entre $r = 0,78$ et $r = 0,84$, confirmant que l’échelle mesure une disposition attitudinale stable et une orientation de valeur durable plutôt qu’un état d’humeur transitoire ou une fluctuation situationnelle induite par un stimulus d’achat immédiat.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Lors de sa genèse en 1987, l’échelle a été conçue pour constituer un indice additif unidimensionnel. Toutefois, les explorations factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) conduites tant par Richins que par d’autres psychomètres ont apporté un éclairage fondamental sur l’architecture factorielle interne de cet instrument.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Une analyse en composantes principales (avec rotation Varimax) appliquée aux 7 items extrait généralement un facteur prépondérant rendant compte d’une part substantielle de la variance totale expliquée (environ 38 % à 45 %). Les saturations factorielles observées sur ce facteur général se distribuent comme suit :

  • Item 1 (« It is important to me to have really nice things ») : saturation $\lambda \approx 0,65$ – $0,72$
  • Item 2 (« I would like to be rich enough to buy anything I want ») : saturation $\lambda \approx 0,68$ – $0,75$
  • Item 3 (R) (« I’d be just as happy if I earned a lot less money ») : saturation $\lambda \approx 0,48$ – $0,58$
  • Item 4 (R) (« People place too much emphasis on material things ») : saturation $\lambda \approx 0,42$ – $0,54$
  • Item 5 (« It’s sometimes important to me to impress people with the things I own ») : saturation $\lambda \approx 0,55$ – $0,64$
  • Item 6 (« A lot of luxury really makes life more enjoyable ») : saturation $\lambda \approx 0,70$ – $0,78$
  • Item 7 (« The things I own provide me with a lot of enjoyment ») : saturation $\lambda \approx 0,58$ – $0,67$

Rattachement aux composantes de la Material Values Scale (MVS)

Une découverte méthodologique capitale a été documentée lors des études de validation de la MVS par Richins et Dawson (1992). Lorsqu’ils ont soumis l’ensemble de leurs banques d’items à des analyses factorielles confirmatoires multi-échantillons, les auteurs ont projeté la mesure de 1987 sur le modèle tripartite du matérialisme (composé de Success [Succès], Centrality [Centralité] et Happiness [Bonheur]) :

Les résultats ont démontré sans ambiguïté que l’instrument de 1987 sature de manière prédominante sur les facteurs Bonheur (Happiness) et Succès (Success), tandis que la dimension de Centralité (Centrality) — c’est-à-dire la saillance cognitive quotidienne des objets et l’ordonnancement de la vie courante autour de l’acte d’acquisition — y est moins représentée. Ce constat psychométrique confirme que la mesure de 1987 capture prioritairement le versant téléologique et hédonique du matérialisme : la conviction que les biens sont les vecteurs instrumentaux de la félicité personnelle et les mètres-étalons du statut social.

10. Instrument de mesure / Instrument

La Mesure du matérialisme (MM) se présente sous la forme d’un auto-questionnaire court, standardisé, à passation papier-crayon ou informatique.

  • Nom complet de l’instrument : Mesure du matérialisme (Materialism Measure [MM])
  • Autrice : Marsha L. Richins (1987)
  • Type de test : Auto-évaluation de valeurs et d’attitudes psychosociales
  • Nombre d’items : 7 propositions rédigées sous forme affirmative
  • Format d’administration : Individuel ou collectif, auto-administré (durée de passation : approximativement 2 à 3 minutes)
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de type Likert en 5 points :
    • 1 = Strongly disagree (Fortement en désaccord)
    • 2 = Disagree (En désaccord)
    • 3 = Neutral / Neither agree nor disagree (Neutre / Ni en accord ni en désaccord)
    • 4 = Agree (En accord)
    • 5 = Strongly agree (Fortement en accord)
  • Directives de cotation (Scoring) :
    • Les items 1, 2, 5, 6 et 7 sont cotés directement de 1 (Strongly disagree) à 5 (Strongly agree).
    • Les items 3 et 4 sont des items inversés (R) reflétant des visions non matérialistes ou critiques vis-à-vis des biens. Ils doivent obligatoirement être recodés avant toute agrégation selon la formule : $Score_{inversacute{e}} = 6 – Score_{brut}$ (c’est-à-dire : $1 \rightarrow 5$, $2 \rightarrow 4$, $3 \rightarrow 3$, $4 \rightarrow 2$, $5 \rightarrow 1$).
    • Le score global de matérialisme est obtenu par la somme algébrique des 7 items (après inversion des items 3 et 4) ou par le calcul de leur moyenne arithmétique.
    • Étendue des scores : Le score total sommatif s’étend de 7 à 35 points (ou de 1,00 à 5,00 en cas d’utilisation de la moyenne). Un score plus élevé indique une orientation matérialiste plus prononcée.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1987.
  • Statut des droits d’auteur et permissions : L’article fondateur a été publié dans les actes de colloque de l’Association for Consumer Research (Advances in Consumer Research, volume 14). Conformément aux usages académiques de l’ACR, les échelles publiées dans ses actes sont accessibles aux chercheurs, universitaires et étudiants à des fins d’enseignement, de recherche non commerciale et d’investigation scientifique sans exigence de paiement de redevances.
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour la recherche universitaire et clinique à but non lucratif. Aucune licence commerciale n’est requise pour une utilisation non marchande, sous réserve de citer scrupuleusement la publication source originale (Richins, 1987).
  • Utilisation en milieu commercial ou appliqué : Toute exploitation lucrative, intégration dans des outils propriétaires d’études de marché ou distribution commerciale à grande échelle nécessite l’autorisation formelle préalable de l’autrice et/ou des dépositaires institutionnels des droits.

12. Références / References

Les sources académiques suivantes fournissent les repères historiques, théoriques et psychométriques encadrant la Mesure du matérialisme de 1987 :

  • Belk, R. W. (1985). Materialism: Trait aspects of living in the material world. Journal of Consumer Research, 12(3), 265–280. https://doi.org/10.1086/208515
  • Burroughs, J. E., & Rindfleisch, A. (2002). Materialism and well-being: A conflicting values perspective. Journal of Consumer Research, 29(3), 348–370. https://doi.org/10.1086/344429
  • Festinger, L. (1954). A theory of social comparison processes. Human Relations, 7(2), 117–140. https://doi.org/10.1177/001872675400700202
  • Ger, G., & Belk, R. W. (1996). Cross-cultural differences in materialism. Journal of Economic Psychology, 17(1), 55–77. https://doi.org/10.1016/0167-4870(95)00035-6
  • Gerbner, G., Gross, L., Morgan, M., & Signorielli, N. (1986). Living with television: The dynamics of the cultivation process. In J. Bryant & D. Zillmann (Eds.), Perspectives on media effects (pp. 17–40). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Kasser, T., & Ryan, R. M. (1993). A dark side of the American dream: Correlates of financial success as a central life aspiration. Journal of Personality and Social Psychology, 65(2), 410–422. https://doi.org/10.1037/0022-3514.65.2.410
  • Richins, M. L. (1987). Media, materialism, and human happiness. Advances in Consumer Research, 14, 352–356. https://www.acrwebsite.org/volumes/6684/volumes/v14/NA-14
  • Richins, M. L. (2004). The Material Values Scale: Measurement properties and development of a short form. Journal of Consumer Research, 31(1), 209–219. https://doi.org/10.1086/383436
  • Richins, M. L., & Dawson, S. (1992). A consumer values orientation for materialism and its measurement: Scale development and validation. Journal of Consumer Research, 19(3), 303–316. https://doi.org/10.1086/209304
  • Sirgy, M. J. (1998). Materialism and quality of life. Social Indicators Research, 43(3), 227–260. https://doi.org/10.1023/A:1006820429653

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 5-point Likert scale (strongly disagree to strongly agree)

  1. It is important to me to have really nice things.
  2. I would like to be rich enough to buy anything I want.
  3. I’d be just as happy if I earned a lot less money. (R)
  4. People place too much emphasis on material things. (R)
  5. It’s sometimes important to me to impress people with the things I own.
  6. A lot of luxury really makes life more enjoyable.
  7. The things I own provide me with a lot of enjoyment.
Note: Items marked with (R) are reverse scored before summing: item 3 and item 4 (or reverse-coded items reflecting anti-materialist/possession-neutral views).

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Looti, M. (2026, septembre 23). Mesure du matérialisme (MM). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-du-materialisme-mm/
Looti, Mohammed. “Mesure du matérialisme (MM).” Base de données de psychologie en français, 23 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-du-materialisme-mm/.
Looti, Mohammed. “Mesure du matérialisme (MM).” Base de données de psychologie en français. septembre 23, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-du-materialisme-mm/.