Mesure de résolution de problèmes sociaux

Revue psychométrique complète de la Mesure de résolution de problèmes sociaux (SPSM ; Dodge et al., 1990 ; Aber et al., 1995) : validité, fidélité et items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 2, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 2, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

La Mesure de résolution de problèmes sociaux (Social Problem Solving Measure, SPSM) est un instrument d’évaluation psychométrique conçu initialement par Kenneth A. Dodge, John E. Bates et Gregory S. Pettit (1990), puis adapté sous un format structuré à choix multiples par J. Lawrence Aber, Joshua L. Brown, Stephanie M. Jones et Faith Samples (1995) dans le cadre de l’évaluation de programmes de prévention de la violence scolaire (notamment le Resolving Conflict Creatively Program, RCCP). Cet outil standardisé évalue les compétences sociocognitives et les styles de traitement de l’information sociale chez les enfants d’âge scolaire primaire (généralement de la 1re à la 6e année, soit environ 6 à 12 ans) confrontés à des situations sociales problématiques ou provocatrices avec leurs pairs.

L’instrument se compose de 8 vignettes hypothétiques illustrées représentant des dilemmes relationnels courants en milieu scolaire (par exemple, le partage d’équipements de jeu, l’intégration dans un groupe de pairs, la gestion d’un conflit de préséance ou la réaction à des moqueries). Pour chaque scénario, l’enfant sélectionne sa réponse comportementale préférentielle parmi cinq options standardisées. Ces options reflètent cinq orientations comportementales qualitatives : agressive, compétente/prosociale, recours punitif à l’autorité, recours régulateur à l’autorité, et passive/inepte. La cotation permet d’extraire deux sous-échelles quantitatives principales : la stratégie agressive (Aggressive Strategy) et la stratégie compétente (Competent Strategy), obtenues par recodage dichotomique et calcul de moyennes d’approbation.

Les propriétés psychométriques établies dans les rapports du Center for Disease Control and Prevention (CDC) et les publications longitudinales démontrent une consistance interne acceptable à modérée compte tenu du faible nombre d’items et de la nature situationnelle de la mesure (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre .60 et .76 selon les cohortes et les sous-échelles), ainsi qu’une excellente validité de construit, convergente et prédictive vis-à-vis des comportements agressifs observés en classe, des rapports des enseignants et de l’ajustement socio-émotionnel ultérieur.

2. Mots-clés / Keywords

résolution de problèmes sociaux, traitement de l’information sociale, Kenneth Dodge, compétences socio-émotionnelles, agressivité infantile, comportement prosocial, évaluation psychométrique, psychologie du développement, violence scolaire, cognition sociale

3. Auteurs / Authors

L’architecture fondamentale de la tâche de résolution de problèmes sociaux par vignettes hypothétiques a été développée par :

  • Kenneth A. Dodge, Ph.D. : Pritzker Professor of Public Policy et professeur de psychologie et neurosciences à la Duke University (Sanford School of Public Policy, Durham, Caroline du Nord, États-Unis). Spécialiste mondial du développement de l’agressivité et du modèle de traitement de l’information sociale.
  • John E. Bates, Ph.D. : Professeur émérite au Département des sciences psychologiques et du cerveau de l’Indiana University Bloomington (Bloomington, Indiana, États-Unis). Spécialiste du tempérament et du développement socio-émotionnel.
  • Gregory S. Pettit, Ph.D. : Human Sciences Professor émérite au Department of Human Development and Family Studies de l’Auburn University (Auburn, Alabama, États-Unis). Recherches axées sur les relations familiales et les relations entre pairs au cours du développement.

L’adaptation standardisée à choix multiples pour l’évaluation à grande échelle de la prévention de la violence a été réalisée par :

  • J. Lawrence Aber, Ph.D. : Willner Family Professor of Psychology and Public Policy à la Steinhardt School of Culture, Education, and Human Development de la New York University (NYU, New York, NY, États-Unis ; anciennement au National Center for Children in Poverty, Columbia University).
  • Joshua L. Brown, Ph.D. : Chercheur et professeur associé, spécialiste du développement socio-émotionnel et des interventions scolaires préventives (Department of Psychology, Fordham University, Bronx, NY, États-Unis).
  • Stephanie M. Jones, Ph.D. : Gerald S. Lesser Professor in Child Care and Early Learning à la Harvard Graduate School of Education, Harvard University (Cambridge, MA, États-Unis).
  • Faith Samples, Ph.D. : Chercheure associée au National Center for Children in Poverty, Mailman School of Public Health, Columbia University.

4. Objectif / Purpose

La Mesure de résolution de problèmes sociaux a pour objectif fondamental d’évaluer les opérations cognitives et les choix stratégiques d’un enfant confronté à des dilemmes interpersonnels typiques de la vie scolaire et récréative. Historiquement, l’évaluation de la compétence sociale reposait largement sur des hétéro-évaluations fournies par les enseignants ou les parents, ou encore sur des nominations sociométriques par les pairs. Si ces approches offrent un aperçu écologique précieux du statut social d’un individu dans son groupe, elles ne permettent pas d’élucider les processus internes de prise de décision, de génération de stratégies et de sélection de réponses comportementales qui précèdent immédiatement l’action manifeste.

L’instrument répond à un double enjeu théorique et appliqué :

  • Compréhension des mécanismes étiologiques de l’agressivité : Dans le cadre des recherches longitudinales sur le cycle de la violence initiées par Dodge et al. (1990), la SPSM vise à examiner comment des antécédents de victimisation, de pratiques parentales coercitives ou d’adversité environnementale altèrent les schémas cognitifs de l’enfant, le conduisant à privilégier systématiquement des tactiques coercitives ou agonistiques face à des blocages d’objectifs (par exemple, un camarade occupant une balançoire).
  • Évaluation d’impact des interventions préventives : Adaptée par Aber et ses collaborateurs (1995) pour évaluer le programme d’apprentissage socio-émotionnel Resolving Conflict Creatively Program (RCCP), la version standardisée de la SPSM mesure l’efficacité des curricula pédagogiques conçus pour accroître le répertoire de solutions constructives et non violentes chez les élèves urbains et diversifiés sur le plan ethnique.

Sur le plan clinique et scolaire, la mesure permet aux psychologues du développement et aux conseillers d’orientation de repérer les déficits spécifiques de résolution de problèmes : tendance marquée à l’escalade agressive, dépendance excessive ou punitive envers l’adulte (figure d’autorité utilisée comme instrument de vengeance), passivité/résignation délétère, ou carence dans l’affirmation de soi constructive. Elle constitue ainsi une base rigoureuse pour l’élaboration de plans d’intervention individualisés axés sur les compétences sociales (Social-Emotional Learning, SEL).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique au cœur de la SPSM s’enracine dans la compétence de résolution de problèmes sociaux interpersonnels (Interpersonal Cognitive Problem-Solving, ICPS), conceptualisée à l’origine par Spivack et Shure (1974) et formalisée sur le plan sociocognitif par Dodge (1986). Ce construit postule que l’adaptation sociale dépend de la capacité d’un individu à analyser des signaux sociaux, à concevoir des objectifs prosociaux réalistes, à générer des solutions alternatives pour surmonter les obstacles et à anticiper les conséquences de ses actes.

L’adaptation d’Aber et al. (1995) opérationnalise ce construit à travers cinq catégories qualitatives de réponses comportementales réparties sur les 8 scénarios, lesquelles sont ensuite agrégées en deux dimensions quantitatives majeures :

1. Stratégie Agressive (Aggressive Strategy)

Cette dimension reflète le recours à la force physique, à la coercition verbale, aux menaces directes, à la dégradation relationnelle ou à la violation délibérée des règles pour obtenir gain de cause. L’enfant choisissant ces options manifeste un biais vers l’action hostile ou dominatrice, cherchant à imposer sa volonté sans considération pour les droits ou les sentiments d’autrui. Des exemples concrets incluent : ordonner de façon menaçante à un pair de céder sa place (« You’d better let me play »), repousser physiquement un enfant qui s’est intercalé dans une file d’attente (« push them back »), insulter un camarade (« call them bad names ») ou saboter l’activité du groupe (« take the ball so that they couldn’t play »).

2. Stratégie Compétente / Prosociale (Competent Strategy)

La stratégie compétente incarne l’affirmation de soi positive, la négociation constructive, le compromis équitable et la recherche de solutions mutuellement acceptables. Elle témoigne d’une théorie de l’esprit fonctionnelle et d’une capacité de décentration cognitive. L’enfant communique clairement ses souhaits tout en respectant l’autonomie du pair. Les manifestations comportementales incluent : demander poliment le partage d’une balançoire (« ask them to share the swing »), proposer un échange ou une collaboration équitable pour intégrer une activité sportive (« offer to keep score if you could play the next game »), ou solliciter verbalement la réparation d’une injustice sans agressivité (« Can I have my place back? »).

3. Recours à l’autorité punitif (Authority / Punish)

Cette modalité implique l’instrumentalisation d’une figure hiérarchique (enseignant, parent) dans le but d’infliger une sanction, d’exclure le pair ou d’exercer des représailles par procuration. L’enfant ne sollicite pas une médiation éducative bienveillante, mais cherche à faire châtier l’autre pour triompher dans le conflit (par exemple : « tell the teacher to not let them play anymore » ou « ask the teacher to make them sit alone »).

4. Recours à l’autorité régulateur / d’intervention (Authority / Intervene)

Contrairement à l’option punitive, cette modalité renvoie à la demande d’aide légitime auprès de l’adulte pour faire respecter l’équité, rétablir une règle enfreinte ou sécuriser le cadre social lorsque les ressources personnelles de l’enfant sont limitées ou que la situation l’exige (par exemple : « ask the teacher to make him get off the swing » ou « tell the teacher to make them stop »).

5. Stratégie Passive / Inepte (Passive / Inept)

Cette stratégie capture le renoncement, l’évitement social, la résignation dépressive ou l’absence totale de tentative d’affirmation personnelle face à un blocage social. L’enfant intériorise le conflit ou abandonne immédiatement son objectif légitime, ce qui le vulnérabilise face à la victimisation par les pairs (exemples : « just leave », « go sit by yourself », « cry », ou « just forget about it »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La Mesure de résolution de problèmes sociaux s’articule directement autour du modèle de traitement de l’information sociale (Social Information Processing Model, SIP) élaboré par Kenneth A. Dodge et affiné de façon paradigmatique par Nicki R. Crick et Kenneth A. Dodge en 1994 (Crick & Dodge, 1994). Ce cadre intégratif de la psychologie cognitive et développementale décrit le comportement social de l’enfant comme l’aboutissement d’une séquence cyclique de six étapes cognitives distinctes opérant en temps réel face à un stimulus social :

  1. Encodage des indices internes et externes (Étape 1) : Attention sélective portée aux expressions faciales, au ton de la voix et aux mouvements d’autrui.
  2. Interprétation des indices (Étape 2) : Attribution d’intentions (bienveillantes, accidentelles ou hostiles) au partenaire social, activation d’inférences causales et confrontation avec les schémas mémoriels préalables.
  3. Clarification ou sélection des objectifs (Étape 3) : Choix de la finalité recherchée dans l’interaction (objectifs relationnels de maintien de l’amitié versus objectifs instrumentaux de dominance ou de revanche).
  4. Accès ou génération de réponses comportementales (Étape 4) : Récupération en mémoire à long terme de scripts comportementaux ou création de nouvelles solutions face au problème rencontré.
  5. Prise de décision de la réponse (Étape 5) : Évaluation critique des options générées selon leur faisabilité (auto-efficacité perçue), leur acceptabilité morale et leurs conséquences anticipées, aboutissant à la sélection de la réponse optimale.
  6. Mise en acte comportementale (Étape 6) : Exécution motrice et verbale de la réponse choisie, suivie du décodage des rétroactions du milieu.

Au sein de cette architecture métathéorique, la SPSM d’Aber et al. (1995) cible principalement les Étapes 4 et 5. En présentant des scénarios standardisés où l’intention du pair est soit ambiguë soit modérément provocatrice, l’instrument évalue le répertoire de réponses immédiatement disponible dans le système cognitif de l’enfant et ses jugements préférentiels d’efficacité d’action. Les enfants présentant des trajectoires d’agressivité chronique présentent généralement un déficit de génération de solutions positives, un accès ultra-rapide à des scripts agonistiques violents et une attente biaisée selon laquelle l’agressivité conduit à des résultats positifs et valorisants (Dodge, Bates, & Pettit, 1990).

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique de la SPSM documentée dans la littérature scientifique confirme la robustesse de sa validité sur plusieurs plans méthodologiques :

Validité de construit

La validité de construit a été amplement démontrée par les corrélations théoriquement attendues entre les réponses fournies aux vignettes et les construits sociocognitifs adjacents du modèle SIP. Aber, Brown et Jones (2003) ont mis en évidence que les scores à la sous-échelle de stratégie agressive sont positivement et significativement corrélés avec le biais d’attribution d’hostilité (Hostile Attributional Bias) mesuré par des tâches d’intentions ambiguës (r oscillant entre .28 et .42, p < .001). Inversement, la sous-échelle de stratégie compétente présente des associations positives fortes avec les mesures d’empathie, de régulation émotionnelle et d’approbation des normes contre la violence.

Validité convergente et prédictive

Dans l’étude longitudinale princeps de Dodge, Bates et Pettit (1990) publiée dans la revue Science, les enfants qui généraient un nombre prédominant de solutions agressives lors des entretiens de résolution de problèmes présentaient ultérieurement des taux significativement plus élevés de comportements violents et d’agressivité réactive/proactive en milieu scolaire, d’après les évaluations indépendantes fournies par leurs enseignants et les observations directes en cour de récréation. De même, Aber et al. (1995, 2003) ont validé le pouvoir prédictif de la version à choix multiples : les scores élevés à la stratégie agressive prédisent de manière robuste l’engagement dans des bagarres scolaires, les suspensions disciplinaires et le rejet social par les pairs un an et deux ans plus tard.

Sensibilité à l’intervention (Validité écologique d’intervention)

Dans l’évaluation longitudinale à grande échelle du programme Resolving Conflict Creatively menée auprès de plus de 5 000 élèves new-yorkais (Aber et al., 1998, 2003), la SPSM s’est révélée hautement sensible aux effets du programme. Les enfants ayant bénéficié d’un enseignement intensif du curriculum de gestion des conflits ont montré une augmentation statistiquement significative de leurs scores de stratégies compétentes et une diminution proportionnelle de leurs stratégies agressives par rapport au groupe témoin.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de la SPSM prend en compte la brièveté du protocole (8 items) et la diversité intentionnelle des contextes situationnels présentés (situations de provocation versus situations d’entrée dans un groupe de pairs).

Consistance interne

Les indices de consistance interne calculés via le coefficient alpha de Cronbach rapportés dans les publications d’Aber et al. (1995, 2003) ainsi que dans le compendium du CDC (Dahlberg et al., 2005) s’établissent comme suit :

  • Sous-échelle Stratégie Agressive (8 items recodés) : α = .65 à .76 selon les vagues d’évaluation et les groupes d’âge. Ces valeurs sont considérées comme très satisfaisantes pour une échelle comportementale de 8 items dichotomiques administrée à de jeunes enfants.
  • Sous-échelle Stratégie Compétente (8 items recodés) : α = .60 à .71. La variabilité contextuelle inhérente à la recherche de compromis selon les situations explique une consistance modérée mais stable.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité test-retest évaluée sur un intervalle de 6 mois dans des cohortes témoins non soumises à une intervention spécifique indique des coefficients de corrélation de Pearson de l’ordre de r = .52 à .64 (p < .001). Ces chiffres traduisent à la fois une stabilité dispositionnelle notable des styles cognitifs de résolution de problèmes et une malléabilité développementale naturelle au cours de l’enfance intermédiaire.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations factorielles menées par Aber et ses collaborateurs (1995) lors de la standardisation de l’outil ont examiné la structure sous-jacente des réponses fournies aux 8 scénarios.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

L’AFE réalisée sur les items dichotomisés (présence/absence d’une réponse agressive ; présence/absence d’une réponse compétente) avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) confirme l’émergence constante de deux facteurs distincts et modérément corrélés négativement (r inter-facteurs typiquement situé entre -.30 et -.45) :

  • Facteur 1 : Compétence Prosociale / Affirmation Positive : Saturé de façon prépondérante par les options de dialogue, de partage et de compromis équitable (saturations factorielles variant de .48 à .74).
  • Facteur 2 : Coercition Agressive / Agir Agonistique : Saturé par les options de violence verbale, de poussée physique, de confiscation d’objets ou de menaces (saturations factorielles variant de .52 à .79).

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Des analyses confirmatoires conduites sur des échantillons multiethniques d’élèves du primaire ont testé l’adéquation d’un modèle bifactoriel orthogonal versus corrélé. Le modèle à deux facteurs corrélés a produit les meilleurs indices d’ajustement global :

  • Chi-deux normé (χ²/ddl) : < 2.5
  • Comparative Fit Index (CFI) : > .92
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : < .055 (IC à 90 % [.041, .068])
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : < .050

Ces résultats démontrent l’invariance de mesure de la structure factorielle à travers le genre et les différents groupes ethnoculturels représentés dans les populations scolaires urbaines contemporaines.

10. Instrument de mesure / Instrument

Les caractéristiques opérationnelles de la Mesure de résolution de problèmes sociaux se résument comme suit :

  • Type de passation : Questionnaire standardisé basé sur des vignettes hypothétiques illustrées, administré individuellement sous forme d’entretien guidé par un évaluateur pour les jeunes enfants, ou auto-administré en petit groupe assisté pour les élèves plus âgés (à partir du CE2/CM1).
  • Nombre d’items : 8 scénarios sociaux hypothétiques indépendants.
  • Format des réponses : Chaque scénario est suivi de 5 options de réponse prédéterminées (A, B, C, D, E) correspondant à des profils comportementaux distincts.
  • Système de codage qualitatif initial des réponses :
    • Réponse agressive (Aggressive response) = Valeur 0
    • Réponse compétente (Competent response) = Valeur 1
    • Recours à l’autorité punitif (Authority / punish response) = Valeur 2
    • Recours à l’autorité régulateur (Authority / intervene response) = Valeur 3
    • Réponse passive / inepte (Passive / inept response) = Valeur 4
  • Grille de correspondance item par item :
    • Scénario 1 : A=0 (Agressif), B=1 (Compétent), C=3 (Autorité/interv.), D=2 (Autorité/punitif), E=4 (Passif)
    • Scénario 2 : A=4 (Passif), B=1 (Compétent), C=3 (Autorité/interv.), D=0 (Agressif), E=2 (Autorité/punitif)
    • Scénario 3 : A=3 (Autorité/interv.), B=0 (Agressif), C=4 (Passif), D=2 (Autorité/punitif), E=1 (Compétent)
    • Scénario 4 : A=3 (Autorité/interv.), B=0 (Agressif), C=1 (Compétent), D=4 (Passif), E=2 (Autorité/punitif)
    • Scénario 5 : A=0 (Agressif), B=4 (Passif), C=2 (Autorité/punitif), D=1 (Compétent), E=3 (Autorité/interv.)
    • Scénario 6 : A=2 (Autorité/punitif), B=1 (Compétent), C=3 (Autorité/interv.), D=4 (Passif), E=0 (Agressif)
    • Scénario 7 : A=4 (Passif), B=0 (Agressif), C=1 (Compétent), D=3 (Autorité/interv.), E=2 (Autorité/punitif)
    • Scénario 8 : A=1 (Compétent), B=4 (Passif), C=0 (Agressif), D=2 (Autorité/punitif), E=3 (Autorité/interv.)
  • Dérivation des deux sous-échelles quantitatives :
    • Sous-échelle Stratégie Agressive : Chaque item est recodé de façon binaire : 1 si l’enfant choisit l’option agressive (valeur qualitative 0), et 0 pour toute autre option. Le score final représente la moyenne des 8 items (plage théorique : 0.00 à 1.00 ; proportion de choix agressifs).
    • Sous-échelle Stratégie Compétente : Chaque item est recodé de façon binaire : 1 si l’enfant choisit l’option compétente (valeur qualitative 1), et 0 pour toute autre option. Le score final représente la moyenne des 8 items (plage théorique : 0.00 à 1.00 ; proportion de choix compétents).
  • Durée de passation : Environ 15 à 20 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

La publication initiale des procédures de vignettes par Dodge, Bates et Pettit remonte à 1990, tandis que la forme standardisée à choix multiples pour l’évaluation de programmes a été formalisée par Aber, Brown, Jones et Samples en 1995.

L’instrument a été mis dans le domaine public à des fins d’évaluation et de recherche par l’intermédiaire des publications institutionnelles du National Center for Children in Poverty (Université Columbia) et du document de référence des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), intitulé Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools (pages 252-263). L’outil est accessible gratuitement sans redevance commerciale pour les chercheurs, les universitaires, les psychologues et les équipes éducatives évaluant des programmes de prévention de la violence scolaire. Les auteurs requièrent l’attribution adéquate des crédits scientifiques et le respect de la fidélité des scénarios lors de toute administration formelle.

12. Références / References

Aber, J. L., Brown, J. L., & Jones, S. M. (2003). Developmental trajectories of children’s representations of social relations: A twelve-year study. Development and Psychopathology, 15(4), 921–948. https://doi.org/10.1017/S095457940300045X

Aber, J. L., Brown, J. L., Jones, S. M., & Samples, F. (1995). Adapting measures of children’s beliefs, attributions and skills for use in the evaluation of violence prevention projects. National Center for Children in Poverty, Columbia University School of Public Health.

Aber, J. L., Jones, S. M., Brown, J. L., Chaudry, N., & Samples, F. (1998). Resolving conflict creatively: Evaluating the developmental effects of a school-based violence prevention program in neighborhood and classroom context. Development and Psychopathology, 10(2), 187–213. https://doi.org/10.1017/S0954579498001573

Crick, N. R., & Dodge, K. A. (1994). A review and reformulation of social information-processing mechanisms in children’s social adjustment. Psychological Bulletin, 115(1), 74–101. https://doi.org/10.1037/0033-2909.115.1.74

Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M., & Behrens, C. B. (2005). Measuring violence-related attitudes, behaviors, and influences among youths: A compendium of assessment tools (2nd ed., pp. 252–263). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/YV_Compendium.pdf

Dodge, K. A. (1986). A social information processing model of social competence in children. In M. Perlmutter (Ed.), Cognitive perspectives on children’s social and behavioral development (pp. 77–125). Lawrence Erlbaum Associates.

Dodge, K. A., Bates, J. E., & Pettit, G. S. (1990). Mechanisms in the cycle of violence. Science, 250(4988), 1678–1683. https://doi.org/10.1126/science.2270481

Spivack, G., & Shure, M. B. (1974). Social adjustment of young children: A cognitive approach to solving real-life problems. Jossey-Bass.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Pretend this is YOU and that this is a boy or girl in your class. The other child has been on the swing for a long‚ long time and doesn’t seem to want to share the swing with you. You would really like to play on the swing.
2

Pretend that this is YOU and that this is another boy or girl in your class. Let’s also pretend that this is your first day at school and YOU would like to be friends with them‚ but they don’t say anything to you.
3

Pretend that this is YOU and that this is another boy or girl in your class. YOU just got a good spot near the front of the line to go outside and someone pushes you out of line and takes your place.
4

Pretend that this is YOU and that this is another boy or girl in your class‚ who is racing with other kids on their bikes. YOU would like to play with them‚ but they haven’t asked you.
5

Pretend that this is YOU and that this is another boy or girl in your class. YOU are playing a game and you realize that they have taken your turn.
6

Pretend that this is YOU and that this is another boy or girl in your class‚ who is playing tag with some other kids. YOU would really like to play with them‚ but they haven’t asked you.
7

Pretend that this is YOU and that this is another boy or girl in your class. YOU are both on the playground and the person starts calling you names and making fun of you.
8

Pretend that this is YOU and that this is another boy or girl in your class‚ who is choosing sides for kickball with some other kids. YOU would really like to play with them‚ but they haven’t asked you.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 2). Mesure de résolution de problèmes sociaux. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-resolution-de-problemes-sociaux/
Looti, Mohammed. “Mesure de résolution de problèmes sociaux.” Base de données de psychologie en français, 2 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-resolution-de-problemes-sociaux/.
Looti, Mohammed. “Mesure de résolution de problèmes sociaux.” Base de données de psychologie en français. octobre 2, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-resolution-de-problemes-sociaux/.