1. Résumé
La Mesure de l’orientation vers les objectifs situationnels (en anglais, Situational Goal Orientation Measure ou SGOM) est un instrument psychométrique développé initialement par Richard Klimoski et Phillip Boyle (1995), puis documenté et validé dans des contextes expérimentaux et organisationnels, notamment par Benjamin Tyson Breland IV (2001). Conçue pour évaluer l’état motivationnel dynamique d’un individu face à une tâche ou une simulation précise, cette échelle se distingue des mesures traditionnelles de disposition générale ou de trait de personnalité. Elle opérationnalise le construit d’orientation vers les buts sous un angle contextuel, distinguant deux dimensions orthogonales majeures : l’orientation vers les objectifs d’apprentissage (Learning Goal Orientation – LGO) et l’orientation vers les objectifs de performance (Performance Goal Orientation – PGO).
L’instrument se compose classiquement de neuf items d’auto-évaluation notés sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly disagree) à 5 (« Tout à fait d’accord » / Strongly agree). La sous-échelle d’apprentissage comprend 4 items ciblant le désir d’acquérir de nouvelles compétences, la compréhension approfondie des processus et la persévérance face aux défis. La sous-échelle de performance regroupe 5 items quantifiant la volonté de démontrer sa supériorité, la préoccupation pour le jugement social d’autrui et la comparaison normative des scores obtenus.
Sur le plan métrologique, l’échelle présente d’excellentes qualités de fidélité et de validité. La cohérence interne est solidement établie, affichant des coefficients alpha de Cronbach régulièrement situés entre 0,78 et 0,86 pour la sous-échelle d’apprentissage, et entre 0,81 et 0,89 pour celle de performance. Les analyses factorielles confirmatoires corroborent systématiquement une architecture à deux facteurs distincts, confirmant que l’orientation situationnelle vers la tâche n’est pas réductible à un continuum bipolaire, mais constitue un ensemble de deux mécanismes autorégulateurs concomitants influençant la métacognition, la rétroaction et la performance finale.
2. Mots-clés
orientation vers les objectifs situationnels, motivation contextuelle, orientation d’apprentissage, orientation de performance, autorégulation, psychologie organisationnelle, psychométrie, évaluation cognitive, climat motivationnel, buts d’accomplissement
3. Auteurs
L’instrument a été initialement conceptualisé et présenté par :
- Richard J. Klimoski, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie et de management à l’École de commerce School of Business de la George Mason University (Fairfax, Virginie, États-Unis), anciennement rattaché à l’Ohio State University. Sommité reconnue en psychologie industrielle et organisationnelle, ses travaux portent sur l’évaluation du personnel, la performance des équipes et les processus sociocognitifs de travail.
- Phillip J. Boyle : Chercheur en psychologie du travail et des organisations, ayant collaboré avec Richard Klimoski lors de recherches appliquées présentées notamment lors des conférences annuelles de la Society for Industrial and Organizational Psychology (SIOP).
L’opérationnalisation empirique et l’analyse approfondie de sa dynamique d’interaction dans le cadre des processus de fixation d’objectifs ont ensuite été consolidées par :
- Benjamin Tyson Breland, IV : Chercheur affilié au département de psychologie du Virginia Polytechnic Institute and State University (Virginia Tech, Blacksburg, Virginie, États-Unis), ayant consacré ses travaux de thèse de maîtrise à la validation structurale et prédictive de cette échelle dans des tâches de simulation complexes.
4. Objectif
La finalité fondamentale de la Mesure de l’orientation vers les objectifs situationnels est de capturer l’état motivationnel immédiat et malléable déployé par un agent lors de l’exécution d’une tâche donnée. Historiquement, la recherche sur la théorie des buts d’accomplissement (Achievement Goal Theory) a appréhendé l’orientation vers les objectifs comme un trait stable de la personnalité. Toutefois, cette approche dispositionnelle présentait une lacune explicative majeure : elle échouait à prédire les variations intra-individuelles observées lorsque les caractéristiques de l’environnement, les incitations monétaires ou le climat évaluatif modifiaient subitement les priorités cognitives d’un opérateur.
L’objectif de la SGOM est précisément de combler cette rupture en fournissant un outil diagnostic précis, sensible aux variations de l’environnement immédiat. Dans le domaine de la recherche fondamentale et expérimentale, l’instrument permet de manipuler ou de mesurer l’impact des consignes d’encadrement pédagogique, de la rétroaction normative et de la complexité intrinsèque de la tâche sur la focalisation cognitive des individus. Elle sert de médiateur théorique pour comprendre comment les dispositions latentes se traduisent en stratégies concrètes d’apprentissage ou de compétition.
Dans les applications organisationnelles et appliquées, la SGOM répond à des enjeux cruciaux liés à la formation professionnelle (training and development) et à la gestion de la performance. Lorsqu’une organisation déploie de nouvelles technologies ou des simulations d’apprentissage immersives, l’évaluation de l’orientation situationnelle permet d’identifier si les apprenants adoptent un cadre heuristique axé sur la maîtrise et l’expérimentation tolérant l’erreur (orientation d’apprentissage) ou s’ils sont inhibés par la peur du jugement et la volonté compulsive de paraître compétents dès les premiers essais (orientation de performance). En fournissant une lecture fine de ces propensions, l’outil offre aux formateurs, aux ergonomes cognitifs et aux psychologues du travail des leviers concrets pour moduler le cadre de la tâche afin d’optimiser le transfert des apprentissages et l’auto-efficacité.
5. Construit psychologique
Le construit psychologique opérationnalisé par cette échelle repose sur la divergence fonctionnelle entre deux systèmes d’objectifs situationnels régissant l’attention, l’affect et le comportement lors de la résolution de problèmes. Ces deux composantes sont conceptualisées comme orthogonales : un individu peut présenter simultanément des niveaux élevés ou faibles dans chacune d’elles, en fonction du contexte évaluatif.
Orientation vers les objectifs d’apprentissage situationnelle (Learning Goal Orientation – LGO)
L’orientation situationnelle d’apprentissage correspond à un schéma cognitif dans lequel l’individu perçoit la tâche courante comme une opportunité de développement personnel, d’acquisition de connaissances et de raffinement des compétences procédurales. Dans cet état motivationnel, la compétence n’est pas perçue comme une entité fixe, mais comme une ressource plastique modulable par l’effort stratégique.
Les indicateurs psychologiques de cette dimension incluent :
- L’engagement intrinsèque dans la compréhension : Le participant cherche à élucider la logique fondamentale sous-tendant les règles et les procédures, au-delà de la simple exécution superficielle (ex. : vouloir réellement comprendre le matériel et les procédures de la tâche).
- La valorisation du défi : Les difficultés cognitives rencontrées au cours de la simulation ne sont pas interprétées comme des menaces pour l’estime de soi, mais comme des défis stimulants stimulant l’exploration (ex. : anticiper avec enthousiasme la maîtrise des difficultés de la simulation).
- La persévérance constructive face à l’échec : En cas de blocage immédiat, l’individu mobilise une autorégulation métacognitive orientée vers l’effort continu, persévérant jusqu’à l’atteinte d’une compréhension complète.
Orientation vers les objectifs de performance situationnelle (Performance Goal Orientation – PGO)
L’orientation situationnelle de performance reflète une focalisation cognitive centrée sur la validation externe de la compétence, la gestion des impressions et la comparaison sociale normative. L’individu engagé dans cette voie n’accorde que peu de valeur intrinsèque au processus d’apprentissage lui-même ; la tâche devient le moyen d’établir ou de protéger une réputation de compétence supérieure.
Cette dimension englobe les manifestations suivantes :
- Le désir de démonstration publique : Le sujet ressent le besoin impérieux de prouver aux autres membres du groupe ou à l’évaluateur l’étendue de ses capacités (ex. : être impatient de prouver aux autres son niveau d’excellence).
- L’anxiété de comparaison sociale : L’attention de l’opérateur est continuellement détournée du traitement intrinsèque des informations vers la surveillance du classement normatif (ex. : se demander avec insistance comment son score se comparera à celui des autres participants).
- La quête de validation normative : La réussite n’est pas définie par rapport à des critères d’amélioration personnelle, mais uniquement par le fait de surpasser autrui lors des phases d’évaluation subséquentes.
6. Cadre théorique
La genèse de la Mesure de l’orientation vers les objectifs situationnels s’enracine dans la théorie des buts d’accomplissement (Achievement Goal Theory), initialement formulée par Carol Dweck et ses collègues (Dweck, 1986 ; Dweck & Leggett, 1988) dans le champ de la psychologie du développement et de l’éducation. Dweck a postulé l’existence de deux conceptions implicites de l’intelligence : les théories entitatives (l’intelligence est immuable, favorisant les buts de performance) et les théories incrémentielles (l’intelligence est malléable, engendrant des buts d’apprentissage ou de maîtrise).
Par la suite, des théoriciens de la psychologie cognitive et sociale tels que Nicholls (1984), Ames (1992) et Andrew Elliot ont étendu ces travaux pour analyser comment l’environnement social façonne les buts poursuivis. Dans le champ de la psychologie industrielle et organisationnelle, des auteurs majeurs comme Don VandeWalle (1997) et Button, Mathieu et Zajac (1996) ont initialement conçu des échelles d’orientation des buts comme des traits dispositionnels stables. Cependant, l’apparition de tâches hautement dynamiques, informatisées et complexes dans les contextes de travail modernes a mis en lumière la nécessité d’une modélisation interactionniste.
La perspective théorique défendue par Klimoski et Boyle (1995), reprise par Breland (2001), s’appuie sur le paradigme trait-state (trait contre état) et la théorie sociocognitive de l’autorégulation d’Albert Bandura (1986). Selon ce paradigme, bien qu’un individu possède une disposition générale vers la maîtrise ou la performance, la structure de la tâche, les instructions explicites et le système de récompenses créent un climat psychologique immédiat qui active un état motivationnel situationnel spécifique. Cet état dicte l’allocation des ressources attentionnelles : un état de maîtrise concentre l’attention sur les indices opératoires de la tâche, tandis qu’un état de performance surcharge la mémoire de travail par des pensées autoréférentielles et évaluatives.
7. Validité
Les propriétés de validité de la SGOM ont été explorées dans de multiples cadres d’évaluation empirique, confirmant la robustesse du modèle bipolaire orthogonal.
Validité de construit et validité factorielle
Les analyses factorielles confirment que les items saturent sur deux facteurs distincts et faiblement corrélés, corroborant l’indépendance de la LGO et de la PGO au niveau situationnel. Les corrélations inter-facteurs oscillent généralement entre r = -0,08 et r = 0,15, démontrant qu’une personne peut vouloir simultanément apprendre et dépasser autrui, ou inversement n’exprimer aucune de ces deux motivations.
Validité convergente et discriminante
La validité convergente de l’instrument a été établie en confrontant la SGOM aux échelles classiques de buts dispositionnels (telles que l’échelle de Button et al., 1996, ou celle de VandeWalle, 1997). Les résultats démontrent des corrélations modérées à fortes (typiquement r = 0,42 à 0,55) entre les traits d’apprentissage et l’orientation situationnelle d’apprentissage correspondante, attestant que le trait prédispose à l’état tout en laissant une part importante de variance expliquée par les facteurs situationnels.
Concernant la validité discriminante, la SGOM se distingue nettement de l’auto-efficacité spécifique (task self-efficacy), du sentiment d’implication dans la tâche (task involvement) et de l’anxiété d’évaluation. Bien que la sous-échelle de performance montre des corrélations faibles à modérées avec l’anxiété situationnelle (r ≈ 0,25 à 0,35), l’orientation d’apprentissage est quant à elle positivement associée à l’effort métacognitif et à l’exploration active sans être polluée par la crainte du jugement.
Validité prédictive
Dans l’étude empirique menée par Breland (2001) portant sur la fixation d’objectifs lors d’une tâche de simulation sur ordinateur, l’orientation situationnelle d’apprentissage prédisait significativement le choix de stratégies d’exploration complexes et l’adaptation aux variations des règles de la simulation. À l’inverse, l’orientation de performance situationnelle était associée à la sélection de buts de performance plus conservateurs ou à des dégradations du rendement lors de l’introduction imprévue de stresseurs cognitifs.
8. Fidélité
La fidélité de la Mesure de l’orientation vers les objectifs situationnels a été documentée à travers l’évaluation de sa cohérence interne au moyen du coefficient alpha de Cronbach dans diverses cohortes expérimentales.
- Cohérence interne de la sous-échelle d’apprentissage (LGO) : Les estimations publiées rapportent des coefficients alpha de Cronbach variant généralement de 0,78 à 0,86 (par exemple, α = 0,81 dans le travail de validation expérimentale de Breland, 2001). Les corrélations item-total corrigées pour cette dimension se situent systématiquement au-dessus du seuil psychométrique recommandé de 0,45.
- Cohérence interne de la sous-échelle de performance (PGO) : La dimension de performance présente une consistance interne également très élevée, avec des coefficients alpha compris entre 0,81 et 0,89 (α = 0,85 chez Breland, 2001). Les cinq énoncés démontrent une forte homogénéité thématique autour de la comparaison sociale et de la quête d’approbation.
En ce qui concerne la fidélité test-retest, il convient de souligner que, la SGOM étant par essence une mesure d’état (« state-like ») sensible aux manipulations expérimentales et au déroulement temporel d’une activité, une corrélation test-retest élevée à long terme n’est ni attendue ni méthodologiquement souhaitable si les conditions de la tâche ont changé. Toutefois, dans des conditions stables sans rétroaction intermédiaire (« retest immédiat » à 15 minutes d’intervalle), les corrélations de stabilité oscillent entre 0,74 et 0,80, garantissant que les réponses ne reflètent pas un bruit aléatoire mais un positionnement psychologique temporairement ancré.
9. Analyse factorielle
La structure factorielle de la mesure a fait l’objet d’examens psychométriques rigoureux par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de l’extraction factorielle initiale (par factorisation en axes principaux avec rotation oblique Promax ou Direct Oblimin pour tenir compte d’une éventuelle corrélation empirique), la règle de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1) et l’examen du graphique des éboulis de Cattell font émerger deux facteurs dominants. Ces deux facteurs expliquent conjointement plus de 58 % à 65 % de la variance totale des scores selon les échantillons. Les saturations factorielles observées présentent un schéma simple exemplaire :
- Les 4 items de la dimension d’apprentissage saturent sur leur facteur cible avec des poids factoriels élevés compris entre 0,64 et 0,83, sans saturation croisée notable (les saturations secondaires sur le facteur de performance restant inférieures à 0,20).
- Les 5 items de la dimension de performance saturent sur le second facteur avec des saturations primaires comprises entre 0,61 et 0,86, et des saturations secondaires résiduelles proches de zéro.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les modélisations en équations structurelles menées pour tester l’adéquation du modèle bifactoriel orthogonal ou corrélé confirment la supériorité d’un modèle à deux facteurs par rapport à un modèle unidimensionnel regroupant tous les items. Les indices d’ajustement couramment rapportés sont très satisfaisants :
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,93
- Indice d’ajustement comparatif (CFI) > 0,95
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) ≤ 0,06 (intervalle de confiance à 90 % [0,03 ; 0,08])
- Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) ≤ 0,05
Ces données confirment que la conceptualisation à deux dimensions distinctes est structurellement invariante à travers différentes typologies de tâches intellectuelles et de simulations informatisées.
10. Instrument de mesure
- Type de passation : Auto-questionnaire psychométrique individuel (papier-crayon ou informatisé).
- Nombre total d’items : 9 items distincts (4 items pour l’apprentissage, 5 items pour la performance).
- Dimensions mesurées :
- Orientation vers les objectifs d’apprentissage (Learning Goal Orientation – LGO) : Items 1 à 4 de la première section.
- Orientation vers les objectifs de performance (Performance Goal Orientation – PGO) : Items 1 à 5 de la seconde section.
- Format des réponses : Échelle de Likert en 5 points :
- 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Neutre (Neutral)
- 4 = D’accord (Agree)
- 5 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
- Modalités de cotation : Le score moyen ou la somme brute est calculé séparément pour chaque sous-échelle. Aucun item inversé n’est présent. Les scores de LGO oscillent entre 4 et 20 (ou moyenne de 1 à 5), et les scores de PGO entre 5 et 25 (ou moyenne de 1 à 5). Aucun score global composite ne doit être calculé en agrégeant les deux dimensions, compte tenu de leur indépendance théorique et empirique.
- Temps moyen de passation : Environ 2 à 4 minutes, ce qui en fait un outil particulièrement fluide pour des mesures répétées avant ou pendant des essais successifs d’apprentissage.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
Année d’introduction originale : 1995 (Klimoski & Boyle), avec une documentation méthodologique étendue en 2001 (Breland).
Tarifs et conditions d’accès : L’instrument relève du domaine de la recherche académique fondamentale et est accessible sans frais de licence commerciale. Il n’existe pas de brevet marchand restreignant son usage.
Permissions : Les chercheurs, praticiens et enseignants-chercheurs sont autorisés à utiliser la SGOM dans le cadre d’études scientifiques, de thèses ou de projets d’évaluation organisationnelle, sous réserve de citer scrupuleusement les travaux originaux de Klimoski et Boyle (1995) ainsi que la publication ou thèse de référence de Breland (2001). Toute adaptation commerciale intégrée dans une suite logicielle propriétaire requiert l’accord des auteurs respectifs.
12. Références
- Ames, C. (1992). Classrooms: Goals, structures, and student motivation. Journal of Educational Psychology, 84(3), 261–271. https://doi.org/10.1037/0022-0663.84.3.261
- Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
- Breland, B. T., IV. (2001). Learning and performance goal orientations’ on the goal setting process: Is there an interaction effect? (Master of Science Thesis, Virginia Polytechnic Institute and State University). Semantic Scholar. https://pdfs.semanticscholar.org/ee7f/be6393145046a5227c039833fbd6ab3abf7a.pdf
- Button, S. B., Mathieu, J. E., & Zajac, D. M. (1996). Goal orientation in organizational research: Conceptual and operational issues. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 67(1), 26–45. https://doi.org/10.1006/obhd.1996.0063
- Dweck, C. S. (1986). Motivational processes affecting learning. American Psychologist, 41(10), 1040–1048. https://doi.org/10.1037/0003-066X.41.10.1040
- Dweck, C. S., & Leggett, E. L. (1988). A social-cognitive approach to motivation and personality. Psychological Review, 95(2), 256–273. https://doi.org/10.1037/0033-295X.95.2.256
- Klimoski, R., & Boyle, P. (1995). Situational goal orientation. Communication présentée à la 10e Conférence annuelle de la Society for Industrial and Organizational Psychology (SIOP), Orlando, FL.
- Nicholls, J. G. (1984). Achievement motivation: Conceptions of ability, subjective experience, task choice, and performance. Psychological Review, 91(3), 328–346. https://doi.org/10.1037/0033-295X.91.3.328
- VandeWalle, D. (1997). Development and validation of a work domain goal orientation instrument. Educational and Psychological Measurement, 57(6), 995–1015. https://doi.org/10.1177/0013164497057006009