Mesure de l’imaginaire

Analyse psychométrique détaillée de la Mesure de l’imaginaire (Fantasy Measure) développée par Rosenfeld, Huesmann, Eron et Torney-Purta (1982) : structure factorielle, validité des sous-échelles d’imaginaire agressif, héroïque et prosocial, et cadre d’évaluation.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

La Mesure de l’imaginaire (Fantasy Measure), élaborée à l’origine par L. Rowell Huesmann, Leonard D. Eron, Elena Rosenfeld et Judith V. Torney-Purta (1982), puis adaptée par Huesmann et Eron en 1986, constitue un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour évaluer la fréquence, la nature et le contenu thématique de l’activité imaginative et de la rêverie diurne chez les enfants scolarisés dans l’enseignement primaire (du CE1 à la 6e / grades 2 to 6). L’instrument repose sur le postulat théorique selon lequel les représentations fantasmatiques internes ne sont pas de simples épiphénomènes de l’esprit enfantin, mais constituent des précurseurs cognitifs et des scénarios mentaux organisateurs (scripts cognitifs) régissant les conduites sociales manifestes.

Le questionnaire comprend 17 items répartis en trois sous-échelles distinctes : les fantasmes agressifs (Aggressive Fantasies, 6 items), les fantasmes actifs-héroïques (Active-Heroic Fantasies, 6 items) et les fantasmes prosociaux (Prosocial Fantasies, 5 items). L’enfant est invité à indiquer la récurrence de pensées imaginaires qui lui viennent spontanément à l’esprit en utilisant une échelle ordinale à 3 points cotée de 1 (« Non » / No) à 3 (« Beaucoup » / A lot). Le calcul des scores dimensionnels s’effectue en établissant la moyenne arithmétique des items de chaque dimension, générant des scores continus compris entre 1,00 et 3,00.

Sur le plan psychométrique, la Fantasy Measure a démontré des qualités robustes de consistance interne et de fidélité test-retest dans le cadre de vastes enquêtes longitudinales internationales sur le développement de l’agressivité et l’exposition à la violence dans les médias. Ses sous-échelles manifestent une validité de construit attestée par des analyses factorielles confirmatoires, ainsi qu’une validité convergente et prédictive substantielle vis-à-vis des comportements mesurés par les évaluations des pairs, les rapports des enseignants et les observations directes.

2. Mots-clés / Keywords

Imaginaire de l’enfant, rêverie diurne, fantasmes agressifs, comportements prosociaux, héroïsme actif, scripts cognitifs, théorie du traitement de l’information sociale, psychométrie développementale, évaluation de l’agressivité, violence médiatique.

3. Auteurs / Authors

La Fantasy Measure a été conçue et affinée par une équipe pionnière de chercheurs en psychologie du développement et en psychologie sociale :

  • Elena Rosenfeld : Chercheuse en psychologie, affiliée à l’époque de la conception originale à l’Université de l’Illinois à Chicago (UIC), spécialisée dans l’évaluation des processus cognitifs infantiles et de la fantaisie introspective.
  • L. Rowell Huesmann : Professeur émérite de psychologie et de communication à l’Université du Michigan (Ann Arbor), directeur du Research Center for Group Dynamics au sein de l’Institute for Social Research. Figure majeure mondiale de l’étude des modèles de traitement de l’information sociale et des mécanismes cognitifs liant la violence médiatique aux comportements violents réels.
  • Leonard D. Eron : Éminent psychologue clinicien et professeur de psychologie à l’Université de l’Illinois à Chicago, pionnier des études longitudinales sur l’étiologie de l’agressivité débutées dès la célèbre cohorte du comté de Columbia en 1960.
  • Judith V. Torney-Purta : Professeure émérite en développement humain et méthodologie quantitative à l’Université du Maryland (College Park), experte de la socialisation politique, civique et morale des enfants et adolescents.

4. Objectif / Purpose

La Fantasy Measure a été spécifiquement conçue pour combler un angle mort méthodologique dans l’évaluation psychologique des jeunes enfants : la mesure quantitative et qualitative de la vie cognitive intérieure informelle. Alors que la plupart des outils pédiatriques et pédopsychiatriques de l’époque se focalisaient exclusivement sur les conduites directement observables ou sur des épreuves projectives hautement subjectives (telles que le test de Rorschach ou le TAT), les auteurs ont cherché à standardiser l’investigation des contenus de rêverie spontanée à travers un questionnaire auto-administré direct, intelligible et adapté au stade de développement de l’enfant.

L’objectif fondamental de l’échelle est d’opérationnaliser le rôle médiateur et modérateur joué par les fantasmes dans l’actualisation des conduites comportementales. Sur le plan fondamental, l’instrument permet de déterminer si la rêverie diurne sert de mécanisme cathartique réduisant la tension émotionnelle (hypothèse freudienne classique) ou si elle fonctionne au contraire comme une répétition cognitive délibérée renforçant l’accessibilité de schémas d’action agressifs ou altruistes (hypothèse sociocognitive). Les travaux d’Eron et Huesmann ont précisément permis de démontrer que les rêveries agressives ne purgent pas l’hostilité mais augmentent au contraire la propension aux passages à l’acte violents.

Sur le plan des applications pratiques et cliniques, la Fantasy Measure est particulièrement employée dans :

  • La recherche étiologique et développementale : L’analyse des trajectoires de développement de l’agressivité, de l’empathie et de la désensibilisation face à la violence.
  • La psychologie scolaire et clinique : L’identification précoce des enfants entretenant des ruminations de représailles, des fantasmes de victimisation ou des scénarios d’inadaptation sociale sévère.
  • L’évaluation d’interventions préventives : La mesure du changement cognitif au sein de programmes d’intervention visant à modifier les scripts agressifs au profit de stratégies prosociales de résolution de conflits (par exemple dans le cadre du Metropolitan Area Child Study).

5. Construit psychologique / Construct

La Fantasy Measure repose sur une conceptualisation multidimensionnelle de l’activité imaginative infantile. L’imagination n’est pas traitée comme un phénomène unidimensionnel homogène mais comme un ensemble hétérogène de processus symboliques organisés autour de trois domaines fondamentaux :

1. Les fantasmes agressifs (Aggressive Fantasies)

Ce construit renvoie à des scénarios mentaux dans lesquels le sujet imagine commettre des actes de vengeance, des violences physiques, des destructions matérielles ou des transgressions normatives. Les items correspondants (items 3, 5, 8, 12, 13 et 16) sondent :

  • L’évocation d’actions punitives dirigées contre des pairs (« frapper », « casser les jouets », « dénoncer » lors d’un accès de colère) ;
  • La participation à des jeux de combat imaginaires ;
  • Les thèmes de persécution, d’échappatoire face à des figures d’autorité cherchant à punir le sujet, ou les ruminations liées à des méfaits secrets ;
  • Les rêveries relatives à l’échec personnel ou aux blessures infligées délibérément à autrui.

D’un point de vue psychopathologique, cette dimension mesure la disponibilité mnésique de scénarios hostiles et la propension à utiliser la répétition cognitive d’affects de colère comme réponse par défaut aux frustrations quotidiennes.

2. Les fantasmes actifs-héroïques (Active-Heroic Fantasies)

Cette sous-échelle évalue la tendance de l’enfant à s’investir dans des scénarios imaginaires centrés sur l’agencéité, la bravoure, la maîtrise de dangers majeurs, le triomphe compétitif et la notoriété publique. Composée des items 2, 4, 6, 7, 10 et 15, elle capture :

  • L’incarnation d’un héros courageux sauvant une victime d’un bâtiment en flammes ou capturant des malfaiteurs ;
  • L’immersion dans des fictions confrontant des entités anxiogènes (fantômes, monstres, jeux d’épouvante) ;
  • Les songes relatifs à des catastrophes, des accidents et des collisions de grande ampleur ;
  • Les fantasmes d’élévation sociale, de victoire ludique et de renommée internationale (devenir astronaute, scientifique illustre, chanteur célèbre).

Ce construit traduit la quête d’auto-efficacité, la canalisation de l’anxiété par le contrôle symbolique du danger, et l’identification à des figures d’autorité protectrices dotées d’un pouvoir supérieur.

3. Les fantasmes prosociaux (Prosocial Fantasies)

Cette dimension opérationnalise la propension à générer des scénarios altruistes, bienveillants et axés sur le secours d’autrui sans composante punitive ou belliqueuse. Couverte par les items 1, 9, 11, 14 et 17, elle comprend :

  • La rêverie consistant à aider des camarades en détresse ou un enfant tombé dans un lac ;
  • Le désir spontané de réaliser des actions gratifiantes pour autrui ;
  • L’assistance filiale dévouée envers les figures parentales (aider sa mère à obtenir ce dont elle a besoin) ;
  • La projection de soi en personnalité influente vouée à l’éradication de la pauvreté.

Ce construit reflète l’internalisation des normes d’empathie, la maturité socio-émotionnelle et l’activation de schémas de réciprocité positive.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique structurant la Fantasy Measure s’enracine principalement dans la théorie du traitement de l’information sociale (Social Information Processing Model), développée par L. Rowell Huesmann et ultérieurement enrichie par Kenneth A. Dodge et Nicki R. Crick.

Selon le paradigme sociocognitif de Huesmann, le comportement social d’un individu est largement déterminé par un répertoire de « scripts comportementaux » stockés en mémoire à long terme. Ces scripts représentent des programmes cognitifs décrivant les séquences d’événements attendus dans l’environnement social, les réponses comportementales appropriées face à une situation donnée et les résultats probables de ces actions. Le développement de ces scripts s’opère par conditionnement direct, par apprentissage vicariant (observation des pairs, de la famille et des médias de masse) et par répétition cognitive interne (fantasmes et rêveries).

Historiquement, deux thèses opposées s’affrontaient concernant la fonction psychologique de l’imaginaire :

  1. Le modèle psycho-dynamique cathartique : Postulant que l’évocation imaginaire de la violence permet la décharge d’impulsions agressives inconscientes, agissant comme une soupape de sécurité prévenant l’agression manifeste.
  2. Le modèle sociocognitif d’amorçage et d’encodage : Affirmant que la rêverie diurne fonctionne comme un processus actif de consolidation mnésique. Lorsque l’enfant s’adonne fréquemment à des rêveries agressives, il procède à l’élaboration de scripts hostiles, augmente leur accessibilité cognitive (effet d’amorçage sémantique) et filtre les stimuli environnementaux ambigus à travers un biais d’attribution d’intention hostile.

Les données empiriques recueillies à l’aide de la Fantasy Measure ont infirmé l’hypothèse de la catharsis. Huesmann et Eron ont démontré que les enfants qui rapportaient des taux élevés de rêveries agressives manifestaient corrélativement et longitudinalement des niveaux accrus de comportements agressifs manifestes. L’activité de fantasme renforce l’adhésion cognitive aux normes permissives de la violence : l’enfant s’habitue à la réponse agressive, la banalise sur le plan moral et l’intègre comme solution dominante dans son répertoire de résolution de conflits.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la Fantasy Measure a fait l’objet d’investigations approfondies au cours de programmes d’études transversaux et longitudinaux sur plusieurs cohortes nord-américaines et internationales (notamment en Finlande, en Pologne, en Israël et en Australie) :

Validité de construit

La distinction en trois axes (agressif, héroïque, prosocial) est soutenue par des corrélations différentielles cohérentes avec des variables externes. Les analyses démontrent que les trois dimensions ne constituent pas les extrémités opposées d’un axe unique mais bien des construits distincts. Les fantasmes agressifs et prosociaux présentent généralement une corrélation nulle ou légèrement négative, ce qui prouve qu’un enfant peut concevoir des idéaux d’action sans que ceux-ci soient nécessairement agressifs.

Validité convergente et prédictive

Les études de Rosenfeld et al. (1982) et de Huesmann et Eron (1986) ont mis en évidence les relations empiriques suivantes :

  • Corrélation avec l’agression manifeste : Les scores à la sous-échelle Aggressive Fantasies sont corrélés positivement et significativement avec l’agressivité évaluée par les pairs via le test de nomination des pairs (Peer Nomination Inventory), avec des coefficients oscillant typiquement entre r = .25 et r = .42 (p < .001).
  • Relation avec l’exposition aux médias : Une exposition fréquente à la violence télévisuelle corrèle de manière robuste avec la prévalence des fantasmes agressifs et actifs-héroïques, attestant de l’incorporation directe des récits médiatiques dans les scripts cognitifs de l’enfant.
  • Prédiction longitudinale : Dans des analyses de régression multiple et de modélisation par équations structurelles, le score de fantasmes agressifs mesuré en classe élémentaire prédit le niveau d’agressivité physique et verbale mesuré des années plus tard, même après contrôle statistique du niveau initial de comportement agressif.

Validité discriminante

La sous-échelle Prosocial Fantasies corrèle positivement avec la popularité auprès des pairs, les compétences prosociales évaluées par les éducateurs et l’empathie cognitive, tout en montrant une absence d’association statistique avec les comportements d’agression impulsive, confirmant sa spécificité de domaine.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne et la stabilité temporelle de la Fantasy Measure ont été établies sur des échantillons normatifs totalisant plusieurs milliers d’élèves d’écoles élémentaires urbaines et semi-urbaines :

Consistance interne (Alpha de Cronbach)

Compte tenu du jeune âge des répondants (enfants dès l’âge de 7-8 ans) et de la brièveté des sous-échelles, les coefficients de cohérence interne présentent des valeurs acceptables à satisfaisantes :

  • Fantasmes agressifs : Les coefficients $\alpha$ varient généralement entre .68 et .76 selon le niveau scolaire et le sexe des participants, reflétant une bonne homogénéité des items décrivant les actes hostiles et les ruminations.
  • Fantasmes actifs-héroïques : Les coefficients $\alpha$ se situent entre .64 et .72, une variabilité attendue en raison de la diversité thématique de la dimension (explorations d’accidents, bravoure de sauvetage et jeux de monstres).
  • Fantasmes prosociaux : Les coefficients $\alpha$ s’échelonnent de .62 à .71 pour les 5 items dédiés.

Stabilité temporelle (Test-retest)

Dans l’étude longitudinale de Huesmann et Eron (1986), la fidélité test-retest calculée sur un intervalle d’un an a démontré une stabilité remarquable pour une mesure d’activité cognitive introspective chez l’enfant, avec des coefficients de corrélation intraclasse allant de r = .45 à r = .58. Ces données soulignent que l’engagement dans certains types de rêveries constitue une disposition stable du traitement cognitif précoce, plutôt qu’un état d’humeur purement transitoire.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Dans l’article fondateur de Rosenfeld, Huesmann, Eron et Torney-Purta (1982), la structure dimensionnelle du questionnaire a été validée par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) utilisant la méthode des composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Oblimin) sur un échantillon d’enfants de deuxième et quatrième années scolaires.

Structure trifactorielle

Les résultats ont confirmé l’existence de trois facteurs sous-jacents majeurs expliquant une part prépondérante de la variance totale des scores :

  • Facteur 1 : Fantasmes agressifs. Les items 3 (« penser à frapper ou casser les jouets quand on est en colère ») et 16 (« rêver de frapper ou blesser quelqu’un qu’on n’aime pas ») présentent les saturations les plus élevées (saturations factorielles $lambda$ > .60), accompagnés par les items 5, 8, 12 et 13.
  • Facteur 2 : Fantasmes actifs-héroïques. Ce facteur regroupe les scénarios d’action intense et de sauvetage héroïque avec des saturations prédominantes sur l’item 4 (« faire semblant d’être un héros courageux qui capture un méchant », $lambda$ > .65) et l’item 2 (« entrer dans un bâtiment en feu pour sauver quelqu’un »). Les items relatifs aux figures effrayantes (item 6) et à la célébrité (item 15) saturent également de façon congrue sur cet axe.
  • Facteur 3 : Fantasmes prosociaux. Ce facteur est défini par des saturations saturant de manière univoque sur les items d’altruisme pur : item 1 (« aider les autres enfants en difficulté »), item 9 (« faire de belles choses pour les autres ») et item 17 (« sauver un enfant tombé dans le lac »), avec des saturations oscillant entre .52 et .68 sans saturations croisées significatives sur le pôle agressif.

Les modélisations en équations structurelles menées ultérieurement sur des cohortes élargies ont confirmé l’invariance de mesure de cette configuration trifactorielle à travers le genre, bien que des différences de moyennes latentes soient observables (les garçons rapportant en moyenne davantage de fantasmes agressifs et héroïques, et les filles davantage de fantasmes prosociaux).

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un protocole standardisé auto-administré, qui peut être lu à voix haute par l’examinateur pour les élèves les plus jeunes (classes de CE1/CE2) ou complété en autonomie encadrée :

  • Population cible : Enfants scolarisés de l’école élémentaire au tout début du collège (grades 2 à 6, environ 7 à 12 ans).
  • Format : Questionnaire papier-crayon ou numérique composé de 17 items à formulation directe.
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale en 3 points :
    • 1 = No (Non)
    • 2 = A little (Un peu)
    • 3 = A lot (Beaucoup)
  • Règles de cotation et calcul des sous-échelles :
    • Fantasmes agressifs (Aggressive Fantasies) : Somme des items 3, 5, 8, 12, 13 et 16, divisée par 6. Score compris entre 1,00 et 3,00. Un score de 3 indique une fréquence très élevée de rêveries violentes ou vindicatives.
    • Fantasmes actifs-héroïques (Active-Heroic Fantasies) : Somme des items 2, 4, 6, 7, 10 et 15, divisée par 6. Score compris entre 1,00 et 3,00. Un score élevé reflète une projection récurrente dans des scénarios de courage, de triomphe ou de maîtrise du péril.
    • Fantasmes prosociaux (Prosocial Fantasies) : Somme des items 1, 9, 11, 14 et 17, divisée par 5. Score compris entre 1,00 et 3,00. Un score élevé témoigne d’une activité imaginative centrée sur la bienveillance et l’entraide.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Année d’introduction originale : 1982 (Rosenfeld, Huesmann, Eron, & Torney-Purta), avec adaptation et publication des normes de recherche en 1986 (Huesmann & Eron).

Statut légal et diffusion : L’instrument relève du domaine public scientifique pour la recherche universitaire et les applications d’évaluation clinique non commerciales. L’intégralité de l’outil, son guide de passation et ses métriques psychométriques sont archivés et mis à la disposition des chercheurs par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) dans le recueil d’évaluation de référence : Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools (Dahlberg et al., 2005, pp. 67-68).

Tarif d’utilisation : Gratuit pour une exploitation éducative, académique et de recherche empirique sans but lucratif. L’utilisation du questionnaire dans des publications scientifiques nécessite la citation appropriée des articles fondateurs de 1982 et 1986.

12. Références / References

Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M., & Behrens, C. B. (2005). Measuring violence-related attitudes, behaviors, and influences among youths: A compendium of assessment tools (2nd ed.). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://files.eric.ed.gov/fulltext/ED486261.pdf

Huesmann, L. R., & Eron, L. D. (Eds.). (1986). Television and the aggressive child: A cross-national comparison. Lawrence Erlbaum Associates. https://doi.org/10.4324/9780203056806

Huesmann, L. R. (1988). An information processing model for the development of aggressive behavior. Aggressive Behavior, 14(1), 13–24. https://doi.org/10.1037/0022-3514.42.2.347

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Do you sometimes daydream about helping other kids in trouble?
2

Do you sometimes daydream that you enter a burning building to save somebody in a fire?
3

When you get mad‚ sometimes‚ do you think about the things you would like to do to the person you’re made at—like hitting‚ or breaking his toys‚ or telling on him?
4

Do you sometimes pretend that you are a brave hero who saves somebody or who captures a bad guy?
5

Do you play games where you pretend to fight with somebody?
6

Do you play scary pretend games like ghost or monsters or something like that?
7

Do you sometimes dream about accidents or fires or crashes?
8

Do you sometimes have daydreams or night dreams about running away from somebody who is trying to catch you and punish you—even when you weren’t really bad?
9

Do you ever think about doing nice things for other people?
10

When you are daydreaming‚ do you think about being the winner in a game that you like to play?
11

Do you ever daydream about helping your mother get something she wants?
12

Do you sometimes think about something bad that you did‚ that nobody knows about but you?
13

Do you sometimes daydream about what would happen if you did real bad in school even when this didn’t really happen?
14

Have you ever daydreamed about being an important person who helps poor people?
15

When you are daydreaming‚ do you think about being a great astronaut‚ or scientist‚ or singer‚ or somebody like that who is very famous?
16

Do you sometimes have daydreams about hitting or hurting somebody that you don’t like?
17

Have you ever daydreamed about saving a kid who fell in the lake?
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Mesure de l’imaginaire. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-limaginaire-fantasy-measure/
Looti, Mohammed. “Mesure de l’imaginaire.” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-limaginaire-fantasy-measure/.
Looti, Mohammed. “Mesure de l’imaginaire.” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-limaginaire-fantasy-measure/.