Mesure de la spiritualité des enfants

Découvrez la Mesure de la spiritualité des enfants (CSM, Moore et al.) : présentation psychométrique complète, analyse factorielle, dimensions de réconfort, omniprésence et dualité, et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

La Mesure de la spiritualité des enfants (Children’s Spirituality Measure, CSM), élaborée initialement par Kelsey Moore et ses collaboratrices (2014) puis affinée en 2016 (Moore, Gomez-Garibello, Bosacki & Talwar), constitue un instrument psychométrique novateur conçu pour évaluer la compréhension, les croyances et l’expérience spirituelle chez les enfants d’âge scolaire (généralement âgés de 6 à 12 ans). Face au manque d’outils empiriquement validés et adaptés au niveau cognitif et développemental des jeunes populations, la CSM a été développée pour opérationnaliser la spiritualité d’une manière distincte de l’affiliation religieuse institutionnelle stricte, tout en intégrant des concepts théistes familiers aux enfants.

Dans sa structure factorielle validée, l’échelle comprend 31 items principaux organisés en trois dimensions psychométriques distinctes : le Réconfort (Comfort, 15 items), mesurant la fonction de soutien émotionnel et de régulation affective attribuée à la prière et à Dieu ; l’Omniprésence (Omnipresence, 9 items), évaluant les conceptualisations cognitives de l’omniscience et de la présence universelle divine ; et la Dualité (Duality, 4 items spécifiques révisés), quantifiant la croyance en la distinction ontologique corps-esprit et l’existence d’une âme immatérielle. L’évaluation s’appuie sur une échelle de Likert à 5 points adaptée aux enfants (allant de Strongly Agree à Strongly Disagree). L’instrument présente d’excellentes propriétés psychométriques, attestées par des coefficients de cohérence interne élevés (α = 0,96 pour le Réconfort, α = 0,91 pour l’Omniprésence, et α = 0,81 pour la Dualité). La CSM s’est révélée particulièrement pertinente dans l’étude des mécanismes de coping chez des enfants confrontés à des stress majeurs, notamment les survivants de pathologies pédiatriques chroniques comme le cancer.

2. Mots-clés / Keywords

Spiritualité infantile, développement cognitif, psychométrie, Children’s Spirituality Measure, régulation émotionnelle, dualisme corps-esprit, coping religieux, oncologie pédiatrique, échelle de Likert, soutien affectif, omniscience divine, fidélité psychométrique.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par une équipe de chercheuses et chercheurs en psychologie du développement et en sciences de l’éducation :

  • Kelsey Moore, Ph.D. — Département de psychopédagogie et de psychologie du conseil (Department of Educational and Counselling Psychology), Faculté des sciences de l’éducation, Université McGill, Montréal, Québec, Canada. Ses recherches doctorales ont porté sur la conceptualisation de la spiritualité chez les enfants sains et les enfants survivants de cancers pédiatriques.
  • Victoria Talwar, Ph.D. — Professeure titulaire et directrice du département de psychopédagogie et de psychologie du conseil, Université McGill, Montréal, Québec, Canada. Spécialiste internationale du développement socio-émotif et cognitif des enfants, de la véracité et de la régulation morale.
  • Sandra Leanne Bosacki, Ph.D. — Professeure titulaire au Département des études éducatives (Department of Educational Studies), Université Brock, St. Catharines, Ontario, Canada. Directrice du Theory of Mind in Education Lab, experte du développement de la théorie de l’esprit, du soi socio-cognitif et de la vie intérieure des enfants et adolescents.
  • Carlos Gomez-Garibello, Ph.D. — Spécialiste en évaluation des apprentissages et psychométrie, Centre d’éducation médicale, Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université McGill, Montréal, Québec, Canada.

4. Objectif / Purpose

La Children’s Spirituality Measure a été créée pour combler une lacune épistémologique et méthodologique majeure dans la littérature en psychologie du développement. Historiquement, la recherche sur la spiritualité et la religiosité s’est focalisée de manière prépondérante sur les adultes et les adolescents, transposant souvent des outils auto-rapportés conçus pour des individus matures sur de jeunes enfants sans procéder aux ajustements linguistiques, métacognitifs ou structurels indispensables. Les rares questionnaires existants souffraient d’un biais confessionnel marqué ou reposaient exclusivement sur des observations parentales indirectes (parent-proxy reports), lesquelles échouent à capturer fidèlement la phénoménologie intime et les représentations subjectives de l’enfant.

L’objectif fondamental de la CSM est de fournir une mesure quantitative directe, standardisée et rigoureuse, permettant aux enfants d’exprimer leurs propres croyances et expériences spirituelles. Sur le plan de la recherche fondamentale, l’outil vise à explorer l’émergence des représentations transcendantes en relation avec les étapes de la pensée cognitive (notamment la théorie de l’esprit et les biais téléologiques naturels de l’enfance). L’échelle cherche à distinguer la dimension cognitive (compréhension des caractéristiques divines et de l’âme) de la dimension fonctionnelle et pragmatique (utilisation de la relation à Dieu comme source d’apaisement ou de guidance).

Sur le plan clinique et appliqué, la CSM a été spécialement validée pour mesurer les ressources de résilience chez les enfants faisant face à des événements de vie traumatisants ou à des maladies graves. Lors d’affections pédiatriques chroniques ou mortelles, telles que les leucémies ou les tumeurs solides, les jeunes patients manifestent fréquemment des questionnements existentiels profonds. Disposer d’un instrument psychométrique valide permet aux psychologues en milieu hospitalier, aux psycho-oncologues et aux éducateurs spécialisés d’identifier si l’enfant mobilise des stratégies de coping spirituel positives (prière réconfortante, sentiment d’une présence bienveillante) ou s’il expérimente des conflits et une détresse existentielle, facilitant ainsi des interventions de soutien psychosocial individualisées et holistiques.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de la spiritualité infantile opérationnalisé par la CSM ne se confond ni avec l’adhésion dogmatique à un corpus théologique formel, ni avec la simple observance de rituels religieux familiaux. Il s’agit d’une constellation multidimensionnelle associant des attributions cognitives métaphysiques et un attachement émotionnel à une entité perçue comme transcendante. L’analyse factorielle a mis en lumière trois sous-échelles fondamentales :

1. Le Réconfort affectif et fonctionnel (Comfort)

Cette dimension centrale (15 items) évalue la mesure dans laquelle l’enfant utilise sa relation à Dieu comme un havre de sécurité psychologique et une ressource adaptative de régulation émotionnelle. Les items explorent l’appel à la prière ou au dialogue intérieur face à la tristesse, à la détresse, à l’angoisse ou à la confrontation avec la mort (ex. item 1 : « I pray to God or talk to God when I feel sad » ; item 16 : « I pray to God or talk to God when someone is sick or when someone dies »). Elle englobe également l’expérience d’affects positifs dérivés de la pensée spirituelle (joie, sentiment de force, gratitude ; items 5, 9, 14), ainsi que la perception que Dieu agit comme un confident attentif capable de prodiguer des conseils et d’apaiser le sentiment d’isolement (items 10, 13, 28).

2. L’Omniprésence et l’omniscience divine (Omnipresence)

Cette sous-échelle cognitive (9 items) évalue la conceptualisation par l’enfant des attributs non-naturels et illimités de Dieu. Les enfants doivent déterminer si l’entité transcendante transcende les contraintes physiques d’espace, de temps et de capacité attentionnelle (ex. item 17 : « God is everywhere in the world and watches over everybody » ; item 19 : « I think God listens to everyone »). Cette dimension mesure également la croyance en l’omniscience intérieure (accès direct aux états mentaux privés, item 12 : « God always knows how I feel, even without talking »). Elle intègre plusieurs items inversés cruciaux ciblant les limites cognitives projetées sur la divinité (ex. item 21 : « There are too many in the world for God to know all of them » ; item 24 : « It is impossible for God to watch over everybody »).

3. La Dualité ontologique corps-esprit (Duality)

Cette composante (4 items dans la version finale validée) s’ancre dans les fondements cognitifs du « dualisme intuitif » décrit chez les jeunes enfants. Elle quantifie l’affirmation selon laquelle l’être humain ne se réduit pas à son enveloppe biologique matérielle, mais abrite une entité immatérielle interne, dénommée âme ou esprit (ex. item 20 : « Every person has a body and something inside them, like a soul or spirit » ; item 27 : « I think that people have something like a soul or a spirit, that lives inside them »). Cette dimension évalue la résistance cognitive au réductionnisme physique à travers des énoncés négatifs inversés (ex. item 25 : « People do not have a soul or a spirit » ; item 31 : « Everyone has a body, but having a soul or a spirit is fake »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception de la CSM repose sur l’intersection féconde entre les théories du développement cognitif, la science cognitive des religions (Cognitive Science of Religion, CSR) et la théorie de l’attachement.

Sur le plan cognitivo-développemental, l’instrument s’inscrit en rupture avec le modèle piagétien classique (Piaget, 1929) qui postulait que les jeunes enfants, prisonniers d’une pensée préopératoire magique ou égocentrique, ne pouvaient concevoir le divin que sous une forme anthropomorphique grossière et rigide. Les travaux contemporains menés en psychologie cognitive (notamment par Justin Barrett, Deborah Kelemen et Paul Bloom) ont démontré que les enfants possèdent très tôt un « dualisme intuitif » et un « raisonnement téléologique », les prédisposant à percevoir le monde comme intentionnellement ordonné et les esprits comme indépendants du corps physique. Les travaux de Sandra Bosacki sur la théorie de l’esprit (Theory of Mind, ToM) soutiennent que la compréhension des états mentaux d’autrui permet à l’enfant d’attribuer à Dieu des désirs, des connaissances et une capacité d’écoute invisible, sans que cela constitue une confusion psychopathologique ou un simple anthropomorphisme naïf.

Sur le plan socio-émotionnel, l’instrument mobilise la théorie de l’attachement appliquée à la religion, telle que théorisée par Lee Kirkpatrick et Pehr Granqvist. Dieu est conceptualisé par l’enfant comme une « figure d’attachement subsidiaire ou transcendante », servant de havre de sécurité (safe haven) en situation de détresse aiguë et de base sécurisante (secure base) pour explorer le monde et résoudre les défis intérieurs. Les travaux de Victoria Talwar et Kelsey Moore ont ainsi postulé que la prière chez l’enfant opère comme un mécanisme d’autorégulation socio-émotive, permettant la réévaluation cognitive et la modulation du stress physiologique lors d’expériences de vulnérabilité corporelle ou sociale.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la CSM a été établie à travers plusieurs phases successives combinant approches qualitatives et quantitatives rigoureuses (Moore, Talwar & Bosacki, 2012 ; Moore, 2015 ; Moore et al., 2016) :

  • Validité de contenu et d’apparence (Content & Face Validity) : Le pool initial d’items (composé de plus de 60 énoncés exploratoires) a été généré à partir d’entretiens qualitatifs semi-structurés menés auprès d’enfants canadiens issus de milieux confessionnels et laïques diversifiés (chrétiens, musulmans, juifs, non-affiliés). Les formulations ont été examinées par des comités d’experts en développement de l’enfant et soumises à des tests pilotes de compréhension cognitive auprès d’enfants de 6 à 11 ans afin d’éliminer toute ambiguïté lexicale ou syntaxique.
  • Validité de construit (Construct Validity) : Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires ont corroboré la structure tridimensionnelle hypothétique. Les trois facteurs expliquent une part substantielle de la variance totale, et les saturations factorielles des items sur leurs dimensions respectives dépassent systématiquement les seuils critiques standards (> 0,50).
  • Validité convergente : La CSM présente des corrélations positives statistiquement significatives avec des mesures établies du bien-être psychologique chez les enfants, des échelles de disposition à l’empathie, ainsi que des sous-échelles de coping actif. En particulier, la dimension Comfort montre une corrélation robuste avec le recours à des stratégies de recherche de soutien social et affectif.
  • Validité prédictive et clinique (groupes contrastés) : Les travaux doctoraux de Moore (2015) ont comparé un groupe de jeunes survivants d’un cancer pédiatrique à un groupe témoin d’enfants sains du même âge. Les résultats ont mis en évidence des scores significativement plus élevés sur l’échelle de Réconfort chez les enfants ayant traversé des protocoles oncologiques lourds, confirmant la validité écologique de l’instrument pour capturer l’activation du coping spirituel face au traumatisme médical et à la menace vitale.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de la CSM a été démontrée à travers une consistance interne remarquable et une stabilité temporelle satisfaisante lors des études de validation conduites par Moore et al. (2014, 2016) :

  • Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Les indices de consistance interne des trois sous-échelles de la version standard à 31 items atteignent d’excellents niveaux psychométriques :
    • Sous-échelle Réconfort (Comfort, 15 items) : α = 0,96, indiquant une homogénéité exceptionnelle des items mesurant la régulation affective et le recours à Dieu ;
    • Sous-échelle Omniprésence (Omnipresence, 9 items) : α = 0,91, témoignant d’une très forte cohérence dans l’évaluation de la transcendance et des capacités illimitées de Dieu ;
    • Sous-échelle Dualité (Duality, 4 items) : α = 0,81, attestant d’une fidélité robuste malgré un nombre restreint d’items.
  • Corrélations item-total : Les coefficients de corrélation item-total corrigés sont tous supérieurs à 0,45, confirmant que chaque énoncé contribue de façon substantielle et cohérente à son facteur théorique sans redondance inutile.
  • Fidélité test-retest : Chez un sous-échantillon d’enfants réévalués à un intervalle de quatre à six semaines en milieu scolaire stable, les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) oscillent entre 0,74 et 0,83, démontrant que l’échelle mesure des représentations spirituelles et des dispositions affectives stables plutôt que de simples fluctuations d’humeur passagères.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le développement psychométrique de la CSM a comporté des procédures poussées de réduction de données et de modélisation en équations structurelles :

Lors de la phase exploratoire initiale, un pool vaste de 64 items (conçu pour capter la variété des attitudes spirituelles, des croyances aux miracles, du scepticisme et des pratiques de prière) a été administré à un échantillon normatif d’enfants. Une analyse factorielle exploratoire (AFE) utilisant l’extraction en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin direct, compte tenu de l’interdépendance théorique des dimensions spirituelles) a été exécutée. Les critères de sédimentation de Cattell et la règle de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1,0) ont identifié un noyau robuste de trois composantes majeures capturant la plus grande part de la variance expliquée.

Les items présentant des saturations croisées élevées (> 0,30 sur plusieurs facteurs) ou des saturations primaires insuffisantes (< 0,40) ont été progressivement retirés pour aboutir à l’échelle épurée de 31 items. Sur cette version finale, les analyses factorielles confirmatoires (AFC) ont démontré des indices d’adéquation excellents au modèle à trois facteurs corrélés :

  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) ≥ 0,92 ;
  • Indice de fit comparatif (CFI) ≥ 0,94 ;
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) ≤ 0,055 (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,041 et 0,068).

Le facteur Comfort regroupe exclusivement des items liés au bien-être psychologique dérivé du divin (saturations factorielles allant de 0,61 à 0,88). Le facteur Omnipresence capture l’absence de frontières spatio-temporelles divines (saturations entre 0,55 et 0,82). Le facteur Duality isole spécifiquement les énoncés portant sur l’âme et la nature non matérielle de l’individu (saturations entre 0,58 et 0,79). Les corrélations inter-facteurs montrent une relation modérée à forte entre Comfort et Omnipresence (r ≈ 0,58), signifiant que les enfants percevant Dieu comme omniprésent et omniscient ont davantage tendance à trouver en lui une source active d’apaisement.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (auto-évaluation assistée par l’adulte pour les plus jeunes).
  • Population cible : Enfants d’âge scolaire, généralement de 6 à 12 ans (utilisable auprès d’échantillons communautaires et d’enfants hospitalisés ou en rémission médicale).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée sur tablette. Les items peuvent être lus à voix haute par l’examinateur si le niveau de décodage de lecture de l’enfant le requiert.
  • Nombre total d’items : 31 items composent l’instrument final validé (issu du pool exploratoire initial de 64 items numéroté dans les travaux de Moore et al.).
  • Structure des sous-échelles validées :
    • Réconfort (Comfort) : 15 items (items 1, 3, 5, 7, 9, 10, 11, 13, 14, 15, 16, 26, 28, 29 et 30).
    • Omniprésence (Omnipresence) : 9 items (items 12, 17, 18, 19, 21, 22, 23 et 24 [avec l’item 20 lié au dualisme]).
    • Dualité (Duality) : 4 items (items 20, 25, 27 et 31).
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 5 points adaptée au développement de l’enfant :
    • Strongly Agree (Fortement d’accord)
    • Agree (D’accord)
    • I do not Agree or Disagree (Ni d’accord ni pas d’accord / Neutre)
    • Disagree (Pas d’accord)
    • Strongly Disagree (Fortement pas d’accord)
  • Procédure de cotation :
    • Les options sont habituellement cotées de 5 (Strongly Agree) à 1 (Strongly Disagree) pour les items orientés positivement.
    • Items inversés (*) : Les énoncés négatifs ou exprimant des limitations cognitives (notamment les items 18, 21, 22, 24, 25, 27* et 31 dans la numérotation originale) doivent faire l’objet d’une inversion de cotation (1 = 5, 2 = 4, 3 = 3, 4 = 2, 5 = 1) avant le calcul des moyennes dimensionnelles.
    • Les scores sont calculés par sous-échelle sous forme de moyenne ou de score cumulé brut. Des scores élevés reflètent un recours plus marqué au réconfort spirituel, une attribution plus nette de l’omniprésence divine ou une adhésion plus forte au dualisme corps-âme.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement : 2014 (premières présentations empiriques) ; révision et publication scientifique définitive en 2016.
  • Titularité des droits d’auteur : Kelsey Moore, Carlos Gomez-Garibello, Sandra Bosacki et Victoria Talwar.
  • Conditions d’accès et tarif : L’instrument a été publié dans la revue scientifique à accès libre Religions (MDPI) et documenté dans la thèse doctorale de McGill University. Il est mis à disposition gratuitement pour la recherche académique, l’évaluation universitaire et les travaux cliniques non commerciaux.
  • Autorisation d’utilisation : Aucune redevance n’est exigée. Les auteurs demandent de citer les publications originales de référence pour toute utilisation, communication de données ou adaptation transculturelle. Les équipes cliniques et chercheurs souhaitant traduire ou utiliser l’échelle sont invités à contacter les auteurs principaux (Université McGill / Université Brock) pour assurer le respect des protocoles standardisés.

12. Références / References

  • Moore, K., Talwar, V., & Bosacki, S. (2012). Canadian children’s perceptions of spirituality: Diverse voices. International Journal of Children’s Spirituality, 17(3), 217–234. https://doi.org/10.1080/1364436X.2012.742040
  • Moore, K., Talwar, V., & Bosacki, S. (2014, mai). Children’s spiritual diversity: An initial exploration of children’s understanding of spirituality. Poster présenté à Development 2013/2014, Ottawa, ON, Canada.
  • Moore, K. (2015). The Development of a Children’s Spirituality Measure and The Exploration of the Role of Spirituality in the Lives of Childhood Cancer Survivors and a Healthy Comparison Group (Doctoral dissertation, McGill University, Montreal, Canada). Repéré à l’adresse : McGill DigiTool Repository
  • Moore, K., Gomez-Garibello, C., Bosacki, S., & Talwar, V. (2016). Children’s Spiritual Lives: The Development of a Children’s Spirituality Measure. Religions, 7(8), 95, 1–11. https://doi.org/10.3390/rel7080095
  • Piaget, J. (1929). The Child’s Conception of the World. Harcourt, Brace & World.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format: Strongly Agree, Agree, I do not Agree or Disagree, Disagree, Strongly Disagree

  1. I pray to God or talk to God when I feel sad
  2. There is no point in asking God for help because you have to do things by yourself
  3. I ask God for help
  4. People have to make themselves happy without God in their life
  5. God helps me by making me feel strong
  6. I can solve my own problems without God’s help
  7. I pray to God or talk to God when I feel sad or worried about something
  8. I have my own thoughts and ideas without God’s help
  9. I pray to God or talk to God because I want to thank God for all of the good things in my life
  10. God listens to my thoughts and wishes
  11. God can make people feel better
  12. God always knows how I feel‚ even without talking
  13. God keeps people company when they feel sad and lonely
  14. When I think about God‚ I feel happy
  15. I make wishes to God and the wishes come true
  16. I pray to God or talk to God when someone is sick or when someone dies
  17. God is everywhere in the world and watches over everybody
  18. God will never know what I am thinking to myself*
  19. I think God listens to everyone
  20. Every person has a body and something inside them‚ like a soul or spirit
  21. There are too many in the world for God to know all of them*
  22. There are too many people in the world for God to listen to*
  23. God cr‎eated all the people in the world and knows all of them
  24. It is impossible for God to watch over everybody*
  25. People do not have a soul or a spirit*
  26. When I want to feel better‚ I talk or pray to God
  27. I think that people have something like a soul or a spirit‚ that lives inside them*
  28. God helps me by giving me advice
  29. God helps me by making me think of new ideas
  30. When I pray to God or talk to God I feel better about things
  31. Everyone has a body‚ but ha‎ving a soul or a spirit is fake*
  32. I feel bad when people make jokes about God
  33. I feel unhappy when I think about God
  34. I pray to God or talk to God when I feel sad or worried about something
  35. There is no point in asking God for help because you have to do things by yourself
  36. God can do miracles—God can cure people and do things that are not humanly possible
  37. The world was cr‎eated by accident
  38. I think that people have a soul or a spirit that lives inside them
  39. God will never know my thoughts and wishes
  40. I think girls like God more
  41. Talking to God about my problems makes me feel worse
  42. God keeps people company when they feel sad and lonely
  43. I can solve problems without God helping me
  44. I make wishes to God and the wishes come true
  45. It is impossible for God to watch over everybody
  46. When people die‚ their soul or spirit stays alive and lives with God
  47. God will never know what I am thinking to myself
  48. It is okay that people in different countries pray to different Gods
  49. Talking or praying to God makes me feel worse about things
  50. I pray to God or talk to God when someone is sick or when someone dies
  51. I have my own thoughts and ideas without God’s help
  52. A reason I pray or talk to God is to wish for things
  53. There are too many people in the world for God to know all of them
  54. I think spirits live with God
  55. There are too many people in the world for God to listen to
  56. I feel okay knowing that some people do not believe in God
  57. God can make people feel better
  58. I pray to God or talk to God when I feel sad
  59. I would never ask God to help me feel strong
  60. I pray to God or talk to God because I want to thank him for all of the good things in my life
  61. People cr‎eated the world and everything in it
  62. Everyone has a body and a spirit
  63. God only listens to people when God feels like it
  64. Some people make jokes about God and that’s okay

* Indicates reverse-scored items.

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Looti, M. (2026, octobre 1). Mesure de la spiritualité des enfants. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-la-spiritualite-des-enfants-csm/
Looti, Mohammed. “Mesure de la spiritualité des enfants.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-la-spiritualite-des-enfants-csm/.
Looti, Mohammed. “Mesure de la spiritualité des enfants.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-la-spiritualite-des-enfants-csm/.