1. Résumé
La Mesure de la disponibilité émotionnelle parentale de Lum (couramment désignée par l’acronyme anglophone LEAP, pour Lum Emotional Availability of Parents) est un instrument psychométrique auto-rapporté de référence conçu pour évaluer la perception qu’ont les enfants, adolescents et jeunes adultes de la réceptivité affective et du soutien manifestés par leurs figures parentales. Développé initialement par Janine J. Lum et Vicky Phares (2005 ; voir également Lum & Phares, 2004), cet outil comble un manque critique dans l’évaluation psychologique des dynamiques intrafamiliales en se concentrant spécifiquement sur le concept de disponibilité émotionnelle, un construit intégratif situé au carrefour de la théorie de l’attachement et des modèles de soutien social perçu.
Le questionnaire est composé de 15 items concis, administrés de manière distincte pour la mère et pour le père (permettant d’obtenir un score pour la disponibilité émotionnelle maternelle et un score pour la disponibilité émotionnelle paternelle). Les participants indiquent la fréquence des comportements parentaux sur une échelle de Likert en 6 points, allant de 1 (« Jamais / Never ») à 6 (« Toujours / Always »). Bien que le construit conceptuel s’articule autour de trois facettes fondamentales théorisées dans la littérature — à savoir la sensibilité émotionnelle, la réactivité (responsivité) et le soutien affectif —, les analyses factorielles révèlent une structure unifactorielle robuste et parcimonieuse pour chaque parent, reflétant un sentiment global et cohérent de disponibilité affective parentale perçue.
Sur le plan des qualités psychométriques, l’échelle LEAP démontre une consistance interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach systématiquement supérieurs à 0,90 (souvent compris entre 0,94 et 0,96 pour la forme mère comme pour la forme père). La fidélité test-retest à moyen terme témoigne d’une excellente stabilité temporelle. La validité convergente et prédictive a été solidement documentée dans des contextes cliniques et non cliniques : des scores faibles à la LEAP sont significativement associés à des troubles de l’internalisation (dépression, anxiété), des troubles des conduites alimentaires chez l’adolescent, ainsi qu’à une faible estime de soi. En somme, la LEAP s’impose comme un instrument économique, fiable et polyvalent pour la recherche développementale et la pratique clinique d’orientation familiale.
2. Mots-clés
Disponibilité émotionnelle parentale, LEAP, attachement parent-enfant, relation mère-adolescent, relation père-adolescent, soutien social perçu, réactivité parentale, psychopathologie développementale, évaluation psychométrique, sensibilité parentale.
3. Auteurs
L’échelle a été développée et validée par :
- Janine J. Lum, Ph.D. — Docteure en psychologie clinique, Department of Psychology, University of South Florida (USF), Tampa, Floride, États-Unis. Ses travaux portent sur les interactions familiales, l’adaptation psychosociale des adolescents et l’étiologie relationnelle des troubles du comportement alimentaire.
- Vicky Phares, Ph.D. — Professeure titulaire de psychologie clinique, Directrice du Family Research Group, Department of Psychology, University of South Florida (USF), Tampa, Floride, États-Unis. Chercheuse mondialement reconnue pour ses travaux pionniers sur l’implication des pères dans la psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent, la dynamique familiale et les méthodologies d’évaluation des relations parents-enfants. Courriel académique :
[email protected].
4. Objectif
L’objectif fondamental de la Mesure de la disponibilité émotionnelle parentale de Lum (LEAP) est de quantifier de manière standardisée et directe la mesure dans laquelle les jeunes perçoivent leurs parents comme étant émotionnellement connectés, accessibles, bienveillants et prêts à intervenir face à leurs détrresses affectives. Historiquement, la recherche sur les relations parents-enfants s’est heurtée à deux écueils méthodologiques : d’une part, une focalisation quasi-exclusive sur la relation maternelle au détriment de la figure paternelle ; d’autre part, le recours prédominant à de longues observations comportementales de laboratoire (telles que le protocole de disponibilité émotionnelle de Biringen) qui, bien que rigoureuses pour la petite enfance, s’avèrent difficilement applicables à grande échelle ou auprès d’adolescents en quête d’autonomie psychologique.
Applications en recherche
Dans le domaine de la psychopathologie développementale, la LEAP est largement employée pour étudier les mécanismes par lesquels la qualité perçue du lien parental modère ou médie l’émergence de perturbations psychologiques. L’outil permet d’analyser distinctement l’influence différentielle de la mère et du père. Des études longitudinales et transversales utilisent la LEAP pour explorer :
- Les liens entre carence affective perçue et émergence de conduites à risque (consommation de substances, comportements sexuels précoces, automutilations non suicidaires).
- L’étiologie des troubles du comportement alimentaire (anorexie mentale, boulimie, hyperphagie boulimique), où la disponibilité émotionnelle parentale agit souvent comme un facteur de protection contre le recours à la restriction ou à la purge comme régulateurs d’affects intolérables (Lum & Phares, 2005).
- La transmission intergénérationnelle des patrons d’attachement et des compétences de régulation émotionnelle.
Applications cliniques
En pratique clinique, notamment en thérapie familiale systémique, en pédopsychiatrie et en conseil parental, la LEAP offre une cartographie claire de l’alliance affective entre l’adolescent et chacune de ses figures parentales. L’inventaire permet de repérer rapidement si l’adolescent éprouve un sentiment d’isolement ou d’incompréhension vis-à-vis d’un parent en particulier, ou des deux. Il sert également d’indicateur objectif d’efficacité thérapeutique : administré avant et après une intervention basée sur l’attachement ou une formation aux compétences parentales (parent training), il met en évidence les changements qualitatifs perçus dans la posture d’accueil et d’empathie des parents au domicile.
5. Construit psychologique
Le construit de disponibilité émotionnelle (Emotional Availability) capture la qualité globale d’une relation dyadique affectivement sécurisante. Contrairement à des notions plus larges de style parental (comme l’autorité démocratique ou autoritaire théorisée par Baumrind), la disponibilité émotionnelle s’ancre dans le ressenti affectif subjectif de l’enfant concernant l’accessibilité psychologique de l’adulte. Bien que le LEAP produise un score global unifactoriel pour chaque parent, le modèle théorique sous-jacent articulé par Lum et Phares englobe trois composantes synergiques indispensables :
1. La sensibilité parentale (Sensitivity)
La sensibilité renvoie à la capacité du parent à décoder avec exactitude, finesse et sans distorsion projective les signaux émotionnels verbaux et non verbaux émis par son enfant. Un parent émotionnellement disponible perçoit les signes subtils de vulnérabilité, d’anxiété ou de tristesse, même lorsque l’adolescent tente de masquer son état interne sous une façade d’irritabilité ou de détachement. Cette dimension est illustrée dans la LEAP par des items évaluant si le parent fait preuve de compréhension empathique et s’il s’intéresse sincèrement au monde intérieur du jeune (par exemple, « Shows a genuine interest in me », « Is understanding »).
2. La réactivité parentale (Responsiveness)
La réactivité correspond à la disposition et à l’action bienveillante du parent en réponse aux signaux détectés. Il ne suffit pas de percevoir que l’enfant est bouleversé ; le parent doit se rendre disponible pour engager un dialogue constructif et apaisant. La réactivité implique une attitude d’ouverture sans jugement, où le parent prend l’initiative d’échanger et consacre du temps de qualité à l’enfant. Dans l’échelle LEAP, cette composante se traduit par la promptitude à engager la communication et à accorder une attention exclusive (par exemple, « Is available to talk at any time », « Spends extra time with me just because she/he wants to know about my interests »).
3. Le soutien affectif (Supportiveness)
Le soutien affectif décrit l’aptitude parentale à fournir un étayage réconfortant qui restaure la sécurité émotionnelle de l’enfant lors des moments de crise ou de découragement. Cette facette englobe la valorisation de la valeur propre de l’enfant, la validation de ses idées et l’expression active de tendresse et d’estime. L’adolescent intériorise ainsi le sentiment d’être désiré, valorisé et soutenu de façon inconditionnelle. Des items représentatifs incluent « Consoles me when I am upset », « Values my input », et « Makes me feel wanted ».
6. Cadre théorique
L’architecture conceptuelle de la LEAP repose principalement sur la convergence de la théorie de l’attachement formulée par John Bowlby et Mary Ainsworth, et des modèles de développement socio-affectif de l’adolescence développés par Robert Emde et Zeynep Biringen.
L’héritage bowlbyen : la base de sécurité et le havre de sécurité
Selon John Bowlby (1969, 1988), le système d’attachement humain est conçu pour maintenir la proximité avec des figures protectrices en cas de danger ou de détresse. Pour que l’adolescent puisse explorer le monde social extérieur et développer son autonomie, il a impérativement besoin d’une « base de sécurité » (secure base) à partir de laquelle s’élancer, et d’un « havre de sécurité » (safe haven) vers lequel refluer en cas de détresse affective. La disponibilité émotionnelle perçue est le moteur psychologique qui alimente la formation des modèles internes opérants (MIO) sécures : si le jeune perçoit ses parents comme émotionnellement accessibles et compréhensifs, il intériorise l’idée qu’il est digne d’amour et que le monde extérieur est abordable avec confiance.
L’évolution du concept de disponibilité émotionnelle
Le terme de « disponibilité émotionnelle » a été initialement introduit par Margaret Mahler dans ses études sur la séparation-individuation, puis conceptualisé de manière opérationnelle par Emde (1980) pour décrire l’ambiance affective partagée au sein de la dyade parent-nourrisson. Plus tard, Biringen et ses collègues (1991, 2000) ont formalisé le système des Échelles de Disponibilité Émotionnelle (EA Scales) sous forme de grilles d’observation de jeu libre dyadique. Toutefois, le passage à l’adolescence modifie radicalement la nature des interactions : l’attachement ne se manifeste plus par une proximité physique permanente, mais par une proximité psychologique et communicative. Lum et Phares (2005) ont donc adapté ce paradigme observationnel sous forme d’un questionnaire auto-rapporté ciblant l’expérience phénoménologique de l’adolescent, conférant ainsi une voix directe au jeune sur la qualité de sa relation avec chacun de ses parents.
7. Validité
La validité de la LEAP a fait l’objet d’évaluations méthodologiques rigoureuses au cours de vastes programmes de recherche auprès d’échantillons d’adolescents scolarisés et d’étudiants universitaires (Lum & Phares, 2004, 2005 ; Short & Phares, 2013).
Validité convergente
La validité convergente a été démontrée par des corrélations fortes et significatives avec des mesures établies du fonctionnement familial et de l’attachement :
- Les scores à la LEAP présentent des corrélations positives élevées (généralement r compris entre 0,65 et 0,82, p < 0,001) avec les sous-échelles de chaleur parentale, de soutien et de communication du Parental Bonding Instrument (PBI ; Parker et al.) et de l’Inventory of Parent and Peer Attachment (IPPA ; Armsden & Greenberg).
- Une association positive modérée à forte est observée avec l’estime de soi globale mesurée par l’échelle de Rosenberg (r variant de 0,35 à 0,48).
Validité discriminante
La LEAP démontre une excellente validité discriminante vis-à-vis des construits de surprotection, d’intrusion ou de contrôle psychologique parental. Les corrélations entre la disponibilité émotionnelle perçue et les dimensions de contrôle coercitif ou de rejet parental sont négatives et hautement significatives (r allant de -0,40 à -0,62, p < 0,001), prouvant que l’instrument capture bien la bienveillance et l’accessibilité affective plutôt qu’un engagement parental étouffant ou anxiogène.
Validité de critère et prédictive
La validité prédictive de la LEAP est particulièrement robuste en ce qui concerne la psychopathologie de l’adolescent. Les analyses de régression multiple montrent que la disponibilité émotionnelle parentale prédit de manière unique la variance des symptômes d’intériorisation et d’extériorisation, au-delà des variables sociodémographiques :
- Troubles des conduites alimentaires : Dans l’étude séminale de Lum et Phares (2005), une faible disponibilité émotionnelle maternelle et paternelle prédisait significativement des scores élevés aux échelles d’anorexie et de boulimie (EDI), la disponibilité paternelle jouant un rôle protecteur distinct et souvent sous-estimé.
- Dépression et anxiété : Une disponibilité parentale basse est un prédicteur robuste d’affects dépressifs mesurés par le BDI (Beck Depression Inventory) ou le CDI (Children’s Depression Inventory).
8. Fidélité
Les études psychométriques successives attestent que la LEAP possède d’excellentes qualités métrologiques en termes de précision de mesure.
Consistance interne
L’homogénéité des 15 items composant l’instrument est remarquable pour les deux versions (maternelle et paternelle) :
- Version Mère : Les coefficients alpha de Cronbach (α) rapportés dans l’échantillon initial de validation (Lum & Phares, 2005) s’élèvent à 0,95. Les réplications ultérieures dans des échantillons variés oscillent régulièrement entre 0,93 et 0,96.
- Version Père : Le coefficient alpha de Cronbach (α) atteint 0,96 dans les études princeps, confirmant une cohérence interne tout aussi élevée pour la figure paternelle.
- Les corrélations item-total corrigées dépassent systématiquement le seuil critique de 0,60 pour la quasi-totalité des items, la majorité se situant entre 0,70 et 0,85.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
La fiabilité test-retest a été examinée sur des intervalles de deux à quatre semaines auprès d’adolescents et de jeunes adultes. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de corrélation de Pearson s’établissent à des valeurs supérieures à 0,85 (généralement r = 0,87 pour la mère et r = 0,89 pour le père), témoignant que l’instrument capte des représentations relationnelles relativement stables dans le temps tout en restant sensible aux interventions cliniques ciblées.
9. Analyse factorielle
Lors de la conception de la LEAP, Janine Lum et Vicky Phares ont initialement modélisé l’échelle autour de trois dimensions théoriques distinctes : la sensibilité, la responsivité et le soutien affectif. Cependant, les analyses statistiques ont apporté des clarifications déterminantes quant à la structure réelle des données.
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Des analyses factorielles en composantes principales (avec rotations orthogonales Varimax et obliques Promax) ont été menées séparément sur les évaluations maternelles et paternelles :
- Pour les deux versions, le test d’éboulis de Cattell et le critère de Kaiser-Guttman (valeurs propres supérieures à 1) ont clairement révélé la prédominance d’un seul facteur dominant.
- Ce facteur unifactoriel unique explique à lui seul plus de 60 % à 68 % de la variance totale des scores (selon les cohortes).
- Toutes les saturations factorielles (factor loadings) des 15 items sont extrêmement élevées, s’échelonnant de 0,68 à 0,89. L’item 12 (« Is emotionally available to me ») présente de manière cohérente l’une des saturations les plus fortes sur ce facteur global, validant son statut d’item pivot.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Les modélisations par équations structurelles ont comparé le modèle unifactoriel à un modèle à trois facteurs corrélés (sensibilité, réactivité, soutien). Les résultats d’AFC ont montré que les corrélations entre les trois facteurs théoriques dépassaient 0,90, indiquant une multicollinéarité extrême. Par conséquent, les indices d’ajustement soutiennent fermement la supériorité d’une solution globale unifactorielle pour chaque parent, garantissant une utilisation simple et sans ambiguïté par calcul d’un score total composite de disponibilité émotionnelle.
10. Instrument de mesure
Les caractéristiques opérationnelles de la LEAP se présentent comme suit :
- Type d’instrument : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (self-report questionnaire).
- Population cible : Enfants scolarisés, adolescents (dès 11-12 ans) et adultes évaluant rétrospectivement ou actuellement la relation avec leurs parents.
- Nombre d’items : 15 items identiques évalués deux fois (une fois pour la mère ou figure maternelle, une fois pour le père ou figure paternelle), soit un total de 30 réponses.
- Format de réponse : Échelle de Likert à 6 points ordonnée comme suit :
- 1 = Jamais (Never)
- 2 = Rarement (Rarely)
- 3 = Parfois (Sometimes)
- 4 = Souvent (Often)
- 5 = Très souvent (Very Often)
- 6 = Toujours (Always)
- Cotation et calcul des scores :
- Tous les items sont formulés dans le sens positif : il n’y a aucun item inversé.
- Le score pour la mère s’obtient en additionnant les réponses aux 15 items maternels (étendue possible de 15 à 90 points).
- Le score pour le père s’obtient en additionnant les réponses aux 15 items paternels (étendue possible de 15 à 90 points).
- Alternativement, un score moyen d’item (allant de 1,00 à 6,00) peut être calculé en divisant le total par 15 pour faciliter l’interprétation clinique directe. Des scores élevés reflètent une grande disponibilité émotionnelle perçue.
- Temps de passation : Environ 5 à 10 minutes pour compléter l’ensemble des deux volets (mère et père).
11. Permissions, Tarifs et Année du test
L’échelle a été publiée et formalisée dans la littérature scientifique en 2004 (validation dans le cadre de communications et études sur les adolescents) et 2005 (publication majeure dans le Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment) :
- Statut des droits d’auteur : Le questionnaire a été diffusé par ses auteures dans le domaine académique à des fins de recherche fondamentale et de pratique clinique non commerciale.
- Tarifs : L’utilisation du questionnaire est gratuite pour les chercheurs, les universitaires et les cliniciens travaillant dans le cadre de projets d’évaluation indépendants.
- Conditions d’utilisation et permissions : Bien qu’en libre accès dans les articles scientifiques originaux et les manuels d’évaluation familiale (Simmons & Lehmann, 2013), toute utilisation nécessite la citation appropriée des articles sources de Lum et Phares. Pour les projets nécessitant des traductions formelles ou des adaptations transculturelles, il est recommandé de contacter le Family Research Group de l’Université de South Florida.
12. Références
Les publications fondatrices et études associées relatives à la LEAP comprennent :
- Ainsworth, M. D. S., Blehar, M. C., Waters, E., & Wall, S. (1978). Patterns of attachment: A psychological study of the strange situation. Lawrence Erlbaum Associates.
- Armsden, G. C., & Greenberg, M. T. (1987). The inventory of parent and peer attachment: Individual differences and their relationship to psychological well-being in adolescence. Journal of Youth and Adolescence, 16(5), 427–454. https://doi.org/10.1007/BF02138822
- Biringen, Z., & Robinson, J. (1991). Emotional availability in mother-child interactions: A reconceptualization for research. American Journal of Orthopsychiatry, 61(2), 258–271. https://doi.org/10.1037/h0079238
- Bowlby, J. (1988). A secure base: Parent-child attachment and healthy human development. Basic Books.
- Lum, J. J., & Phares, V. (2004). Measuring parental emotional availability to adolescents: Validation of the Lum Emotional Availability of Parents (LEAP) scale. Journal of Family Psychology, 18(3), 461–473. https://doi.org/10.1037/0893-3200.18.3.461
- Lum, J. J., & Phares, V. (2005). Assessing the emotional availability of parents. Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment, 27(3), 211–226. https://doi.org/10.1007/s10862-005-0637-3
- Lum, J. J., & Phares, V. (2005). Parental emotional availability and adolescent eating disturbances. Journal of Youth and Adolescence, 34(1), 89–101. https://doi.org/10.1007/s10964-005-1338-1
- Short, J. L., & Phares, V. (2013). Lum Emotional Availability of Parents. In C. A. Simmons & P. Lehmann (Eds.), Tools for Strengths-Based Assessment and Evaluation (pp. 426–427). Springer Publishing Company.
13. Questions et items du questionnaire
Please rate your MOTHER’S and FATHER’S behavior by circling your answer.
Response options:
1 = Never
2 = Rarely
3 = Sometimes
4 = Often
5 = Very Often
6 = Always
- Supports me
- Consoles me when I am upset (example: Makes me feel better when I amupset)
- Shows she/he cares about me
- Shows a genuine interest in me (example: pays attention and is curious about me)
- Remembers things that are important to me
- Is available to talk at any time
- Asks questions in a caring manner
- Spends extra time with me just because she/he wants to know about my interests
- Is willing to talk about my troubles
- Pursues talking with me about my interests (example: tries to talk to me about what I like)
- Values my input (example: cares about my ideas)
- Is emotionally available to me
- Makes me feel wanted
- Praises me (example: tells me good things about myself)
- Is understanding