1. Résumé / Abstract
La Mesure de la cohérence de soi (initialement développée en langue anglaise sous le titre Measure of Self-Consistency par Kenneth J. Gergen et Stanley J. Morse en 1967) est un instrument psychométrique novateur conçu pour quantifier le degré d’intégration, de compatibilité perçue et d’harmonie interne au sein de la structure du concept de soi d’un individu. Contrairement aux échelles d’évaluation globales conventionnelles reposant sur des échelles de type Likert unidimensionnelles, cet instrument adopte une approche combinée idiographique et nomothétique. Le protocole opérationnel exige du répondant qu’il sélectionne tout d’abord dix traits de personnalité descriptifs majeurs au sein de deux listes standardisées contenant chacune 17 descripteurs : cinq traits issus d’une liste de caractéristiques positives (Liste I) et cinq traits issus d’une liste de caractéristiques négatives (Liste II). Ces dix descripteurs sélectionnés sont ensuite disposés selon une matrice croisée de 10 × 10, nécessitant 45 jugements d’appariement indépendants.
Chaque dyade de traits est évaluée au moyen d’une échelle ordinale en quatre points allant de 0 (« généralement compatibles », ne se contredisent pas et vont de pair) à 3 (« incompatibles », mutuellement contradictoires). Le score composite obtenu reflète le niveau global de dissonance cognitive interne ou, inversement, la cohérence structurelle du soi. Les études initiales de Gergen et Morse (1967) ainsi que les expérimentations ultérieures sur la comparaison sociale (Morse & Gergen, 1970) ont démontré une excellente consistance interne du score matriciel, une fidélité test-retest substantielle, ainsi qu’une validité prédictive remarquable face aux fluctuations de l’estime de soi induites par des contextes sociaux déstabilisants. Cet instrument constitue un jalon méthodologique fondamental pour l’étude de l’intégrité du soi, de la flexibilité psychologique et des théories de la consistance cognitive.
2. Mots-clés / Keywords
Cohérence de soi, concept de soi, consistance cognitive, Kenneth Gergen, Stanley Morse, matrice d’évaluation, dissonance cognitive, structure identitaire, évaluation ipsative, compatibilité des traits, psychométrie, comparaison sociale.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé par deux figures majeures de la psychologie sociale contemporaine :
- Kenneth J. Gergen, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à Swarthmore College (Pennsylvanie, États-Unis). Kenneth Gergen est internationalement reconnu comme l’un des pères fondateurs du constructionnisme social en psychologie. Ses travaux pionniers des années 1960 et 1970 portaient sur la dynamique du concept de soi, la présentation de soi stratégique et la multiplicité des identités.
- Stanley J. Morse, Ph.D. : Chercheur et professeur de psychologie sociale affilié au cours de sa carrière à l’Université de New York, à l’Université Flinders et à diverses institutions internationales. Ses recherches se sont concentrées sur les processus de comparaison sociale, les déterminants de l’estime de soi en contexte compétitif et l’évaluation des attitudes sociopolitiques.
4. Objectif / Purpose
Le développement de la Mesure de la cohérence de soi répondait à un vide méthodologique et théorique crucial dans la psychologie de la personnalité et la psychologie sociale du milieu du XXe siècle. Alors que les théories de la personnalité dominantes (notamment celles de Prescott Lecky, Carl Rogers et Leon Festinger) postulaient que l’être humain possède un besoin fondamental de maintenir un concept de soi unifié et harmonieux, les outils empiriques existants se bornaient quasi exclusivement à mesurer le contenu ou la valence du soi (par exemple, le niveau global d’estime de soi) plutôt que son organisation architecturale interne.
L’objectif fondamental de Gergen et Morse était d’opérationnaliser la notion de structure du soi : dans quelle mesure les différents attributs qu’un individu s’assigne sont-ils perçus par ce dernier comme mutuellement cohérents et compatibles, ou au contraire comme contradictoires et fragmentés ?
Applications en recherche fondamentale et expérimentale
En psychologie sociale expérimentale, cet instrument a été initialement élaboré pour examiner la sensibilité différentielle des individus aux rétroactions environnementales et aux comparaisons sociales. Par exemple, dans la célèbre expérience de Morse et Gergen (1970) impliquant une interaction avec un compère valorisant (« Mr. Clean ») ou dévalorisant (« Mr. Dirty »), la cohérence de soi s’est avérée être une variable modératrice clé : les sujets possédant une cohérence interne élevée démontrent une résistance accrue aux fluctuations induites par autrui, tandis que ceux présentant une forte incohérence interne voient leur estime de soi varier de manière dramatique sous l’influence du contexte immédiat.
Applications cliniques et diagnostiques
Bien que conçu à des fins de recherche fondamentale, le format matriciel de Gergen et Morse offre des perspectives diagnostiques d’une grande valeur clinique. Il permet d’évaluer le degré de morcellement de l’identité, l’intégration des aspects ombre/lumière de la personnalité (traits positifs versus négatifs), et peut servir d’indicateur des conflits intrapsychiques dans les troubles de la personnalité caractérisés par un clivage ou une diffusion de l’identité, tels que le trouble de la personnalité borderline. De plus, il offre aux thérapeutes un support d’exploration narrative pour analyser la manière dont le patient négocie la coexistence de traits apparemment contradictoires (par exemple, « indépendant » et « influençable »).
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré est la cohérence de soi (self-consistency), définie comme le degré auquel la structure cognitive de l’auto-définition d’un individu est perçue par lui-même comme exempte de contradictions internes, d’incompatibilités sémantiques ou de paradoxes comportementaux. Ce construit ne doit pas être confondu avec la valence du soi (l’estime de soi positive ou négative) ni avec la certitude du concept de soi (la clarté avec laquelle un individu affirme posséder un trait spécifique).
Structure multidimensionnelle sous-jacente
Bien que la matrice génère un indice global d’incohérence, le construit s’articule autour de trois sous-systèmes de compatibilité relationnelle au sein de la matrice :
- La cohérence intra-positive (dyades Positif-Positif) : Elle évalue l’harmonie perçue entre les cinq traits favorables retenus par le participant (par exemple, la relation perçue entre « Ambitieux » et « Généreux » ou « Cautious » et « Adventurous »). Une faible cohérence à ce niveau indique que même les facettes valorisées du soi sont vécues comme antagonistes.
- La cohérence intra-négative (dyades Négatif-Négatif) : Elle mesure la manière dont les traits négatifs reconnus s’articulent entre eux (par exemple, la compatibilité perçue entre « Impatient » et « Lazy »). Cette sous-dimension met en lumière la cohérence du répertoire des faiblesses perçues.
- La cohérence inter-valences (dyades Positif-Négatif) : Représentant 25 des 45 comparaisons de la matrice, cette dimension constitue le cœur battant de la consistance du soi. Elle jauge la capacité du système cognitif individuel à intégrer des forces et des vulnérabilités sans rupture logique (par exemple, la compatibilité subjective entre « Independent » et « Easily influenced »). C’est sur ce sous-ensemble que les tensions psychologiques et les dissonances atteignent leur intensité maximale.
Un score élevé d’incohérence traduit un sentiment de fragmentation identitaire où les différentes parties du soi s’annulent mutuellement, induisant une vulnérabilité accrue au doute de soi, à l’anxiété et à l’instabilité comportementale.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
La Mesure de la cohérence de soi s’enracine directement dans les grands paradigmes de la consistance cognitive qui ont dominé la psychologie sociale et cognitive des années 1950 et 1960. Quatre corpus théoriques majeurs soutiennent l’architecture conceptuelle de l’outil :
1. La théorie de la consistance du soi de Prescott Lecky
Dans son ouvrage classique Self-Consistency: A Theory of Personality (1945), Prescott Lecky a posé que le motif organisateur primordial de toute l’activité psychique n’est ni la recherche du plaisir ni la décharge pulsionnelle, mais la préservation de l’harmonie interne du système d’idées de l’individu. Tout nouvel élément d’information ou trait comportemental n’est accepté que s’il est compatible avec le système préexistant d’attitudes envers soi-même. Gergen et Morse ont opérationnalisé cette hypothèse fondamentale en concevant un dispositif quantifiant précisément l’harmonie mutuelle des traits admis dans le système.
2. La théorie de la dissonance cognitive de Leon Festinger
Selon Leon Festinger (1957), la présence simultanée de cognitions qui s’opposent psychologiquement (« je suis une personne prudente » vs « je suis une personne aventureuse ») génère un état aversif de tension (dissonance) motivant l’individu à modifier ses cognitions ou à rationaliser l’écart. L’outil de Gergen et Morse permet de cartographier directement l’état de dissonance structurelle installée au cœur même du concept de soi.
3. La théorie de l’équilibre de Fritz Heider et la congruence de Rogers
L’approche s’inscrit également dans le prolongement de la théorie de l’équilibre cognitif de Fritz Heider (1958) et des conceptions humanistes de Carl Rogers (1951). Rogers soutenait que l’incongruence entre différentes expériences de soi ou entre le soi réel et le soi idéal engendre une vulnérabilité psychologique et de l’anxiété névrotique. L’instrument de Gergen et Morse capte cette incongruence non pas à travers un décalage soi-réel/soi-idéal, mais à travers la friction interne au sein du soi-réel perçu.
4. La vision dialectique émergente de Kenneth Gergen
Il est fascinant de noter que cet instrument a été conçu au moment même où Kenneth Gergen commençait à développer ses interrogations critiques à l’égard du modèle d’un soi monolithique et unifié. Gergen utilisera précisément ces données empiriques pour montrer que les individus présentent en réalité des niveaux variables de cohérence, et que l’incohérence apparente peut aussi refléter une capacité adaptative de polymorphisme social face à des exigences contextuelles changeantes.
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques et les preuves de validité de la Mesure de la cohérence de soi reposent sur les investigations initiales de Gergen et Morse (1967), les monographies de l’Institute for Social Research de l’Université du Michigan (Robinson & Shaver, 1969) et l’étude expérimentale de Morse et Gergen (1970).
Validité de construit
La validité de construit a été établie en vérifiant que le score matriciel ne constitue pas un simple artefact de la désirabilité sociale ou de l’estime de soi. En imposant la sélection obligatoire de cinq traits strictement positifs et de cinq traits strictement négatifs, l’instrument contrôle mathématiquement l’effet de halo positif ou négatif : chaque participant, quel que soit son niveau d’auto-évaluation, travaille sur une structure standardisée de dix traits équilibrés en valence. Les analyses ont démontré que la corrélation entre le score de cohérence et l’échelle d’estime de soi globale de Rosenberg ou l’inventaire de Coopersmith reste modérée (variant généralement entre r = 0,25 et r = 0,38), confirmant que la cohérence structurelle représente une dimension distincte du sentiment de valeur personnelle.
Validité convergente et discriminante
La validité convergente s’exprime par des corrélations significatives avec des mesures de certitude identitaire, d’intégration de l’ego et de faible anxiété manifeste (évaluée par l’échelle d’anxiété de Taylor). Les individus affichant un fort score d’incompatibilité entre leurs traits rapportent des niveaux significativement plus élevés de conflit intrapsychique, d’ambivalence décisionnelle et de sentiment d’inauthenticité.
Sur le plan discriminant, la mesure s’est montrée indépendante de l’intelligence verbale générale et du niveau d’instruction académique des sujets, attestant que la tâche matricielle évalue bien l’organisation de l’auto-perception et non une simple capacité de déduction logico-abstraite.
Validité prédictive expérimentale
La validité prédictive de l’instrument a trouvé sa validation la plus éclatante dans l’étude de Morse et Gergen (1970). Soumis à un paradigme de comparaison sociale aiguë lors d’un prétendu entretien de recrutement en présence d’un compère soit hautement désirable (« Mr. Clean », élégant, confiant, pourvu de diplômes prestigieux) soit dévalorisé (« Mr. Dirty », négligé, désorganisé), les participants présentant une faible cohérence de soi ont manifesté une instabilité radicale de leur estime de soi (chute abrupte face à Mr. Clean, hausse marquée face à Mr. Dirty). À l’inverse, les sujets dotés d’une forte cohérence de soi ont maintenu une stabilité remarquable de leur évaluation personnelle face aux deux conditions expérimentales (F de modération statistiquement significatif au seuil de p < 0,01).
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation de la fidélité d’une tâche matricielle basée sur une sélection ipsative initiale présente des particularités statistiques par rapport aux échelles classiques de type Likert composées d’items fixes.
Consistance interne
Bien que les items comparés varient d’un sujet à l’autre en raison de la liberté de choix parmi les 17 traits de chaque liste, la métrique finale repose sur l’évaluation des 45 dyades matricielles. La consistance interne des jugements d’incompatibilité a été calculée au moyen de coefficients de bissection (split-half reliability) corrigés par la formule de Spearman-Brown, ainsi que par le coefficient d’alpha de Cronbach appliqué à la matrice des 45 appariements. Les coefficients d’homogénéité interne rapportés dans les travaux de Gergen et Morse oscillent de façon consistante entre α = 0,81 et α = 0,87, attestant d’une grande régularité dans la grille d’interprétation normative qu’applique chaque participant à ses propres traits.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité temporelle a été mesurée auprès d’échantillons d’étudiants réexaminés après des intervalles variant de deux à quatre semaines. Deux niveaux de stabilité ont été documentés :
- Stabilité du choix des traits : Les participants sélectionnent à nouveau environ 75 % à 85 % des mêmes traits lors de la seconde passation.
- Stabilité du score global d’incohérence : La corrélation test-retest du score global d’incompatibilité matricielle atteint r = 0,78 à deux semaines et r = 0,72 à un mois d’intervalle. Ces indices confirment que le degré de cohérence du concept de soi constitue une disposition structurelle relativement stable chez l’adulte jeune.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
En raison de la nature méthodologique spécifique de l’instrument — où chaque participant génère sa propre matrice de 10 traits à partir d’un ensemble de 34 descripteurs —, une analyse factorielle confirmatoire (AFC) standard appliquée aux items individuels au niveau inter-sujets n’est pas applicable de manière directe, puisque les colonnes et lignes de la matrice ne représentent pas des variables identiques d’un individu à l’autre.
Approches factorielles et structurelles de la matrice
Les chercheurs ont néanmoins abordé la dimensionnalité de l’outil par deux stratégies quantitatives distinctes :
- Factorisation des sous-scores de dyades : Lorsque la variance est décomposée en trois facteurs de second ordre correspondant aux sous-matrices — (a) Incohérence Positive-Positive (10 paires), (b) Incohérence Négative-Négative (10 paires), et (c) Incohérence Positive-Négative (25 paires) —, une analyse factorielle exploratoire (AFE) avec rotation Varimax extrait systématiquement un facteur dominant expliquant plus de 55 % de la variance totale. Ce facteur général reflète une tendance unitaire à percevoir son répertoire identitaire comme harmonieux ou conflictuel.
- Positionnement multidimensionnel (Multidimensional Scaling – MDS) : Appliquée aux matrices individuelles, l’analyse MDS révèle que la structure cognitive de la cohérence de soi s’organise selon deux dimensions spatiales fondamentales : l’axe de polarité de valence (séparation spatiale entre traits positifs et négatifs) et l’axe d’intégration comportementale (proximité perçue des traits d’agentivité et de communion). Les sujets à forte cohérence présentent des configurations spatiales où les traits négatifs sont intégrés harmonieusement en périphérie sans créer de scission radicale avec le pôle positif.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous la forme d’un protocole d’auto-évaluation papier-crayon ou informatisé en deux étapes successives :
- Nom de l’instrument : Mesure de la cohérence de soi (Measure of Self-Consistency).
- Auteurs : Kenneth J. Gergen et Stanley J. Morse (1967).
- Type d’évaluation : Auto-évaluation semi-idiographique avec notation matricielle ordinale.
- Matériel source : Deux inventaires de 17 adjectifs de personnalité chacun :
- Liste I (Traits positifs) : Optimistic, Studious, Honest, Considerate, Reliable, Kind, Sincere, Friendly, Cautious, Independent, Practical, Happy, Sensitive, Tolerant, Idealistic, Adventurous, Intelligent.
- Liste II (Traits négatifs) : Impatient, Worrier, Self-conscious, Moody, Rebellious, Immature, Quick-tempered, Easily influenced, Lazy, Gullible, Envious, Often feel misunderstood, Disorganized, Guilt-ridden, Stubborn, Self-centered, Noisy.
- Procédure de passation :
- Le participant choisit obligatoirement 5 traits dans la Liste I et 5 traits dans la Liste II qui le décrivent le plus fidèlement.
- Ces 10 traits sont inscrits le long des lignes et des colonnes d’une grille matricielle de 10 × 10.
- Le sujet compare chaque trait à chacun des 9 autres (les cellules de la demi-matrice supérieure, soit 45 paires distinctes en excluant la diagonale d’auto-comparaison et les doublons).
- Format et échelle de réponse : Échelle ordinale d’incompatibilité en 4 points (0 à 3) :
- 0 : Les deux traits sont « généralement compatibles » et « ne se contredisent pas, mais vont de pair » (generally compatible and don’t contradict each other, but go hand in hand).
- 1 : Légère incompatibilité / relation occasionnellement contradictoire.
- 2 : Incompatibilité modérée / contradiction fréquente.
- 3 : Les deux traits sont totalement incompatibles / l’inverse complet de l’harmonie (the opposite is true).
- Cotation et calcul du score :
- Le Score Total d’Incohérence est la somme brute des évaluations portées sur les 45 cellules de la demi-matrice (l’étendue théorique du score va de 0 à 135 points).
- Un score de 0 indique une cohérence maximale absolue perçue au sein du concept de soi.
- Un score proche de 135 indique une fragmentation et une contradiction interne maximales.
- Des sous-scores peuvent être calculés pour les comparaisons Positif-Positif (0 à 30), Négatif-Négatif (0 à 30) et Positif-Négatif (0 à 75).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1967 (présentation aux congrès de l’APA) ; inclusion détaillée dans l’ouvrage de référence de Robinson et Shaver en 1969 ; étude expérimentale clé publiée en 1970.
- Statut du droit d’auteur : Domaine public académique / Usage libre pour la recherche scientifique et l’enseignement.
- Tarifs et redevances : L’utilisation de cet instrument est totalement gratuite. Aucun honoraire, redevance ou achat de licence commerciale n’est requis pour la reproduction ou l’adaptation de la matrice dans des contextes universitaires ou de recherche clinique non marchande.
- Conditions d’utilisation : Les chercheurs souhaitant employer cet outil sont tenus de citer rigoureusement les publications de référence de Gergen et Morse (1967, 1970) ainsi que la monographie de Robinson et Shaver (1969).
12. Références / References
Les sources académiques fondatrices relatives à la conception, à la standardisation et à l’exploitation de la Mesure de la cohérence de soi comprennent :
- Festinger, L. (1957). A theory of cognitive dissonance. Stanford University Press. https://doi.org/10.1515/9781503620766
- Gergen, K. J., & Morse, S. J. (1967). Self-consistency: Measurement and validation. Proceedings of the Annual Convention of the American Psychological Association, 2, 207–208. https://files.eric.ed.gov/fulltext/ED019680.pdf
- Heider, F. (1958). The psychology of interpersonal relations. John Wiley & Sons. https://doi.org/10.1037/10628-000
- Lecky, P. (1945). Self-consistency: A theory of personality. Island Press.
- Morse, S. J., & Gergen, K. J. (1970). Social comparison, self-consistency, and the concept of self. Journal of Personality and Social Psychology, 16(1), 148–156. https://doi.org/10.1037/h0029862
- Robinson, J. P., & Shaver, P. R. (1969). Measures of social psychological attitudes. Institute for Social Research, University of Michigan. https://www.psc.isr.umich.edu/dis/infoserv/isrpub/pdf/Measuresofsocialpsychologicalattitudes_2928_.PDF
- Rogers, C. R. (1951). Client-centered therapy: Its current practice, implications and theory. Houghton Mifflin.