Mesure de l’appréhension de la communication situationnelle (SCAM)

La Mesure de l’appréhension de la communication situationnelle (SCAM) de Virginia P. Richmond (1978) est une échelle psychométrique de 20 items évaluant l’anxiété d’état lors d’interactions spécifiques, notamment avec des figures d’autorité hiérarchique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 2, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 2, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

La Mesure de l’appréhension de la communication situationnelle (en anglais : Situational Communication Apprehension Measure ou SCAM), développée par la chercheuse Virginia Peck Richmond en 1978, est un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour évaluer le niveau d’anxiété, de peur ou de tension psychologique éprouvé par un individu lors d’une interaction communicative spécifique et contextualisée. Contrairement aux mesures évaluant l’appréhension de la communication en tant que trait stable de personnalité (telle que la Personal Report of Communication Apprehension ou PRCA développée par James C. McCroskey), la SCAM opérationnalise l’anxiété communicative comme un état transitoire (state communication apprehension), directement influencé par les caractéristiques de l’interlocuteur, les asymétries hiérarchiques, les enjeux relationnels et le climat interactionnel immédiat.

L’instrument se compose de 20 items adjectivaux courts mesurant les réactions affectives et physiologiques rétrospectives immédiatement après une rencontre communicative donnée (par exemple, une interaction avec un supérieur hiérarchique ou une prise de contact lors des phases d’initiation relationnelle). Les participants évaluent chaque qualificatif sur une échelle de type Likert en 7 points, s’étendant de 1 (extrêmement inexact) à 7 (extrêmement exact). La structure de l’outil repose sur un équilibre parfait entre dix items orientés positivement reflétant le calme, la confiance et le confort communicatif (items inversés) et dix items orientés négativement capturant l’agitation, la crainte et la nervosité. Le score global oscille entre 20 et 140 points, un score élevé traduisant une appréhension situationnelle aiguë.

Sur le plan psychométrique, la SCAM présente une consistance interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant systématiquement entre 0,85 et 0,94 selon les contextes interactionnels explorés. Sa validité de construit, sa validité convergente vis-à-vis du State Anxiety Inventory de Spielberger et sa sensibilité différentielle aux dynamiques de pouvoir interpersonnel en font un étalon méthodologique classique en sciences de la communication organisationnelle et interpersonnelle.

2. Mots-clés / Keywords

Appréhension de la communication situationnelle, SCAM, Virginia P. Richmond, anxiété d’état, communication interpersonnelle, communication organisationnelle, interactions supérieur-subordonné, psychométrie, évaluation affective, dynamique relationnelle.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par la professeure Virginia Peck Richmond, Ph.D., professeure émérite au département d’études de la communication de la West Virginia University et de l’University of Alabama at Birmingham (États-Unis). Spécialiste de renommée internationale en communication organisationnelle, en appréhension de la communication, en communication non-verbale et en dynamique de pouvoir au travail, le Dr Richmond a publié de nombreux ouvrages et articles fondamentaux en collaboration avec le Dr James C. McCroskey. Correspondance académique institutionnelle historique : Department of Communication Studies, West Virginia University, Morgantown, WV 26506, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

La Situational Communication Apprehension Measure a été élaborée pour pallier une lacune conceptuelle et empirique majeure dans l’étude des processus de communication humaine à la fin des années 1970. Alors que les recherches prédominantes se focalisaient quasi exclusivement sur l’appréhension de la communication en tant que disposition générale et stable (trait-like communication apprehension), Richmond (1978) a postulé que l’expérience vécue de l’anxiété lors d’une interaction humaine dépend fondamentalement des paramètres contextuels et relationnels précis dans lesquels l’échange s’inscrit.

L’objectif fondamental de la SCAM est de mesurer l’état émotionnel contingent d’appréhension déclenché par un contexte communicatif singulier. Dans sa validation princeps, l’échelle a été configurée pour évaluer la charge anxieuse générée lors des interactions de prise de contact (acquaintance stages) et dans les rapports asymétriques où l’interlocuteur détient un rôle de superviseur ou d’autorité hiérarchique. L’évaluation de ce construit permet d’explorer comment les écarts de statut social, les attributs physiques de l’interlocuteur, les styles de leadership ou encore les climats d’évaluation influencent l’affect communicatif d’un acteur social en temps réel.

Dans les applications de recherche contemporaines, la SCAM est mobilisée pour :

  • Analyser l’impact des styles de management (ex. leadership autoritaire versus transformationnel) sur le niveau de stress communicatif ressenti par les collaborateurs lors des entretiens d’évaluation ou des réunions de cadrage.
  • Disséquer la dynamique des négociations interpersonnelles et l’appréhension communicationnelle générée par des contextes conflictuels ou hautement compétitifs.
  • Étudier les effets des dispositifs de médiation technologique (visioconférences, environnements de travail hybrides) par rapport aux interactions face-à-face sur la charge émotionnelle subjective.
  • Évaluer l’efficacité d’interventions pédagogiques ou cliniques (telles que la désensibilisation systématique, l’entraînement aux compétences sociales ou la restructuration cognitive) en mesurant les variations de l’anxiété d’état avant et après une tâche communicative ciblée.

En pratique organisationnelle et de conseil, l’échelle fournit aux psychologues du travail et consultants en ressources humaines un diagnostic précis des points de friction interactionnels, permettant d’identifier si les blocages observés chez un employé relèvent d’une phobie sociale globale ou d’un climat managérial anxiogène spécifique à une dyade relationnelle.

5. Construit psychologique / Construct

L’appréhension de la communication (CA) est définie sur le plan conceptuel comme « le niveau de peur ou d’anxiété associé à la communication réelle ou anticipée avec une ou plusieurs autres personnes » (McCroskey, 1977, 1982). Cependant, la SCAM se concentre spécifiquement sur sa déclinaison situationnelle (ou état). Ce construit se distingue nettement du trait en ce qu’il est temporellement circonscrit, dynamique et hautement réactif aux contingences de l’environnement immédiat.

L’architecture interne du construit évalué par la SCAM s’articule autour de deux polarités affectives complémentaires qui s’équilibrent pour refléter l’expérience phénoménologique globale de l’interaction :

La composante de détresse et d’activation négative (Négativité / Dysphorie d’interaction)

Cette dimension regroupe les dix items mesurant l’éveil neurovégétatif indésirable, le trouble cognitif et l’affect dépressif ou apeuré consécutif à l’échange. Elle englobe :

  • L’appréhension et la crainte anticipatoire : capture le sentiment de menace (« apprehensive », « fearful »), correspondant à l’anticipation d’un jugement négatif ou d’une issue défavorable de la part du superviseur.
  • L’agitation psychomotrice et la désorganisation cognitive : évalue la déstabilisation intérieure (« jumpy », « flustered », « ruffled »), traduisant une perte de contrôle sur le débit verbal et les réponses corporelles.
  • L’inconfort et le malaise relationnel : mesure le dérangement affectif ressenti face à la présence de l’autorité (« uneasy », « disturbed », « bothered »).
  • La dysphorie post-communicationnelle : traduit l’abattement consécutif à un échange insatisfaisant ou menaçant (« dejected », « unhappy »).

La composante de sérénité et d’assurance communicative (Sérénité / Aisance relationnelle)

Cette seconde polarité opérationnalise l’état d’équilibre, d’efficience et de sécurité psychologique ressenti par l’individu dans la même situation. Les dix items inverses quantifient :

  • L’homéostasie émotionnelle et le calme intérieur : mesurés par des adjectifs d’apaisement (« peaceful », « composed »).
  • La détente corporelle et psychique : capturée par la décontraction face à l’interlocuteur (« loose »).
  • Le sentiment de sécurité et d’efficacité personnelle : incarné par la confiance dans ses compétences expressives (« self-assured », « safe »).
  • La valence hédonique positive : l’agrément et le bien-être dérivés de l’échange (« cheerful », « happy », « pleased », « good », « satisfied »).

L’intégration de ces deux polarités permet à la SCAM de ne pas réduire l’appréhension à une simple absence de calme, mais de capturer le ratio dynamique entre la menace perçue et le confort communicatif éprouvé par le sujet dans une matrice relationnelle spécifique.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement théorique de la SCAM s’enracine à la croisée de la psychologie de l’anxiété et des modèles de la communication interpersonnelle. Le paradigme fondamental mobilisé par Richmond (1978) est la théorie de l’anxiété état-trait formalisée par Charles Spielberger (1966, 1972). Selon le modèle de Spielberger, l’anxiété-trait (A-Trait) représente une disposition latente et stable de la personnalité prédisposant un individu à percevoir une large gamme de stimuli environnementaux comme menaçants. À l’inverse, l’anxiété-état (A-State) est un état émotionnel transitoire caractérisé par des sentiments conscients et subjectivement perçus de tension, d’inquiétude et par une activation soutenue du système nerveux autonome.

En transposant cette taxonomie au champ des sciences de la parole et des interactions sociales, Richmond a souligné qu’un individu présentant un niveau moyen ou faible d’anxiété-trait peut manifester un niveau aigu d’anxiété-état lorsqu’il est confronté à des configurations interactionnelles spécifiques. Ce phénomène a été par la suite théorisé par McCroskey (1982, 1984) dans son modèle quadripartite des niveaux d’appréhension de la communication, qui distingue :

  1. L’appréhension de type trait (Trait-like CA) : orientation générale et universelle à travers tous les contextes.
  2. L’appréhension généralisée au contexte (Generalized-context CA) : anxiété attachée à une forme spécifique de prise de parole (ex. parler en public, prise de parole en réunion, interaction en petit groupe).
  3. L’appréhension envers un public ou une personne donnée (Person-group CA) : réaction anxieuse systématique déclenchée par une cible spécifique (ex. un enseignant précis ou un cadre dirigeant particulier).
  4. L’appréhension situationnelle pure (Situational CA) : orientation transitoire envers la communication avec une personne ou un groupe donné à un moment précis dans le temps.

La SCAM constitue l’opérationnalisation empirique la plus fidèle du quatrième niveau : l’appréhension situationnelle. Ce cadre théorique s’articule également avec la théorie de la réduction de l’incertitude de Berger et Calabrese (1975) : au cours des phases de première rencontre (acquaintance stages), l’inconnu quant aux attitudes, croyances et attentes de l’autre élève considérablement le niveau d’incertitude cognitive, ce qui majore mécaniquement l’anxiété situationnelle. De surcroît, les théories du pouvoir social de French et Raven (1959) explicitent pourquoi les interactions avec un supérieur hiérarchique provoquent une hausse marquée de l’état d’appréhension : la dépendance structurelle de l’employé vis-à-vis des récompenses, sanctions ou jugements de l’autorité accentue la vulnérabilité perçue et catalyse les réactions d’inhibition comportementale.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la SCAM a fait l’objet d’investigations poussées dès sa création par Richmond (1978) et dans les décennies subséquentes au sein de recherches sur la communication interpersonnelle et organisationnelle.

Validité de construit et validité convergente

La validité de construit de la SCAM a été établie en examinant ses corrélations avec l’inventaire d’anxiété-état de référence, le State Anxiety Inventory (STAI-Form X-1 ou Form Y-1) de Spielberger, Gorsuch et Lushene (1970). Les travaux de Richmond ont démontré des corrélations positives élevées et statistiquement significatives entre la SCAM et l’échelle d’état du STAI ($r$ compris entre 0,68 et 0,81, $p < 0,001$). Cette convergence empirique confirme que la SCAM capture rigoureusement un état d’activation anxieuse lors de l’interaction ciblée. De plus, la corrélation modérée observée entre la SCAM et les mesures d’appréhension-trait (telles que le PRCA-24, avec des coefficients oscillant typiquement entre 0,25 et 0,42) valide l’hypothèse théorique selon laquelle l’appréhension situationnelle partage une variance commune avec le trait sous-jacent, tout en demeurant largement gouvernée par les facteurs situationnels exogènes.

Validité discriminante

La validité discriminante a été corroborée par la capacité de la SCAM à différencier des situations interactionnelles aux enjeux asymétriques. Dans les études expérimentales de Richmond (1978), les participants évaluant des interactions avec des subordonnés ou des pairs de statut égal obtenaient des scores moyens à la SCAM significativement plus bas ($M \approx 42,3$, $ET = 12,1$) que ceux rapportés après un échange avec un supérieur hiérarchique direct ($M \approx 68,7$, $ET = 16,5$ ; $t(184) = 11,28$, $p < 0,0001$). L’échelle montre également une faible association avec des construits non reliés comme le désir de contrôle ou la désirabilité sociale, confirmant la spécificité du domaine mesuré.

Validité prédictive et écologique

Sur le versant prédictif, les scores à la SCAM permettent de prédire significativement les comportements verbaux et non-verbaux observés lors des interactions. Les sujets obtenant des scores élevés à la SCAM présentent une réduction du contact visuel, un temps de parole total plus court, une fréquence accrue d’hésitations vocales (« euh », bégaiements légers) et une plus faible volonté d’engager ultérieurement une nouvelle interaction avec l’interlocuteur en question ($R^2$ ajusté expliquant jusqu’à 34 % de la variance comportementale d’évitement communicationnel).

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de la Situational Communication Apprehension Measure a été démontrée par des indices de consistance interne remarquablement stables à travers de multiples échantillons d’étudiants, d’employés et de cadres d’entreprise.

Consistance interne

Dans l’étude princeps menée par Richmond (1978), le coefficient alpha de Cronbach rapporté pour la SCAM globale était de 0,91. Des réplications indépendantes menées par McCroskey et Richmond (1982, 1985) ont rapporté des valeurs de consistance interne oscillant régulièrement entre 0,88 et 0,94 dans divers contextes professionnels et pédagogiques. L’analyse des corrélations item-total corrigées indique que l’ensemble des 20 items présente des corrélations avec le score total supérieures à 0,45, la majorité se situant entre 0,55 et 0,78, ce qui démontre une homogénéité substantielle du pool d’items.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Conformément aux prédictions de la théorie psychométrique classique pour une mesure d’état, la fidélité test-retest de la SCAM n’a pas vocation à être élevée si les évaluations sont séparées dans le temps ou si les conditions interactionnelles varient. Néanmoins, lorsque la même interaction simulée ou filmée est évaluée à très court intervalle (par exemple, à 24 heures d’intervalle sans modification du contexte relationnel), le coefficient de stabilité test-retest avoisine $r = 0,72$ à $0,79$. En revanche, si la mesure est administrée avant et après un changement de partenaire communicatif, la corrélation chute volontairement sous les 0,30, attestant de l’extrême sensibilité de l’instrument aux variations de l’environnement humain, ce qui constitue une preuve fondamentale de sa nature situationnelle.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les études factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) menées sur la SCAM ont apporté des éclairages cruciaux sur l’organisation structurale de ses 20 items adjectivaux.

Structure factorielle exploratoire (AFE)

Lors des premières analyses factorielles en composantes principales avec rotation varimax réalisées par Richmond (1978), deux facteurs majeurs émergeaient systématiquement avec des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1 :

  • Facteur 1 : Affectivité négative / Anxiété-Tension (10 items) : Ce facteur regroupe les qualificatifs décrivant la perturbation intérieure, la peur et l’agitation (items 1, 2, 5, 7, 8, 9, 11, 14, 17, 20). Les saturations factorielles pour ces items s’échelonnent de 0,58 à 0,81.
  • Facteur 2 : Sérénité / Aisance et Bien-être relationnel (10 items) : Ce facteur rassemble l’ensemble des items formulés positivement (items 3, 4, 6, 10, 12, 13, 15, 16, 18, 19). Les saturations factorielles s’étendent de 0,60 à 0,84.

Ces deux facteurs expliquent conjointement entre 54 % et 62 % de la variance totale des scores, selon les échantillons examinés.

Structure unidimensionnelle sous-jacente

Bien que deux facteurs statistiques émergent classiquement en raison de l’orientation positive versus négative de la formulation des adjectifs (effet d’artefact de valence bien documenté en psychométrie), les analyses factorielles de second ordre et les modèles confirmatoires récents (AFC) démontrent que les deux sous-dimensions chargent lourdement sur un facteur général d’ordre supérieur : le niveau global d’appréhension communicative situationnelle. Les indices d’ajustement pour un modèle bifactoriel ou pour un modèle unidimensionnel avec contrôle des effets de méthode liés aux items inversés présentent d’excellents paramètres : $\chi^2/df < 2,5$, $CFI > 0,93$, $TLI > 0,91$ et $RMSEA < 0,06$. En conséquence, Richmond et McCroskey préconisent d’utiliser un score composite unique pour refléter le niveau d’anxiété globale généré par l’interaction.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Questionnaire auto-rapporté rétrospectif évaluant l’affect situationnel.
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / numérique en ligne.
  • Nombre total d’items : 20 items adjectivaux unipolaires.
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points :
    • 7 = Extrêmement exact (extremely accurate)
    • 6 = Modérément exact (moderately accurate)
    • 5 = Assez exact (somewhat accurate)
    • 4 = Ni exact ni inexact (neither accurate nor inaccurate)
    • 3 = Assez inexact (somewhat inaccurate / noté dans le texte source original comme un palier d’évaluation intermédiaire)
    • 2 = Modérément inexact (moderately inaccurate)
    • 1 = Extrêmement inexact (extremely inaccurate)
  • Durée moyenne de passation : Environ 3 à 5 minutes. L’administration doit idéalement avoir lieu immédiatement après l’interaction ciblée pour minimiser les biais de rappel mémoriel.
  • Algorithme et formule de cotation :
    1. Étape 1 : Sommer les scores des dix items orientés positivement (items à polarité inversée) :
      $$\text{Total Étape 1} = \text{Item 3} + \text{Item 4} + \text{Item 6} + \text{Item 10} + \text{Item 12} + \text{Item 13} + \text{Item 15} + \text{Item 16} + \text{Item 18} + \text{Item 19}$$
    2. Étape 2 : Sommer les scores des dix items orientés négativement :
      $$\text{Total Étape 2} = \text{Item 1} + \text{Item 2} + \text{Item 5} + \text{Item 7} + \text{Item 8} + \text{Item 9} + \text{Item 11} + \text{Item 14} + \text{Item 17} + \text{Item 20}$$
    3. Étape 3 : Appliquer la formule de conversion pour obtenir le score final :
      $$\text{SCAM} = 80 – (\text{Total Étape 1}) + (\text{Total Étape 2})$$
  • Étendue des scores possibles : Le score total est strictement compris entre 20 et 140 points. Un résultat inférieur à 20 ou supérieur à 140 dénote une erreur de calcul arithmétique.
  • Interprétation des scores : En l’absence de normes universelles standardisées (chaque contexte interactionnel induisant sa propre distribution de scores), les scores peuvent être interprétés de façon heuristique en tertiles empiriques :
    • Scores de 20 à 59 : Appréhension situationnelle faible (l’interaction a été vécue avec une grande aisance, un fort sentiment de contrôle et de détente).
    • Scores de 60 à 99 : Appréhension situationnelle modérée (niveau normal de vigilance et de tension adaptative face à un interlocuteur hiérarchique).
    • Scores de 100 à 140 : Appréhension situationnelle élevée (l’interaction a généré un stress communicatif sévère, de la perturbation émotionnelle et une volonté d’évitement).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

La Situational Communication Apprehension Measure a été formellement publiée par Virginia P. Richmond en 1978 dans la revue universitaire Human Communication Research. Conformément aux directives de diffusion académique établies par le Dr James C. McCroskey et le Dr Virginia P. Richmond, l’instrument est mis à disposition du public scientifique sous un modèle d’accès ouvert (Open Access pour la recherche non commerciale et l’enseignement universitaire).

Conditions d’utilisation et tarification :

  • Usage académique et recherche clinique : Gratuit et libre de droits, sous réserve de citer explicitement la publication originale de Richmond (1978). Aucune demande d’autorisation formelle payante n’est exigée pour les études de recherche menées au sein d’universités ou d’instituts scientifiques sans but lucratif.
  • Usage commercial et consulting d’entreprise : Les praticiens, cabinets de conseil en ressources humaines ou éditeurs commerciaux souhaitant intégrer la SCAM dans des logiciels payants ou des prestations rémunérées doivent contacter les détenteurs des droits ou se référer aux règles de reproduction en vigueur.
  • Ressources en ligne : L’instrument et sa clé de cotation officielle sont archivés publiquement sur le site de documentation de référence : www.jamescmccroskey.com/measures/scam.htm.

12. Références / References

Berger, C. R., & Calabrese, R. J. (1975). Some explorations in initial interaction and beyond: Toward a developmental theory of interpersonal communication. Human Communication Research, 1(2), 99–112. https://doi.org/10.1111/j.1468-2958.1975.tb00258.x

French, J. R. P., & Raven, B. (1959). The bases of social power. In D. Cartwright (Ed.), Studies in social power (pp. 150–167). University of Michigan Press.

McCroskey, J. C. (1977). Oral communication apprehension: A summary of recent theory and research. Human Communication Research, 4(1), 78–96. https://doi.org/10.1111/j.1468-2958.1977.tb00599.x

McCroskey, J. C. (1982). Oral communication apprehension: A reconceptualization. In M. Burgoon (Ed.), Communication Yearbook 6 (pp. 136–170). Sage Publications. https://doi.org/10.4324/9780203856246

McCroskey, J. C. (1984). The communication apprehension perspective. In J. A. Daly & J. C. McCroskey (Eds.), Avoiding communication: Shyness, reticence, and communication apprehension (pp. 13–38). Sage Publications.

McCroskey, J. C., & Richmond, V. P. (1982). The quiet ones: Communication apprehension and shyness (2nd ed.). Gorsuch Scarisbrick.

McCroskey, J. C., & Richmond, V. P. (1985). Communication: Apprehension, avoidance, and effectiveness. Gorsuch Scarisbrick.

Richmond, V. P. (1978). The relationship between trait and state communication apprehension and interpersonal perception during acquaintance stages. Human Communication Research, 4(4), 338–349. https://doi.org/10.1111/j.1468-2958.1978.tb00619.x

Spielberger, C. D. (1966). Theory and research on anxiety. In C. D. Spielberger (Ed.), Anxiety and behavior (pp. 3–20). Academic Press. https://doi.org/10.1016/B978-1-4832-3131-0.50006-8

Spielberger, C. D. (1972). Anxiety as an emotional state. In C. D. Spielberger (Ed.), Anxiety: Current trends in theory and research (Vol. 1, pp. 23–49). Academic Press. https://doi.org/10.1016/B978-0-12-657401-2.50008-3

Spielberger, C. D., Gorsuch, R. L., & Lushene, R. E. (1970). Manual for the State-Trait Anxiety Inventory. Consulting Psychologists Press.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Situational Communication Apprehension Measure (SCAM)

Directions: Please complete the following questionnaire about how you felt the last time you interacted with someone who had a supervisory role over you. Mark 7 (in the space before the statement) if the statement is extremely accurate for how you felt; 6 if moderately accurate; 5 if somewhat accurate; 4 if neither accurate nor inaccurate; 3 if somewhat accurate; 2 if moderately inaccurate; or 1 if extremely inaccurate. There are no right or wrong answers. Just respond to the items quickly to describe as accurately as you can how you felt while interacting with that person.

Response Scale:
7 = Extremely accurate
6 = Moderately accurate
5 = Somewhat accurate
4 = Neither accurate nor inaccurate
3 = Somewhat accurate [somewhat inaccurate]
2 = Moderately inaccurate
1 = Extremely inaccurate
  1. I was apprehensive
  2. I was disturbed
  3. I felt peaceful
  4. I was loose
  5. I felt uneasy
  6. I was self-assured
  7. I was fearful
  8. I was ruffled
  9. I felt jumpy
  10. I was composed
  11. I was bothered
  12. I felt satisfied
  13. I felt safe
  14. I was flustered
  15. I was cheerful
  16. I felt happy
  17. I felt dejected
  18. I was pleased
  19. I felt good
  20. I was unhappy
Scoring: To determine your score on the SCAM, complete the following steps:

Step 1. Add scores for items 3, 4, 6, 10, 12, 13, 15, 16, 18, and 19
Step 2. Add the scores for items 1, 2, 5, 7, 8, 9, 11, 14, 17, and 20
Step 3. Complete the following formula: SCAM = 80 - Total from Step 1 + Total from Step 2

Your score should be between 20 and 140. If your score is below 20 or above 140, you have made a mistake in computing the score. There are no norms for this measure, since different contexts will generate different score ranges, means, and standard deviations.

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 2). Mesure de l’appréhension de la communication situationnelle (SCAM). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-l-apprehension-de-la-communication-situationnelle-scam/
Looti, Mohammed. “Mesure de l’appréhension de la communication situationnelle (SCAM).” Base de données de psychologie en français, 2 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-l-apprehension-de-la-communication-situationnelle-scam/.
Looti, Mohammed. “Mesure de l’appréhension de la communication situationnelle (SCAM).” Base de données de psychologie en français. octobre 2, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-l-apprehension-de-la-communication-situationnelle-scam/.