Liste de contrôle des problèmes de mémoire et de comportement (MBPC)

La Memory and Behavior Problem Checklist (MBPC) de Zarit et coll. est un instrument psychométrique incontournable évaluant la fréquence des troubles cognitifs et comportementaux dans la démence, ainsi que la détresse subjective ressentie par les proches aidants.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

La Memory and Behavior Problem Checklist (MBPC), traduite en français par la Liste de contrôle des problèmes de mémoire et de comportement, est un instrument d’évaluation psychométrique et clinique majeur développé initialement par le Professeur Steven H. Zarit et ses collaborateurs au début des années 1980. Conçue principalement pour les contextes de gérontologie clinique, de neuropsychologie et de psycho-oncologie gériatrique, la MBPC a été élaborée afin de quantifier de manière standardisée la fréquence des troubles cognitifs et des symptômes comportementaux et psychologiques de la démence (SCPD) chez les personnes âgées atteintes de troubles neurocognitifs majeurs (tels que la maladie d’Alzheimer), tout en mesurant simultanément le retentissement affectif et la détresse subjective ressentie par les proches aidants (caregivers) face à chacun de ces comportements.

L’échelle classique comprend une liste de 32 manifestations cliniques couvrant les défaillances mnésiques, la désorientation spatio-temporelle, les comportements perturbateurs, l’agitation, les signes dépressifs et les difficultés fonctionnelles au quotidien. L’originalité méthodologique fondamentale de la MBPC réside dans son architecture d’évaluation bidimensionnelle : pour chaque item, le proche aidant évalue d’une part la fréquence objective d’apparition du comportement sur une échelle ordinale allant de 0 (jamais survenu) à 5 (quotidiennement ou plus souvent), incluant une modalité spécifique (7) pour les risques prévenus par une surveillance constante, et d’autre part sa propre réaction émotionnelle ou degré de perturbation subjective sur une échelle de Likert en 5 points allant de 0 (pas du tout) à 4 (extrêmement). Sur le plan psychométrique, la MBPC et ses déclinaisons ultérieures (notamment la version révisée RMBPC de Linda Teri et coll., 1992) démontrent une excellente cohérence interne (coefficients alpha de Cronbach généralement compris entre 0,75 et 0,90 selon les sous-échelles), une fidélité test-retest substantielle et une sensibilité éprouvée aux interventions psychosociales et pharmacologiques.

2. Mots-clés

Maladie d’Alzheimer, démence, troubles du comportement, troubles de la mémoire, fardeau de l’aidant, psychométrie gériatrique, évaluation neuropsychologique, symptômes comportementaux et psychologiques de la démence (SCPD), stress des proches aidants, Zarit, MBPC.

3. Auteurs

L’instrument original et ses développements successifs sont issus des travaux pionniers menés à la Leonard Davis School of Gerontology de l’Université de Californie du Sud (USC), puis au Penn State University Gerontology Center, ainsi qu’au département de psychiatrie et des sciences du comportement de l’Université de Washington :

  • Steven H. Zarit, Ph.D. : Professeur émérite de développement humain et d’études familiales à la Pennsylvania State University, University Park, Pennsylvanie, États-Unis. Figure internationale de l’étude du fardeau des aidants et auteur de la célèbre échelle Zarit Burden Interview (ZBI).
  • Judy M. Zarit, Ph.D. : Psychologue clinicienne et chercheuse en gérontologie appliquée, co-développeuse des paradigmes d’intervention systémique auprès des familles confrontées à la démence.
  • Nancy K. Orr, M.S.W. : Travailleuse sociale clinique et spécialiste de la prise en charge communautaire des aidants naturels de patients atteints de la maladie d’Alzheimer.
  • Linda Teri, Ph.D. : Professeure au Département de psychiatrie et des sciences du comportement, Université de Washington, Seattle, Washington, États-Unis. Conceptrice principale de la version révisée (RMBPC) ayant raffiné la structure factorielle triadique de l’instrument en 1992.

4. Objectif

La Memory and Behavior Problem Checklist a été créée pour répondre à une lacune majeure de l’évaluation clinique de la démence dans les années 1970 et 1980. Historiquement, l’évaluation de la dégradation cognitive reposait quasi exclusivement sur des tests psychométriques standardisés administrés directement au patient, tels que le Mini-Mental State Examination (MMSE). Or, ces évaluations de laboratoire ne reflétaient que très imparfaitement les difficultés écologiques vécues au domicile et ignoraient totalement la dynamique relationnelle unissant le patient à son aidant principal.

L’objectif fondamental de la MBPC est double :

  • Documenter la prévalence et la fréquence écologique des symptômes neurocomportementaux : L’outil fournit un profil détaillé des troubles cognitifs manifestes (amnésie antérograde, désorientation, répétitions compulsives) et des perturbations psycho-comportementales (agitation, agressivité verbale et physique, apathie, déambulation erratique, hallucinations, inversions du rythme veille-sommeil) observables dans l’environnement naturel de vie.
  • Quantifier la charge d’évaluation subjective de l’aidant (Appraisal) : Deux aidants confrontés à une fréquence rigoureusement identique de comportements perturbateurs peuvent manifester des niveaux d’épuisement, de dépression ou d’anxiété diamétralement opposés. La MBPC isole la réponse affective de l’aidant face à chaque symptôme précis, permettant de déterminer si la détresse de l’aidant découle du volume objectif des symptômes, d’une vulnérabilité psychologique spécifique à certains types de comportements (par exemple, tolérance faible face à l’agressivité ou sentiment d’impuissance face à l’incontinence), ou d’un déficit de stratégies d’adaptation (coping).

Dans la recherche clinique et épidémiologique, la MBPC sert de critère de jugement principal ou secondaire dans les essais randomisés évaluant des interventions non pharmacologiques (thérapies de soutien aux aidants, psychoéducation, programmes de répit) ou des traitements pharmacologiques ciblant les SCPD. En pratique clinique ambulatoire ou en hôpital de jour gériatrique, la MBPC oriente les cibles thérapeutiques prioritaires en identifiant immédiatement les comportements qui déclenchent le plus fort seuil d’exaspération ou de détresse chez l’aidant, prévenant ainsi les ruptures de soins à domicile et les institutionnalisations précipitées.

5. Construit psychologique

Le construit psychologique appréhendé par la MBPC repose sur un modèle multidimensionnel articulant les manifestations neuropsychologiques objectives de la neurodégénérescence et la réaction d’adaptation psychosociale de l’environnement humain immédiat. Les analyses psychométriques structurales ont permis d’isoler trois grands domaines comportementaux du côté du patient, couplés à une dimension réflexive de détresse du côté de l’évaluateur :

1. Les problèmes de mémoire et la désorientation cognitive

Cette dimension regroupe les manifestations directes de la détérioration corticale amnésique et dysfonctionnelle exécutive. Les items types portent sur le fait de poser sans cesse les mêmes questions (item 1), d’oublier des événements récents marquants (item 2), de perdre ou cacher des objets dans des endroits inhabituels (items 5 et 6), de ne pas reconnaître des personnes, des lieux ou des objets familiers (items 10, 11 et 12) et d’éprouver une incapacité d’orientation spatiale intra- ou extra-domiciliaire (items 7, 8 et 9). Ce construit capture le déclin de la mémoire épisodique, de la mémoire de travail et des capacités d’intégration spatio-temporelle.

2. Les comportements perturbateurs et l’agitation (Disruptive Behaviors)

Ce sous-construit rassemble les manifestations comportementales extériorisées qui posent un défi direct à la sécurité du patient ou à la tranquillité de l’entourage. Il englobe l’agitation motrice continue (item 17), le réveil nocturne intempestif des membres du foyer (item 23), la suspicion et les accusations paranoïdes injustifiées (item 21), les conduites socialement embarrassantes en public (item 22), l’irritabilité ou l’accès de colère (item 26), jusqu’aux comportements d’agression physique ou de destruction matérielle (items 27 et 28) et aux conduites dangereuses pour soi ou pour autrui (item 29). Ces comportements représentent cliniquement le prédicteur le plus robuste de l’épuisement de l’aidant et de la décision d’entrée en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).

3. Les manifestations thymiques et l’inactivité (Dépression et apathie)

Ce domaine couvre les symptômes affectifs et motivationnels internalisés, souvent sous-diagnostiqués chez les patients déments : paraître triste ou déprimé (item 24), manifester des signes manifestes d’anxiété ou d’inquiétude permanente (item 25), passer de longues périodes prostré ou totalement inactif (item 18), ou encore se montrer incapable d’initier seul une quelconque activité (items 14 et 15). Ces items reflètent l’atteinte des circuits fronto-sous-corticaux régulant la motivation et l’humeur.

4. La réaction émotionnelle de l’aidant (Caregiver Appraisal / Burden)

Le second volet de chaque item mesure le construit du fardeau subjectif d’évaluation. Il ne s’agit pas d’une simple mesure d’occurrence, mais de la résonance émotionnelle négative (colère, culpabilité, tristesse, anxiété, sentiment d’impuissance) générée spécifiquement par chaque comportement. Cette dissociation conceptuelle fondamentale permet de distinguer la charge objective de travail imposée par le patient de la détresse psychologique intériorisée par le soignant.

6. Cadre théorique

La MBPC s’enracine théoriquement à la croisée de deux modèles fondamentaux de la psychologie de la santé et de la psychopathologie cognitive :

Le modèle transactionnel du stress et du coping (Lazarus & Folkman, 1984)

Selon la théorie transactionnelle développée par Richard Lazarus et Susan Folkman, le stress ne réside pas dans le stimulus externe en lui-même (le stresseur environnemental), mais dans l’interaction dynamique entre la situation et l’évaluation cognitive qu’en fait l’individu. L’aidant réalise une évaluation primaire (l’événement représente-t-il une menace, une perte ou un défi ?) et une évaluation secondaire (dispose-t-il des ressources nécessaires pour y faire face ?). La structure de la MBPC applique directement ce paradigme : la fréquence du comportement du patient représente le stresseur objectif potentiel, tandis que la note de réaction de l’aidant opérationnalise le produit de l’évaluation cognitive et affective primaire. Les interventions cliniques dérivées de ce cadre visent non seulement à modifier les comportements du patient, mais surtout à restructurer les cognitions et les réponses d’adaptation de l’aidant.

Le modèle du stress des aidants de Pearlin et al. (1990)

Le modèle sociologique et psychologique développé par Leonard Pearlin conceptualise la trajectoire de l’aidance à travers une chaîne de stresseurs primaires et secondaires. Les stresseurs primaires regroupent les déficits cognitifs intrinsèques et les altérations comportementales du patient (mesurés par la MBPC), qui engendrent des stresseurs secondaires intrapsychiques (conflits de rôles, érosion de l’estime de soi, isolement social) culminant dans la dépression clinique et l’épuisement somatique de l’aidant. La MBPC permet d’intervenir au tout début de cette cascade délétère en documentant précisément le point de contact entre le stresseur primaire et l’amorce de la détresse émotionnelle.

7. Validité

Les qualités métrologiques et la validité de la MBPC et de ses formes dérivées ont fait l’objet d’une abondante littérature empirique au cours des quatre dernières décennies :

Validité de contenu et d’apparence

Les items originaux de la MBPC ont été générés à partir d’entretiens cliniques approfondis menés auprès de familles de patients atteints de la maladie d’Alzheimer et de consensus d’experts en gérontologie et en neuropsychiatrie. Les situations décrites correspondent rigoureusement aux motifs réels de consultation gériatrique et aux crises signalées par les associations de familles d’aidants.

Validité convergente et concourante

La validité convergente de la sous-échelle de mémoire a été démontrée par des corrélations négatives statistiquement significatives avec les scores globaux de fonctionnement cognitif, tels que le MMSE (coefficients de corrélation de Pearson oscillant entre $r = -0,42$ et $r = -0,58$, $p < 0,001$) et la Blessed Dementia Rating Scale. Parallèlement, la sous-échelle d’évaluation de la réaction de l’aidant présente de fortes corrélations positives avec le score global de la Zarit Burden Interview ($r = 0,55$ à $0,71$) ainsi qu’avec les scores de dépression mesurés par l’échelle de dépression du Center for Epidemiologic Studies (CES-D) ou l’inventaire de dépression de Beck ($r = 0,40$ à $0,54$).

Validité discriminante et prédictive

L’instrument démontre une excellente capacité à discriminer les personnes âgées vivant avec un vieillissement cognitif sain ou un trouble neurocognitif léger (TCL/MCI) des patients engagés dans des phases légères, modérées ou sévères de démence. De plus, les scores élevés à la dimension de réaction face aux comportements perturbateurs prédisent de manière robuste l’institutionnalisation dans les 12 mois à venir, l’apparition de troubles dépressifs majeurs chez l’aidant et la prescription d’antipsychotiques ou de sédatifs chez le patient.

8. Fidélité

La fidélité de la MBPC a été rigoureusement confirmée par de multiples études d’évaluation de la consistance interne et de la stabilité temporelle :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans les travaux fondamentaux de Zarit et al. (1985, 1987) et les réévaluations de Teri et al. (1992), les indices de consistance interne de l’échelle totale et des sous-échelles se révèlent systématiquement élevés :

  • Échelle globale des comportements (fréquence) : $\alpha$ de Cronbach compris entre 0,82 et 0,88.
  • Sous-échelle Problèmes de mémoire : $\alpha = 0,78$ à $0,87$.
  • Sous-échelle Dépression / Apathie : $\alpha = 0,75$ à $0,84$.
  • Sous-échelle Comportements perturbateurs : $\alpha = 0,68$ à $0,76$ (cette variabilité relative s’expliquant par le caractère hétérogène des comportements externalisés).
  • Échelle globale de réaction de l’aidant : $\alpha = 0,85$ à $0,91$, reflétant une excellente homogénéité du construit de détresse subjective ressentie.

Fidélité test-retest et accord inter-juges

Les coefficients de stabilité test-retest à un intervalle de deux à quatre semaines, mesurés auprès d’aidants dont la situation clinique du patient restait stable, révèlent des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) supérieurs à 0,75 pour la fréquence des comportements et à 0,80 pour l’échelle de réaction. L’accord inter-juges (mesuré en comparant les évaluations de deux proches aidants vivant sous le même toit) montre une concordance satisfaisante ($r = 0,65$ à $0,75$), les légères divergences reflétant fidèlement les différences de seuil de tolérance personnelle et de temps d’exposition aux soins.

9. Analyse factorielle

L’exploration de la structure sous-jacente de la MBPC a connu une évolution majeure, passant des analyses initiales de Zarit vers la modélisation factorielle confirmatoire menée par Linda Teri et ses collègues en 1992, qui a abouti à la RMBPC :

Analyses factorielles exploratoires (AFE) initiales

Les analyses factorielles menées sur la version originale à 32 items dégageaient des facteurs reflétant principalement l’incompétence cognitive, la dangerosité pour soi/autrui et le retrait social. Néanmoins, certains items présentaient des saturations croisées complexes en raison de la présence conjointe de tâches de la vie quotidienne (ADL) et de symptômes neuropsychiatriques.

Modélisation factorielle confirmatoire (AFC) de Teri et al. (1992)

Pour clarifier la structure psychométrique, Linda Teri et al. ont soumis un corpus de comportements à des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses sur un large échantillon de couples aidant-patient ($N = 227$). Cette analyse a mis en évidence une solution optimale à trois facteurs orthogonaux/obliques stables, expliquant une part prépondérante de la variance :

  • Facteur 1 : Problèmes de mémoire (Memory Problems) — regroupant 7 items spécifiques relatifs aux oublis d’événements récents, répétitions de questions, perte d’objets, incapacité à maintenir une concentration ou à terminer une tâche débutée (saturations factorielles comprises entre 0,48 et 0,74).
  • Facteur 2 : Dépression (Depression) — regroupant 9 items portant sur la tristesse apparente, l’anxiété, les pleurs, l’évocation de sentiments d’inutilité, de solitude, de ruine ou d’idées noires (saturations factorielles entre 0,45 et 0,72).
  • Facteur 3 : Comportements perturbateurs (Disruptive Behaviors) — regroupant 8 items relatifs à l’agressivité verbale, aux menaces verbales ou physiques, à la destruction d’objets, aux cris, aux réveils nocturnes et aux comportements embarrassants (saturations factorielles entre 0,42 et 0,68).

Les indices d’ajustement du modèle trifactoriel (comparative fit index [CFI] > 0,90 ; RMSEA < 0,06) ont solidement validé la pertinence clinique de cette partition, confirmant que les perturbations mnésiques, dépressives et comportementales constituent des entités syndromiques distinctes bien qu'interconnectées chez le sujet âgé dément.

10. Instrument de mesure

La MBPC est un inventaire hétéro-administré ou auto-administré par le proche aidant, encadré au besoin par un clinicien ou un psychologue lors d’un entretien semi-structuré.

  • Type de test : Questionnaire d’évaluation comportementale et de fardeau subjectif par tiers déclarant (proxy-report).
  • Nombre d’items :
    • Version princeps (MBPC complète) : 32 items de comportements (30 items spécifiques + 2 items libres de spécification d’autres problèmes), souvent accompagnés d’un module optionnel de 6 items d’activités élémentaires de la vie quotidienne (ADL : alimentation, habillage, toilette, prise de médicaments, bain, continence) et de 3 activités complémentaires.
    • Version révisée (RMBPC, 1992) : 24 items recentrés sur la triade Mémoire (7 items), Dépression (9 items) et Perturbation (8 items).
  • Échelle de cotation de la fréquence objective (comportement du patient) : Échelle ordinale à plusieurs niveaux :
    • 0 = N’est jamais arrivé (Never occurred)
    • 1 = Arrivé fréquemment par le passé, mais pas au cours des 3 derniers mois (Occurred frequently in past but not in the past three months)
    • 2 = Arrivé récemment, mais pas au cours de la semaine écoulée (Has occurred recently, but not in the past week)
    • 3 = Arrivé 1 ou 2 fois au cours de la semaine écoulée (Has occurred 1 or 2 times in the past week)
    • 4 = Arrivé 3 à 6 fois au cours de la semaine écoulée (Has occurred 3 to 6 times in the past week)
    • 5 = Arrive tous les jours ou plus souvent (Occurs daily or more often)
    • 7 = Ce problème surviendrait si le patient n’était pas surveillé (This problem would occur, if the patient wasn’t supervised)
  • Échelle de cotation de la réaction émotionnelle (détresse de l’aidant) : Échelle de Likert en 5 points :
    • 0 = Pas du tout dérangeant / affecté (Not at all)
    • 1 = Un peu (A little)
    • 2 = Modérément (Moderately)
    • 3 = Beaucoup (Very much)
    • 4 = Extrêmement (Extremely)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Score total de fréquence : Somme des scores de fréquence pour l’ensemble des items applicables (les scores de type 7 sont généralement recodés en accord avec le protocole d’analyse du laboratoire, le plus souvent assimilés à une fréquence maximale de 5 dans les études d’impact de surveillance, ou analysés séparément).
    • Score total de réaction : Somme des scores de réaction pour les comportements survenus, ou calcul d’un score moyen de réaction conditionnelle (somme des réactions divisée par le nombre de comportements effectivement présents chez le patient).
    • Scores factoriels : Calcul distinct des sous-scores pour les domaines de la mémoire, de la dépression et des conduites perturbatrices.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de développement initial : 1980 (premières versions cliniques par S. H. Zarit et coll.), officialisée dans des manuels et publications clés en 1985 et 1990 ; version révisée (RMBPC) publiée en 1992.
  • Statut des droits et permissions : L’échelle originale a été mise à disposition du domaine public académique à des fins de recherche et de pratique clinique clinique non commerciale par ses auteurs. Les items et protocoles ont été publiés dans plusieurs ouvrages de référence en libre consultation clinique (notamment Fischer & Corcoran, Measures for Clinical Practice and Research, Oxford University Press).
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour la recherche universitaire, l’enseignement et l’évaluation clinique non lucrative. L’adaptation ou l’intégration dans des dispositifs commerciaux numériques de télésanté requiert l’autorisation formelle expresse des titulaires des droits ou des éditeurs institutionnels (Penn State University Gerontology Center / Guilford Press / American Psychological Association).

12. Références

Fischer, J., & Corcoran, K. J. (2007). Measures for clinical practice and research: A sourcebook (4th ed., Vol. 1, pp. 362–365). Oxford University Press.

Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.

Pearlin, L. I., Mullan, J. T., Semple, S. J., & Skaff, M. M. (1990). Caregiving and the stress process: An overview of concepts and their measures. The Gerontologist, 30(5), 583–594. https://doi.org/10.1093/geront/30.5.583

Teri, L., Truax, P., Logsdon, R., Uomoto, J., Zarit, S. H., & Vitaliano, P. P. (1992). Assessment of behavior problems in dementia: The revised Memory and Behavior Problems Checklist. Psychology and Aging, 7(4), 622–631. https://doi.org/10.1037/0882-7974.7.4.622

Zarit, S. H., Orr, N. K., & Zarit, J. M. (1985). The hidden victims of Alzheimer’s disease: Families under stress. New York University Press.

Zarit, S. H., Reever, K. E., & Bach-Peterson, J. (1980). Relatives of the impaired elderly: Correlates of feelings of burden. The Gerontologist, 20(6), 649–655. https://doi.org/10.1093/geront/20.6.649

Zarit, S. H., & Zarit, J. M. (1990). The Memory and Behavior Problems Checklist and the burden interview. Penn State University Gerontology Center.

Zarit, S. H., & Zarit, J. M. (1998). Mental disorders in older adults: Principles of assessment and treatment. Guilford Press.

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Rating Scales

Frequency Ratings:
0 = never occurred
1 = occurred frequently in past but not in the past three months
2 = has occurred recently, but not in the past week
3 = has occurred 1 or 2 times in the past week
4 = has occurred 3 to 6 times in the past week
5 = occurs daily or more often
7 = this problem would occur, if the patient wasn’t supervised

Reaction Rating:
0 = not at all
1 = a little
2 = moderately
3 = very much
4 = extremely

Behaviors

  1. Asking the same question over and over.
  2. Trouble remembering recent events (e.g.‚ items in the newspaper or on TV).
  3. Trouble remembering significant past.
  4. Mixing up past and present (e.g. thinking a deceased parent alive)
  5. Losing or misplacing things.
  6. Hiding things.
  7. Unable to find way about indoors.
  8. Unable to find way about outdoors‚ for example‚ on familiar place.
  9. Wandering or getting lost.
  10. Not recognize a familiar place.
  11. Not recognize a familiar people.
  12. Not recognize a familiar object.
  13. Forgetting what day it is.
  14. Unable to start activities by self (besides ADLS)
  15. Unable to keep occupied or busy by self.
  16. Follows you around.
  17. Being constantly restless or agitated‚
  18. Spending long periods of time inactive.
  19. Being constantly talkative.
  20. Talking little or not at all.
  21. Being suspicious or accusative.
  22. Doing things in public that embarrass you.
  23. Walking you up at night.
  24. Appears sad or depressed.
  25. Appears anxious or worried.
  26. Becoming angry.
  27. Strikes out or tries to hit.
  28. Destroying property.
  29. Engaging in behavior that is potentially dangerous to self or others.
  30. Seeing or hearing things that are not there (hallucinations or illusions)
  31. Any other problems (specify).
  32. Any other problems (specify).
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Looti, M. (2026, octobre 3). Liste de contrôle des problèmes de mémoire et de comportement (MBPC). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/memory-and-behavior-problem-checklist-mbpc/
Looti, Mohammed. “Liste de contrôle des problèmes de mémoire et de comportement (MBPC).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/memory-and-behavior-problem-checklist-mbpc/.
Looti, Mohammed. “Liste de contrôle des problèmes de mémoire et de comportement (MBPC).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/memory-and-behavior-problem-checklist-mbpc/.