MARKOR — Échelle d’orientation marché (MARKOR)

Découvrez l’échelle MARKOR (Kohli, Jaworski & Kumar, 1993), l’instrument de référence pour mesurer l’orientation marché à travers ses trois processus clés : génération de renseignements, dissémination et réactivité organisationnelle.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 23, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 23, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

L’échelle MARKOR (acronyme de MARKet ORientation), développée par Ajay K. Kohli, Bernard J. Jaworski et Ajith Kumar en 1993, constitue l’un des instruments psychométriques et opérationnels les plus influents dans le domaine du management stratégique, du marketing et de la psychologie des organisations. Contrairement à l’approche concurrente MKTOR développée par Narver et Slater (1990), qui appréhende l’orientation marché sous un angle purement culturel et axiologique, MARKOR opérationnalise le construit théorique défini par Kohli et Jaworski (1990) en tant qu’ensemble de comportements et de processus organisationnels concrets, observables et diagnostiquables.

L’instrument repose sur une structure tridimensionnelle comprenant 20 items évaluant les processus clés de traitement de l’information sur le marché : (1) la génération de renseignements sur le marché (Intelligence Generation, 6 items), qui capture les efforts déployés pour identifier les besoins actuels et futurs des clients ainsi que les évolutions de l’environnement concurrentiel et technologique ; (2) la dissémination des renseignements (Intelligence Dissemination, 5 items), qui mesure la circulation horizontale et verticale de cette information entre les différents départements fonctionnels ; et (3) la réactivité organisationnelle (Responsiveness, 9 items), subdivisée en conception de la réponse (Response Design, 4 items) et en mise en œuvre de la réponse (Response Implementation, 5 items). Les participants répondent à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »).

Sur le plan psychométrique, MARKOR a démontré une cohérence interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,71 et 0,82 pour ses sous-dimensions lors de ses validations initiales sur plusieurs échantillons de cadres dirigeants (échantillons nationaux et monocités). L’analyse factorielle confirmatoire atteste d’une structure de second ordre robuste, et sa validité prédictive a été largement établie en démontrant des associations significatives avec la performance globale de l’entreprise, l’engagement affectif des employés, l’esprit d’équipe interdépartemental et la satisfaction client. Cet outil demeure à ce jour un standard pour diagnostiquer les dysfonctionnements informationnels et orienter les interventions de transformation organisationnelle.

2. Mots-clés

Orientation marché, MARKOR, génération de renseignements, dissémination de l’information, réactivité organisationnelle, psychométrie organisationnelle, comportement organisationnel, échelle de mesure, performance commerciale, théorie du traitement de l’information.

3. Auteurs

L’échelle MARKOR a été conçue et validée par une équipe de chercheurs de premier plan en marketing stratégique et comportement organisationnel :

  • Ajay K. Kohli : Professeur émérite de marketing à la Scheller College of Business du Georgia Institute of Technology (Atlanta, États-Unis). Ancien rédacteur en chef du Journal of Marketing, ses recherches pionnières se concentrent sur la stratégie marketing, le leadership commercial et l’orientation marché.
  • Bernard J. Jaworski : Titulaire de la chaire Peter F. Drucker en management à la Drucker School of Management de la Claremont Graduate University (Claremont, Californie, États-Unis). Ses travaux portent sur le leadership stratégique, la transformation organisationnelle et l’efficacité des forces de vente.
  • Ajith Kumar : Chercheur et méthodologiste affilié à l’époque de la publication initiale à l’Université d’État de l’Arizona (Arizona State University). Spécialiste de la modélisation statistique avancée, de la psychométrie et de l’analyse multivariée appliquée aux sciences de gestion.

4. Objectif

L’échelle MARKOR a été élaborée pour combler une lacune méthodologique et opérationnelle majeure dans la littérature en sciences de gestion et en psychologie industrielle des années 1980 et 1990. Jusqu’alors, le concept de « concept marketing » formulé dès les années 1950 demeurait une abstraction philosophique ou une déclaration d’intention normative dépourvue d’ancrage comportemental rigoureux. Les organisations professaient leur orientation client sans disposer d’indicateurs objectifs permettant d’évaluer dans quelle mesure leurs pratiques quotidiennes reflétaient réellement cette orientation. L’objectif fondamental de Kohli, Jaworski et Kumar (1993) était d’opérationnaliser le modèle conceptuel de Kohli et Jaworski (1990) afin de fournir un instrument standardisé, psychométriquement robuste et doté d’une forte valeur diagnostique.

D’un point de vue de la recherche académique, MARKOR vise à quantifier le degré d’orientation marché en tant que construit comportemental distinct de ses antécédents structurels (tels que la centralisation, la formalisation ou les conflits interdépartementaux) et de ses conséquences sur la performance (telles que le rendement financier, la fidélité client ou la satisfaction au travail). Cette séparation conceptuelle rigoureuse a permis aux chercheurs en management d’étudier empiriquement les médiations et modérations influençant l’efficacité de la stratégie marketing à travers divers contextes industriels et culturels.

Sur le plan des applications pratiques et de l’audit organisationnel, l’échelle remplit une fonction diagnostique de premier plan. Alors que les approches culturelles (comme l’échelle MKTOR) évaluent des normes et valeurs partagées — difficiles à modifier à court ou moyen terme —, MARKOR cible des routines et processus opérationnels précis. L’instrument permet d’identifier avec précision les goulots d’étranglement au sein de la chaîne de valeur informationnelle de l’entreprise :

  • Une unité commerciale peut exceller dans la collecte de données sur les clients tout en échouant à diffuser ces informations aux départements de R&D ou d’ingénierie ;
  • Une organisation peut faire circuler l’information de manière fluide mais souffrir d’une inertie décisionnelle empêchant la mise en œuvre rapide de plans de réponse face aux manœuvres des concurrents ;
  • Des dysfonctionnements de coordination interfonctionnelle peuvent être quantifiés et corrélés à des faiblesses précises d’allocation des ressources.

Ainsi, l’échelle sert de guide pragmatique pour concevoir des plans d’intervention ciblés, restructurer les circuits de communication transversale et aligner les systèmes d’incitation managériale sur des comportements axés sur la valeur client.

5. Construit psychologique

L’orientation marché selon l’approche MARKOR est conceptualisée comme l’exécution effective d’activités coordonnées à l’échelle de l’organisation visant à générer de l’intelligence de marché, à la propager horizontalement et verticalement, et à réagir de manière concertée aux opportunités et menaces. Le construit s’articule autour de trois dimensions interdépendantes :

1. Génération de renseignements sur le marché (Intelligence Generation)

Cette dimension (mesurée par les items 1 à 6) ne se réduit pas à la simple réalisation d’études de marché traditionnelles. Elle englobe un spectre beaucoup plus large d’activités formelles et informelles destinées à appréhender non seulement les besoins exprimés des clients, mais également leurs besoins latents et futurs. De surcroît, elle intègre une surveillance constante des forces macro-environnementales et concurrentielles :

  • Veille client directe : Rencontres périodiques avec les clients stratégiques, administration d’enquêtes de satisfaction régulières et analyse fine des retours d’utilisation ;
  • Surveillance de l’écosystème : Détection précoce des ruptures technologiques, des évolutions réglementaires, des mouvements tarifaires et stratégiques des concurrents directs et indirects ;
  • Capacité d’écoute proactive : Évaluation de l’impact anticipé des changements sociétaux sur les attentes futures de la clientèle. Un score élevé sur cette dimension reflète une vigilance environnementale continue et une sensibilité fine aux signaux faibles du marché.

2. Dissémination des renseignements (Intelligence Dissemination)

La valeur de l’information dépend intrinsèquement de sa diffusion auprès des acteurs organisationnels capables d’agir en conséquence. Cette dimension (mesurée par les items 7 à 11) capture la fluidité et l’intensité des flux informationnels entre les différentes fonctions de l’organisation (marketing, ventes, production, R&D, finance, ressources humaines) :

  • Communications transversales : Organisation de réunions interdépartementales régulières pour débattre des tendances du marché et des menaces concurrentielles ;
  • Partage latéral d’informations : Volonté et rapidité avec lesquelles le personnel en contact avec le marché alerte les autres divisions fonctionnelles des évolutions critiques ;
  • Démocratisation des données : Diffusion généralisée et transparente des métriques de satisfaction client et de performance de service à tous les échelons hiérarchiques. Cette dimension lutte contre la rétention d’information en « silos fonctionnels », favorisant une compréhension partagée de la réalité du marché.

3. Réactivité organisationnelle (Responsiveness)

La réactivité représente l’aboutissement concret du processus informationnel. L’organisation ne se contente pas de savoir ; elle agit. Dans la conceptualisation de Kohli et Jaworski, la réactivité est décomposée en deux sous-phases distinctes mais coordonnées (items 12 à 20) :

  • Conception de la réponse (Response Design) : Formulation agile de programmes marketing, d’ajustements tarifaires, de repositionnements d’offres ou de projets d’innovation en réponse aux données collectées (items 12 à 15). Cela implique une capacité décisionnelle rapide et une concertation interdépartementale sans inertie bureaucratique.
  • Mise en œuvre de la réponse (Response Implementation) : Exécution opérationnelle effective des plans conçus (items 16 à 20). Cela comprend la coordination harmonieuse des départements pour modifier un produit, le traitement diligent des réclamations clients, la riposte tactique immédiate aux campagnes agressives des concurrents et le respect des calendriers de déploiement.

6. Cadre théorique

L’échelle MARKOR s’inscrit au carrefour de plusieurs courants théoriques majeurs de la sociologie des organisations, de la psychologie cognitive et du management stratégique :

La théorie du traitement de l’information organisationnelle

Fondée initialement par des théoriciens tels que Herbert A. Simon (1957) et développée par Jay Galbraith (1973) ainsi que Daft et Weick (1984), la théorie du traitement de l’information postule que les organisations sont des systèmes ouverts confrontés à l’incertitude et à l’équivocité environnementales. Pour survivre et s’adapter, elles doivent acquérir des informations sur leur environnement, les interpréter collectivement et agir en conséquence. MARKOR opérationnalise directement ce cycle cybernétique en trois phases successives : acquisition (génération), interprétation partagée (dissémination) et action adaptative (réactivité).

La perspective comportementale opposée à la perspective culturelle

Un débat fondamental dans la littérature oppose l’approche comportementale de Kohli et Jaworski (1990) à l’approche culturelle de Narver et Slater (1990). Pour Narver et Slater, l’orientation marché est une culture d’entreprise caractérisée par des valeurs partagées qui incitent à créer une valeur supérieure pour les clients (reposant sur l’orientation client, l’orientation concurrent et la coordination interfonctionnelle). En revanche, Kohli et Jaworski adoptent une posture résolument comportementale issue de la psychologie behavioriste et du management des processus : la culture n’est qu’un facilitateur ou un antécédent ; ce qui produit la performance, ce sont les comportements observables et les flux d’activités. Cette distinction est cruciale sur le plan épistémologique, car elle postule que l’orientation marché peut être modifiée par l’ingénierie des processus et des systèmes d’information sans nécessiter au préalable une refonte globale et incertaine de la culture d’entreprise.

La théorie des capacités dynamiques

Dans la continuité des travaux de David Teece, Gary Pisano et Amy Shuen (1997), l’orientation marché telle que mesurée par MARKOR est aujourd’hui reconnue comme une capacité dynamique fondamentale. Elle permet à l’entreprise de « détecter, saisir et transformer » (sense, seize, and transform) les opportunités technologiques et marchandes dans des contextes hautement volatils. MARKOR opérationnalise la capacité d’apprentissage organisationnel appliqué aux frontières du marché.

7. Validité

La validité psychométrique de l’échelle MARKOR a fait l’objet d’un examen empirique approfondi lors de son étude princeps par Kohli, Jaworski et Kumar (1993) et a été répliquée dans de nombreuses recherches internationales indépendantes.

Validité de construit et validité convergente

La validité de construit a été établie à travers deux études indépendantes : un échantillon national américain de 222 unités commerciales (représentant divers secteurs industriels et de services) et un échantillon monocité de 230 unités commerciales. L’analyse factorielle confirmatoire a démontré que tous les items saturaient de façon statistiquement significative ($p < 0,001$) sur leurs facteurs hypothétiques respectifs, attestant d'une excellente convergence empirique. Les indices de corrélation inter-dimensions ont confirmé que les trois composantes partagent une variance commune tout en restant distinctes :

  • Corrélation entre Génération et Dissémination : $r \approx 0,55$ à $0,67$ selon les échantillons ;
  • Corrélation entre Dissémination et Réactivité : $r \approx 0,50$ à $0,62$ ;
  • Corrélation entre Génération et Réactivité : $r \approx 0,48$ à $0,59$.

Validité discriminante

La validité discriminante a été rigoureusement démontrée en comparant le modèle théorique tridimensionnel à des modèles emboîtés où les corrélations entre paires de facteurs étaient fixées à l’unité ($1,0$). Dans tous les cas, le test de différence de chi-carré ($\Delta\chi^2$) s’est révélé hautement significatif, rejetant l’hypothèse d’une unidimensionnalité stricte et confirmant la distinction empirique entre la collecte d’information, sa circulation interne et les actions de réponse. De plus, la variance moyenne extraite (AVE) pour chaque construit excède généralement le carré des corrélations inter-construits, respectant le critère méthodologique classique de Fornell et Larcker.

Validité de critère et validité nomologique

La validité prédictive (nomologique) de MARKOR est largement documentée. Dans les travaux initiaux et les méta-analyses ultérieures (notamment Cano, Carrillat et Jaramillo, 2004 ; Kirca, Jayachandran et Bearden, 2005), les scores de MARKOR présentent des relations significatives et robustes avec :

  • La performance globale de l’entreprise : Associations positives avec le rendement du capital investi (ROI), la rentabilité des ventes et la croissance de la part de marché ;
  • Les conséquences psychologiques chez les salariés : Augmentation notable de l’engagement organisationnel affectif, de l’esprit de corps et réduction substantielle du conflit de rôle et de l’ambiguïté de rôle ;
  • La satisfaction et fidélité de la clientèle : Amélioration de la qualité perçue des services et rétention accrue des clients.

8. Fidélité

La fidélité de l’échelle MARKOR a été évaluée au moyen de multiples indicateurs de consistance interne et de reproductibilité empirique :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach et Fiabilité Composite)

Dans l’étude princeps de Kohli, Jaworski et Kumar (1993), l’instrument a été épuré à partir d’un ensemble initial de 32 items pour aboutir à une version finale condensée de 20 items. Les coefficients alpha de Cronbach obtenus sur les deux échantillons principaux se décomposent comme suit :

  • Génération de renseignements (6 items) : $\alpha = 0,71$ (échantillon national) et $\alpha = 0,71$ (échantillon monocité) ;
  • Dissémination des renseignements (5 items) : $\alpha = 0,82$ (échantillon national) et $\alpha = 0,79$ (échantillon monocité) ;
  • Réactivité organisationnelle (9 items) : $\alpha = 0,75$ (échantillon national) et $\alpha = 0,73$ (échantillon monocité) ;
  • Échelle globale (20 items) : L’alpha global composite dépasse régulièrement les seuils recommandés de 0,85 à 0,89 dans la littérature appliquée.

Des travaux ultérieurs (ex. Matsuno, Mentzer et Özsomer, 2002 ; Farrell, 2005) ont rapporté des coefficients de fiabilité composite ($CR$) supérieurs à 0,75 pour l’ensemble des sous-échelles, confirmant la bonne stabilité métrique de l’instrument en dépit de la complexité des comportements évalués.

Fidélité inter-évaluateurs et stabilité temporelle

Étant donné que l’unité d’analyse de MARKOR est souvent l’unité commerciale (Strategic Business Unit) et non l’individu isolé, les auteurs ont validé la fiabilité inter-informateurs. En comparant les réponses de plusieurs cadres supérieurs au sein de la même entreprise (informateur principal marketing vs informateur non-marketing), des coefficients de corrélation intra-classe (ICC) statistiquement significatifs ont été constatés, démontrant que les répondants perçoivent de manière convergente les processus de leur organisation. La fidélité test-retest à intervalle de 3 mois évaluée dans des études sous-échantillonnées a mis en évidence une stabilité satisfaisante ($r > 0,70$), tout en conservant la sensibilité nécessaire pour détecter les changements structurels post-interventions managériales.

9. Analyse factorielle

Le développement de l’échelle MARKOR a suivi un protocole d’analyse factorielle rigoureux combinant analyses exploratoires (AFE) et modélisation par équations structurelles (AFC) :

Structure factorielle et épuration des items

Initialement conçue avec un réservoir de 32 items générés à partir d’entretiens qualitatifs approfondis avec 62 cadres dirigeants menés par Kohli et Jaworski (1990), l’échelle a subi une sélection rigoureuse. Les analyses factorielles exploratoires en composantes principales avec rotation oblique ont mis en évidence l’existence de saturations croisées indésirables ou de faibles contributions factorielles pour 12 items, qui ont été éliminés pour optimiser la parcimonie et la validité discriminante, aboutissant à la structure à 20 items.

Modélisation confirmatoire (AFC)

Lors de l’analyse factorielle confirmatoire sous LISREL, Kohli et al. (1993) ont testé et comparé plusieurs structures concurrentes :

  • Modèle unidimensionnel : Ajustement médiocre, rejeté catégoriquement par les données ($\chi^2$ très élevé, $RMSEA > 0,12$) ;
  • Modèle à 3 facteurs corrélés de premier ordre : Bon ajustement aux données, confirmant l’existence des trois piliers (génération, dissémination, réactivité) ;
  • Modèle hiérarchique de second ordre : Dans ce modèle, les trois dimensions de premier ordre s’agrègent sous un facteur global d’« Orientation Marché ». Ce modèle offre un ajustement robuste tout en fournissant une justification théorique à l’utilisation d’un score composite global.

Les indices d’ajustement rapportés dans les publications de référence indiquent un indice de bonté d’ajustement (GFI) d’environ $0,90$, un AGFI supérieur à $0,86$, et un RMSEA oscillant entre $0,05$ et $0,07$, ce qui représente des performances métriques remarquables pour des échelles de comportement organisationnel complexe. Les saturations factorielles standardisées des items individuels sur leurs facteurs respectifs sont majoritairement situées entre $0,50$ et $0,78$, sans saturation résiduelle anormale.

10. Instrument de mesure

L’échelle MARKOR est un questionnaire standardisé d’auto-évaluation organisationnelle destiné principalement aux cadres, directeurs généraux, responsables marketing ou opérationnels d’une unité commerciale :

  • Type d’évaluation : Questionnaire de comportement et de processus organisationnels ;
  • Format d’administration : Auto-évaluation papier-crayon ou numérique (en ligne) ;
  • Nombre total d’items : 20 items ;
  • Format des réponses : Échelle de Likert en 5 points allant de 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord) à 5 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord) ;
  • Sous-échelles et découpage des items :
    • Intelligence Generation (Génération de renseignements) : Items 1, 2, 3, 4, 5, 6 (6 items) ;
    • Intelligence Dissemination (Dissémination des renseignements) : Items 7, 8, 9, 10, 11 (5 items) ;
    • Responsiveness (Réactivité) : Items 12 à 20 (9 items), pouvant être décomposée en Response Design (Items 12, 13, 14, 15) et Response Implementation (Items 16, 17, 18, 19, 20) ;
  • Items inversés (Reverse-scored) : Les items négativement formulés nécessitent une inversion préalable de leur codage ($1 \rightarrow 5$, $2 \rightarrow 4$, $3 \rightarrow 3$, $4 \rightarrow 2$, $5 \rightarrow 1$) : Items 3, 5, 11, 12, 13, 18, 19 ;
  • Calcul des scores : Les scores de sous-échelles sont obtenus en calculant la moyenne arithmétique des items correspondants (après inversion). Un score global d’orientation marché peut être calculé par la moyenne des 20 items ou par la moyenne équipondérée des trois dimensions. Un score plus élevé indique une orientation marché plus intense et intégrée.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’échelle MARKOR a été publiée initialement en 1993 dans le Journal of Marketing Research par l’American Marketing Association (AMA) :

  • Année de publication : 1993 ;
  • Statut des droits d’auteur : L’article original et les items sont protégés par le droit d’auteur de l’American Marketing Association (AMA) ;
  • Utilisation académique et recherche : L’instrument est accessible gratuitement à des fins de recherche académique, d’enseignement et d’études non commerciales, sous réserve de citer scrupuleusement la source princeps (Kohli, Jaworski, & Kumar, 1993) ;
  • Utilisation commerciale et de conseil : Les cabinets de conseil, entreprises ou praticiens souhaitant intégrer l’échelle MARKOR dans des outils diagnostiques commerciaux propriétaires doivent obtenir l’autorisation formelle préalable de l’AMA et des titulaires des droits.

12. Références

Response Scale: 5-point Likert scale (1 = Strongly Disagree to 5 = Strongly Agree)

Note: (R) indicates reverse-scored items.

  1. In this business unit, we meet with customers at least once a year to find out what products or services they will need in the future.
  2. In this business unit, we do a lot of in-house market research.
  3. We are slow to detect changes in our customers’ product preferences. (R)
  4. We survey end-users at least once a year to assess the quality of our products and services.
  5. We are slow to detect fundamental shifts in our industry (e.g., competition, technology, regulation). (R)
  6. We periodically review the likely effect of changes in our business environment (e.g., technology, regulation) on customers.
  7. We have interdepartmental meetings at least once a quarter to discuss market trends and developments.
  8. Marketing personnel in our business unit spend time discussing customers’ future needs with other functional departments.
  9. When something important happens to a major customer or market, the whole business unit knows about it in a short period.
  10. Data on customer satisfaction are disseminated at all levels in this business unit on a regular basis.
  11. When one department finds out something important about competitors, it is slow to alert other departments. (R)
  12. It takes us a long time to decide how to respond to our competitors’ price changes. (R)
  13. For one reason or another we tend to ignore changes in our customers’ product or service needs. (R)
  14. We periodically review our product development efforts to ensure that they are in line with what customers want.
  15. Several departments get together periodically to plan a response to changes taking place in our business environment.
  16. If a major competitor were to launch an intensive campaign targeted at our customers, we would implement an immediate response.
  17. The activities of the different departments in this business unit are well coordinated.
  18. Customer complaints fall on deaf ears in this business unit. (R)
  19. Even if we came up with a great marketing plan, we probably would not be able to implement it in a timely fashion. (R)
  20. When we find that the customers would like us to modify a product or service, the departments involved make concerted efforts to do so.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote