1. Résumé / Abstract
La Liste modifiée de vérification pour l’autisme chez les tout-petits, révisée avec suivi (Modified Checklist for Autism in Toddlers, Revised with Follow-Up, ou M-CHAT-R/F) est un instrument psychométrique de dépistage de niveau 1 conçu pour évaluer le risque de trouble du spectre de l’autisme (TSA) chez les jeunes enfants âgés de 16 à 30 mois. Développé initialement par la Dre Diana L. Robins et ses collaboratrices (Marianne Barton et Deborah Fein), cet outil constitue une révision majeure du M-CHAT original conçu en 2001, visant à optimiser la sensibilité clinique tout en réduisant substantiellement le taux de faux positifs grâce à un processus standardisé en deux étapes.
Le premier volet, le M-CHAT-R, est un questionnaire hétéro-rapporté rempli par les parents ou les tuteurs légaux, composé de 20 items dichotomiques (« Oui » / « Non »). Ces items ciblent les manifestations précoces de la communication sociale réciproque, de l’attention conjointe, de l’imitation, ainsi que certains comportements stéréotypés et atypies sensorielles. Le protocole attribue un score de risque catégorisé en trois strates : risque faible (score de 0 à 2), risque moyen (score de 3 à 7) et risque élevé (score de 8 à 20). En cas de score moyen, le second volet, l’entretien de suivi (Follow-Up interview, M-CHAT-R/F), est obligatoirement administré afin de clarifier les réponses parentales à l’aide d’arbres décisionnels standardisés (algorithmes de type logigramme).
Sur le plan des propriétés psychométriques, la validation à grande échelle menée sur une cohorte de 16 071 tout-petits a démontré une consistance interne satisfaisante (alpha de Cronbach = 0,79). L’analyse des courbes ROC (Receiver Operating Characteristic) confirme l’excellente précision de classification de l’outil. Chez les enfants identifiés à risque persistant après l’entretien de suivi, la valeur prédictive positive (VPP) atteint 47,5 % (IC à 95 % : [0,41 ; 0,54]) pour un diagnostic formel de TSA et s’élève à 94,6 % (IC à 95 % : [0,92 ; 0,98]) pour l’ensemble des retards ou troubles neurodéveloppementaux. Grâce à cette procédure en deux étapes, le M-CHAT-R/F abaisse l’âge moyen du diagnostic précoce d’environ deux ans par rapport aux trajectoires cliniques conventionnelles, facilitant ainsi un accès rapide aux programmes d’intervention précoce.
2. Mots-clés / Keywords
Trouble du spectre de l’autisme, dépistage précoce, M-CHAT-R/F, pédiatrie du développement, attention conjointe, communication sociale, psychométrie, validité prédictive, valeur prédictive positive, petite enfance.
3. Auteurs / Authors
Le M-CHAT-R/F a été conçu et validé par une équipe de chercheuses et cliniciennes de premier plan spécialisées en neuropsychologie clinique et en neurodéveloppement infantile :
- Diana L. Robins, Ph.D. : Professeure et directrice du A.J. Drexel Autism Institute à la Drexel University (Philadelphie, Pennsylvanie, États-Unis). Spécialiste de renommée internationale dans le dépistage et le diagnostic précoce des troubles du spectre de l’autisme.
- Deborah Fein, Ph.D. : Professeure émérite émérite au Département des sciences psychologiques de l’Université du Connecticut (Storrs, Connecticut, États-Unis). Neuropsychologue clinicienne reconnue pour ses travaux pionniers sur l’évolution cognitive et développementale de l’autisme.
- Marianne Barton, Ph.D. : Directrice de la formation clinique et professeure émérite au Département des sciences psychologiques de l’Université du Connecticut (Storrs, Connecticut, États-Unis), experte dans l’évaluation psychologique des tout-petits et des familles à risque.
Les correspondances académiques et les demandes institutionnelles relatives à l’instrument sont gérées sous l’égide du consortium M-CHAT via le portail officiel de l’équipe de recherche (Drexel University).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Liste modifiée de vérification pour l’autisme chez les tout-petits, révisée avec suivi est d’assurer une identification systématique, universelle et précoce des enfants à risque de développer un trouble du spectre de l’autisme dans la population générale, idéalement lors des consultations pédiatriques de routine à 18 et 24 mois. L’outil s’inscrit en droite ligne avec les recommandations émises par l’American Academy of Pediatrics (AAP) et la Haute Autorité de Santé (HAS) en France, qui préconisent un dépistage universel standardisé pour les troubles de la communication sociale au cours des deux premières années de vie.
Sur le plan clinique, le M-CHAT-R/F répond à un enjeu de santé publique critique : l’écart temporel persistant entre l’émergence des premiers signes de dysfonctionnement socio-communicatif (souvent repérables entre 12 et 18 mois) et l’établissement formel du diagnostic diagnostique pluridisciplinaire, qui intervient fréquemment après l’âge de 4 ou 5 ans dans de nombreux pays. En réduisant cet intervalle de près de 24 mois, l’instrument permet d’orienter sans délai les familles vers des structures de diagnostic spécialisées (ex. Centres de Ressources Autisme, plateformes de coordination et d’orientation) et de débuter des programmes d’intervention précoce fondés sur des données probantes (comme l’Early Start Denver Model ou l’analyse appliquée du comportement précoce). La littérature scientifique montre de manière univoque que la plasticité cérébrale optimale au cours de la petite enfance rend ces interventions précoces particulièrement efficientes pour favoriser les compétences de langage, les interactions sociales et l’autonomie adaptative.
En contexte de recherche épidémiologique et clinique, le M-CHAT-R/F sert de mesure standardisée de première ligne pour documenter la prévalence des marqueurs comportementaux d’alerte dans de vastes cohortes longitudinales, évaluer l’efficacité des politiques publiques de surveillance du développement infantile et comparer les profils comportementaux émergents entre différentes populations cliniques (ex. fratries d’enfants autistes, prématurité extrême).
5. Construit psychologique / Construct
Le M-CHAT-R/F opérationnalise les marqueurs comportementaux précoces du trouble du spectre de l’autisme tels que décrits dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5). Le construit psychologique sous-jacent repose sur l’évaluation multidimensionnelle de la communication sociale réciproque et des comportements restreints ou répétitifs adaptés au stade développemental des enfants de 16 à 30 mois. Les items capturent spécifiquement plusieurs sous-dimensions fondamentales :
Attention conjointe et pointage déclaratif
L’attention conjointe représente la capacité de l’enfant à partager un foyer attentionnel commun avec une autre personne à propos d’un objet ou d’un événement externe. Le M-CHAT-R/F sonde à la fois l’attention conjointe initiée (l’enfant pointe du doigt pour montrer quelque chose d’intéressant sans visée instrumentale, item 7, ou apporte un objet dans le seul but de le partager, item 9) et l’attention conjointe répondante (l’enfant suit le regard de l’adulte vers un stimulus distant, item 16, ou regarde là où l’adulte pointe, item 1). L’altération de ces mécanismes constitue l’un des prédicteurs les plus robustes et spécifiques d’une déviation autistique dans la trajectoire neurodéveloppementale précoce.
Réponse sociale et orientation au monde d’autrui
Cette dimension évalue l’orientation préférentielle vers les stimuli sociaux et l’engagement émotionnel réciproque. Elle comprend la réaction à l’appel du prénom (item 10 : l’enfant s’interrompt-il ou tourne-t-il la tête lorsqu’on le nomme ?), le sourire en miroir ou sourire social réciproque (item 11), le contact visuel direct maintenu lors des interactions quotidiennes (item 14), et l’intérêt manifeste porté aux pairs du même âge (item 8). Les enfants neurotypiques manifestent très tôt un biais d’orientation vers les visages humains et la voix, tandis que les tout-petits présentant un TSA manifestent une diminution marquée de cette saillance sociale.
Imitation sociale et jeu symbolique (faire semblant)
L’apprentissage socioculturel dépend étroitement de la capacité à reproduire les actions d’autrui et à développer une pensée symbolique naissante. L’item 15 mesure la propension spontanée à imiter des gestes sociaux conventionnels (faire « au revoir », applaudir) ou des actions motrices simples. L’item 3 explore la présence du jeu de faire semblant (jeu symbolique ou de fiction), tel que faire semblant de boire dans une tasse vide, parler au téléphone ou nourrir une peluche. L’absence de ces conduites ludiques et imitatives reflète un déficit dans l’accès aux représentations partagées et à la métareprésentation.
Référenciation sociale et quête d’attention
La référenciation sociale (item 19) désigne la tendance de l’enfant confronté à une situation nouvelle, ambiguë ou surprenante à regarder le visage de sa figure d’attachement pour y décoder des indices émotionnels de réassurance ou de danger. L’item 17 examine quant à lui la recherche active d’approbation et de validation sociale (l’enfant cherche-t-il à attirer l’attention de l’adulte sur ses réalisations en disant « regarde-moi » ou en cherchant des éloges ?).
Atypie motrice, sensorielle et auditive
Bien que centré sur la sphère relationnelle, l’instrument incorpore des indices de réactivité sensorielle atypique et de stéréotypies motrices. L’item 5 évalue la présence de mouvements digitaux inhabituels devant les yeux (flapping ou contorsions des doigts), l’item 12 explore l’hyper-réactivité auditive aux bruits ordinaires de l’environnement (réactions d’angoisse ou de détresse disproportionnées), et l’item 2 questionne l’impression subjective des parents quant à une éventuelle surdité de l’enfant (due à l’absence fréquente de réponse aux sollicitations verbales malgré une audition périphérique intacte).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement théorique du M-CHAT-R/F s’enracine dans les modèles cognitifs et neurodéveloppementaux contemporains de la communication sociale et de l’intersubjectivité primaire et secondaire. L’outil s’inspire directement des travaux fondateurs de Simon Baron-Cohen et de ses collègues lors de la conception initiale du CHAT (Checklist for Autism in Toddlers, 1992, 1996).
Selon le modèle de Baron-Cohen, le développement typique de la cognition sociale repose sur l’émergence hiérarchique de modules neurocognitifs spécialisés : le détecteur d’intentionnalité (ID), le détecteur de direction du regard (EDD), et le mécanisme d’attention partagée (SAM, Shared Attention Mechanism). Le SAM, qui devient pleinement opérationnel entre 9 et 14 mois chez l’enfant typique, permet d’établir des relations triadiques entre l’enfant, un partenaire social et un objet tiers. L’hypothèse centrale de Baron-Cohen postule que l’autisme se caractérise par une défaillance précoce et spécifique du SAM, empêchant la mise en place subséquente du module de théorie de l’esprit (ToMM, Theory of Mind Mechanism). L’absence de pointage proto-déclaratif (montrer pour partager) et le déficit d’alignement du regard sont ainsi interprétés non pas comme de simples retards linguistiques, mais comme l’expression directe d’une rupture dans la constitution de la matrice d’attention conjointe.
Ce cadre théorique a été enrichi par la théorie de la motivation sociale de Geraldine Dawson et al. Cette approche soutient qu’une diminution constitutionnelle de la valeur de récompense intrinsèque associée aux stimuli sociaux (visages, voix, sourires) entraîne une cascade d’effets délétères sur le neurodéveloppement : le nourrisson ne prêtant pas une attention soutenue aux scènes sociales manque les opportunités critiques d’apprentissage interactif requises pour câbler les réseaux neuronaux corticaux dédiés au traitement social (cortex préfrontal médial, sillon temporal supérieur, gyrus fusiforme). Le M-CHAT-R/F a précisément été calibré pour capturer les manifestations de ce découplage socio-attentionnel précoce à un âge où les compensations cognitives ne sont pas encore opérationnelles.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique du M-CHAT-R/F a fait l’objet d’évaluations rigoureuses publiées notamment par Robins et ses collaboratrices en 2014 dans la revue Pediatrics, portant sur un échantillon prospectif de 16 071 enfants examinés lors de visites médicales systématiques entre 18 et 24 mois.
Validité prédictive et précision diagnostique
Dans l’échantillon initial de 16 071 tout-petits, le taux de positivité au questionnaire initial (M-CHAT-R) était de 9,2 % (n = 1 484). Après l’administration de l’entretien de suivi (M-CHAT-R/F) pour les enfants situés dans la zone de risque moyen, seuls 20,4 % des enfants initialement positifs ont maintenu un score d’échec justifiant une référence diagnostique. Cette étape de suivi a ainsi permis d’éliminer près de 80 % de faux positifs avant tout recours à des bilans lourds et anxiogènes.
Parmi les enfants orientés pour une évaluation diagnostique approfondie (incluant le protocole ADOS et les échelles de développement de Mullen), 47,5 % (IC 95 % : [0,41 ; 0,54]) ont reçu un diagnostic formel de trouble du spectre de l’autisme. Plus remarquable encore, lorsque l’on inclut l’ensemble des anomalies développementales (retard global de développement, trouble sévère du langage, retard moteur), la valeur prédictive positive globale s’élève à 94,6 % (IC 95 % : [0,92 ; 0,98]). Moins de 6 % des enfants confirmés positifs au M-CHAT-R/F étaient considérés comme ayant un développement typique lors du suivi clinique approfondi.
Validité de construit, convergente et discriminante
La validité convergente de l’instrument est attestée par de fortes corrélations positives entre le score de risque au M-CHAT-R/F et les scores d’altération sociale mesurés par l’ADOS-2 (Autism Diagnostic Observation Schedule, Second Edition) et l’ADI-R (Autism Diagnostic Interview-Revised). La validité discriminante a été démontrée par la capacité de l’outil à différencier nettement les enfants atteints de TSA de ceux présentant des retards moteurs isolés ou des retards de langage expressif purs sans atteinte de la communication non verbale.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité du M-CHAT-R/F a été examinée sous l’angle de la consistance interne, de la stabilité temporelle (test-retest) et de l’accord inter-évaluateurs lors de la phase d’entretien.
Consistance interne
Dans l’étude normative principale menée par Robins et al. (2014), le coefficient de consistance interne alpha de Cronbach s’établit à 0,79 pour l’ensemble des 20 items. Ce coefficient est optimal pour un outil de dépistage pédiatrique universel : il témoigne d’une cohésion robuste des items autour du construit de la communication sociale tout en évitant une redondance excessive qui gonflerait artificiellement la variance sans apporter de gain informatif clinique.
Fidélité inter-évaluateurs et stabilité temporelle
L’entretien de suivi structuré (Follow-up) bénéficie d’une fidélité inter-juges quasi-parfaite lorsqu’il est administré par des professionnels de santé formés (infirmières pédiatriques, psychologues ou pédiatres), avec des coefficients Kappa de Cohen régulièrement supérieurs à 0,85 pour la décision finale d’échec ou de réussite aux items critiques. La stabilité test-retest à court terme (intervalle de 2 à 4 semaines en l’absence d’intervention) montre une concordance de classification diagnostique supérieure à 90 %, confirmant que l’outil est robuste face aux fluctuations d’humeur ou d’attention transitoires de l’enfant.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture latente du M-CHAT original comptait 23 items avec un sous-ensemble complexe de 6 items dits « critiques ». La révision psychométrique (M-CHAT-R) a éliminé les items statistiquement peu discriminants ou sémantiquement ambigus (tels que la marche ou la sensibilité visuelle non spécifique) pour aboutir à un ensemble épuré de 20 items.
Analyses factorielles exploratoires (AFE)
Les analyses factorielles exploratoires réalisées sur des matrices de corrélations tétrachoriques (adaptées aux données dichotomiques) révèlent une structure factorielle dominante expliquant une part prépondérante de la variance commune. Ce facteur général unitaire renvoie à la compétence socio-communicative globale et à l’engagement relationnel réciproque. Des analyses multivariées secondaires mettent en évidence une subdivision en trois ou quatre facteurs de second ordre :
- Attention conjointe et engagement partagé : items saturant fortement sur le pointage déclaratif (item 7), le suivi du regard (item 16) et la démonstration d’objets (item 9).
- Réactivité sociale fondamentale : items saturant sur la réponse au prénom (item 10), le sourire en retour (item 11) et le contact oculaire (item 14).
- Imitation et jeu symbolique : items capturant l’imitation motrice (item 15) et le faire-semblant ludique (item 3).
- Atypies sensori-motrices : items ciblant les mouvements digitaux stéréotypés (item 5) et la réactivité au bruit (item 12).
Analyses factorielles confirmatoires (AFC)
Les modélisations en équations structurelles confirment que le modèle unifactoriel de dépistage présente des indices d’ajustement satisfaisants (RMSEA < 0,05, CFI > 0,92) pour justifier l’usage d’un score global total dans la prise de décision clinique de première ligne, validant l’abandon de la règle des « items critiques » du M-CHAT original au profit d’un seuil empirique dimensionnel plus stable.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’outil : Modified Checklist for Autism in Toddlers, Revised with Follow-Up (M-CHAT-R/F) ; en français : Liste modifiée de vérification pour l’autisme chez les tout-petits, révisée avec suivi.
- Type d’évaluation : Questionnaire de dépistage de niveau 1 hétéro-rapporté par les parents, complété par un entretien semi-structuré standardisé en cas de risque modéré.
- Population cible : Enfants âgés de 16 à 30 mois révolus.
- Nombre d’items : 20 items formulés sous forme de questions directes accompagnées d’exemples comportementaux explicites.
- Format de réponse : Échelle dichotomique : Oui / Non (Dichotomous: Yes / No).
- Durée d’administration : Environ 5 à 10 minutes pour le questionnaire parental ; 5 à 15 minutes pour l’entretien de suivi si requis.
- Règles de cotation et d’inversion des scores :
- Pour 17 des 20 items, une réponse « NON » indique un risque de TSA (cotée 1 point). Ces items explorent l’acquisition normale des conduites socio-communicatives.
- Pour les items 2, 5 et 12, une cotation inversée s’applique : c’est une réponse « OUI » qui indique un risque de TSA (cotée 1 point).
- Le score total brut s’étend de 0 à 20 points.
- Algorithme de stratification du risque clinique :
- Risque faible (Score de 0 à 2) : Aucune intervention requise. Si l’enfant a moins de 24 mois, refaire le dépistage à l’âge de 2 ans lors de la consultation systématique.
- Risque moyen (Score de 3 à 7) : Administration obligatoire de l’entretien de suivi (Follow-up interview) pour les items en échec. Si le score de suivi demeure supérieur ou égal à 2, l’enfant est reclassé en risque élevé. Si le score de suivi est de 0 ou 1, le test est considéré comme négatif.
- Risque élevé (Score de 8 à 20) : L’étape de l’entretien de suivi peut être ignorée. Référer immédiatement l’enfant vers une consultation pluridisciplinaire spécialisée pour diagnostic complet et mise en place d’une intervention précoce.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
Le M-CHAT original a été initialement publié en 2001 par Diana Robins, Deborah Fein, Marianne Barton et James Green. Sa version révisée, le M-CHAT-R/F, a été formalisée en 2009 et validée cliniquement dans sa publication de référence en 2014.
L’instrument est un outil en libre accès (open access), téléchargeable gratuitement sur le site officiel de l’équipe de recherche (mchatscreen.com). Aucune redevance ni coût financier n’est exigé pour son utilisation en pratique clinique de routine, dans le cadre de recherches académiques ou à des fins de formation universitaire. Toutefois, les auteurs détiennent le copyright légal sur l’instrument : toute adaptation commerciale, intégration dans des dossiers médicaux électroniques (DME) payants ou modification du texte des items requiert une autorisation écrite préalable formelle de la Dre Diana L. Robins.
12. Références / References
- Baron-Cohen, S., Allen, J., & Gillberg, C. (1992). Can autism be detected at 18 months? The needle, the haystack, and the CHAT. British Journal of Psychiatry, 161(6), 839–843. https://doi.org/10.1192/bjp.161.6.839
- Baron-Cohen, S., Cox, A., Baird, G., Swettenham, J., Nightingale, N., Morgan, K., Drew, A., & Charman, T. (1996). Psychological markers in the detection of autism in infancy in a large population. British Journal of Psychiatry, 168(2), 158–163. https://doi.org/10.1192/bjp.168.2.158
- Charman, T., Baird, G., Simonoff, E., Loucas, T., Chandler, S., Meldrum, D., & Pickles, A. (2007). Testing two screening instruments for autism spectrum disorder in UK community child health services. Autism, 11(1), 43–59. https://doi.org/10.1177/1362361307070907
- Robins, D. L., Casagrande, K., Barton, M., Chen, C.-M. A., Dumont-Mathieu, T., & Fein, D. (2014). Validation of the modified checklist for Autism in toddlers, revised with follow-up (M-CHAT-R/F). Pediatrics, 133(1), 37–45. https://doi.org/10.1542/peds.2013-1813
- Robins, D. L., Fein, D., & Barton, M. (2009). Modified Checklist for Autism in Toddlers, Revised, with Follow-up (M-CHAT-R/F). MCHATScreen. https://mchatscreen.com
- Robins, D. L., Fein, D., Barton, M. L., & Green, J. A. (2001). The Modified Checklist for Autism in Toddlers: An initial study investigating the early detection of autism and pervasive developmental disorders. Journal of Autism and Developmental Disorders, 31(2), 131–144. https://doi.org/10.1023/A:1010738829569
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Format: Dichotomous: Yes / No
Scoring instructions: For all items except 2, 5, and 12, a response of ‘NO’ indicates risk of ASD (score = 1 point). For items 2, 5, and 12, a response of ‘YES’ indicates risk of ASD (score = 1 point). Total score ranges from 0 to 20: Low Risk (0–2), Medium Risk (3–7, follow-up interview recommended), High Risk (8–20, immediate referral recommended).
- If you point at something across the room, does your child look at it? (FOR EXAMPLE, if you point at a toy or an animal, does your child look at the toy or animal?)
[Response options: Yes / No | Risk response: No] - Have you ever wondered if your child might be deaf?
[Response options: Yes / No | Risk response: Yes] - Does your child play pretend or make-believe? (FOR EXAMPLE, pretend to drink from an empty cup, talk on a phone, or feed a doll or stuffed animal?)
[Response options: Yes / No | Risk response: No] - Does your child like climbing on things? (FOR EXAMPLE, furniture, playground equipment, or stairs)
[Response options: Yes / No | Risk response: No] - Does your child make unusual finger movements near his or her eyes? (FOR EXAMPLE, does your child wiggle his or her fingers close to his or her eyes?)
[Response options: Yes / No | Risk response: Yes] - Does your child point with one finger to ask for something or to get help? (FOR EXAMPLE, pointing to a snack or toy that is out of reach)
[Response options: Yes / No | Risk response: No] - Does your child point with one finger to show you something interesting? (FOR EXAMPLE, pointing to an airplane in the sky or a big truck in the road)
[Response options: Yes / No | Risk response: No] - Is your child interested in other children? (FOR EXAMPLE, does your child watch other children, smile at them, or go to them?)
[Response options: Yes / No | Risk response: No] - Does your child show you things by bringing them to you or holding them up for you to see – not to get help, but just to share? (FOR EXAMPLE, showing you a flower, a stuffed animal, or a toy truck)
[Response options: Yes / No | Risk response: No] - Does your child respond when you call his or her name? (FOR EXAMPLE, does he or she look up, talk or babble, or stop what he or she is doing when you call his or her name?)
[Response options: Yes / No | Risk response: No] - When you smile at your child, does he or she smile back at you?
[Response options: Yes / No | Risk response: No] - Does your child get upset by everyday noises? (FOR EXAMPLE, does your child scream or cry to noise such as a vacuum cleaner or loud music?)
[Response options: Yes / No | Risk response: Yes] - Does your child walk?
[Response options: Yes / No | Risk response: No] - Does your child look you in the eye when you are talking to him or her, playing with him or her, or dressing him or her?
[Response options: Yes / No | Risk response: No] - Does your child try to copy what you do? (FOR EXAMPLE, wave bye-bye, clap, or make a funny noise when you do)
[Response options: Yes / No | Risk response: No] - If you turn your head to look at something, does your child look around to see what you are looking at?
[Response options: Yes / No | Risk response: No] - Does your child try to get you to watch him or her? (FOR EXAMPLE, does your child look at you for praise, or say ‘look’ or ‘watch me’?)
[Response options: Yes / No | Risk response: No] - Does your child understand when you tell him or her to do something? (FOR EXAMPLE, if you don’t point, can your child understand ‘put the book on the chair’ or ‘bring me the blanket’?)
[Response options: Yes / No | Risk response: No] - If something new happens, does your child look at your face to see how you feel about it? (FOR EXAMPLE, if he or she hears a strange or funny noise, or sees a new toy, will he or she look at your face?)
[Response options: Yes / No | Risk response: No] - Does your child like movement activities? (FOR EXAMPLE, being swung or bounced on your knees)
[Response options: Yes / No | Risk response: No]