Liste des plaintes somatiques (SCL)

Découvrez la Somatic Complaint List (SCL), instrument psychométrique validé par Rieffe, Meerum Terwogt et Jellesma pour mesurer les plaintes somatiques et la somatisation chez l’enfant et l’adolescent.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

La Liste des plaintes somatiques (Somatic Complaint List, SCL), développée initialement par Carolien Rieffe, Mark Meerum Terwogt et Jan D. Bosch (2004) puis validée de manière approfondie par Francine C. Jellesma, Carolien Rieffe et Mark Meerum Terwogt (2007), est un instrument psychométrique auto-rapporté spécifiquement conçu pour évaluer la fréquence des plaintes somatiques fonctionnelles chez les enfants et les adolescents âgés de 8 à 13 ans. Composée de 11 items évaluant les manifestations physiques récurrentes ressenties au cours des quatre dernières semaines (telles que les céphalées, les douleurs abdominales, les vertiges, les nausées et la fatigue), l’échelle utilise une modalité de réponse à trois points (Jamais / Never, Parfois / Sometimes, Souvent / Often). Deux items formulés positivement reflètent le bien-être physique et font l’objet d’un codage inversé afin d’assurer l’attention des répondants et de mesurer le spectre complet de la vitalité perçue.

Sur le plan psychométrique, la SCL présente une consistance interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,74 et 0,82 au sein d’échantillons cliniques et tout-venant. Les analyses factorielles confirmatoires appuient une structure unidimensionnelle dominante axée sur la charge somatique générale, bien que certains modèles distinguent les manifestations de détresse somato-végétative du sentiment de bien-être physique général. L’instrument démontre une validité convergente robuste en corrélant positivement avec les échelles d’anxiété, de dépression, d’alexithymie et de difficultés de régulation des émotions, tout en maintenant une excellente validité discriminante par rapport aux affections somatiques purement organiques. Cet outil bref, économique et facilement administrable constitue une référence majeure dans l’étude des liens entre compétence émotionnelle, intéroception et santé pédiatrique.

2. Mots-clés / Keywords

Plaintes somatiques, somatisation, enfants, adolescents, évaluation psychométrique, régulation émotionnelle, pédiatrie, céphalées, douleurs abdominales, alexithymie, validité factorielle, fidélité.

3. Auteurs / Authors

La Liste des plaintes somatiques a été élaborée et validée par une équipe de chercheurs néerlandais spécialisés en psychologie du développement et en psychopathologie de l’enfant :

  • Carolien Rieffe, Ph.D. — Professeure titulaire en psychologie du développement, Département de psychologie du développement, Leiden University (Université de Leyde), Pays-Bas ; également affiliée au Center for Emotional Development. Ses travaux portent sur le développement socio-émotionnel, l’empathie, la conscience émotionnelle et les symptômes internalisés chez les enfants ordinaires et à besoins spécifiques. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Mark Meerum Terwogt, Ph.D. — Professeur émérite en psychologie du développement, Faculté des sciences du comportement et du mouvement, Vrije Universiteit Amsterdam, Pays-Bas. Reconnu pour ses recherches novatrices sur la compréhension des émotions et les mécanismes cognitifs sous-jacents aux troubles émotionnels chez l’enfant.
  • Jan D. Bosch, Ph.D. — Psychologue clinicien et chercheur, Vrije Universiteit Amsterdam et centres de pédopsychiatrie aux Pays-Bas, expert des approches diagnostiques et thérapeutiques des troubles somatoformes et internalisés pédiatriques.
  • Francine C. Jellesma, Ph.D. — Chercheuse et maître de conférences en psychopédagogie et développement de l’enfant, Universiteit van Amsterdam, spécialiste de la somatisation infantile, de la résilience et de l’adaptation psychologique en milieu scolaire.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Somatic Complaint List (SCL) est de fournir une mesure standardisée, rapide et adaptée aux capacités cognitives des enfants pour quantifier les plaintes corporelles non spécifiques (fonctionnelles ou sans étiologie organique identifiée). Dans la population pédiatrique, les douleurs récurrentes telles que les maux de ventre (abdominal pain), les maux de tête, les sensations d’épuisement et les vertiges représentent l’un des motifs de consultation médicale les plus fréquents. Pourtant, dans une large majorité des cas, les explorations biomédicales approfondies ne révèlent aucune lésion tissulaire ni pathologie organique sous-jacente.

Historiquement, ces manifestations étaient documentées à travers des questionnaires hétéro-rapportés remplis par les parents ou les enseignants, tels que l’inventaire Child Behavior Checklist (CBCL) d’Achenbach. Cependant, la littérature en psychologie de la santé a mis en évidence un écart systématique entre le ressenti intéroceptif subjectif de l’enfant et les observations des adultes référents. Les parents sous-estiment fréquemment l’intensité ou la récurrence de la douleur éprouvée par leur enfant, ou tendent à l’interpréter exclusivement sous un prisme comportemental. La SCL a été conçue pour redonner une voix directe à l’enfant (self-report), en tenant compte de ses limites d’attention et de compréhension sémantique.

Sur le plan clinique, la SCL sert d’outil de dépistage précoce des trajectoires d’internalisation (anxiété, dépression masquée). En identifiant un score élevé de somatisation, les praticiens peuvent orienter les investigations vers la sphère psycho-affective avant que ne s’installe un nomadisme médical coûteux et anxiogène. En recherche, l’échelle permet d’explorer les interactions complexes entre le fonctionnement émotionnel (notamment l’identification, la différenciation et la communication des états affectifs internes) et les voies neuro-végétatives de décharge corporelle. Elle a été largement employée pour tester des modèles théoriques reliant l’alexithymie développementale à l’expression symptomatique somatique.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la SCL est la somatisation fonctionnelle pédiatrique, définie comme la tendance récurrente à éprouver et à verbaliser des sensations corporelles pénibles et handicapantes en l’absence de pathologie organique avérée. Ce construit englobe plusieurs facettes physiologiques et expérientielles :

  • Douleurs localisées récurrentes : Les items ciblent les douleurs les plus prévalentes dans le tableau clinique pédiatrique, à savoir les céphalées (item 8 : « I feel headache ») et les gastralgies/douleurs abdominales (item 3 : « I have a stomach ache »). Ces zones corporelles constituent les cibles privilégiées de l’activation du système nerveux autonome en situation de stress psychologique ou d’inhibition émotionnelle.
  • Sensations somato-végétatives et neuromusculaires : L’instrument évalue l’instabilité motrice et vestibulaire, notamment les vertiges (item 1 : « I feel dizzy »), les tremblements ou frissons (item 10 : « I feel shaky or shivery ») et les nausées (item 11 : « I feel nauseous »). Ces manifestations traduisent une hyperréactivité sympathique ou une dysrégulation de l’axe vagal.
  • Fatigabilité et asthénie fonctionnelle : Le sentiment d’épuisement global (item 2 : « I feel tired ») et de lassitude musculaire périphérique (item 5 : « I feel pain in my arms and legs » ; item 6 : « I feel weak in my body ») capture la composante anergique souvent associée aux affects dépressifs sous-jacents.
  • Altération de la vitalité perçue (items inversés) : Les items 4 (« I feel healthy and good ») et 7 (« I feel well ») opérationnalisent l’extrémité saine du continuum somatosensoriel. L’absence de sentiment de bien-être physique et de vigueur corporelle constitue un indicateur psychométrique déterminant de la vulnérabilité somatique.

Le construit n’est pas conçu comme une entité nosographique rigide (au sens d’un diagnostic strict de trouble de somatisation selon le DSM), mais plutôt comme une dimension continue d’expression de la détresse psychophysiologique. Les enfants présentant un score élevé sur ce continuum ont tendance à interpréter des signaux physiologiques bénins ou transitoires comme le signe d’une défaillance physique, phénomène amplifié par des processus d’amplification somatosensorielle.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La Liste des plaintes somatiques s’inscrit à la croisée de la psychologie du développement cognitivo-émotionnel et des neurosciences affectives. Le modèle théorique sous-jacent, formalisé par Rieffe, Meerum Terwogt et Bosch (2004), repose sur les paradigmes suivants :

1. Le modèle de la conscience émotionnelle (Emotional Awareness)

Selon Lane et Schwartz (1987), la prise de conscience des émotions suit une trajectoire développementale par étapes, allant de sensations corporelles indifférenciées vers des représentations conceptuelles et symboliques complexes. Lorsque des enfants éprouvent des retards ou des déficits dans l’acquisition du vocabulaire émotionnel et la différenciation des états affectifs (alexithymie développementale), l’excitation émotionnelle (arousal) déclenchée par les stresseurs environnementaux n’est pas étiquetée cognitivement comme de la tristesse, de la colère ou de la peur. Privée de mise en sens psychologique, cette activation neurobiologique est perçue et traitée au niveau somatosensoriel brut sous forme de douleurs abdominales, de céphalées ou de nausées.

2. Le modèle de l’amplification somatosensorielle

Développé par Barsky et Klerman, ce modèle stipule que certains individus présentent une hypervigilance attentionnelle dirigée vers leurs états internes. Chez l’enfant somatisant, l’attention sélective se focalise sur des variations homéostatiques ordinaires (contractions péristaltiques, légère céphalée de tension liée à la fatigue scolaire), amplifiant la perception nociceptive et induisant des cognitions catastrophistes qui, par rétroaction autonome, augmentent l’intensité des signaux douloureux.

3. La théorie de la régulation émotionnelle

L’incapacité à mobiliser des stratégies de régulation émotionnelle adaptatives (comme la réévaluation cognitive ou la recherche de soutien social) conduit à une inhibition expressive ou à un évitement cognitif. Cette répression affective maintient une élévation prolongée des marqueurs du stress (cortisol, tonus sympathique), créant un terreau propice à l’apparition des symptômes somatiques chroniques.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques de la SCL ont fait l’objet de validations rigoureuses publiées dans des revues internationales à comité de lecture, notamment par Jellesma, Rieffe et Meerum Terwogt (2007) auprès d’une cohorte de plus de 500 écoliers :

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives et positives entre le score total de la SCL et des mesures standardisées d’anxiété et de dépression :

  • Corrélations modérées à élevées avec l’échelle d’anxiété de Spence (Spence Children’s Anxiety Scale, SCAS), avec des coefficients $r$ oscillant généralement entre 0,45 et 0,58 ($p < 0,001$).
  • Corrélations significatives avec l’inventaire de dépression pour enfants (Children’s Depression Inventory, CDI), se situant entre $r = 0,40$ et $r = 0,55$ ($p < 0,001$).
  • Corrélations négatives robustes avec les scores de conscience émotionnelle mesurés par l’Emotion Awareness Questionnaire (EAQ), confirmant que les enfants ayant des difficultés à identifier et différencier leurs émotions rapportent significativement plus de plaintes somatiques ($r = -0,35$ à $-0,48$).

Validité discriminante

La SCL discrimine efficacement les enfants présentant des troubles internalisés ou des symptômes fonctionnels des enfants sans plaintes psychologiques majeures. De plus, les corrélations avec des mesures de comportements externalisés (agressivité, délinquance, mesurées par le CBCL) demeurent faibles ou négligeables ($r < 0,20$), prouvant la spécificité de l’outil pour les troubles de la sphère internalisée et somatoforme.

Validité de critère / prédictive

Les scores à la SCL se sont révélés de puissants prédicteurs de l’absentéisme scolaire pour motif médical non documenté, ainsi que de la fréquence des visites auprès de l’infirmerie scolaire ou des cabinets de médecine générale pédiatrique.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de la Somatic Complaint List a été évaluée sous plusieurs aspects métrologiques fondamentaux :

Consistance interne

Dans l’étude princeps de Rieffe et al. (2004) et l’étude de validation psychométrique de Jellesma et al. (2007), le coefficient de cohérence interne alpha de Cronbach pour l’ensemble des 11 items s’élève de manière constante à des valeurs comprises entre 0,74 et 0,82 selon les tranches d’âge et les sous-groupes (garçons vs filles). Les corrélations item-total corrigées dépassent pour la grande majorité des items le seuil recommandé de 0,30, attestant de l’homogénéité du pool d’items.

Fidélité temporelle (Test-Retest)

La stabilité temporelle a été mesurée sur des intervalles de deux à quatre semaines au sein d’échantillons non cliniques. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de corrélation de Pearson se situent entre $r = 0,70$ et $r = 0,78$, démontrant une excellente stabilité à court terme. Cette stabilité relative est cohérente avec la nature du construit : bien que les symptômes somatiques fonctionnels fluctuent en fonction des épisodes de stress contextuel, la propension individuelle à somatiser constitue un trait relativement stable chez l’enfant d’âge scolaire.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de la SCL a été investiguée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Les premières analyses factorielles en composantes principales avec rotation oblique ont mis en évidence la prédominance d’un facteur général expliquant une part substantielle de la variance totale (généralement supérieure à 35-40 %). La plupart des items symptomatiques (maux de ventre, maux de tête, sensation de faiblesse, nausées) présentent des saturations factorielles élevées sur cet axe principal, avec des coefficients de saturation variant de 0,45 à 0,72.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Jellesma et al. (2007) ont comparé plusieurs modèles factoriels concurrents à l’aide d’équations structurelles :

  • Modèle unidimensionnel strict : Tous les 11 items chargent sur un unique facteur de « Plaintes somatiques ». Bien que les indices d’ajustement globaux soient acceptables, ce modèle est pénalisé par la formulation inversée des items 4 et 7.
  • Modèle bidimensionnel oblique : Ce modèle distingue deux facteurs corrélés : (1) Plaintes et malaises physiques (9 items négatifs) et (2) Bien-être physique perçu (2 items positifs). Ce modèle présente un ajustement supérieur ($\chi^2/ ext{ddl} < 2,5$, $CFI > 0,93$, $RMSEA < 0,05$).
  • Modèle bifactoriel ou avec effet de méthode : L’analyse montre que le regroupement des items 4 et 7 relève principalement d’un effet de formulation positive (effet de méthode). Lorsque la variance liée à la polarité des items est contrôlée, l’instrument fonctionne de façon optimale comme un outil unidimensionnel mesurant la sévérité globale de la charge somatosensorielle.

L’invariance de mesure a également été vérifiée entre les sexes : le modèle factoriel s’ajuste de façon équivalente chez les garçons et les filles, bien que les filles rapportent statistiquement des moyennes de symptômes légèrement plus élevées à partir de la préadolescence (11-13 ans).

10. Instrument de mesure / Instrument

La passation, la cotation et l’interprétation de la Liste des plaintes somatiques reposent sur un protocole standardisé :

  • Type de test : Questionnaire auto-rapporté (self-report inventory) évaluant la symptomatologie somatique fonctionnelle.
  • Population cible : Enfants et adolescents âgés de 8 à 13 ans (utilisable jusqu’à 16-18 ans selon les adaptations).
  • Nombre d’items : 11 items courts formulés à la première personne du singulier.
  • Période de référence : Les 4 dernières semaines écoulées (« over the last 4 weeks »).
  • Format de réponse : Échelle ordinale à 3 points :
    • Never (Jamais)
    • Sometimes (Parfois)
    • Often (Souvent)
  • Système de cotation (Scoring) :
    • Items directs (symptômes négatifs : 1, 2, 3, 5, 6, 8, 9, 10, 11) : Never = 0, Sometimes = 1, Often = 2 (ou cotation alternative 1, 2, 3).
    • Items inversés (bien-être physique : 4 et 7) : Never = 2, Sometimes = 1, Often = 0 (ou 3, 2, 1).
  • Score global : Le score total est calculé par la somme de tous les items après inversion des items 4 et 7. Il s’étend de 0 à 22 (sur une base 0-2) ou de 11 à 33 (sur une base 1-3). Un score élevé indique une fréquence et une intensité supérieures des plaintes somatiques.
  • Temps d’administration : Environ 3 à 5 minutes en passation individuelle ou collective.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception originale : 2002 / 2004 (Rieffe, Meerum Terwogt, Bosch) ; validation psychométrique formelle en 2007 (Jellesma, Rieffe, Meerum Terwogt).
  • Conditions d’accès et droits d’auteur : La Somatic Complaint List est mise à disposition gratuitement pour la recherche académique, scientifique et l’évaluation clinique non commerciale (Open Access sous réserve de citation adéquate des auteurs).
  • Plateforme d’accès officielle : L’instrument et ses différentes traductions linguistiques sont hébergés et téléchargeables sur le site de recherche universitaire des auteurs : Focus on Emotions.
  • Tarifs : Gratuit pour les professionnels de santé et les chercheurs. Aucune redevance commerciale n’est requise pour un usage clinique standard ou universitaire.

12. Références / References

Les publications fondatrices et études psychométriques de référence de la SCL comprennent :

  • Jellesma, F. C., Rieffe, C., & Meerum Terwogt, M. (2007). The Somatic Complaint List: Validation of a self-report questionnaire assessing somatic complaints in children. Journal of Psychosomatic Research, 63(4), 399–401. https://doi.org/10.1016/j.jpsychores.2007.03.012
  • Rieffe, C., Meerum Terwogt, M., & Bosch, J. D. (2004). Emotion understanding in children with frequent somatic complaints. European Journal of Developmental Psychology, 1(1), 31–47. https://doi.org/10.1080/17405620344000030
  • Rieffe, C., Meerum Terwogt, M., & Bosch, J. D. (2002). Emotie-identificatie en rapportage lichamelijke klachten bij kinderen [Identification des émotions et signalement des plaintes physiques chez les enfants]. Kind en Adolescent, 23(3), 154–169. https://doi.org/10.1007/BF03060824
  • Lane, R. D., & Schwartz, G. E. (1987). Levels of emotional awareness: A cognitive-developmental theory and its application to psychopathology. The American Journal of Psychiatry, 144(2), 133–143. https://doi.org/10.1176/ajp.144.2.133
  • Rieffe, C., Oosterveld, P., Miers, A. C., Meerum Terwogt, M., & Ly, V. (2008). Emotion awareness and internalising problems in children and adolescents: The Emotion Awareness Questionnaire revised. Personality and Individual Differences, 45(8), 756–761. https://doi.org/10.1016/j.paid.2008.08.001

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions: How did you feel over the last 4 weeks?

Response format: Never / sometimes / often

  1. I Never/ sometimes/ often feel dizzy
  2. I Never/ sometimes/ often feel tired
  3. I Never/ sometimes/ often have a stomach ache
  4. I Never/ sometimes/ often feel healthy and good
  5. I Never/ sometimes/ often feel pain in my arms and legs
  6. I Never/ sometimes/ often feel weak in my body
  7. I Never/ sometimes/ often feel well
  8. I Never/ sometimes/ often have a headache
  9. I Never/ sometimes/ often feel sick
  10. I Never/ sometimes/ often feel shaky or shivery
  11. I Never/ sometimes/ often nauseous
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Liste des plaintes somatiques (SCL). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/liste-des-plaintes-somatiques-scl/
Looti, Mohammed. “Liste des plaintes somatiques (SCL).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/liste-des-plaintes-somatiques-scl/.
Looti, Mohammed. “Liste des plaintes somatiques (SCL).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/liste-des-plaintes-somatiques-scl/.