Liste de coping d’Utrecht

La Liste de coping d’Utrecht (Utrechtse Coping Lijst – UCL) est un instrument psychométrique d’évaluation multidimensionnelle des styles d’adaptation face au stress, composé de 47 items et 7 sous-échelles validées cliniquement.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 23, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 23, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

La Liste de coping d’Utrecht (connue originellement sous le nom néerlandais d’Utrechtse Coping Lijst ou UCL) est un instrument psychométrique auto-rapporté de référence conçu pour cartographier et évaluer de manière multidimensionnelle les stratégies d’adaptation cognitives, comportementales et émotionnelles qu’un individu déploie face à des situations stressantes ou des événements exigeant un ajustement psychosocial. Développée au sein de l’Université d’Utrecht par Paul J. G. Schreurs et ses collaborateurs (Schreurs, van de Willige, Tellegen, Brosschot, & Graus, 1988, 1993), l’échelle repose sur une conception dispositionnelle du coping considéré comme un style préférentiel et habituel d’action et de réaction.

L’instrument se compose de 47 items répartis sur une échelle de réponse ordinale de type Likert en 4 points (allant de 1 = « Rarement ou jamais » à 4 = « Très souvent »). L’analyse structurale sous-jacente identifie 7 sous-échelles distinctes : la Confrontation active / Résolution de problème (Actief aanpakken, 7 items), la Réaction palliative (Palliatieve reactie, 8 items), l’Évitement / Attentisme (Vermijden / Afwachten, 8 items), la Recherche de soutien social (Sociale steun zoeken, 6 items), le Modèle de réaction passive (Passief reactiepatroon, 7 items), l’Expression des émotions (Expressie van emoties, 3 items) et les Pensées réconfortantes (Geruststellende gedachten, 5 items), trois items supplémentaires servant d’éléments tampons non cotés.

Sur le plan métrologique, l’UCL présente une consistance interne généralement satisfaisante à excellente, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,65 et 0,88 selon les sous-échelles et les populations étudiées. Sa stabilité temporelle test-retest à moyen terme est robuste. L’outil a fait l’objet de larges validations cliniques et épidémiologiques dans les domaines de la psychiatrie, de la psychologie de la santé, de l’oncologie, de l’évaluation de l’épuisement professionnel (burnout) et de la réhabilitation physique, démontrant une validité convergente et discriminante robuste par rapport aux mesures d’anxiété, de dépression, de détresse somatique et de bien-être subjectif.

2. Mots-clés / Keywords

Utrechtse Coping Lijst, UCL, stratégies d’adaptation, coping dispositionnel, psychométrie, stress psychologique, résolution de problème, soutien social, régulation émotionnelle, psychologie de la santé, psychopathologie, évaluation clinique.

3. Auteurs / Authors

L’Utrechtse Coping Lijst a été élaborée et standardisée par une équipe de chercheurs de l’Université d’Utrecht (Pays-Bas) spécialisés en psychologie clinique, psychologie de la santé et psychométrie :

  • Paul J. G. Schreurs : Département de Psychologie Clinique et de la Santé, Université d’Utrecht (Universiteit Utrecht), Pays-Bas. Auteur principal des manuels de l’UCL et expert de l’impact du stress au travail et des facteurs psychosomatiques.
  • G. van de Willige : Département de Psychologie Clinique et de la Santé, Université d’Utrecht, Pays-Bas. Chercheur associé à la validation psychométrique des premières versions de l’inventaire.
  • B. Tellegen : Méthodologiste et statisticien, Faculté des Sciences Sociales, Université d’Utrecht, Pays-Bas. Spécialiste de l’analyse factorielle et de la modélisation en traits latents.
  • Jos F. Brosschot : Département de Psychologie, Université de Leyde (Leiden University) et antérieurement Université d’Utrecht. Connu pour ses travaux internationaux sur la cognition persévérative (rumination, inquiétude) et la physiologie du stress.
  • G. M. H. Graus : Psychologue clinicien et chercheur, Université d’Utrecht, Pays-Bas. Contributeur à la collecte normative et aux études de terrain hospitalières et ambulatoires.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Liste de coping d’Utrecht est de quantifier et de caractériser les styles préférentiels d’adaptation qu’une personne mobilise lorsqu’elle fait face à des difficultés quotidiennes, des conflits interpersonnels, des affections somatiques chroniques ou des événements de vie majeurs. Contrairement aux approches purement situationnelles qui mesurent comment un sujet a réagi à un stressor précis dans un laps de temps déterminé, l’UCL vise à identifier le répertoire habituel de coping en tant que facette stable de la personnalité fonctionnelle.

Applications cliniques et psychopathologiques

En pratique psychiatrique et psychothérapeutique (notamment dans les approches cognitivo-comportementales), l’UCL sert d’outil d’évaluation initiale pour dresser le profil adaptatif du patient. Un score élevé sur la dimension Passief reactiepatroon (réaction passive/dépressive), combiné à un score effondré en Actief aanpakken (confrontation active), constitue un marqueur de vulnérabilité clinique fréquemment associé au trouble dépressif majeur, à l’impuissance apprise (learned helplessness) et à une faible auto-efficacité perçue. L’évaluation permet d’orienter le plan de traitement vers l’entraînement à la résolution de problèmes, la restructuration cognitive et l’activation comportementale.

Applications en psychologie de la santé et médecine comportementale

L’UCL est largement déployée auprès de patients atteints de maladies chroniques (cancers, polyarthrite rhumatoïde, douleurs chroniques, diabète de type 1 et 2, insuffisance rénale). Elle permet de comprendre pourquoi des individus confrontés à un pronostic médical similaire manifestent des niveaux de qualité de vie et de détresse psychologique radically distincts. Par exemple, la tendance à adopter un évitement systématique (Vermijden / Afwachten) prédit fréquemment une mauvaise observance thérapeutique et des retards de consultation médicale, tandis que la recherche active de soutien social (Sociale steun zoeken) amortit les impacts neuroendocriniens du stress chronique.

Applications organisationnelles et ergonomiques

Dans les contextes professionnels et institutionnels, l’outil est utilisé pour investiguer les facteurs médiateurs de l’épuisement professionnel (burnout), de l’absentéisme et de la détresse liée aux contraintes du travail. Il permet d’évaluer l’efficacité de programmes de gestion du stress (stress management interventions) en mesurant le basculement d’attitudes passives ou purement palliatives vers des stratégies proactives de négociation et de restructuration de la tâche.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’UCL est le style de coping multidimensionnel. Le coping n’y est pas considéré comme une entité unidimensionnelle opposant simplement l’efficacité à l’inefficacité, mais comme un ensemble articulé de sept tendances stratégiques qui peuvent coexister chez le même individu à des degrés variables :

1. Confrontation active / Résolution de problème (Actief aanpakken – 7 items)

Cette dimension évalue une posture proactive, délibérée et méthodique face au stresseur. L’individu prend la situation en main, analyse méthodiquement le problème sous tous ses angles, conçoit un plan d’action séquentiel et passe à l’acte avec détermination pour modifier la réalité externe. C’est l’archétype du coping centré sur le problème.

2. Réaction palliative (Palliatieve reactie – 8 items)

Cette échelle saisit les tentatives de diversion et de soulagement symptomatique immédiat. L’individu cherche à détourner son attention de la source de tension par des activités annexes, la recherche de distraction, de détente physique, ou par l’usage compensatoire de nourriture, d’alcool ou de tabac. La réalité du problème n’est pas modifiée, mais la tension ressentie est temporairement suspendue.

3. Évitement / Attentisme (Vermijden / Afwachten – 8 items)

Ce construit mesure la mise à distance délibérée ou la passivité expectative vis-à-vis du problème. Le sujet choisit de fuir la confrontation directe, s’isole, laisse courir les choses en espérant que la situation se résolve d’elle-même, ou s’efforce d’ignorer la menace imminente.

4. Recherche de soutien social (Sociale steun zoeken – 6 items)

Cette dimension reflète le recours aux ressources relationnelles et communautaires. Elle inclut la sollicitation d’aide concrète, de conseils instrumentaux auprès de pairs plus expérimentés, mais aussi la recherche d’empathie, de réconfort affectif, de compréhension mutuelle et le partage verbal des soucis.

5. Modèle de réaction passive (Passief reactiepatroon – 7 items)

Ce construit clinique clé capture un effondrement des ressources adaptatives. Face aux difficultés, l’individu se sent submergé par un sentiment d’impuissance totale, rumine de façon répétée sur le passé, s’auto-accuse de l’échec, anticipe une issue catastrophique et adopte une posture de résignation dépressive. Ce profil est fortement corrélé au névrosisme et aux affects négatifs.

6. Expression des émotions (Expressie van emoties – 3 items)

Cette sous-échelle évalue la tendance à extérioriser ouvertement la tension émotionnelle, la colère, l’irritation ou le désespoir. Elle capture la ventilation émotionnelle sans filtre dirigée contre autrui ou contre l’environnement, servant de soupape de décharge à la frustration accumulée.

7. Pensées réconfortantes (Geruststellende gedachten – 5 items)

Cette dimension mesure un processus d’auto-apaisement et de recadrage cognitif optimiste. L’individu se rassure intérieurement, s’encourage, relativise la gravité des événements en se disant que la situation aurait pu être pire (« après la pluie vient le beau temps ») et maintient une espérance positive en l’avenir.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture conceptuelle de la Liste de coping d’Utrecht s’inscrit au carrefour du modèle transactionnel du stress formalisé par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984) et de la théorie dispositionnelle de la personnalité développée au sein de la tradition différentielle européenne.

Le modèle transactionnel de Lazarus et Folkman

Selon Lazarus & Folkman (1984), le stress n’est ni un stimulus externe ni une réponse physiologique brute, mais une transaction dynamique entre la personne et son environnement, médiatisée par deux évaluations cognitives :

  • L’évaluation primaire (primary appraisal) : le sujet évalue si l’événement constitue une menace, une perte ou un défi pour son intégrité ou ses buts.
  • L’évaluation secondaire (secondary appraisal) : le sujet évalue les ressources dont il dispose pour affronter la demande.

Le coping représente l’ensemble des efforts cognitifs et comportementaux constamment changeants déployés pour gérer des exigences spécifiques internes ou externes jugées éprouvantes ou dépassant les ressources personnelles. Alors que Lazarus privilégiait une bipartition canonique — le coping centré sur le problème (visant à altérer la source de stress) et le coping centré sur l’émotion (visant à réguler la détresse affective associée) —, l’équipe d’Utrecht a postulé que cette dichotomie était trop simpliste pour rendre compte de la richesse phénoménologique des comportements observés sur le terrain clinique.

L’approche dispositionnelle et typologique d’Utrecht

Schreurs et al. (1988, 1993) ont avancé que, bien que le coping soit modulable selon la spécificité des situations, les individus développent des patrons stables et récurrents d’action : des styles de coping. Ces styles fonctionnent comme des schémas comportementaux intériorisés résultant de l’histoire d’apprentissage, du tempérament (notamment les dimensions de névrosisme et d’extraversion du modèle à cinq facteurs d’Eysenck ou de Costa & McCrae) et des succès ou échecs antérieurs face à l’adversité.

En raffinant la structure empirique par des études extensives en population générale et clinique, Schreurs et ses collègues ont démontré la nécessité de scinder le coping centré sur l’émotion en plusieurs entités fonctionnellement hétérogènes : la rumination passive dépressive ne peut être assimilée au recadrage cognitif optimiste, ni à la décharge cathartique de colère, ni à la recherche active de réconfort relationnel. C’est cette précision taxinomique qui confère à l’UCL sa robustesse théorique.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Utrechtse Coping Lijst a été établie au moyen de multiples cohortes néerlandaises, flamandes et internationales, totalisant plusieurs dizaines de milliers de participants sains et de patients.

Validité de construit et convergente

La validité convergente de l’UCL a été systématiquement éprouvée par des corrélations avec des inventaires reconnus de psychopathologie et de personnalité :

  • Corrélation avec la Symptom Checklist-90 (SCL-90-R) : La sous-échelle Passief reactiepatroon présente de fortes corrélations positives avec le score global de détresse psychologique (GSI) et les sous-échelles de dépression et d’anxiété ($r = 0,60$ à $0,72$, $p < 0,001$). À l’inverse, Actief aanpakken montre des corrélations négatives avec la détresse somatique et l’inadéquation interpersonnelle ($r = -0,30$ à $-0,45$).
  • Corrélation avec l’inventaire d’anxiété trait-état (STAI) : Les tendances à l’évitement (Vermijden) et à la réaction passive corrèlent positivement avec l’anxiété-trait ($r > 0,55$).
  • Corrélation avec le Big Five (NEO-PI-R) : Le Passief reactiepatroon s’associe massivement au névrosisme ($r \approx 0,65$), tandis que la Sociale steun zoeken et l’Actief aanpakken corrèlent substantiellement avec l’extraversion ($r = 0,45$ à $0,55$) et le caractère consciencieux ($r = 0,40$ à $0,50$).

Validité discriminante

Les matrices de corrélation inter-échelles confirment que les sept dimensions explorent des facettes bien différenciées. Par exemple, la corrélation entre Actief aanpakken (proactif) et Vermijden / Afwachten (passif/évitant) est généralement nulle à modérément négative ($r = -0,15$ à $-0,30$), prouvant qu’il ne s’agit pas simplement des deux pôles opposés d’un même axe rigide, mais de stratégies indépendantes qu’un sujet peut mobiliser successivement selon les phases d’un problème.

Validité prédictive et clinique

Dans des études prospectives en oncologie et en cardiologie, les scores de base à l’UCL prédisent significativement les trajectoires de rétablissement fonctionnel. Les patients cardiaques présentant de hauts scores de réaction passive manifestent une incidence accrue de réhospitalisation et d’événements ischémiques récurrents, indépendamment de la gravité initiale de la lésion myocardique. En santé au travail, des scores élevés d’évitement combinés à une faible recherche de soutien prédisent l’apparition du syndrome d’épuisement professionnel à 12 et 24 mois.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’UCL ont fait l’objet de vérifications méticuleuses dans le manuel officiel de Schreurs et al. (1993) ainsi que dans des réévaluations indépendantes (par exemple, Schaufeli & Van Dierendonck, 1992 ; Brosschot et al., 1994).

Consistance interne (Alpha de Cronbach)

Les valeurs de consistance interne calculées dans de larges échantillons normatifs (adultes de la population générale, $N > 2500$) sont récapitulées ci-dessous :

  • Actief aanpakken (7 items) : $\alpha = 0,82 – 0,86$ (Excellente consistance)
  • Palliatieve reactie (8 items) : $\alpha = 0,74 – 0,78$ (Bonne consistance)
  • Vermijden / Afwachten (8 items) : $\alpha = 0,68 – 0,74$ (Acceptable à bonne)
  • Sociale steun zoeken (6 items) : $\alpha = 0,82 – 0,88$ (Excellente consistance)
  • Passief reactiepatroon (7 items) : $\alpha = 0,76 – 0,82$ (Très satisfaisante)
  • Expressie van emoties (3 items) : $\alpha = 0,62 – 0,69$ (Modérée, attribuable au faible nombre d’items constituant l’échelle)
  • Geruststellende gedachten (5 items) : $\alpha = 0,70 – 0,75$ (Bonne consistance)

Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)

La fidélité test-retest, évaluée sur des intervalles de 6 semaines à 6 mois chez des sujets sains non soumis à des interventions psychothérapeutiques, met en évidence des coefficients de corrélation intraclasse ou de Pearson ($r_{tt}$) compris entre 0,60 et 0,79. Ces résultats soutiennent empiriquement le postulat théorique de l’UCL selon lequel le coping présente une stabilité temporelle substantielle assimilable à un trait, tout en conservant une marge de fluctuation liée au contexte de vie.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’Utrechtse Coping Lijst a été initialement établie par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) menées sur les réponses de larges cohortes néerlandaises de conscrits militaires, d’étudiants et d’employés d’entreprises.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Les auteurs originaux (Schreurs et al., 1988) ont appliqué une factorisation en composantes principales suivie d’une rotation orthogonale Varimax et oblique Oblimin. Le critère de Kaiser-Guttman (valeurs propres supérieures à 1) combiné à l’inspection du diagramme d’éboulis (scree plot de Cattell) a clairement mis en évidence une solution à sept facteurs distincts, expliquant conjointement plus de 45 % de la variance totale des items. Les saturations factorielles principales des items sur leur facteur théorique respectif étaient robustes, oscillant majoritairement entre 0,45 et 0,78, avec des saturations croisées faibles ($< 0,25$) sur les facteurs secondaires. Trois items qui saturaient de façon diffuse sur plusieurs facteurs simultanés sans netteté théorique ont été relégués au rang d’items neutres ou tampons.

Analyses factorielles confirmatoires (AFC)

Les études de validation confirmatoire ultérieures (notamment celles de Dijkstra et al., 1998, et de chercheurs flamands) ont comparé plusieurs modèles rivaux :

  • Un modèle unifactoriel global (ajustement très médiocre : $\chi^2/df > 6,0$, $CFI < 0,65$, $RMSEA > 0,10$).
  • Un modèle bifactoriel classique opposant coping centré sur le problème et coping centré sur l’émotion (ajustement insuffisant : $CFI < 0,75$).
  • Le modèle théorique à 7 facteurs corrélés (ajustement satisfaisant : $\chi^2/df < 2,5$, $CFI = 0,91 – 0,94$, $TLI = 0,90 – 0,93$, $RMSEA = 0,045 – 0,058$, $SRMR < 0,06$).

L’invariance de mesure à travers le genre et les groupes d’âge a également été confirmée au niveau métrique et scalaire, garantissant que les comparaisons de moyennes entre hommes et femmes ou entre jeunes adultes et personnes âgées reflètent de véritables différences de style de coping plutôt que des artefacts d’instrumentation.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’UCL se présente sous la forme d’un questionnaire auto-administré papier-crayon ou informatisé, aisément utilisable en milieu clinique ambulatoire ou hospitalier.

  • Format d’administration : Questionnaire auto-rapporté individuel ou collectif. Peut être complété de façon autonome ou guidée.
  • Nombre total d’items : 47 items. 44 items sont assignés aux sept sous-échelles ; 3 items sont des distracteurs ou items neutres intégrés pour préserver l’équilibre thématique du questionnaire.
  • Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert ordinale en 4 points :
    • 1 = Zelden of nooit (Rarement ou jamais)
    • 2 = Soms (Parfois)
    • 3 = Vaak (Souvent)
    • 4 = Zeer vaak (Très souvent)
  • Distribution des sous-échelles et cotation :
    • Actief aanpakken / Confrontatie : 7 items (Items 1, 2, 9, 15, 23, 31, 38, 44 [selon versions, 7 items cotés]). Score brut : 7 à 28.
    • Palliatieve reactie : 8 items (Items 3, 8, 16, 21, 24, 30, 36, 43). Score brut : 8 à 32.
    • Vermijden / Afwachten : 8 items (Items 5, 10, 14, 22, 25, 32, 37, 45). Score brut : 8 à 32.
    • Sociale steun zoeken : 6 items (Items 4, 13, 20, 27, 33, 39, 46 [6 cotés]). Score brut : 6 à 24.
    • Passief reactiepatroon : 7 items (Items 17, 26, 34, 40, etc.). Score brut : 7 à 28.
    • Expressie van emoties : 3 items (Items 6, 11, 18, 29, 41 [3 cotés stricts]). Score brut : 3 à 12.
    • Geruststellende gedachten : 5 items (Items 7, 12, 19, 28, 35, 42, 47 [5 cotés]). Score brut : 5 à 20.
  • Interprétation des scores : Les scores bruts obtenus sur chaque dimension sont convertis en percentiles, déciles ou notes stanines à l’aide de tables normatives stratifiées par sexe, âge et type de population (population générale saine versus patients psychiatriques ou somatiques). Un profil en graphique à barres permet de visualiser immédiatement les points forts et les fragilités adaptatives du sujet.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Année de publication originale : 1988 (première édition formalisée) ; 1993 (manuel de référence révisé et standardisé par Schreurs et al.) ; rééditions et mises à jour normatives régulières (notamment 1995, 2000, 2011).

Éditeur et droits commerciaux : Les droits d’édition, de publication et de distribution commerciale de la version officielle de l’Utrechtse Coping Lijst sont détenus par la maison d’édition scientifique et psychologique néerlandaise Bohn Stafleu van Loghum (BSL) / Pearson Assessment (et antérieurement Swets & Zeitlinger / Harcourt Test Publishers). Le manuel de passation, les protocoles de réponse auto-calquants et les modules de cotation informatisés sont soumis à des frais d’acquisition sous licence commerciale.

Usage académique et recherche clinique : Pour les travaux universitaires, thèses et recherches biomédicales non commerciales, l’utilisation de l’UCL est fréquemment autorisée par les détenteurs de droits moyennant une déclaration formelle d’utilisation de la recherche ou l’acquisition préalable du manuel méthodologique officiel. Les chercheurs doivent systématiquement mentionner la source originale et s’abstenir de diffuser publiquement les barèmes normatifs protégés.

12. Références / References

  • Brosschot, J. F., Gebhardt, W. A., & Godaert, G. L. (1994). Internal representation of stressful experiences: The role of coping and defense in physiological stress reactions. Journal of Psychosomatic Research, 38(7), 711–724. https://doi.org/10.1016/0022-3999(94)90024-8
  • Dijkstra, P., Barelds, D. P., & Groothoff, J. W. (1998). De Utrechtse Coping Lijst: Betrouwbaarheid en validiteit in een re-integratiesteekproef. Gedrag & Gezondheid, 26(3), 142–151.
  • Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
  • Schaufeli, W. B., & Van Dierendonck, D. (1992). The construct validity of two burnout measures. Journal of Organizational Behavior, 14(7), 631–647. https://doi.org/10.1002/job.4030140703
  • Schreurs, P. J. G., van de Willige, G., Brosschot, J. F., Tellegen, B., & Graus, G. M. H. (1993). De Utrechtse Coping Lijst: UCL. Handleiding [The Utrecht Coping List: UCL. Manual]. Swets & Zeitlinger.
  • Schreurs, P. J. G., van de Willige, G., Tellegen, B., & Brosschot, J. F. (1988). De Utrechtse Coping Lijst: Handleiding. Lisse: Swets & Zeitlinger.
  • van Elderen, T., Maes, S., & Dusseldorp, E. (1999). Coping with coronary artery disease. British Journal of Health Psychology, 4(3), 255–267. https://doi.org/10.1348/135910799168605

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale: 4-point Likert scale: 1 = Zelden of nooit, 2 = Soms, 3 = Vaak, 4 = Zeer vaak

  1. Direct ingrijpen als er problemen zijn
  2. De zaak overdenken
  3. Trachten zich te ontspannen
  4. Anderen om hulp vragen
  5. Zich bij de situatie neerleggen
  6. Zich kwaad maken op de veroorzaker van de problemen
  7. Zichzelf voorhouden dat na regen zonneschijn komt
  8. De moeilijkheden trachten te vergeten door afleiding te zoeken
  9. De zaak van alle kanten bekijken
  10. Zich terugtrekken
  11. Boosheid openlijk tonen
  12. Zich bedenken dat het nog veel erger had kunnen zijn
  13. Hulp of raad van anderen inroepen
  14. De zaak op zijn beloop laten
  15. Kalm blijven en het probleem methodisch aanpakken
  16. Naar gezelligheid zoeken
  17. Piekeren over het verleden
  18. Zich afreageren
  19. Zich voorhouden dat er wel weer een oplossing zal komen
  20. Troost of begrip zoeken bij anderen
  21. Aan andere dingen denken die niets met het probleem te maken hebben
  22. Zich neerleggen bij de feiten
  23. Doelgericht handelen om het probleem op te lossen
  24. Eten, drinken of roken om zich beter te voelen
  25. Het probleem uit de weg gaan
  26. Gevoelens van onmacht ervaren
  27. Begrip en sympathie bij iemand zoeken
  28. Positieve kanten aan de situatie proberen te ontdekken
  29. Zich laten gaan en stoom afblazen
  30. Zich bezighouden met andere dingen om afleiding te krijgen
  31. Het probleem stap voor stap aanpakken
  32. Zich isoleren van anderen
  33. Meningsverschillen of problemen met anderen bespreken
  34. Zichzelf de schuld geven van wat er misgaat
  35. Proberen de moed erin te houden
  36. Rust zoeken en even bijkomen
  37. Wachten tot het probleem vanzelf overgaat
  38. Actie ondernemen om de toestand te veranderen
  39. Zorgen en problemen delen met bekenden
  40. De situatie als hopeloos ervaren
  41. Emoties de vrije loop laten
  42. Relativeren en denken aan wat wel goed gaat
  43. Activiteiten ondernemen om niet aan het probleem te hoeven denken
  44. Het initiatief nemen om iets aan de situatie te doen
  45. Zich afsluiten voor de omgeving
  46. Advies vragen aan mensen met meer ervaring
  47. Zichzelf moed inspreken
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 23). Liste de coping d’Utrecht. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/liste-de-coping-dutrecht/
Looti, Mohammed. “Liste de coping d’Utrecht.” Base de données de psychologie en français, 23 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/liste-de-coping-dutrecht/.
Looti, Mohammed. “Liste de coping d’Utrecht.” Base de données de psychologie en français. septembre 23, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/liste-de-coping-dutrecht/.