Liste de contrôle des symptômes SCL-90

Découvrez une présentation académique exhaustive de la Liste de contrôle des symptômes SCL-90 (SCL-90-R) conçue par Leonard R. Derogatis : dimensions symptomatiques, cadre théorique, validité psychométrique, fidélité et questionnaire original.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

La Liste de contrôle des symptômes SCL-90 (connue à l’échelle internationale sous l’appellation Symptom Checklist-90 ou SCL-90, puis révisée sous le nom de SCL-90-R) est un instrument d’auto-évaluation psychométrique multidimensionnel conçu pour évaluer un large éventail de symptômes psychologiques et de manifestations psychopathologiques chez les individus tout-venant ainsi que dans les populations cliniques psychiatriques et médicales. Développée initialement par Leonard R. Derogatis et ses collaborateurs au début des années 1970, l’échelle découle directement des travaux antérieurs menés sur la Hopkins Symptom Checklist (HSCL). Le questionnaire comprend exactement 90 items évaluant le degré de détresse psychologique éprouvé au cours d’une période temporelle définie, généralement les sept derniers jours ou les quatre dernières semaines précédant la passation.

Chaque énoncé est évalué à l’aide d’une échelle ordinale de type Likert en 5 points allant de 0 (« pas du tout ») à 4 (« extrêmement »). La structure interne de l’instrument s’organise autour de neuf dimensions symptomatiques primaires : la somatisation (SOM), les obsessions-compulsions (O-C), la sensibilité interpersonnelle (I-S), la dépression (DEP), l’anxiété (ANX), l’hostilité (HOS), l’anxiété phobique (PHOB), l’idéation paranoïaque (PAR) et le psychotisme (PSY). En complément de ces dimensions spécifiques, l’outil propose sept items additionnels couvrant des perturbations végétatives (appétit, sommeil) et permet le calcul de trois indices globaux de détresse : l’indice global de sévérité (Global Severity Index, GSI), le total des symptômes positifs (Positive Symptom Total, PST) et l’indice de détresse des symptômes positifs (Positive Symptom Distress Index, PSDI).

Les propriétés psychométriques de la SCL-90 et de sa version révisée ont fait l’objet de centaines de validations empiriques à travers le monde. Les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) oscillent régulièrement entre 0,77 et 0,90 pour l’ensemble des sous-échelles, tandis que la fidélité test-retest démontre une excellente stabilité temporelle à court terme. La validité convergente et la validité discriminante sont solidement documentées en regard d’instruments de référence tels que l’inventaire de dépression de Beck (BDI) ou le MMPI. L’échelle constitue l’un des outils d’évaluation de la détresse symptomatique les plus employés en psychiatrie, en psychologie clinique, en épidémiologie et dans les essais pharmacologiques internationaux.

2. Mots-clés

SCL-90, SCL-90-R, Leonard R. Derogatis, psychopathologie, évaluation psychométrique, détresse psychologique, somatisation, dépression, anxiété, indice global de sévérité, fidélité test-retest, validité factorielle.

3. Auteurs

L’instrument a été conçu et validé par une équipe de chercheurs pionniers en psychométrie clinique et en psychopharmacologie :

  • Leonard R. Derogatis, Ph.D. : Psychologue clinicien et psychométricien de renommée internationale, anciennement directeur de la recherche en psychométrie clinique à la Johns Hopkins University School of Medicine (Baltimore, Maryland, États-Unis), puis directeur du Center for Sexual Medicine au Sheppard Pratt Health System. Ses travaux ont révolutionné l’évaluation standardisée des troubles affectifs et sexuels.
  • Ronald S. Lipman, Ph.D. : Psychologue et pharmacologue affilié à la Johns Hopkins University et à l’Institut National de la Santé Mentale (National Institute of Mental Health, NIMH), acteur majeur du développement des échelles précurseurs d’évaluation des thérapeutiques psychotropes.
  • Lino Covi, M.D. : Psychiatre et professeur associé de psychiatrie à la Johns Hopkins University School of Medicine, spécialisé dans les essais cliniques pharmacologiques et psychothérapeutiques des troubles névrotiques et dépressifs.

4. Objectif

L’objectif fondamental de la Liste de contrôle des symptômes SCL-90 est de fournir un profil multidimensionnel standardisé de la sévérité des symptômes psychopathologiques actuels chez un individu. Conçue pour pallier le manque de standardisation et la lourdeur temporelle des examens psychiatriques traditionnels, l’échelle répond à un double impératif d’exhaustivité sémiologique et de rapidité d’administration. Elle permet aux praticiens et aux chercheurs d’appréhender non seulement la présence d’une détresse globale, mais également la configuration sémiologique spécifique propre à chaque tableau clinique.

Sur le plan des applications cliniques, la SCL-90 remplit plusieurs fonctions essentielles :

  • Dépistage et évaluation initiale : Lors de la première consultation en ambulatoire ou en milieu hospitalier, le test permet d’identifier rapidement les constellations symptomatiques prédominantes, qu’il s’agisse de somatisation masquant un trouble affectif, de phobies invalidantes ou d’idéations persécutrices émergentes.
  • Mesure de l’efficacité thérapeutique : Grâce à sa sensibilité éprouvée au changement clinique, la SCL-90 est largement exploitée pour mesurer l’impact des interventions psychothérapeutiques, des cures analytiques, des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et des traitements psychotropes à des intervalles temporels réguliers.
  • Orientation diagnostique différentielle : Bien qu’elle ne constitue pas en soi un outil diagnostique nosologique catégoriel (au sens strict du DSM-5 ou de la CIM-11), elle procure des indices quantitatifs précieux quant à la prépondérance de composantes anxieuses, dépressives ou psychotiques.

Dans le domaine de la recherche clinique et épidémiologique, l’outil sert d’étalon dans les protocoles d’essais contrôlés randomisés pour déterminer la réduction globale de la charge symptomatique. Il est couramment employé en santé au travail pour monitorer l’épuisement professionnel (burnout), en médecine générale pour détecter la détresse somatomorphe chez les patients consultants réguliers, ainsi qu’en oncologie ou en cardiologie pour étudier l’impact psychologique des affections organiques chroniques.

5. Construit psychologique

La SCL-90 opérationnalise la détresse psychologique comme une structure phénoménologique multidimensionnelle. L’instrument cartographie la symptomatologie à travers neuf dimensions primaires distinctes, auxquelles s’ajoutent des indicateurs globaux synthétiques :

1. Somatisation (SOM – 12 items)

Cette dimension mesure la détresse attribuable à la perception de dysfonctionnements corporels. Les symptômes ciblent des plaintes cardiovasculaires, gastro-intestinales, respiratoires, des céphalées et des tensions musculaires localisées (ex. céphalées, douleurs thoraciques, sensation d’oppression respiratoire, engourdissements). Elle capture la composante somatique de l’anxiété et les somatisations médicalement inexpliquées.

2. Obsessions-compulsions (O-C – 10 items)

Cette échelle focalise sur les pensées, impulsions ou images perçues comme incoercibles, récurrentes et étrangères au Moi (égodystoniques), ainsi que sur les comportements stéréotypés et répétitifs. Elle évalue l’indécision cognitive, les rituels de vérification, le besoin de répétition d’actions de lavage ou de comptage, et le sentiment d’entravement de l’activité mentale.

3. Sensibilité interpersonnelle (I-S – 9 items)

Ce construit capture les sentiments de vulnérabilité personnelle, d’inadéquation et d’infériorité vécus au cours des interactions avec autrui. Les manifestations incluent l’hypervigilance au jugement critique, la susceptibilité accrue, la gêne relationnelle, l’auto-dépréciation et la tendance à anticiper le rejet social.

4. Dépression (DEP – 13 items)

La dimension dépressive explore le tableau clinique classique de l’humeur dysphorique et de la perte d’élan vital. Elle inclut les affects de tristesse, le découragement profond face à l’avenir, l’anhédonie, la perte de motivation, le retrait social, l’auto-accusation, le ralentissement psychomoteur ainsi que la présence d’idéations suicidaires.

5. Anxiété (ANX – 10 items)

L’échelle d’anxiété appréhende les signes cliniques patents de l’angoisse aiguë et généralisée : tension intérieure continue, nervosité motrice, tremblements, palpitations cardiaques, appréhension panique soudaine et sentiments d’insécurité imminente non ciblée sur un stimulus précis.

6. Hostilité (HOS – 6 items)

Cette dimension cible les pensées, sentiments et comportements caractéristiques de l’agressivité, de la colère et du ressentiment. Elle intègre l’irritabilité accrue, les accès de rage incontrôlés, l’envie d’endommager des biens ou d’agresser physiquement autrui, et la propension aux querelles verbales violentes.

7. Anxiété phobique (PHOB – 7 items)

Cette échelle mesure une réponse de peur persistante, irrationnelle et disproportionnée envers un objet, une personne ou une situation spécifique, entraînant une conduite d’évitement actively déployée. Elle recouvre principalement les symptômes liés à l’agoraphobie, à la peur des espaces publics clos ou ouverts, des transports en commun et de la foule.

8. Idéation paranoïaque (PAR – 6 items)

Ce construit évalue la pensée projective, l’hostilité perçue dans l’environnement, la méfiance généralisée, la peur de la perte d’autonomie et le sentiment de persécution. Les individus avec un score élevé rapportent l’impression d’être observés, méprisés ou exploités par autrui.

9. Psychotisme (PSY – 10 items)

La sous-échelle de psychotisme propose un continuum allant de l’aliénation interpersonnelle modérée aux manifestations franches de la décompensation psychotique. Elle inclut l’isolement affectif schizoïde, l’hallucination auditive, la diffusion de la pensée, le contrôle externe de l’esprit et les croyances délirantes bizarres.

Items additionnels et Indices globaux

Sept items additionnels (dédiés aux perturbations de l’alimentation, du sommeil, aux sentiments de culpabilité) ne s’agrègent pas aux 9 sous-échelles mais participent au calcul des scores globaux :

  • GSI (Global Severity Index) : Moyenne arithmétique de l’ensemble des 90 items. Il s’agit du meilleur indicateur global combinant le nombre de symptômes et leur intensité ressentie.
  • PST (Positive Symptom Total) : Dénombrement brut du nombre de symptômes cotés au-delà de 0 (présence effective du symptôme).
  • PSDI (Positive Symptom Distress Index) : Moyenne de sévérité calculée uniquement sur les items positivement endossés (Somme totale / PST), indiquant le style d’amplification symptomatique du sujet.

6. Cadre théorique

L’ancrage théorique de la SCL-90 s’inscrit au confluent de la psychopathologie phénoménologique et de la tradition psychométrique américaine post-seconde guerre mondiale, inaugurée par des figures telles que Joseph Zubin, Jerome Frank et Paul Meehl. Dans les années 1950, l’équipe de l’Hôpital Johns Hopkins, sous la houlette de John Whitehorn et de Jerome Frank, cherchait à évaluer objectivement les modifications d’états psychiques induites par les premières médications psychotropes et les psychothérapies brèves. Cette quête a mené à la création de la Hopkins Symptom Checklist (HSCL), initialement composée de 58 items.

Sous la direction de Leonard Derogatis au début des années 1970, l’instrument a été profondément restructuré afin d’intégrer un spectre sémantique plus large capable de différencier les troubles névrotiques des pathologies psychotiques et des troubles de la personnalité. La perspective adoptée est résolument dimensionnelle : elle postule que les manifestations de la psychopathologie ne représentent pas des entités discrètes et discontinues étanches les unes aux autres, mais bien des gradients continus de détresse psychique partagés par la population générale à des degrés moindres et par les populations psychiatriques à des intensités sévères.

Ce paradigme s’aligne avec les modèles bio-psycho-sociaux contemporains et préfigure les approches contemporaines telles que le cadre HiTOP (Hierarchical Taxonomy of Psychopathology). La théorie sous-jacente soutient que la souffrance psychologique se manifeste selon des voies d’expression somatiques, affectives, cognitives et interpersonnelles interconnectées. Ainsi, la SCL-90 mesure l’intensité de l’état de détresse actuel (state) plutôt qu’un ensemble immuable de traits de personnalité permanents (trait), ce qui en fait un thermomètre de la souffrance psychologique trans-nosographique.

7. Validité

L’évaluation des qualités métrologiques de la SCL-90 atteste d’une remarquable solidité empirique, documentée par une vaste littérature internationale :

Validité de construit

La validité conceptuelle de l’instrument a été établie en comparant les profils de sujets sains à ceux de diverses cohortes cliniques (patients ambulatoires, patients hospitalisés en psychiatrie, sujets souffrant de douleurs chroniques). Les analyses de variance multivariées révèlent de manière systématique des scores significativement plus élevés chez les populations cliniques pour l’ensemble des dimensions primaires ainsi que pour l’indice GSI (p < 0,001), corroborant la capacité de l’outil à discriminer fidèlement l’état morbide de la normalité.

Validité convergente et concurrente

De nombreuses corrélations positives statistiquement robustes ont été documentées entre les sous-échelles de la SCL-90 et des mesures étalons bien établies :

  • La sous-échelle Dépression (DEP) démontre des corrélations variant entre 0,73 et 0,86 avec le Beck Depression Inventory (BDI) et l’échelle d’évaluation de la dépression de Hamilton (HAM-D).
  • La dimension Anxiété (ANX) présente de fortes corrélations (r = 0,70 à 0,81) avec l’échelle d’anxiété de Taylor (TMAS) et le State-Trait Anxiety Inventory (STAI-État).
  • Les profils de la SCL-90 corrèlent significativement avec les échelles cliniques concordantes du Minnesota Multiphasic Personality Inventory (MMPI), notamment les échelles D (Dépression), Pt (Psychasthénie), Sc (Schizophrénie) et Hs (Hypocondrie).

Validité discriminante

La validité discriminante permet de différencier avec succès les sous-groupes cliniques spécifiques. Par exemple, les patients souffrant de trouble panique ou d’agoraphobie affichent des élévations spécifiques et marquées sur les échelles ANX et PHOB, tandis que les patients souffrant de troubles de l’humeur présentent des pics dominants sur l’échelle DEP, sans élévation disproportionnée de l’échelle PAR ou PSY.

Validité prédictive

La SCL-90 s’est révélée prédictive de l’issue clinique à moyen et long terme, de l’observance thérapeutique, du risque de rechute chez les patients traités pour toxicomanie, ainsi que du taux de réhospitalisation psychiatrique. Un score GSI élevé en début de prise en charge est corrélé à une durée d’hospitalisation accrue et à une réponse pharmacologique plus lente.

8. Fidélité

La consistance psychométrique de la SCL-90 a été scrutée à travers de nombreuses études d’homogénéité interne et de stabilité temporelle :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans les travaux princeps de Derogatis et al. (1976), ainsi que dans les multiples adaptations transculturelles (notamment francophones, hispanophones et germanophones), les coefficients alpha de Cronbach démontrent une excellente cohérence interne :

  • Somatisation : α = 0,86
  • Obsessions-Compulsions : α = 0,86
  • Sensibilité interpersonnelle : α = 0,83
  • Dépression : α = 0,90
  • Anxiété : α = 0,85
  • Hostilité : α = 0,84
  • Anxiété phobique : α = 0,82
  • Idéation paranoïaque : α = 0,77
  • Psychotisme : α = 0,77

L’indice global de sévérité (GSI) bénéficie quant à lui d’un coefficient de cohérence interne global exceptionnel, se situant régulièrement entre 0,95 et 0,98.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été mesurée auprès de patients en attente de traitement sur des intervalles de une à dix semaines. Les coefficients de corrélation test-retest rapportés par Derogatis oscillent entre 0,78 et 0,90 pour un intervalle d’une semaine. Dans les études évaluant la stabilité sur un intervalle de dix semaines (chez des sujets non traités), les coefficients se maintiennent entre 0,68 et 0,83, illustrant une stabilité satisfaisante tout en conservant la sensibilité aux variations symptomatiques naturelles.

9. Analyse factorielle

La configuration dimensionnelle de la SCL-90 a suscité d’abondants débats dans la littérature psychométrique contemporaine, mettant en tension le modèle original à neuf facteurs et des modélisations hiérarchiques alternatives :

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Les premières études factorielles menées par Derogatis et son équipe à l’aide d’analyses factorielles exploratoires en composantes principales avec rotation varimax ont confirmé l’existence de neuf facteurs identifiables, rendant compte de la majeure partie de la variance commune. Les saturations factorielles des items sur leurs dimensions respectives étaient généralement supérieures à 0,40, témoignant d’une assignation théorique adéquate des énoncés aux syndromes décrits.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC) et Controverse du Facteur Général

Au fil des décennies, des études de modélisation par équations structurelles (SEM) et d’analyses confirmatoires ont mis en lumière une forte intercorrélation entre les neuf facteurs primaires (r variant de 0,55 à 0,80). Cette colinéarité a incité plusieurs chercheurs (tels que Cyr, Schmitz ou Vassend) à questionner la totale indépendance des dimensions primaires :

  • Modèle bifactoriel : Les analyses confirmatoires récentes soutiennent vigoureusement un modèle bifactoriel, comprenant un facteur général dominant de détresse psychique (souvent nommé facteur p ou facteur de négativité affective globale) et neuf facteurs spécifiques résiduels. Ce facteur général capte entre 60 % et 75 % de la variance commune totale.
  • Justification du GSI : Cette prépondérance statistique du facteur général fournit un appui méthodologique majeur à l’utilisation clinique de l’indice GSI comme mesure de référence de la détresse psychologique générale.
  • Utilité clinique du profil : Bien que les dimensions soient intercorrélées, la préservation des 9 sous-échelles demeure indispensable pour le clinicien afin d’identifier les configurations sémiologiques différentielles et de guider la stratégie d’intervention ciblée.

10. Instrument de mesure

L’administration, le format et les règles de calcul de la SCL-90 sont standardisés selon les spécifications suivantes :

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation multidimensionnel (hétéro-évaluation possible par un clinicien en cas de handicap physique ou cognitif).
  • Nombre d’items : 90 items au total.
  • Fenêtre temporelle d’évaluation : Le rappel symptomatique porte sur les 4 dernières semaines (incluant le jour de passation) dans la version historique, ou sur les 7 derniers jours dans les protocoles standardisés récents de la version SCL-90-R.
  • Format des réponses : Échelle ordinale de Likert en 5 points :
    • 0 = Pas du tout (not at all)
    • 1 = Un peu (a little bit)
    • 2 = Modérément (moderately)
    • 3 = Assez bien / Nettement (quite a bit)
    • 4 = Extrêmement (extremely)
  • Temps de passation : Environ 12 à 15 minutes pour un adulte tout-venant ; 20 à 30 minutes chez les patients présentant un ralentissement psychomoteur ou des troubles cognitifs légers.
  • Cotation et calcul des scores :
    • Scores dimensionnels : Moyenne des items composant chaque dimension (somme des points des items de la sous-échelle divisée par le nombre total d’items de cette échelle). Les scores varient donc de 0,00 à 4,00.
    • Global Severity Index (GSI) : Somme totale des 90 items divisée par 90.
    • Positive Symptom Total (PST) : Nombre absolu d’items dont le score est supérieur ou égal à 1 (score brut de 0 à 90).
    • Positive Symptom Distress Index (PSDI) : Somme totale de tous les items divisée par le PST (mesure l’intensité moyenne des symptômes effectivement présents).
  • Normes et étalonnage : Les scores bruts sont généralement convertis en notes standardisées T-scores (Moyenne = 50, Écart-type = 10) basées sur des tables normatives distinctes selon le sexe et le statut clinique (normes adultes non-patients, normes psychiatriques ambulatoires, normes hospitalières, normes adolescentes).

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de conception initiale : 1973 pour la publication originale de la SCL-90 ; 1977 pour la version officialisée SCL-90-R.
  • Statut du droit d’auteur : La version originale de recherche publiée dans les revues académiques en 1973 est tombée dans le domaine de l’usage académique historique sous réserve de citation des sources. Toutefois, la marque déposée et la révision officielle commerciale SCL-90-R® sont la propriété exclusive de Pearson Clinical Assessment (anciennement NCS Pearson / National Computer Systems).
  • Tarifs et acquisition : Les cahiers de passation, profils d’étalonnage et logiciels de cotation informatisée (Q-global®) sont soumis à redevance commerciale auprès de Pearson Assessment. Les tarifs varient selon le conditionnement (packages de formulaires papier ou licences d’administration numérique par jetons unitaires).
  • Utilisation en recherche académique : L’utilisation dans le cadre de thèses non commerciales et de protocoles universitaires indépendants fait souvent l’objet d’accords d’utilisation de recherche ou de l’emploi des précurseurs ou dérivés libres selon les réglementations nationales.

12. Références

Les sources scientifiques majeures encadrant l’histoire, la conception et la validation psychométrique de la SCL-90 sont répertoriées ci-dessous :

  • Derogatis, L. R., Lipman, R. S., & Covi, L. (1973). SCL-90: An outpatient psychiatric rating scale—preliminary report. Psychopharmacology Bulletin, 9(1), 13–28. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/4682398/
  • Derogatis, L. R., Lipman, R. S., Rickels, K., Uhlenhuth, E. H., & Covi, L. (1974). The Hopkins Symptom Checklist (HSCL): A measure of primary symptom dimensions. In P. Pichot (Ed.), Psychological Measurements in Psychopharmacology (Modern Problems of Pharmacopsychiatry, Vol. 7, pp. 79–110). Karger. https://doi.org/10.1159/000395070
  • Derogatis, L. R., Rickels, K., & Rock, A. F. (1976). The SCL-90 and the MMPI: A step in the validation of a new self-report scale. The British Journal of Psychiatry, 128(3), 280–289. https://doi.org/10.1192/bjp.128.3.280
  • Derogatis, L. R., & Cleary, P. A. (1977). Confirmation of the dimensional structure of the SCL-90: A study in construct validation. Journal of Clinical Psychology, 33(4), 981–989. https://doi.org/10.1023/A:1008931926181
  • Vassend, O., & Skrondal, A. (1999). The twin data and structural equation modelling: Investigating the construct validity of the SCL-90-R. Personality and Individual Differences, 26(3), 441–458. https://doi.org/10.1016/S0191-8869(98)00155-2

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

0 = not at all; 1 = a little bit; 2 = moderately; 3 = quite a hit; 4 = extremely;

How much were you bothered or distressed over the past 4 weeks by:

  1. Headaches
  2. Nervousness or shakiness inside
  3. Unwanted thoughts or ideas that won’t leave your head
  4. Faintness or dizziness
  5. Loss of sexual interest or pleasure
  6. Feeling critical of others
  7. The idea that someone else can control your thoughts
  8. Feeling others are to blame for most of your troubles
  9. Trouble remembering things
  10. Worried about sloppiness or carelessness
  11. Feeling easily annoyed or irritated
  12. Pains in heart or chest
  13. Feeling afraid in open spaces or on the street
  14. Feeling low in energy or slowed down
  15. Thoughts of ending life
  16. Hearing voices that other people do not hear
  17. Trembling
  18. Feeling that most people cannot be trusted
  19. Poor appetite
  20. Crying easily
  21. Feeling shy or uneasy with the opposite sex
  22. Feeling of being trapped or caught
  23. Suddenly scared for no reason
  24. Temper outbursts that you could not control
  25. Feeling afraid to go out of your house alone
  26. Blaming yourself for things
  27. Pains in lower back
  28. Feeling blocked in getting things done
  29. Feeling lonely
  30. Feeling blue
  31. Worrying too much about things
  32. Feeling no interest in things
  33. Feeling !Carful
  34. Your feelingha‎ving being easily hurt
  35. Other people being aware of your private thoughts
  36. I:eeling others do not understand you or are unsympathetic
  37. Feeling that people are unfriendly
  38. ha‎ving to do things very slowly
  39. Heart pounding or racing
  40. Nausea or upset stomach
  41. Feeling inferior to others
  42. Soreness of your muscles
  43. Feeling that you are watched or talked about by others
  44. Trouble falling asleep
  45. I laving to check and double check what you do
  46. Difficulty making decisions
  47. Feeling afraid to travel on buses‚ subways or trains
  48. Trouble gelling your breath
  49. Hot or cold spells
  50. ha‎ving to avoid certain things‚ places or activities
  51. Your mind going blank
  52. Numbness or tingling in parts of your body
  53. A lump in your throat
  54. Feeling hopeless about the future
  55. Trouble concentrating
  56. Feeling weak in parts of your body
  57. Feeling tense or keyed up
  58. Heavy feelings in your arms or legs
  59. Thoughts of death or dying
  60. Overeating
  61. Feeling uneasy when people are watching or talking about you
  62. ha‎ving thoughts that arc not your own
  63. ha‎ving urges to beat‚ injure or harm someone
  64. Awakening in the early morning
  65. ha‎ving to repeat the same actions such as touching‚ counting‚ washing
  66. Sleep that is restless or disturbed
  67. ha‎ving urges to break or smash things
  68. ha‎ving ideas or beliefs that others do not share
  69. Feeling very self-conscious with others
  70. Feeling uneasy in crowds such as shopping or at a movie
  71. Feeling everything is an effort
  72. Spells or terror or panic
  73. Feeling uncomfortable about eating or drinking in public
  74. Getting into frequent arguments
  75. Feeling nervous when you arc left alone
  76. Others not giving you proper credit for your achievements
  77. Feeling lonely even when you are with people
  78. Feeling so restless you couldn’t sit still
  79. Feeling of worthlessness
  80. Feeling that familiar things are strange or unreal
  81. Shouting or throwing things
  82. Feeling afraid you will faint in public
  83. Feeling that people will take advantage of you if you let them
  84. ha‎ving thoughts about sex that bother you a lot
  85. The idea that you should be punished for your sins
  86. Feeling pushed to get things done
  87. The idea that something serious is wrong with your body
  88. Never reeling close to another PERSONAL
  89. Feelings of guilt
  90. The idea that something is wrong with your mind
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 8). Liste de contrôle des symptômes SCL-90. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/liste-de-controle-des-symptomes-scl-90/
Looti, Mohammed. “Liste de contrôle des symptômes SCL-90.” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/liste-de-controle-des-symptomes-scl-90/.
Looti, Mohammed. “Liste de contrôle des symptômes SCL-90.” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/liste-de-controle-des-symptomes-scl-90/.