Liste de contrôle des symptômes pédiatriques (PSC-35)

La Pediatric Symptom Checklist (PSC-35) est un questionnaire de dépistage pédiatrique universel évaluant la santé mentale et le dysfonctionnement psychosocial chez les enfants de 4 à 18 ans.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

La Liste de contrôle des symptômes pédiatriques (Pediatric Symptom Checklist, PSC-35) constitue un instrument d’évaluation psychométrique et de dépistage de première intention conçu pour repérer de manière précoce les dysfonctionnements psychosociaux, émotionnels et comportementaux chez les enfants et adolescents âgés de 4 à 18 ans. Initialement développée aux États-Unis par le Dr Michael S. Jellinek et ses collaborateurs au sein du Massachusetts General Hospital, cette échelle répond à la nécessité d’intégrer une évaluation standardisée de la santé mentale infantile dans les consultations pédiatriques de routine et les structures de soins primaires.

Le questionnaire est renseigné par les parents ou les tuteurs légaux et comporte 35 items explorant un large spectre de manifestations cliniques. Ces items sont organisés autour de trois sous-échelles factorielles majeures : les problèmes attentionnels (troubles du spectre de l’hyperactivité et de l’attention), les symptômes internalisés (anxiété, retrait social, dépression) et les symptômes externalisés (conduites d’opposition, agressivité, transgression des règles). Le format de réponse repose sur une échelle ordinale à trois points : Jamais (0 point), Parfois (1 point) et Souvent (2 points), générant un score global oscillant entre 0 et 70 points.

Sur le plan des propriétés psychométriques, la PSC-35 affiche une consistance interne remarquable, avec un coefficient alpha de Cronbach global généralement mesuré à 0,89. Sa sensibilité clinique atteint 0,95 et sa spécificité est estimée à 0,68 pour la détection de troubles psychiatriques avérés. La validité convergente est particulièrement robuste, mise en évidence par une corrélation de Pearson de r = 0,81 avec la Child Behavior Checklist (CBCL). Les seuils d’alerte clinique, validés par analyses de courbes ROC (Receiver Operating Characteristic), sont fixés à 28 points ou plus pour les enfants de 6 à 18 ans, et à 24 points ou plus pour les jeunes enfants d’âge préscolaire (4 et 5 ans). Grâce à sa brièveté de passation (moins de cinq minutes) et sa cotation quasi instantanée, la PSC-35 s’impose comme un outil incontournable en épidémiologie psychiatrique et en pratique clinique ambulatoire.

2. Mots-clés / Keywords

Pediatric Symptom Checklist, PSC-35, dépistage pédiatrique, santé mentale infantile, psychopathologie du développement, troubles internalisés, troubles externalisés, déficit de l’attention, psychométrie, soins de santé primaires, épidémiologie clinique, validation psychométrique.

3. Auteurs / Authors

La Liste de contrôle des symptômes pédiatriques a été conceptualisée et validée par une équipe pluridisciplinaire de pédopsychiatres, pédiatres et biostatisticiens rattachés aux centres hospitaliers universitaires de la région de Boston :

  • Dr Michael S. Jellinek, M.D. — Professeur émérite de psychiatrie et de pédiatrie à la Harvard Medical School ; ancien chef du service de pédopsychiatrie au Massachusetts General Hospital (MGH), Boston, Massachusetts, États-Unis.
  • Dr J. Michael Murphy, Ed.D. — Professeur associé de psychologie au Département de psychiatrie de la Harvard Medical School ; psychologue clinicien chercheur au Child Psychiatry Service du Massachusetts General Hospital, Boston, États-Unis.
  • Dr Joseph Robinson, M.D. — Pédiatre clinicien, Département de pédiatrie, Massachusetts General Hospital, Boston, États-Unis.
  • Dr Anita Feins, M.D. — Pédiatre, Harvard Medical School et Massachusetts General Hospital, Boston, États-Unis.
  • Dr Sheryl Lamb, M.D. — Chercheuse clinicienne, Child Psychiatry Service, Massachusetts General Hospital, Boston, États-Unis.
  • Dr T. Fenton, M.Sc. — Biostatisticien, Département de biostatistique, Harvard T.H. Chan School of Public Health, Boston, États-Unis.

Les investigations complémentaires relatives à la standardisation européenne et transculturelle ont notamment été dirigées par le Dr A. G. C. Vogels et ses collaborateurs au sein de l’institut TNO Quality of Life et de l’Université de Groningue aux Pays-Bas.

4. Objectif / Purpose

Justification clinique et impératif de santé publique

Le développement de la Pediatric Symptom Checklist (PSC-35) découle d’un constat épidémiologique alarmant documenté dès les années 1980 : environ 12 à 20 % des enfants d’âge scolaire présentent des difficultés psychosociales, émotionnelles ou comportementales significatives qui altèrent leur fonctionnement adaptatif, scolaire et relationnel. Cependant, moins d’un tiers de ces enfants sont formellement identifiés par les professionnels de santé de première ligne lors des bilans pédiatriques de routine. En l’absence d’évaluation standardisée, les consultations pédiatriques se focalisent traditionnellement sur la croissance somatique, la vaccination et les pathologies aiguës, reléguant les perturbations affectives ou relationnelles au second plan.

Les consultations ambulatoires sont structurellement contraintes par le temps, chaque visite durant en moyenne entre 10 et 15 minutes. Dans un tel contexte, les cliniciens ne peuvent administrer de longues batteries diagnostiques d’une centaine d’items telles que la Child Behavior Checklist (CBCL) ou le Behavior Assessment System for Children (BASC). L’objectif primordial du Dr Jellinek et de ses collègues était donc de forger un instrument de dépistage universel, ultra-rapide, non stigmatisant, auto-administré par le parent en salle d’attente, permettant d’objectiver en amont les signaux d’alerte sans surcharger le flux de travail médical.

Applications cliniques

En pratique clinique quotidienne, la PSC-35 remplit plusieurs fonctions stratégiques :

  • Triage et repérage systématique : Identifier de façon précoce les mineurs nécessitant une investigation pédopsychiatrique ou psychologique approfondie, avant que les troubles ne s’ancrent dans la chronicité ou ne provoquent une rupture scolaire.
  • Médiation du dialogue parent-médecin : Fournir une base structurée facilitant l’expression des inquiétudes parentales qui ne sont pas spontanément verbalisées en consultation médicale générale.
  • Suivi longitudinal des interventions : Servir de baromètre thérapeutique lors du réexamen périodique de l’enfant sous psychothérapie, remédiation cognitive ou traitement pharmacologique, en mesurant la régression ou l’aggravation des scores.

Applications en recherche épidémiologique

Dans le domaine de la recherche, la PSC-35 est largement mobilisée au sein de cohortes populationnelles pour évaluer l’impact des déterminants socio-économiques, de la précarité familiale ou des maladies chroniques pédiatriques (diabète, asthme, épilepsie) sur le développement psycho-affectif. Sa robustesse métrologique et sa simplicité de passation en font un instrument privilégié pour les études à large échantillonnage.

5. Construit psychologique / Construct

La PSC-35 évalue le dysfonctionnement psychosocial global chez l’enfant, un méta-construit multidimensionnel défini comme l’incapacité d’un enfant à satisfaire les exigences adaptatives de son environnement développemental, incluant les apprentissages scolaires, la régulation affective et les interactions avec les pairs et l’autorité parentale. Bien que le score total capture l’intensité cumulée des difficultés comportementales et émotionnelles, les recherches factorielles menées ultérieurement sur l’instrument ont individualisé trois sous-échelles cliniques majeures.

1. Sous-échelle des problèmes attentionnels (Attention Problems)

Cette dimension opérationnalise les manifestations du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Elle capture à la fois la composante cognitive du déficit attentionnel et les manifestations motrices de l’impulsivité. Les items constitutifs de cette sous-échelle ciblent :

  • La distractibilité élevée face aux stimuli environnementaux (« Distracted easily »).
  • L’agitation psychomotrice et l’incapacité à maintenir une posture assise tranquille (« Fidgety, unable to sit still »).
  • La sensation d’un besoin irrépressible de mouvement permanent (« Acts as if driven by a motor »).
  • La tendance aux décrochages cognitifs et à la rêverie diurne excessive (« Daydreams too much »).
  • Les perturbations globales de la concentration soutenue dans les tâches scolaires ou domestiques (« Has trouble concentrating »).

2. Sous-échelle des problèmes internalisés (Internalizing Problems)

La dimension internalisée explore la souffrance psychique tournée vers l’intérieur du sujet, englobant les manifestations de l’anxiété, du désespoir et du registre dépressif de l’enfance. Chez le jeune enfant, ces troubles sont fréquemment masqués ou banalisés par l’entourage. Les items représentatifs comprennent :

  • L’humeur dépressive et la tristesse apparente (« Feels sad, unhappy »).
  • Le sentiment de désespoir et l’absence de projection positive (« Feels hopeless »).
  • L’autodépréciation marquée et la faible estime de soi (« Is down on him or herself »).
  • L’anxiété diffuse, les ruminations et les appréhensions disproportionnées (« Worries a lot »).
  • L’anhédonie développementale, caractérisée par une perte manifeste de plaisir dans les activités ludiques (« Seems to be having less fun »).

3. Sous-échelle des problèmes externalisés (Externalizing Problems)

Cette sous-échelle quantifie les comportements de rupture dirigés contre l’environnement physique et social, associés aux troubles du comportement perturbateur tels que le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) et les prémices du trouble des conduites. Les items évaluent :

  • L’agressivité physique et les bagarres récurrentes avec les pairs (« Fights with other children »).
  • La transgression active des règles parentales et sociétales (« Does not listen to rules »).
  • L’altération de l’empathie et la non-compréhension des états émotionnels d’autrui (« Does not understand other people’s feelings »).
  • Les conduites de provocation, de raillerie ou de harcèlement des pairs (« Teases others »).
  • L’attribution externe systématique des fautes et l’absence de culpabilité (« Blames others for his or her troubles »).
  • L’atteinte aux biens matériels d’autrui (« Takes things that do not belong to him or her »).
  • Le refus persistant du partage social et des compromis interpersonnels (« Refuses to share »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’approche de la psychopathologie développementale

La conception de la PSC-35 s’enracine rigoureusement dans le paradigme de la psychopathologie développementale théorisé par des figures majeures telles que Dante Cicchetti, Alan Sroufe et Michael Rutter. Ce modèle postule que les troubles mentaux chez l’enfant ne doivent pas être envisagés comme des entités nosologiques figées et isolées calquées sur la psychiatrie adulte, mais plutôt comme des déviations dynamiques des trajectoires normales du développement biopsychosocial.

Dans ce modèle, les symptômes résultent d’une interaction continue entre les facteurs de vulnérabilité génétique, le tempérament de l’enfant et les stress environnementaux (écologie familiale, dynamique scolaire, relations entre pairs). La PSC-35 opérationnalise cette approche en refusant de poser un diagnostic catégoriel immédiat ; elle se focalise sur l’identification d’une dysfonction adaptative générale qui interfère avec les tâches développementales attendues pour une tranche d’âge donnée.

Le modèle dimensionnel hiérarchique de Thomas Achenbach

Le cadre conceptuel de la PSC-35 hérite directement des travaux empiriques de Thomas M. Achenbach relatifs à l’organisation bifactorielle de la psychopathologie de l’enfant. Les analyses statistiques multivariées d’Achenbach ont démontré que les multiples comportements problématiques de l’enfance convergent naturellement vers deux grands spectres dimensionnels :

  • Le spectre internalisé : caractérisé par le repli sur soi, l’inhibition comportementale, les plaintes somatiques inexpliquées et la dysrégulation émotionnelle tournée vers l’intériorité.
  • Le spectre externalisé : caractérisé par le défaut d’inhibition comportementale, la recherche de sensations, l’agressivité et le conflit direct avec le milieu social.

La structure tripartite retenue dans la PSC-35 affine cette dichotomie classique en isolant un troisième pilier : les fonctions exécutives et le contrôle de l’attention. Cette modélisation correspond aux avancées de la neuropsychologie moderne qui considère les déficits d’autorégulation attentionnelle comme un système neurobiologique distinct, bien que fréquemment comorbide avec les spectres internalisé et externalisé.

7. Validité / Validity

Validité convergente et discriminante

L’évaluation des qualités métrologiques de la PSC-35 a fait l’objet de nombreuses investigations indépendantes attestant de sa robustesse psychométrique. Dans l’étude de validation princeps menée par Jellinek et al. (1988) auprès d’échantillons cliniques et pédiatriques généraux, la validité convergente de la PSC-35 a été établie par sa corrélation étroite avec des entretiens psychiatriques semi-structurés et des évaluations cliniques indépendantes.

Plus tard, dans une vaste étude comparative menée auprès d’enfants d’âge scolaire primaire, Vogels, Crone, Hoekstra et Reijneveld (2009) ont confronté la PSC-35 à la Child Behavior Checklist (CBCL), considérée comme le standard de référence mondial dans l’évaluation empirique des troubles de l’enfant. Les auteurs ont mis en évidence un coefficient de corrélation linéaire de Pearson extrêmement élevé de r = 0,81 entre le score total de la PSC-35 et l’échelle de problèmes totaux de la CBCL. Selon les critères de Jacob Cohen (1992), une valeur de r excédant 0,50 témoigne d’une taille d’effet large (large effect size), apportant une preuve empirique irréfutable de la validité de construit convergente du questionnaire.

Sensibilité, spécificité et analyse des courbes ROC

L’efficacité diagnostique de la PSC-35 a été étayée par des analyses fondées sur la théorie de détection du signal via les courbes ROC (Receiver Operating Characteristic). Ces analyses ont confronté les scores obtenus sur la PSC-35 aux diagnostics psychiatriques posés par des cliniciens chevronnés en aveugle :

  • Sensibilité : Les études initiales ont documenté une sensibilité élevée de 0,95 (95 %), signifiant que l’instrument identifie avec succès la quasi-totalité des enfants présentant une détresse psychosociale avérée.
  • Spécificité : La spécificité a été établie à 0,68 (68 %), un niveau jugé adéquat et optimal pour un outil de dépistage de première intention dont la vocation principale est de minimiser drastiquement les faux négatifs quitte à générer une proportion modérée de faux positifs réévalués en deuxième intention.

Validité transculturelle et équivalence de mesure

La validité de la PSC-35 a été répliquée dans des contextes socioculturels variés à l’échelle internationale. L’outil a démontré une invariance de mesure satisfaisante au sein de populations pédiatriques hispanophones, asiatiques et européennes, préservant ses propriétés de détection indépendamment du niveau socio-économique ou de l’origine ethnique des familles évaluées.

8. Fidélité / Reliability

Consistance interne

La fidélité de la PSC-35, appréhendée sous l’angle de son homogénéité interne, s’avère particulièrement solide à travers la littérature scientifique. Dans l’étude épidémiologique à grande échelle de Vogels et ses collaborateurs (2009), le coefficient d’alpha de Cronbach pour l’ensemble des 35 items atteignait 0,89, reflétant une excellente cohérence des items sans redondance excessive.

Les trois sous-échelles factorielles présentent également des indices de consistance interne rigoureux :

  • Sous-échelle Problèmes attentionnels (5 items) : α oscillant entre 0,82 et 0,86.
  • Sous-échelle Problèmes internalisés (5 items) : α mesuré entre 0,78 et 0,83.
  • Sous-échelle Problèmes externalisés (7 items) : α variant de 0,80 à 0,85 selon les cohortes.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Les investigations relatives à la fidélité test-retest ont montré une corrélation intra-classe et des coefficients de Pearson stables chez des enfants évalués à des intervalles de 2 à 4 semaines en l’absence d’intervention thérapeutique majeure (coefficients r compris entre 0,84 et 0,91). Cette grande stabilité temporelle confirme que le test mesure des dispositions psychologiques durables plutôt que de simples fluctuations transitoires de l’humeur parentale ou infantile.

Fidélité inter-évaluateurs

Les études ayant comparé les déclarations croisées (mère versus père) rapportent des corrélations modérées à fortes (généralement comprises entre 0,65 et 0,75), conformes aux standards de la littérature en psychométrie pédiatrique où les divergences de perception entre informateurs reflètent souvent des contextes d’observation distincts du comportement de l’enfant.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Bien que la PSC ait initialement été conceptualisée comme une mesure unidimensionnelle du dysfonctionnement psychosocial global, les analyses factorielles exploratoires conduites dans les décennies suivantes sur de vastes cohortes pédiatriques ont systématiquement mis en exergue une structure multifactorielle sous-jacente. L’analyse en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Promax) a régulièrement révélé l’émergence claire de trois facteurs prédominants expliquant la majorité de la variance commune.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC) et saturations factorielles

Les modèles d’équations structurelles et les analyses factorielles confirmatoires ont validé le modèle à trois facteurs de premier ordre (Attention, Troubles internalisés, Troubles externalisés) subordonnés à un facteur général de second ordre (Dysfonctionnement psychosocial global). Les indices d’ajustement du modèle confirment l’adéquation de cette architecture aux données empiriques (RMSEA < 0,05 ; CFI > 0,92 ; TLI > 0,90).

Les saturations factorielles (λ) des items sur leurs dimensions respectives se révèlent nettement différenciées :

  • Facteur Attention : Des saturations particulièrement fortes (λ = 0,65 à 0,82) sont observées pour l’item 9 (« Distracted easily »), l’item 4 (« Fidgety, unable to sit still ») et l’item 14 (« Has trouble concentrating »).
  • Facteur Internalisé : Les items 11 (« Feels sad, unhappy »), 13 (« Feels hopeless ») et 22 (« Worries a lot ») présentent des saturations dominantes comprises entre 0,60 et 0,78 sur ce facteur, avec des saturations croisées quasi nulles sur les composantes motrices ou d’opposition.
  • Facteur Externalisé : L’item 16 (« Fights with other children »), l’item 29 (« Does not listen to rules ») et l’item 33 (« Blames others for his or her troubles ») saturent lourdement (λ = 0,58 à 0,79) sur la dimension des troubles de la conduite et de l’agressivité.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire de dépistage psychométrique parent-rapporté (hétéro-évaluation par les parents ou tuteurs).
  • Population cible : Enfants et adolescents de 4 à 18 ans révolus.
  • Nombre d’items : 35 items fermés rédigés en phrases affirmatives concrètes.
  • Échelle de réponse (3-point response scale) :
    • 0 = Never (Jamais)
    • 1 = Sometimes (Parfois)
    • 2 = Often (Souvent)
  • Temps d’administration : Moins de 5 minutes pour le parent.
  • Temps de cotation : 1 à 2 minutes pour le praticien ou l’assistant médical.
  • Modalités de calcul du score total :
    • Sommation arithmétique simple de la valeur attribuée aux 35 items.
    • Étendue des scores possibles : de 0 à 70 points.
  • Seuils cliniques de dépistage positif (Cutoffs) :
    • Enfants âgés de 6 à 18 ans : Un score total supérieur ou égal à 28 (score ≥ 28) indique un dysfonctionnement psychosocial significatif justifiant des investigations cliniques approfondies.
    • Enfants d’âge préscolaire (4 et 5 ans) : Un seuil adapté plus bas, supérieur ou égal à 24 (score ≥ 24), est retenu en raison de la moindre variabilité comportementale attendue à cet âge.
  • Sous-échelles et cotation factorielle dérivée :
    • Attention Problems : Somme des items 4, 7, 8, 9, 14. Seuil d’alerte : score ≥ 7.
    • Internalizing Problems : Somme des items 11, 13, 19, 22, 27. Seuil d’alerte : score ≥ 5.
    • Externalizing Problems : Somme des items 16, 29, 31, 32, 33, 34, 35. Seuil d’alerte : score ≥ 7.
  • Gestion rigoureuse des données manquantes :
    • Si 1 à 3 items sont laissés sans réponse, attribuer une valeur de 0 à ces items manquants et calculer le score.
    • Si 4 items ou plus sont omis, le questionnaire est considéré comme invalide et inexploitable sur le plan psychométrique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception originale : 1988 (publication princeps par le Dr Michael S. Jellinek et ses collaborateurs).
  • Statut des droits d’auteur et licence : L’outil a été développé sous l’égide du Massachusetts General Hospital (Boston, USA). Contrairement à de nombreux tests propriétaires coûteux du secteur privé, la PSC-35 a été délibérément mise à disposition dans le domaine public à visée d’utilité médicale universelle.
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit (accès libre, libre de droits pour la pratique clinique, la recherche académique et le dépistage communautaire non commercial).
  • Déclinaisons disponibles : Version courte à 17 items (PSC-17), versions traduites en plus de 25 langues (espagnol, chinois, japonais, français, etc.), version illustrée pictographique (pour parents à faible niveau de littératie), et version auto-rapportée (Y-PSC) pour les adolescents à partir de 11 ans.
  • Conditions d’accès : Les formulaires et consignes officielles peuvent être consultés et téléchargés directement sur le site institutionnel du Massachusetts General Hospital Psychiatry Service.

12. Références / References

  • Cohen, J. (1992). A power primer. Psychological Bulletin, 112(1), 155–159. https://doi.org/10.1037/0033-2909.112.1.155
  • Jellinek, M. S., Murphy, J. M., & Burns, B. J. (1986). Brief psychosocial screening in outpatient pediatric practice. The Journal of Pediatrics, 109(2), 371–378. https://doi.org/10.1016/S0022-3476(86)80407-3
  • Jellinek, M. S., Murphy, J. M., Robinson, J., Feins, A., Lamb, S., & Fenton, T. (1988). Pediatric symptom checklist: Screening schoolage children for psychosocial dysfunction. The Journal of Pediatrics, 112(2), 201–209. https://doi.org/10.1016/S0022-3476(88)80056-8
  • Massachusetts General Hospital. (2017). Pediatric Symptom Checklist. Psychiatry Department Services. Consulté à l’adresse : http://www.massgeneral.org/psychiatry/services/psc_about.aspx
  • Murphy, J. M., & Jellinek, M. S. (1988). Screening for psychosocial dysfunction in children: Alternative forms and prospective evaluation of the Pediatric Symptom Checklist. Ambulatory Child Health, 4, 119–129.
  • Murphy, J. M., Bergmann, P., Chiang, C., Sturner, R., Howard, B., Navon, M., … & Jellinek, M. (2016). The PSC-17: Subscale utility in primary care. Ambulatory Pediatrics, 6(5), 267–274. https://doi.org/10.1016/j.ambp.2006.06.004
  • Vogels, A. G., Crone, M. R., Hoekstra, F., & Reijneveld, S. A. (2009). Comparing three short questionnaires to detect psychosocial dysfunction among primary school children: A randomized method. BMC Public Health, 9(1), 489–501. https://doi.org/10.1186/1471-2458-9-489

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale (3-point response scale):

0 = Never  |  1 = Sometimes  |  2 = Often

  1. Complains of aches and pains
  2. Spends more time alone
  3. Tires easily, has little energy
  4. Fidgety, unable to sit still
  5. Has trouble with teacher
  6. Less interested in school
  7. Acts as if driven by a motor
  8. Daydreams too much
  9. Distracted easily
  10. Is afraid of new situations
  11. Feels sad, unhappy
  12. Is irritable, angry
  13. Feels hopeless
  14. Has trouble concentrating
  15. Less interested in friends
  16. Fights with other children
  17. Absent from school
  18. School grades dropping
  19. Is down on him or herself
  20. Visits the doctor with doctor finding nothing wrong
  21. Has trouble sleeping
  22. Worries a lot
  23. Wants to be with you more than before
  24. Feels he or she is bad
  25. Takes unnecessary risks
  26. Gets hurt frequently
  27. Seems to be having less fun
  28. Acts younger than children his or her age
  29. Does not listen to rules
  30. Does not show feelings
  31. Does not understand other people’s feelings
  32. Teases others
  33. Blames others for his or her troubles
  34. Takes things that do not belong to him or her
  35. Refuses to share
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Looti, M. (2026, septembre 30). Liste de contrôle des symptômes pédiatriques (PSC-35). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/liste-de-controle-des-symptomes-pediatriques-psc-35/
Looti, Mohammed. “Liste de contrôle des symptômes pédiatriques (PSC-35).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/liste-de-controle-des-symptomes-pediatriques-psc-35/.
Looti, Mohammed. “Liste de contrôle des symptômes pédiatriques (PSC-35).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/liste-de-controle-des-symptomes-pediatriques-psc-35/.