- 1. Résumé / Abstract
- 2. Mots-clés / Keywords
- 3. Auteurs / Authors
- 4. Objectif / Purpose
- 5. Construit psychologique / Construct
- 6. Cadre théorique / Theoretical Framework
- 7. Validité / Validity
- 8. Fidélité / Reliability
- 9. Analyse factorielle / Factor Analysis
- 10. Instrument de mesure / Instrument
- 11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- 12. Références / References
- 13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
1. Résumé / Abstract
La Liste de contrôle des symptômes de Rotterdam (connue à l’échelle internationale sous l’appellation Rotterdam Symptom Checklist ou RSCL) est un instrument psychométrique auto-rapporté spécifiquement développé pour évaluer la qualité de vie et la détresse symptomatique chez les patients atteints de cancer. Conçue initialement au début des années 1980 par le professeur Josien C. J. M. de Haes et ses collaborateurs au Centre médical universitaire de Rotterdam et à l’Organisation néerlandaise de recherche sur le cancer, l’échelle visait au départ à répertorier de manière objective la fréquence et l’intensité des symptômes physiques induits par la maladie néoplasique et les protocoles de chimiothérapie. Progressivement affinée jusqu’à sa version de référence consolidée en 1990 et 1996, la RSCL a intégré une perspective multidimensionnelle indispensable pour cerner l’impact psycho-oncologique global des traitements oncologiques.
Dans sa forme standard consolidée, la RSCL comporte 39 items explorant quatre dimensions cardinales : la détresse physique (23 items couvrant les nausées, vomissements, douleurs, fatigue, perte de cheveux, troubles du sommeil, etc.), la détresse psychologique (8 items évaluant l’anxiété, l’humeur dépressive, l’irritabilité et le désespoir), le niveau d’activité fonctionnelle ou altération des capacités courantes (8 items mesurant l’autonomie physique et les activités de la vie quotidienne), ainsi qu’un item unique évaluant l’état de santé général ou la qualité de vie globale. Les participants répondent en se référant à la période de la « semaine écoulée » à l’aide d’une échelle ordinale de type Likert en 4 points, variant de 1 (« Pas du tout ») à 4 (« Énormément » ou « Très fort »).
Sur le plan psychométrique, la RSCL fait preuve de propriétés robustes confirmées dans de multiples essais cliniques internationaux. La cohérence interne est excellente, affichant des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,85 et 0,93 pour la détresse physique, et entre 0,82 et 0,90 pour la détresse psychologique. La fidélité test-retest à court terme est hautement satisfaisante. La validité de construit, de convergence et de divergence est corroborée par des corrélations substantielles avec d’autres échelles de référence telles que l’EORTC QLQ-C30, l’échelle HAD (Hospital Anxiety and Depression Scale) et le questionnaire SF-36. L’outil demeure une référence historique et clinique incontournable en psycho-oncologie et en recherche sur les essais thérapeutiques anticancéreux.
2. Mots-clés / Keywords
Rotterdam Symptom Checklist, RSCL, psycho-oncologie, qualité de vie, cancérologie, détresse physique, détresse psychologique, chimiothérapie, psychométrie, évaluation des symptômes
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé par une équipe pionnière en recherche médico-psychologique aux Pays-Bas :
- Josien C. J. M. de Haes, Ph.D. : Professeure émérite en communication médicale et qualité de vie en oncologie, Département de communication médicale, Centre médical académique (AMC), Université d’Amsterdam (Amsterdam UMC), Amsterdam, Pays-Bas.
- Frans C. E. van Knippenberg, Ph.D. : Chercheur senior et psychologue de la santé, Département de psychologie médicale, Faculté de médecine, Université Erasmus de Rotterdam, Rotterdam, Pays-Bas.
- J. Pieter Neijt, M.D., Ph.D. : Oncologue médical et professeur associé, Centre médical universitaire d’Utrecht, Utrecht, Pays-Bas.
- Collaborateurs du Rotterdam Oncological Consortium : Département d’oncologie et de radiothérapie, Institut du cancer Daniel den Hoed, Rotterdam, Pays-Bas.
Correspondance institutionnelle historique : Amsterdam University Medical Centers, Meibergdreef 9, 1105 AZ Amsterdam, Pays-Bas.
4. Objectif / Purpose
Le développement de la Liste de contrôle des symptômes de Rotterdam s’inscrit dans un tournant épistémologique majeur de l’oncologie médicale survenu à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Jusqu’alors, l’efficacité des protocoles thérapeutiques anticancéreux, notamment les polychimiothérapies cytotoxiques et la radiothérapie, était mesurée quasi exclusivement au prisme de paramètres biologiques et tumoraux durs : taux de survie globale, survie sans progression, réduction volumétrique de la masse tumorale (critères RECIST) et toxicité hématologique selon les critères de l’Organisation mondiale de la santé. Cependant, cette vision strictement biomédicale occultait le lourd fardeau iatrogène imposé aux patients, chez qui les effets indésirables des traitements altéraient profondément le bien-être quotidien, menant parfois à des abandons d’interventions potentiellement curatives.
L’objectif fondateur de la RSCL était donc de pallier ce vide méthodologique en fournissant aux cliniciens et aux chercheurs un outil standardisé, sensible aux variations longitudinales, capable de quantifier les résultats rapportés par les patients (Patient-Reported Outcomes ou PROs). Conçue primitivement pour cartographier la toxicité symptomatique perçue, la RSCL s’est rapidement imposée comme un instrument d’évaluation multidimensionnelle de la qualité de vie liée à la santé (HRQoL). Les auteurs cherchaient à répondre à une question clinique cruciale : dans quelle mesure le bénéfice oncologique d’un traitement agressif compense-t-il la dégradation fonctionnelle et psychologique éprouvée par la personne soignée ?
Dans la recherche clinique, la RSCL est employée comme critère de jugement secondaire ou principal lors des essais cliniques randomisés contrôlés de phases II et III. Elle permet de comparer deux chimiothérapies affichant une efficacité antitumorale équivalente afin de départager celle qui induit le profil de tolérance le plus favorable. Sur le plan de la pratique clinique quotidienne, l’outil offre une cartographie rapide des symptômes réfractaires (douleurs mal soulagées, nausées anticipatoires, neuropathies périphériques, asthénie profonde) et signale de façon précoce la survenue d’états d’humeur dépressive ou d’anxiété clinique qui nécessiteraient une prise en charge en psycho-oncologie ou des soins de support adaptés.
5. Construit psychologique / Construct
La RSCL s’appuie sur une modélisation théorique multidimensionnelle de la morbidité perçue et de l’adaptation à la maladie grave. L’échelle décompose l’expérience de la pathologie cancéreuse en quatre dimensions interconnectées :
1. La détresse liée aux symptômes physiques (Physical Symptom Distress)
Cette dimension, qui regroupe la majorité des items (23 items), mesure le degré de gêne subjective occasionné par les manifestations somatiques directes de la néoplasie et les effets indésirables des thérapeutiques cytotoxiques. Contrairement à une simple liste de contrôle binaire (présence/absence), cette sous-échelle capte la gravité de l’interférence du symptôme dans la vie du sujet. Les domaines explorés comprennent :
- Les perturbations gastro-intestinales : nausées, vomissements, perte d’appétit, constipation, diarrhées, sensation de plénitude abdominale.
- Les symptômes neuromusculaires et algiques : douleurs musculaires, courbatures articulaires, maux de tête, sensation d’épuisement physique, tremblements.
- Les signes cutanéo-muqueux et sensoriels : sécheresse buccale, altération du goût, alopécie (chute des cheveux), picotements ou engourdissements périphériques.
- Les difficultés cardiorespiratoires et neurovégétatives : essoufflement à l’effort ou au repos, vertiges, transpiration excessive.
2. La détresse psychologique (Psychological Distress)
Composée de 8 items, cette sous-échelle explore la souffrance émotionnelle induite par l’épreuve de la maladie et l’incertitude pronostique. L’évaluation s’articule autour des deux pôles majeurs de la souffrance affective en oncologie : la constellation anxieuse (sentiment de tension intérieure, nervosité, crises d’angoisse, sommeil perturbé par les ruminations) et la constellation dépressive (humeur triste, désespoir quant à l’avenir, perte d’intérêt pour les activités habituelles, irritabilité). L’échelle isole ainsi la composante psychopathologique réactionnelle de la simple fatigue somatique.
3. L’altération du statut fonctionnel et de l’activité (Functional Impairment / Activity Level)
Composée de 8 items, cette composante opérationnalise les limitations de l’autonomie fonctionnelle dans les actes élémentaires et instrumentaux de la vie quotidienne. Inspirée des indices d’autonomie de Karnofsky et des échelles ADL/IADL, elle examine la capacité du patient à faire sa toilette, s’habiller seul, effectuer des corvées domestiques légères, marcher sur de courtes distances, monter les escaliers, sortir de son domicile et maintenir un niveau d’interaction sociale ou professionnelle minimal.
4. L’évaluation globale de la qualité de vie (Overall Quality of Life)
Représentée par un item synthétique terminal, cette dimension permet au sujet d’intégrer l’ensemble de ses expériences somatiques, affectives et relationnelles pour porter un jugement holistique sur son niveau de vie actuel au cours de la semaine écoulée, allant d’un état perçu comme excellent à un état extrêmement altéré.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre conceptuel de la Liste de contrôle des symptômes de Rotterdam s’articule autour de l’intersection entre le modèle biopsychosocial de la médecine comportementale formulé par George Engel (1977) et la théorie cognitive du stress et du coping développée par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984).
Dans la perspective de Lazarus et Folkman, le diagnostic de cancer et les cures de traitement constituent des stresseurs chroniques majeurs induisant des processus d’évaluation cognitive primaire (évaluation de la menace et des pertes) et secondaire (évaluation des ressources personnelles et sociales disponibles pour faire face). La détresse symptomatique n’est pas conçue comme un simple reflet linéaire de l’atteinte organique : deux patients présentant une charge tumorale rigoureusement identique peuvent rapporter des niveaux de souffrance drastiquement divergents selon l’intensité de leurs ruminations, leur sentiment d’auto-efficacité et l’interprétation affective qu’ils confèrent à leurs symptômes corporels.
Par ailleurs, de Haes et ses collaborateurs se sont explicitement démarqués des modèles purement axés sur la pathologie psychiatrique pour inscrire leur réflexion dans la dynamique de la qualité de vie liée à la santé (HRQoL). Selon la conceptualisation de Spilker et de Schipper, la qualité de vie en cancérologie constitue une résultante interactive où les manifestations physiques indésirables érodent la capacité fonctionnelle, ce qui précipite un repli social et majore la détresse émotionnelle, formant une boucle de rétroaction négative. En séparant nettement les dimensions physique, affective et fonctionnelle, la RSCL permet de modéliser ces interactions dynamiques : par exemple, déterminer si la dépression observée chez un patient est la conséquence directe d’une incapacité motrice invalidante ou si elle se manifeste indépendamment des limites physiques imposées par le traitement.
7. Validité / Validity
L’évaluation métrologique de la Liste de contrôle des symptômes de Rotterdam a fait l’objet de nombreuses investigations empiriques menées auprès d’échantillons diversifiés de patients néoplasiques (cancers gynécologiques, cancers du sein, lymphomes, tumeurs pulmonaires et colorectales).
Validité de construit
La validité de construit de la RSCL est étayée par la méthode des groupes connus (known-groups validity). Les études de validation princeps menées par de Haes et al. (1983, 1990) ont mis en évidence que l’échelle discrimine de façon statistiquement significative (p < 0,001) les patients en phase active de chimiothérapie cytotoxique de ceux recevant une hormonothérapie ou placés en simple surveillance post-thérapeutique. De même, la sous-échelle de détresse physique enregistre une majoration marquée des scores immédiatement après l’administration des cures cytotoxiques, avec une décrue progressive au cours de la période d’intercure, démontrant une sensibilité au changement (réactivité clinique) particulièrement fine.
Validité convergente et divergente
La validité convergente a été démontrée par l’inter-corrélation des sous-échelles de la RSCL avec des instruments psychométriques validés de référence :
- La sous-échelle de détresse psychologique présente des corrélations positives élevées avec les scores d’anxiété et de dépression de l’échelle HAD (Hospital Anxiety and Depression Scale, r = 0,70 à 0,81) et avec le questionnaire d’anxiété état-trait STAI de Spielberger (r > 0,65).
- La sous-échelle de détresse physique corrèle positivement avec l’échelle de symptômes de l’EORTC QLQ-C30 (r = 0,68 à 0,78) et négativement avec les scores d’énergie/vitalité du Medical Outcomes Study SF-36 (r = -0,62).
- La sous-échelle d’activité fonctionnelle démontre une corrélation forte avec l’indice de performance de Karnofsky (KPS, r = -0,65 à -0,75, le score RSCL s’élevant avec l’incapacité alors que le KPS diminue).
La validité discriminante est attestée par le fait que les corrélations entre la sous-échelle de détresse psychologique et les marqueurs strictement hématologiques de toxicité (taux d’hémoglobine, numération des leucocytes) sont proches de zéro, confirmant que l’outil ne confond pas la détresse affective et la toxicité biologique objective.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de la Liste de contrôle des symptômes de Rotterdam a été confirmée dans ses versions originale néerlandaise, anglophone, française, italienne et espagnole.
Cohérence interne
L’homogénéité des items au sein des sous-échelles est hautement satisfaisante :
- Sous-échelle de détresse physique (23 items) : les coefficients alpha de Cronbach se situent systématiquement entre 0,85 et 0,93 selon les phases thérapeutiques et les cohortes de patients.
- Sous-échelle de détresse psychologique (8 items) : les valeurs de l’alpha de Cronbach oscillent de manière constante entre 0,82 et 0,91, indiquant une grande consistance interne de la mesure des affects anxio-dépressifs.
- Sous-échelle d’activité fonctionnelle (8 items) : les coefficients varient entre 0,78 et 0,87.
- Score total consolidé (39 items) : la cohérence globale dépasse fréquemment 0,92.
Fidélité test-retest
L’évaluation de la stabilité temporelle par test-retest pose un défi conceptuel inhérent à l’oncologie, dans la mesure où l’état clinique des patients fluctue rapidement sous traitement. Néanmoins, chez des patients en phase de rémission ou recevant des schémas d’entretien stables, des réévaluations à un intervalle de 24 à 48 heures ont affiché des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) compris entre 0,79 et 0,88 pour la sous-échelle physique et entre 0,81 et 0,89 pour la composante psychologique, confirmant une stabilité temporelle satisfaisante en l’absence de modification du tableau clinique.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de la RSCL a fait l’objet de multiples analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) au fil de son histoire clinique.
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Lors des travaux inauguraux de de Haes et al. (1983, 1990) par analyse en composantes principales avec rotation varimax, l’analyse a clairement isolé deux facteurs principaux initiaux expliquant la majeure partie de la variance totale :
- Un facteur de Détresse Physique Somatique, regroupant les plaintes corporelles telles que nausées, vomissements, manque d’appétit, fatigue musculaire, douleurs et dyspnée (saturations factorielles comprises entre 0,45 et 0,78).
- Un facteur de Détresse Psychologique, comprenant les items évaluant le moral bas, l’anxiété, la nervosité, la difficulté de concentration et les pensées d’impuissance (saturations factorielles allant de 0,55 à 0,84).
Dans les versions révisées incorporant les items d’autonomie fonctionnelle, un troisième facteur indépendant s’est dégagé avec netteté, représentant l’Incapacité fonctionnelle quotidienne (habillage, marche, tâches ménagères), saturant au-delà de 0,60 sur chacun des 8 items d’activité.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Des travaux ultérieurs (notamment Stein et al., 1995 ; Ward et al., 1999) ont soumis la RSCL à des analyses factorielles confirmatoires pour tester l’adéquation de modèles rivaux : modèle unifactoriel (détresse globale indistincte), modèle à deux facteurs (physique/psychologique) et modèle multidimensionnel oblique à quatre facteurs (détresse physique générale, détresse gastro-intestinale spécifique, détresse psychologique et statut fonctionnel).
Les indices d’ajustement ont systématiquement confirmé la supériorité des structures multidimensionnelles : le modèle corrélé à facteurs multiples a démontré un indice de concordance comparatif (CFI) supérieur à 0,92, un indice de Tucker-Lewis (TLI) supérieur à 0,90 et une racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) comprise entre 0,045 et 0,058. Ces indices démontrent empiriquement que la détresse physique et la détresse psychologique constituent des entités cliniques distinctes bien que significativement corrélées (r inter-facteurs généralement situé autour de 0,40 à 0,55), réfutant l’hypothèse d’une simple détresse somatique non différenciée.
10. Instrument de mesure / Instrument
La Liste de contrôle des symptômes de Rotterdam est conçue pour être autoadministrée, bien qu’une passation assistée par un professionnel de santé soit possible chez les personnes trop affaiblies ou analphabètes.
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation / Inventaire de résultats rapportés par les patients (PRO).
- Population cible : Adultes et personnes âgées suivis pour une pathologie cancéreuse (en cours de traitement, en soins palliatifs ou en rémission).
- Durée de passation : Environ 8 à 12 minutes pour l’ensemble des 39 items.
- Période de référence : Les 7 derniers jours (« au cours de la semaine écoulée »).
- Format des réponses : Échelle ordinale de Likert à 4 points :
- 1 = Pas du tout (Not at all)
- 2 = Un peu (A little)
- 3 = Assez / Beaucoup (Quite a bit)
- 4 = Énormément / Très fort (Very much)
- Cotation et calcul des scores :
- Score de détresse physique : Somme des 23 items somatiques (étendue brute théorique de 23 à 92).
- Score de détresse psychologique : Somme des 8 items émotionnels (étendue brute de 8 à 32).
- Score d’activité fonctionnelle : Somme des 8 items fonctionnels (étendue brute de 8 à 32).
- Score global de symptômes : Somme combinée de l’ensemble des items somatiques et psychologiques.
- Transformation linéaire : Selon les recommandations du manuel de de Haes et al. (1996), les scores bruts peuvent être linéairement convertis sur une échelle standardisée de 0 à 100 points :
Score standardisé = ((Score brut - Score minimum possible) / (Étendue des scores possibles)) × 100. Un score plus élevé indique une détresse symptomatique ou une altération fonctionnelle plus sévère.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 1983 (première validation) ; version consolidée et manuel standardisé publiés en 1990 et révisés en 1996.
- Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle détenue par les auteurs originaux (J. C. J. M. de Haes et collaborateurs) et le Centre médical académique d’Amsterdam (Amsterdam UMC).
- Conditions d’utilisation : L’instrument est généralement mis à disposition sans frais d’acquisition de licence pour les chercheurs académiques indépendants, les organismes à but non lucratif et les étudiants effectuant des travaux de thèse, sous réserve de citer scrupuleusement les publications de référence.
- Utilisation commerciale et essais industriels : Les promoteurs d’essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique ou commerciale doivent obtenir une autorisation écrite formelle et peuvent être assujettis à des frais de licence institutionnelle.
- Accès au manuel et traductions : Le manuel original et les versions linguistiques officielles doivent être sollicités auprès des départements universitaires affiliés aux auteurs ou via les plateformes académiques institutionnelles agréées.
12. Références / References
Les publications fondamentales et études psychométriques relatives à la RSCL incluent :
- de Haes, J. C. J. M., Pruyn, J. F., & Knippenberg, F. C. (1983). Klachtenlijst voor kankerpatienten: Eerste ervaringen [Symptom checklist for cancer patients: First experiences]. Nederlands Tijdschrift voor de Psychologie en haar Grensgebieden, 38, 411–421.
- de Haes, J. C. J. M., van Knippenberg, F. C. E., & Neijt, J. P. (1990). Measuring psychological and physical distress in cancer patients: Structure and application of the Rotterdam Symptom Checklist. British Journal of Cancer, 62(6), 1034–1038. https://doi.org/10.1038/bjc.1990.434
- de Haes, J. C. J. M., Olschewski, M., Fayers, P., Visser, M. R., Cull, A., & Hopwood, P. (1996). Measuring the quality of life of cancer patients with the Rotterdam Symptom Checklist (RSCL): A manual. Northern Centre for Healthcare Research (NCH), University of Groningen.
- Stein, K. D., Jacobsen, P. B., Blanchard, C. M., & Thors, C. (1995). Further validation of the Rotterdam Symptom Checklist for use with cancer patients. Quality of Life Research, 4(5), 498–499.
- Ward, S., Heidrich, S., & Wolberg, W. (1999). Factorial validity of the Rotterdam Symptom Checklist in patients with early-stage breast cancer. Journal of Pain and Symptom Management, 17(3), 200–208. https://doi.org/10.1016/s0885-3924(98)00137-4
- Fayers, P. M., & Machin, D. (2016). Quality of life: The assessment, analysis and reporting of patient-reported outcomes (3rd ed.). John Wiley & Sons. https://doi.org/10.1002/9781118768518
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels complets de la Liste de contrôle des symptômes de Rotterdam (RSCL) sont protégés par le droit d’auteur et ne sont pas reproduits en texte intégral dans le domaine public sans accord exprès des titulaires des droits.
Instructions to respondents (Format standard de l’instrument) :
« Patients with cancer may experience various physical and psychological complaints. Below is a list of symptoms that people might have. Please read each item carefully and indicate to what extent you have been bothered by each complaint during the PAST WEEK, including today. »
Response categories / Catégories de réponse :
- 1 = Not at all (Pas du tout)
- 2 = A little (Un peu)
- 3 = Quite a bit (Assez / Beaucoup)
- 4 = Very much (Énormément / Très fort)
Structure and composition of official subscales / Structure des domaines officiels :
Part 1: Physical Symptom Distress Subscale (23 items)
This section systematically evaluates somatic complaints related to neoplastic disease and antineoplastic chemotherapy:
- Gastrointestinal symptoms (e.g., lack of appetite, nausea, vomiting, sore mouth/tongue, difficulty swallowing, constipation, abdominal pain, diarrhea)
- General physical and neuromuscular symptoms (e.g., tiredness/fatigue, sore muscles, shivering, tingling hands or feet, headache, dizziness, shivering)
- Respiratory and autonomic symptoms (e.g., shortness of breath, excessive sweating, dry mouth)
- Treatment-induced side effects (e.g., hair loss, burning/itching skin)
Part 2: Psychological Distress Subscale (8 items)
This section targets affective and anxious-depressive states experienced during the past week:
- Depressive symptoms (e.g., feeling depressed, difficulty concentrating, brooding/ruminating, lack of interest in surroundings)
- Anxiety and autonomic tension symptoms (e.g., feeling nervous, irritability, despair about the future, anxiety attacks)
Part 3: Functional Impairment / Activity Level Subscale (8 items)
Assesses personal independence and everyday physical functionality:
- Self-care and domestic capabilities (e.g., dressing yourself, washing yourself, climbing stairs, doing light household work)
- Mobility and community activities (e.g., going for a walk outdoors, doing shopping, engaging in hobbies, working or professional tasks)
Part 4: Overall Quality of Life (1 single item)
- Global subjective rating of overall health and well-being during the past week.
Note pour les praticiens : L’inventaire complet et standardisé des items textuels, ainsi que les grilles de conversion et les traductions certifiées, doivent être obtenus directement auprès de l’auteur original (Prof. Dr. J. C. J. M. de Haes) ou auprès du centre de recherche distributeur agréé.