Liste de contrôle des comportements de traque

Analyse psychométrique détaillée de la Stalking Behavior Checklist (SBC), développée par Florence L. Coleman (1997) pour évaluer la victimation par traque et harcèlement post-séparation.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

La Liste de contrôle des comportements de traque (en anglais, Stalking Behavior Checklist ou SBC) est un instrument psychométrique et victimologique développé initialement par la chercheuse Florence L. Coleman en 1997 pour mesurer la prévalence, la nature et l’intensité des comportements d’intrusion relationnelle persistante et de harcèlement avec menaces perpétrés par d’anciens partenaires intimes. Intégré ultérieurement dans les référentiels des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis au sein du compendium d’évaluation des violences entre partenaires intimes, cet outil comprend 25 items évaluant un large éventail d’agissements préjudiciables. Le questionnaire est structuré autour de deux dimensions factorielles distinctes : la sous-échelle des comportements violents (items 1 à 12), qui quantifie les actes d’agression physique, les effractions et les menaces graves, et la sous-échelle des comportements de harcèlement (items 13 à 25), qui évalue les tentatives persistantes de communication non sollicitée, la surveillance visuelle et les intrusions dans l’espace personnel ou professionnel de la victime.

L’évaluation s’effectue via une échelle de fréquence de type Likert à 6 points, s’échelonnant de 1 (« jamais ») à 6 (« une fois par jour ou plus »). Le calcul des scores repose sur la moyenne arithmétique des items de chaque sous-échelle, permettant de générer des profils différentiels d’exposition au harcèlement et à la violence. Sur le plan psychométrique, le SBC présente une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach généralement situés au-delà de 0,85 pour l’échelle globale et les sous-dimensions factorielles. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires ont corroboré la robustesse de sa structure bidimensionnelle, tout en démontrant une forte validité convergente avec les mesures classiques de victimation conjugale (telles que la Conflict Tactics Scale) et les échelles de détresse psychologique post-traumatique. Cet instrument demeure une référence majeure tant pour la recherche empirique sur la dynamique de rupture conjugale que pour l’évaluation clinique du risque de passage à l’acte létal en contexte médicolégal.

2. Mots-clés

traque, harcèlement obsessionnel, Stalking Behavior Checklist, violence entre partenaires intimes, psychométrie, victimologie, évaluation du risque, comportements intrusifs, cycle de la violence, agression relationnelle

3. Auteurs

La Stalking Behavior Checklist a été conceptualisée et validée par la psychologue américaine Florence L. Coleman, Ph.D. Ses travaux de recherche, menés notamment au département de psychologie de l’Université de North Texas (University of North Texas, Denton, États-Unis), se sont concentrés sur la dynamique des violences interpersonnelles, le harcèlement criminel post-rupture et l’articulation entre le cycle de la violence conjugale et les conduites de persécution.

L’étude princeps de Coleman, parue en 1997 dans le Journal of Interpersonal Violence, a constitué une avancée majeure en fournissant l’une des premières opérationnalisations quantitatives systématiques du phénomène de traque post-séparation. L’instrument a par la suite été examiné et standardisé par des équipes de santé publique fédérales américaines, notamment au sein de la Division of Violence Prevention du National Center for Injury Prevention and Control (NCIPC) sous la direction de chercheurs tels que Kathleen C. Basile et ses collaborateurs.

4. Objectif

La conception de la Stalking Behavior Checklist répond à une nécessité empirique et clinique cruciale : opérationnaliser et quantifier rigoureusement les conduites de traque (souvent désignées sous le terme anglo-saxon de stalking ou de « harcèlement criminel » dans les juridictions francophones). Historiquement, les comportements de harcèlement post-rupture étaient appréhendés de manière anecdotique ou réduits à des conflits relationnels banals, masquant leur dangerosité intrinsèque et leur potentiel d’escalade létale. La SBC a été créée pour fournir aux cliniciens, aux victimologues et aux épidémiologistes un outil standardisé permettant d’évaluer non seulement la présence ou l’absence de ces agissements, mais également leur fréquence chronologique et leur degré d’invasion dans la vie quotidienne de la victime.

Dans les contextes de recherche académique, l’échelle permet de modéliser les trajectoires de victimation au décours de la dissolution d’une union maritale ou d’une relation amoureuse. Elle vise à déterminer comment les manifestations de contrôle coercitif se métamorphosent lorsque l’agresseur perd l’accès physique permanent au domicile conjugal. L’instrument permet d’explorer les corrélats psychopathologiques de la perpétration (tels que les troubles de la personnalité limite ou narcissique, l’attachement anxieux-insécurisant et les schémas d’abandon) ainsi que les conséquences morbides chez les victimes, notamment le trouble de stress post-traumatique (TSPT), la dépression majeure, l’anxiété généralisée, l’hypervigilance chronique et la détérioration de la qualité de vie socio-économique.

Sur le plan des applications cliniques et judiciaires, le SBC est employé pour étayer l’évaluation de la dangerosité et la gestion prévisionnelle du risque d’homicide conjugal. Le passage au crible systématique des 25 comportements permet aux équipes d’intervention de repérer les indicateurs d’alarme précoce (comme les intrusions clandestines avec effraction, le mépris des ordonnances de protection judiciaires ou les menaces explicites dirigées contre les nouveaux partenaires). Pour les services de police, les travailleurs sociaux et les centres d’hébergement pour femmes victimes de violences, l’outil sert de grille d’entretien structurée pour aider les personnes harcelées à surmonter les biais de minimisation psychologique, à documenter de manière factuelle la chronologie des persécutions et à établir des protocoles de sécurité individualisés.

5. Construit psychologique

Le construit psychologique mesuré par la SBC est la victimation par traque post-séparation (post-relationship stalking victimization). La traque se définit sur le plan clinique et criminologique comme une série répétée et cumulative de comportements intrusifs non désirés, perçus par la cible comme menaçants, intrusifs ou anxiogènes, et traduisant une obsession pathologique de l’auteur envers sa victime. Le SBC conceptualise ce construit non pas comme un phénomène unidimensionnel homogène, mais comme une dynamique composite articulée autour de deux sous-dimensions opérationnelles majeures :

1. La sous-échelle des comportements violents (Violent Behavior Subscale)

Cette dimension (items 1 à 12) évalue les conduites qui dépassent l’inconfort relationnel pour entrer dans le domaine de l’agression corporelle, de l’atteinte matérielle grave et de l’intimidation par la terreur. Elle regroupe plusieurs facettes psychopathologiques :

  • L’invasion physique et la violation du sanctuaire privé : Pénétration par effraction ou tentative d’effraction au domicile de la victime (items 1 et 8) ou dans son véhicule (items 3 et 5). Ces actes démontrent une transgression totale des limites spatiales et juridiques, annihilant le sentiment de sécurité fondamentale de la personne.
  • La transgression de l’autorité légale : Violation caractérisée des ordonnances de protection ou de non-communication (item 2). Cet indicateur reflète l’inefficacité des mécanismes de dissuasion judiciaire chez les agresseurs impulsifs ou animés par une revendication pathologique.
  • La violence physique directe et les menaces de mort ou de blessures : Agressions corporelles réelles (item 7), tentatives d’atteinte physique (item 6) et profération de menaces de violences graves (item 4).
  • Les violences collatérales contre les tiers : Dégradation des biens du nouveau partenaire (item 11), menaces verbales à son encontre (item 23) ou blessures physiques directes infligées à ce dernier (item 25). Ces conduites manifestent une jalousie rétrospective délirante ou obsessionnelle.
  • La manipulation parasuicidaire et l’automutilation coercitive : Comportements où l’agresseur s’inflige des blessures (item 9) ou menace de mettre fin à ses jours (item 12) pour instrumentaliser la culpabilité de la victime et la contraindre à rétablir le lien.
  • L’espionnage et le vol d’informations intimes : Vol ou interception du courrier postal (item 10).

2. La sous-échelle des comportements de harcèlement (Harassing Behavior Subscale)

Cette seconde dimension (items 13 à 25) quantifie les stratégies d’intrusion relationnelle répétée, de surveillance continue et de sollicitation non consentie. Bien que ces agissements ne comportent pas toujours une composante d’agression physique immédiate, leur récurrence soutenue produit une érosion psychologique massive :

  • Les communications à distance non sollicitées : Appels téléphoniques intempestifs au domicile (item 13), sur le lieu de travail (item 18), appels anonymes avec raccrochage immédiat (item 16), ainsi que messages laissés sur répondeur vocal ou courriels électroniques (item 21).
  • La surveillance spatiale et la traque active : Filature physique lors des déplacements de la victime (item 15) et surveillance passive à distance (item 19, « vous a épié(e) »). L’agresseur se positionne dans l’environnement visuel de la personne pour lui signifier qu’elle est en permanence sous observation.
  • Les apparitions physiques inopinées : Visites non consenties au domicile personnel (item 14) ou irruptions sur le lieu de travail ou d’études (item 20). Ces conduites visent à saboter l’autonomie professionnelle et sociale de la victime.
  • L’envoi de matériels non sollicités : Expédition de cadeaux non désirés (item 17), transmission de photographies sans consentement (item 22) et envoi de courriers épistolaires non sollicités (item 24). Ces agissements exploitent souvent une rhétorique pseudo-romantique pour masquer une tentative d’assujettissement.

6. Cadre théorique

La genèse de la Stalking Behavior Checklist s’ancre principalement dans la théorie du cycle de la violence conjugale élaborée par la psychologue américaine Lenore E. Walker (1979). Le modèle classique de Walker postule une alternance récurrente de trois phases dynamiques au sein des couples violents : l’accumulation des tensions, l’explosion de violence aiguë (physique, verbale ou psychologique), et la phase de réconciliation ou de répit (souvent qualifiée de « lune de miel »). Dans ses travaux fondateurs, Coleman (1997) a démontré que la rupture de l’union conjugale n’interrompt pas nécessairement ce cycle ; au contraire, elle en déplace le théâtre d’expression. Lorsque la victime prend l’initiative de quitter le partenaire maltraitant, la phase de séduction et de supplication se radicalise en un harcèlement intrusif permanent (appels, lettres, cadeaux), tandis que la phase de tension culmine en comportements violents manifestes (effractions, menaces, voies de fait).

Sur le plan relationnel et communicationnel, le SBC s’articule également avec le paradigme de l’intrusion relationnelle obsessionnelle (Obsessional Relational Intrusion ou ORI) théorisé par Brian H. Spitzberg et William R. Cupach. Selon cette approche, la traque représente l’extrême d’un continuum d’initiations relationnelles. Alors qu’une persistance modérée peut être observée dans les contextes normatifs de courtise ou de réconciliation, l’intrusion devient pathologique lorsque l’auteur fait preuve d’une « myopie psychologique » et d’un refus narcissique d’intégrer le rejet signifié par l’autre. Le harceleur interprète les silences ou les refus comme des signaux ambigus justifiant une intensification de la traque.

Enfin, le cadre théorique convoque la théorie de l’attachement appliquée aux violences d’adultes (Bowlby, Dutton). Les auteurs de comportements de traque présentent fréquemment un profil d’attachement anxieux-ambivalent ou désorganisé, caractérisé par une intolérance massive à l’abandon et une angoisse de séparation intenable. La perte du partenaire déclenche une réaction de « protestation de l’attachement » désadaptée, dans laquelle l’agresseur tente de restaurer la proximité par tous les moyens, oscillant entre des supplications victimaires et des représailles punitives violentes.

7. Validité

L’évaluation des propriétés psychométriques de la Stalking Behavior Checklist a fait l’objet de multiples investigations rigoureuses dans la littérature scientifique anglophone et internationale :

Validité de construit

La validité de construit de la SBC a été confirmée en démontrant que l’échelle discrimine fidèlement les dynamiques de conflit conjugal ordinaire des véritables situations de terreur post-séparation. Les analyses factorielles confirment l’existence des deux dimensions distinctes (violence versus harcèlement), qui reflètent les deux versants théoriques du cycle post-rupture identifié par Coleman. Les individus identifiés comme victimes selon les critères légaux de harcèlement criminel obtiennent des scores significativement plus élevés à l’ensemble des items que les personnes engagées dans des séparations hautement conflictuelles mais non intrusives.

Validité convergente

La validité convergente de l’instrument a été établie par des corrélations statistiques fortes et significatives avec des mesures étalonnées de violence conjugale et de détresse psychologique. Les scores de la sous-échelle de comportements violents du SBC corrèlent positivement avec l’échelle d’agression physique de la Conflict Tactics Scale (CTS / CTS-2) de Straus (coefficients de corrélation r oscillant généralement entre 0,60 et 0,78, p < 0,001). De même, les scores totaux de la SBC sont fortement corrélés aux mesures d’anxiété (STAI), de dépression (BDI-II) et aux symptômes de stress post-traumatique évalués par la PTSD Checklist (PCL-5), confirmant le fardeau psychopathologique généré par l’exposition continue à ces agissements.

Validité discriminante

La validité discriminante est corroborée par l’absence de corrélation substantielle entre les scores du SBC et des variables non reliées théoriquement, telles que le statut socio-économique général ou les traits de personnalité généraux non liés à l’agressivité ou au trauma. De surcroît, l’outil parvient à différencier clairement les manifestations de harcèlement des simples contacts administratifs nécessaires (par exemple, les communications requises par la gestion légale de la garde parentale partagée), pour autant que ces dernières ne comportent aucun caractère menaçant ou répétitif non désiré.

Validité prédictive

Sur le plan pronostique et médico-légal, les recherches longitudinales ont mis en évidence que des scores élevés à la sous-échelle des comportements violents (particulièrement la présence des items 1, 2, 4 et 7) constituent des prédicteurs statistiques indépendants d’escalade vers des agressions physiques répétées et des récidives criminelles. L’instrument possède donc une valeur prédictive robuste pour orienter la prise de décision en matière d’octroi d’ordonnances judiciaires d’éloignement et de placement en lieu sûr.

8. Fidélité

Les études empiriques évaluant la fidélité de la Stalking Behavior Checklist témoignent d’une excellente consistance métrologique :

Cohérence interne

Dans l’échantillon princeps de Coleman (1997), ainsi que dans les réplications subséquentes menées auprès d’échantillons communautaires et cliniques de femmes victimes de violences conjugales :

  • Échelle globale (25 items) : Le coefficient alpha de Cronbach (α) se situe de manière constante entre 0,88 et 0,93, ce qui dénote une homogénéité remarquable des énoncés tout en préservant la diversité des manifestations comportementales.
  • Sous-échelle des comportements de harcèlement (Harassing Behavior, items 13–25) : Cette dimension présente une cohérence interne très élevée, avec des valeurs d’alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,85 et 0,91.
  • Sous-échelle des comportements violents (Violent Behavior, items 1–12) : Les coefficients alpha rapportés varient de 0,76 à 0,86. Cette consistance légèrement plus modérée s’explique par la nature plus asymétrique de la distribution statistique des comportements d’agression extrême (certains items, comme le fait de blesser physiquement le nouveau partenaire ou l’automutilation, ayant des taux de prévalence plus faibles au sein de la population générale).

Fidélité temporelle (Test-Retest)

Lors des évaluations en test-retest réalisées sur des intervalles courts (de deux à quatre semaines) en situation de stabilité environnementale, les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) dépassent régulièrement 0,80. Toutefois, dans les protocoles cliniques où des mesures d’éloignement judiciaire ou des interventions policières sont mises en place, les scores décroissent de façon sensible, ce qui démontre la sensibilité de l’instrument aux variations réelles du contexte d’exposition sans altérer sa fidélité structurelle.

9. Analyse factorielle

La structure factorielle de la Stalking Behavior Checklist a été rigoureusement modélisée par des méthodes exploratoires et confirmatoires :

Analyses factorielles exploratoires (AFE)

L’analyse factorielle en axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct, en raison de la corrélation naturelle attendue entre les différentes facettes de la violence) a systématiquement extrait deux facteurs principaux expliquant une part prépondérante de la variance totale (dépassant couramment 45 % à 55 %) :

  • Facteur 1 : Comportements violents et atteintes physiques graves (items 1 à 12). Les saturations factorielles de ces items se situent majoritairement entre 0,45 et 0,82. Les items décrivant les effractions domiciliaires (items 1 et 8) et les violences physiques directes (items 6 et 7) présentent les saturations les plus fortes sur ce facteur, confirmant leur rôle de noyau dur de la dangerosité.
  • Facteur 2 : Harcèlement relationnel et intrusions communicationnelles (items 13 à 25). Les saturations factorielles s’échelonnent de 0,50 à 0,84. Les items mesurant la fréquence des appels téléphoniques incessants (items 13, 16 et 18) et la surveillance active (items 15 et 19) constituent les ancrages factoriels les plus stables de cette dimension.

Analyses factorielles confirmatoires (AFC)

Les modélisations par équations structurelles confirment l’adéquation empirique du modèle bifactoriel hiérarchique par rapport à un modèle unidimensionnel strict. Les indices d’ajustement couramment rapportés dans les études contemporaines indiquent une bonne conformité aux données empiriques :

  • Indice de comparabilité de Bentler (Comparative Fit Index, CFI) ≥ 0,92
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) ≥ 0,90
  • Racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (Root Mean Square Error of Approximation, RMSEA) ≤ 0,06 (intervalle de confiance à 90 % : [0,04 ; 0,07])
  • Résidu quadratique moyen standardisé (Standardized Root Mean Square Residual, SRMR) ≤ 0,05

Ces résultats confirment que, bien que les comportements violents et les agissements de harcèlement soient corrélés (la corrélation inter-facteurs variant usuellement entre r = 0,40 et r = 0,60), ils doivent être interprétés comme deux entités distinctes lors du bilan clinique.

10. Instrument de mesure

Le SBC se présente sous la forme d’un inventaire auto-administré standardisé :

  • Format d’administration : Questionnaire papier-crayon ou version informatisée en auto-évaluation, administré directement à la victime de harcèlement ou complété dans le cadre d’un entretien guidé par un professionnel.
  • Nombre d’items : 25 énoncés comportementaux univoques.
  • Échelle de réponse : Échelle de fréquence de type Likert en 6 modalités ordonnées :
    • 1 = Never (Jamais)
    • 2 = Once a month or less (Une fois par mois ou moins)
    • 3 = Two to three times a month (Deux à trois fois par mois)
    • 4 = Once or twice a week (Une ou deux fois par semaine)
    • 5 = Three to six times a week (Trois à six fois par semaine)
    • 6 = Once a day or more (Une fois par jour ou plus)
  • Calcul des scores et cotation :
    • Score de la sous-échelle des comportements violents (Violent Behavior) : Calcul de la moyenne arithmétique des items 1 à 12 (somme des valeurs des items 1 à 12 divisée par 12). L’intervalle théorique s’étend de 1,00 à 6,00.
    • Score de la sous-échelle des comportements de harcèlement (Harassing Behavior) : Calcul de la moyenne arithmétique des items 13 à 25 (somme des valeurs des items 13 à 25 divisée par 13). L’intervalle théorique s’étend de 1,00 à 6,00.
    • Score global de traque : Peut être calculé en effectuant la moyenne générale sur l’ensemble des 25 items (somme totale divisée par 25).
  • Interprétation clinique : Plus le score d’une sous-échelle est élevé, plus l’intensité et la fréquence des atteintes sont graves. Tout endossement d’une valeur supérieure ou égale à 2 sur l’un des items critiques de violence physique (ex. items 1, 2, 4, 6, 7) requiert l’activation immédiate de protocoles de protection victimologique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

La Stalking Behavior Checklist a été publiée pour la première fois en 1997 par Florence L. Coleman dans le Journal of Interpersonal Violence (Sage Publications). Les droits patrimoniaux originaux de l’article sont détenus par Sage Publications, Inc.

Toutefois, l’instrument dans sa version complète a été mis à la disposition de la communauté scientifique et clinique par les agences gouvernementales américaines de santé publique. Il a notamment été répertorié dans le recueil officiel Measuring Intimate Partner Violence Victimization and Perpetration: A Compendium of Assessment Tools publié par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) en collaboration avec le National Center for Injury Prevention and Control.

À ce titre, l’outil est accessible à des fins de recherche académique et d’évaluation clinique sans but lucratif, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de Coleman (1997) ainsi que le compendium du CDC. Aucune redevance financière ni coût de licence commerciale n’est requis pour l’utilisation institutionnelle standard dans les contextes de prise en charge des victimes de violences domestiques.

12. Références

Basile, K. C., Hertz, M. F., & Back, S. E. (2007). Measuring intimate partner violence victimization and perpetration: A compendium of assessment tools. Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/ipv/ipv_compendium.pdf

Coleman, F. L. (1997). Stalking behavior and the cycle of domestic violence. Journal of Interpersonal Violence, 12(3), 420–428. https://doi.org/10.1177/088626097012003006

Cupach, W. R., & Spitzberg, B. H. (2004). The dark side of relationship pursuit: From attraction to obsession and stalking. Lawrence Erlbaum Associates. https://doi.org/10.4324/9781410610249

Dutton, D. G. (1998). The abusive personality: Violence and control in intimate relationships. Guilford Press.

Mullen, P. E., Pathé, M., & Purcell, R. (2000). Stalkers and their victims. Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/CBO9780511544088

Spitzberg, B. H., & Cupach, W. R. (2003). What whoys say about obsessional relational intrusion (ORI) and stalking. Violence and Victims, 18(3), 261–280. https://doi.org/10.1891/vivi.2003.18.3.261

Spitzberg, B. H., & Cupach, W. R. (2007). The state of the art of stalking: Taking stock of the emerging literature. Aggression and Violent Behavior, 12(1), 64–86. https://doi.org/10.1016/j.avb.2006.05.001

Straus, M. A., Hamby, S. L., Boney-McCoy, S., & Sugarman, D. B. (1996). The revised Conflict Tactics Scales (CTS2): Development and preliminary psychometric data. Journal of Family Issues, 17(3), 283–316. https://doi.org/10.1177/019251396017003001

Walker, L. E. (1979). The battered woman. Harper & Row.

13. Questions et items du questionnaire

Response Scale:

  • 1 = Never
  • 2 = Once a month or less
  • 3 = Two to three times a month
  • 4 = Once or twice a week
  • 5 = Three to six times a week
  • 6 = Once a day or more

Subscale 1: Violent Behavior Subscale

  1. Broke into your home.
  2. Violated a restraining order.
  3. Attempted to break into your car.
  4. Threatened to cause you harm.
  5. Broke into your car.
  6. Attempted to harm you.
  7. Physically harmed you.
  8. Attempted to break into your home.
  9. Physically harmed himself.
  10. Stole/read your mail.
  11. Damaged the property of your new partner.
  12. Threatened to harm himself.

Subscale 2: Harassing Behavior Subscale

  1. Made calls to you at your home when you didn’t want him to.
  2. Came to your home when you didn’t want him to.
  3. Followed you.
  4. Made hang-up telephone calls.
  5. Sent you unwanted gifts.
  6. Made calls to you at work when you didn’t want him to.
  7. Watched you.
  8. Came to your workplace/school when you didn’t want him to.
  9. Left messages on your answering machine, voice mail, or e-mail.
  10. Sent photographs when you didn’t want him to.
  11. Made threats to your new partner.
  12. Sent letters to you when you didn’t want him to.
  13. Harmed your new partner.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 9). Liste de contrôle des comportements de traque. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/liste-de-controle-des-comportements-de-traque/
Looti, Mohammed. “Liste de contrôle des comportements de traque.” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/liste-de-controle-des-comportements-de-traque/.
Looti, Mohammed. “Liste de contrôle des comportements de traque.” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/liste-de-controle-des-comportements-de-traque/.