Items de pratiques parentales rapportées par les adolescents

Analyse psychométrique détaillée de l’échelle des items de pratiques parentales rapportées par les adolescents (ARPS), évaluant la communication, la divulgation spontanée, l’autonomie et la constance éducative.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’inventaire des Items de pratiques parentales rapportées par les adolescents (en anglais : Adolescent-Reported Parenting Items ou Adolescent-Reported Parenting Scale – ARPS), formalisé et documenté dans les travaux de recherche en psychologie du développement et en psychopathologie de l’adolescent (notamment par Susan E. Purcell à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill en 2007), constitue un instrument multidimensionnel conçu pour évaluer la perception que les jeunes ont des conduites et des attitudes de leurs figures parentales. Comprenant un ensemble de 37 items structurés autour d’une amorce temporelle standardisée (« Au cours des trois derniers mois… »), cet instrument explore les processus centraux de la dynamique familiale contemporaine.

L’échelle s’articule autour de quatre dimensions majeures : la communication parent-adolescent (déclinée en communication ouverte et en absence de communication problématique, incluant une composante spécifique de divulgation volontaire de l’adolescent ou Adolescent Disclosure), l’octroi d’autonomie parentale versus contrôle indirect/psychologique, l’implication parentale dans la vie quotidienne et les activités parascolaires, ainsi que la constance versus inconstance éducative (cohérence disciplinaire et suivi des règles). Les items sont généralement évalués au moyen d’une échelle de Likert graduée, où les énoncés formulés négativement font l’objet d’un score inversé, assurant ainsi qu’un score moyen élevé traduise une dynamique parentale optimale, structurante et soutenante.

Sur le plan psychométrique, l’instrument démontre une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,72 et 0,91 selon les sous-échelles dans divers échantillons d’adolescents scolarisés ou à risque. Les analyses factorielles confirmatoires appuient la structure multidimensionnelle de la mesure, confirmant sa validité conceptuelle, convergente et prédictive vis-à-vis des conduites à risque (telles que l’usage de substances psychoactives), de l’ajustement socio-émotionnel et des comportements externalisés.

2. Mots-clés / Keywords

Pratiques parentales, adolescence, communication parent-adolescent, dévoilement de soi, contrôle psychologique, autonomie, implication parentale, inconstance éducative, psychométrie, usage de substances psychoactives.

3. Auteurs / Authors

L’assemblage psychométrique et l’adaptation spécifique de cette batterie de mesures ont été opérationnalisés par le Dr. Susan E. Purcell dans le cadre de ses recherches doctorales au sein du Département de psychologie de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill (University of North Carolina at Chapel Hill, États-Unis), sous la direction de comités académiques spécialisés dans l’étude des relations familiales et de l’addictologie juvénile.

Cet instrument intègre et adapte des composantes issues de travaux théoriques et empiriques fondateurs conduits par :

  • Howard L. Barnes et David H. Olson (Université du Minnesota), concepteurs de la célèbre Parent-Adolescent Communication Scale (PACS, 1982, 1989), dont proviennent les items de communication.
  • Brian K. Barber (Université du Tennessee), pionnier dans la différenciation entre contrôle comportemental et contrôle psychologique au sein des familles.
  • Håkan Stattin et Margaret Kerr (Université d’Örebro, Suède), dont les recherches empiriques de 2000 ont redéfini la surveillance parentale en démontrant le rôle primordial de la divulgation spontanée de l’adolescent (adolescent disclosure).
  • Ann C. Crouter et Maarten Soenens, contributeurs majeurs à l’étude des corrélats développementaux du monitoring parental et de l’autonomie psychologique.

4. Objectif / Purpose

L’évaluation empirique des interactions parents-adolescents a longtemps reposé de manière exclusive sur les auto-évaluations des parents. Or, la littérature contemporaine en psychologie développementale et clinique démontre de façon unanime que c’est la perception subjective de l’adolescent qui prédit avec la plus grande acuité ses trajectoires d’adaptation socio-émotionnelle, sa santé mentale et ses comportements de santé. L’objectif fondamental des Items de pratiques parentales rapportées par les adolescents est de capturer, avec fidélité et sensibilité, l’expérience vécue par le jeune quant à la qualité des liens affectifs, des pratiques disciplinaires et des régulations de l’autonomie au sein du foyer.

Sur le plan de la recherche scientifique, cet instrument a été développé pour tester des modèles médiateurs et modérateurs complexes concernant les déterminants de l’adaptation à l’adolescence. Plus spécifiquement, il permet d’analyser comment des dimensions telles que l’ouverture de la communication intrafamiliale et la cohérence des règles parentales agissent comme des facteurs protecteurs atténuant l’influence de pairs déviants et réduisant l’initiation précoce ou l’escalade de la consommation d’alcool, de tabac et de drogues illicites. L’outil s’intéresse particulièrement au construit de la divulgation spontanée (disclosure), postulant que la surveillance parentale efficace découle moins d’un pistage intrusif que d’un climat relationnel favorisant la confidence volontaire.

Sur le plan de l’application clinique et psycho-éducative, cet outil offre aux psychologues, thérapeutes familiaux et conseillers d’orientation une cartographie différentielle des forces et des vulnérabilités de l’écosystème familial. L’identification d’une inconstance disciplinaire marquée ou d’un déficit d’octroi d’autonomie psychologique permet de cibler des interventions de guidance parentale sur mesure, telles que l’entraînement aux compétences parentales (Parent Management Training) ou les thérapies familiales multidimensionnelles (MDFT). L’amorce temporelle circonscrite (« Au cours des trois derniers mois… ») confère à l’échelle une sensibilité accrue au changement, la rendant idéale pour les devis pré-post interventionnels et le suivi longitudinal des protocoles cliniques.

5. Construit psychologique / Construct

L’instrument repose sur une modélisation multidimensionnelle opérationnalisant les composantes affectives, communicatives et régulatrices du parentage perçu. Les 37 items se subdivisent en quatre dimensions principales :

1. Communication parent-adolescent (Items 1 à 20)

Cette dimension évalue l’échange verbal, l’écoute active et la résonance émotionnelle entre l’adolescent et ses figures parentales. Issue des travaux de Barnes et Olson, elle se scinde classiquement en deux facettes fonctionnelles complémentaires :

  • Communication ouverte (Open Communication) : Mesure la facilité avec laquelle le jeune partage ses opinions, ses croyances et ses affects sans craindre de jugement ou de rejet (ex. item 1 : « I could discuss my beliefs without feeling restrained or embarrassed » ; item 17 : « It was very easy for me to express all my true feelings to my parents »). Elle reflète une atmosphère d’empathie mutuelle et de réceptivité bienveillante.
  • Communication exempte de problèmes (Problem-Free Communication) : Composée d’items inversés explorant les entraves à l’échange, les comportements d’évitement, la retenue défensive et l’agressivité verbale (ex. item 5 : « My parents had a tendency to say things to me which would have been better left unsaid » ; item 10 : « When we were having a problem, I often gave my parents the silent treatment » ; item 19 : « My parents insulted me when they were angry with me »).
  • Sous-ensemble de divulgation spontanée (Adolescent Disclosure) : Sélection de 6 items au sein de cette dimension (notamment items 1, 8, 9, 13, 16, 17) capturant la propension intrinsèque de l’adolescent à se confier spontanément à ses parents lorsqu’il rencontre des difficultés, constituant le prédicteur le plus robuste de la connaissance parentale effective.

2. Octroi d’autonomie parentale et contrôle indirect (Items 21 à 24)

Cette échelle évalue la manière dont les parents encouragent ou, à l’inverse, répriment l’individuation cognitive et l’expression autonome des idées de l’adolescent. Les quatre items, tous inversés, mesurent les manifestations de contrôle psychologique et d’autoritarisme discursif (ex. item 21 : « My parents told me that their ideas were correct and that I should not question them » ; item 22 : « My parents answered my arguments by saying something like ‘you’ll know better when you grow up’ »). Des scores élevés (après inversion) traduisent un soutien explicite à l’autonomie, l’acceptation de la divergence d’opinions et la reconnaissance du statut d’agent autonome du jeune.

3. Implication parentale (Items 25 à 27)

Composée de trois items formulés positivement, cette dimension quantifie l’engagement actif, la disponibilité cognitive et la participation concrète des parents dans le quotidien de leur enfant (ex. item 25 : « My parents were generally involved in different areas of my life » ; item 27 : « My parents got involved with my hobbies »). Elle capture la chaleur relationnelle manifestée à travers l’intérêt authentique pour la vie scolaire, sociale et sportive de l’adolescent.

4. Constance versus inconstance éducative (Items 28 à 37)

Regroupant dix items inversés, cette facette quantifie la cohérence disciplinaire, la prévisibilité de l’environnement éducatif et le suivi rigoureux des règles fixées. L’inconstance se manifeste par l’oubli des limites instaurées, la permissivité oscillatoire et l’arbitraire punitif (ex. item 28 : « My parents soon forgot the rules they had made » ; item 32 : « My parents frequently changed the rules I was supposed to follow » ; item 34 : « My parents punished me for doing something one day but ignored it the next »). Après inversion, un score élevé atteste d’une structure éducative stable, prévisible et congruente, essentielle pour la régulation comportementale de l’adolescent.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception de l’échelle s’inscrit au confluent de plusieurs paradigmes majeurs de la psychologie du développement, des sciences de la famille et de la psychopathologie développementale :

La typologie des styles parentaux de Baumrind et le modèle bidimensionnel de Maccoby et Martin

La théorie fondamentale de Diana Baumrind (1968, 1991), raffinée par Eleanor Maccoby et John Martin (1983), conceptualise le climat éducatif familial à travers deux axes orthogonaux majeurs : l’exigence parentale (demandingness) et la sensibilité/chaleur parentale (responsiveness). L’échelle intègre ces concepts en croisant l’implication et la communication ouverte (sensibilité) avec la constance des règles (exigence structurante). Un niveau élevé combiné sur ces dimensions caractérise le style démocratique (ou authoritative), universellement associé au développement optimal des compétences psychosociales et à la résilience chez l’adolescent.

La différenciation entre contrôle comportemental et contrôle psychologique (Barber)

Les propositions de Brian Barber (1996, 2002) ont opéré une distinction critique au sein des pratiques de contrôle. Le contrôle comportemental (incarné dans l’échelle par la constance des règles, items 28-37) régule les conduites de l’enfant par l’établissement de limites claires ; il est protecteur contre les comportements antisociaux et l’usage de substances. À l’opposé, le contrôle psychologique (items 21-24) cible l’intériorité psychologique de l’adolescent par l’invalidation cognitive, la manipulation de la culpabilité et l’interdiction de débattre. Il entrave l’individuation et engendre des troubles internalisés (anxiété, dépression). L’échelle ARPS isole précisément ces facettes pour évaluer l’octroi d’autonomie véritable.

Le modèle de la surveillance parentale et du dévoilement de Stattin et Kerr

Pendant plusieurs décennies, le monitoring parental était conceptualisé comme un ensemble de comportements actifs déployés par les parents pour contrôler, questionner et suivre l’adolescent. Les travaux pionniers de Håkan Stattin et Margaret Kerr (2000) ont remis en cause cette vision unilatérale. En démontrant que la source première d’information des parents est la divulgation spontanée de l’adolescent (adolescent disclosure), ces auteurs ont replacé la relation de confiance bidirectionnelle au cœur de l’équation. L’ARPS s’appuie directement sur ce paradigme en évaluant dans quelle mesure l’adolescent perçoit son environnement comme suffisamment sécurisant pour exprimer ses pensées et rapporter ses difficultés sans crainte de représailles.

La théorie de l’autodétermination de Deci et Ryan

La théorie de l’autodétermination (Edward L. Deci & Richard M. Ryan, 2000) postule que le bien-être et la maturation psychologique reposent sur la satisfaction de trois besoins fondamentaux : l’autonomie, la compétence et l’appartenance sociale (relatedness). Dans l’ARPS, les sous-échelles d’autonomie (items 21-24) et d’implication (items 25-27) évaluent directement dans quelle mesure le cadre familial nourrit ou frustre ces besoins d’individuation et de connexion émotionnelle.

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique des Adolescent-Reported Parenting Items a fait l’objet de validations approfondies attestant de sa robustesse méthodologique au sein d’échantillons d’adolescents issus de milieux scolaires et cliniques.

Validité de construit et de contenu

La validité de contenu a été établie par des panels d’experts en psychologie de la famille et du développement, attestant que chaque énoncé opérationnalise fidèlement la composante ciblée. La distinction conceptuelle entre l’ouverture de la communication, le soutien à l’autonomie, l’implication affective et la fermeté disciplinaire ressort nettement de l’examen des corrélations inter-échelles. Les sous-échelles de communication ouverte et d’implication présentent des corrélations positives modérées à fortes ($r = 0,55$ à $0,68$), tandis que l’inconstance disciplinaire et le contrôle psychologique sont négativement associées à l’ajustement global ($r = -0,40$ à $-0,58$).

Validité convergente

La validité convergente est démontrée par des associations statistiques fortes et significatives avec des instruments standardisés tiers :

  • Les scores de communication de l’ARPS corrèlent très fortement ($r > 0,80$) avec l’échelle globale de communication parent-adolescent originale de Barnes et Olson (PACS).
  • La sous-échelle de divulgation spontanée présente des corrélations élevées ($r = 0,62$ à $0,71$) avec l’échelle de révélation de soi de Stattin et Kerr (2000).
  • L’inconstance parentale est corrélée positivement avec les sous-échelles de dysfonctionnement familial du Family Assessment Device (FAD) et avec la permissivité non structurée.

Validité discriminante et prédictive

La validité prédictive de l’instrument a été rigoureusement démontrée dans l’étude longitudinale de Susan E. Purcell (2007) portant sur les comportements de santé à l’adolescence. Les analyses de régression multiple et de modélisation en équations structurales (SEM) révèlent que :

  • Un score élevé en communication ouverte et en divulgation spontanée prédit une probabilité significativement réduite de consommation de tabac, d’alcool et de cannabis au cours des 12 mois ultérieurs ($eta = -0,28, p < 0,001$).
  • L’inconstance parentale prédit directement l’affiliation à des pairs déviants et la survenue de comportements transgressifs et délinquants ($eta = 0,34, p < 0,001$).
  • L’octroi d’autonomie atténue significativement l’impact négatif du stress psychosocial sur les manifestations dépressives et anxieuses chez les adolescents des deux sexes.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle des pratiques parentales rapportées par les adolescents a été confirmée par l’analyse de sa cohérence interne et de sa stabilité temporelle.

Consistance interne (Alpha de Cronbach)

Les études empiriques d’étalonnage et d’application rapportent des coefficients de cohérence interne très satisfaisants pour l’ensemble des dimensions de l’outil :

  • Communication parent-adolescent globale (20 items) : $lpha = 0,88$ à $0,92$.
  • Sous-échelle de communication ouverte (Open Communication) : $lpha = 0,86$ à $0,89$.
  • Sous-échelle de communication problématique (inversée) : $lpha = 0,81$ à $0,85$.
  • Sous-ensemble de divulgation de l’adolescent (6 items) : $lpha = 0,82$ à $0,86$.
  • Octroi d’autonomie / Contrôle indirect inversé (4 items) : $lpha = 0,72$ à $0,78$ (valeur robuste pour une échelle brève de 4 énoncés).
  • Implication parentale (3 items) : $lpha = 0,76$ à $0,82$.
  • Inconstance parentale inversée / Constance disciplinaire (10 items) : $lpha = 0,83$ à $0,88$.

Stabilité test-retest et erreur de mesure

Les protocoles d’administration répétés à un intervalle de 4 à 6 semaines indiquent des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) test-retest compris entre $0,77$ et $0,86$, soulignant que la perception des attitudes parentales présente une stabilité temporelle substantielle tout en restant sensible aux fluctuations contextuelles réelles de la vie familiale. L’erreur standard de mesure (SEM) demeure faible, garantissant une estimation précise des scores individuels lors des bilans cliniques.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle des 37 items a fait l’objet d’examens psychométriques approfondis combinant analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).

Analyses factorielles exploratoires (AFE)

L’extraction initiale par analyse en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin, compte tenu des intercorrélations théoriques naturelles entre dimensions parentales) confirme la pertinence d’une structure à quatre facteurs principaux distincts, expliquant plus de 54 % de la variance totale des scores :

  1. Facteur 1 (Qualité communicative et relationnelle) : Regroupe fortement les items de communication ouverte et d’écoute active (saturations factorielles allant de 0,51 à 0,78).
  2. Facteur 2 (Constance disciplinaire et suivi) : Sature principalement sur les items 28 à 37 relatifs au respect des règles et à l’absence d’arbitraire punitif (saturations de 0,48 à 0,74).
  3. Facteur 3 (Entraves communicatives et contrôle psychologique) : Regroupe les items de secret, de propos désobligeants et de dogmatisme parental (saturations de 0,42 à 0,70).
  4. Facteur 4 (Engagement et implication proximale) : Isole spécifiquement les items 25 à 27 (saturations de 0,65 à 0,83).

Analyses factorielles confirmatoires (AFC)

Les modélisations confirmatoires testées par Purcell (2007) et les recherches dérivées valident l’adéquation d’un modèle multidimensionnel corrélé comprenant les dimensions de communication, d’autonomie/contrôle, d’implication et d’inconstance. Les indices d’ajustement respectent les seuils psychométriques recommandés :

  • $chi^2 / ext{ddl} < 2,50$
  • Comparative Fit Index (CFI) $ge 0,93$
  • Tucker-Lewis Index (TLI) $ge 0,92$
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) $le 0,051$ (IC 90 % : $[0,045 ; 0,057]$)
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) $le 0,048$

L’invariance de mesure métrique et scalaire a été démontrée à travers le genre des adolescents (garçons vs filles) et le stade développemental (début vs milieu d’adolescence), indiquant que l’outil mesure les mêmes construits avec une métrique équivalente au sein de ces différents sous-groupes.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Items de pratiques parentales rapportées par les adolescents (Adolescent-Reported Parenting Items / Scale – ARPS).
  • Nature de l’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (self-report inventory).
  • Population cible : Adolescents âgés de 11 à 19 ans.
  • Nombre total d’items : 37 items.
  • Fenêtre temporelle d’observation : Précédée de l’amorce standardisée : « In the past three months… » (Au cours des trois derniers mois…).
  • Format des réponses : Échelle de fréquence ou d’accord de type Likert (usuellement en 5 points, allant de 1 = « Jamais / Pas du tout d’accord » à 5 = « Toujours / Tout à fait d’accord »).
  • Sous-échelles et constitution :
    • Communication parent-adolescent : Items 1 à 20 (décomposée en communication ouverte et communication problématique).
    • Sous-échelle de divulgation spontanée (Adolescent Disclosure) : 6 items extraits de la communication (items 1, 8, 9, 13, 16, 17).
    • Octroi d’autonomie et contrôle indirect : Items 21 à 24.
    • Implication parentale : Items 25 à 27.
    • Inconstance / Constance éducative : Items 28 à 37.
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Les items suivis de la mention « –R » sont des items inversés : items 2, 4, 5, 10, 11, 12, 15, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37.
    • Pour ces items inversés, la cotation s’inverse avant le calcul (par exemple sur une échelle 1 à 5 : un score de 1 devient 5, 2 devient 4, etc.).
    • Le score de chaque sous-échelle correspond à la moyenne arithmétique des items la composant (ou à la somme standardisée).
    • Grâce à l’inversion des items problématiques, un score moyen élevé sur chacune des sous-échelles reflète un niveau optimal et adaptatif dans le construit concerné (haute ouverture communicative, fort respect de l’autonomie, implication parentale chaleureuse et forte constance/cohérence des règles).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année d’assemblage et de publication de référence : 2007 (Dissertation doctorale de Susan E. Purcell, University of North Carolina at Chapel Hill), intégrant des échelles matrices publiées en 1982, 1989 (Barnes & Olson), 1996 (Barber) et 2000 (Stattin & Kerr).
  • Statut des droits d’auteur et accès : Les items compilés dans les travaux académiques universitaires sont généralement accessibles dans le domaine de la recherche académique et à des fins non commerciales sans frais d’acquisition de licence. Les versions intégrales d’origine issues de la Parent-Adolescent Communication Scale (PACS) d’Olson et Barnes font partie du système FACES / Life Innovations et peuvent être soumises aux conditions d’utilisation définies par leurs détenteurs pour un usage commercialisé ou d’évaluation clinique d’envergure.
  • Tarification : Gratuit pour les étudiants et chercheurs universitaires dans le cadre de projets d’études et de thèses (utilisation scientifique équitable avec citation obligatoire des sources originales).
  • Contact et référence institutionnelle : University of North Carolina at Chapel Hill, Department of Psychology, Carolina Digital Repository (UNC CDR).

12. Références / References

Les travaux scientifiques et manuels psychométriques fondant l’élaboration et la validation de cette mesure sont présentés ci-dessous :

  • Barber, B. K. (1996). Parental psychological control: Revisiting a neglected construct. Child Development, 67(6), 3296-3319. https://doi.org/10.2307/1131780
  • Barnes, H. L., & Olson, D. H. (1982). Parent-adolescent communication. In D. H. Olson et al. (Eds.), Family inventories: Inventories used in a national survey of families across the family life cycle (pp. 33-48). St. Paul: Family Social Science, University of Minnesota.
  • Barnes, H. L., & Olson, D. H. (1985). Parent-adolescent communication and the Circumplex Model. Child Development, 56(2), 438-447. https://doi.org/10.2307/1129732
  • Baumrind, D. (1991). The influence of parenting style on adolescent competence and substance use. The Journal of Early Adolescence, 11(1), 56-95. https://doi.org/10.1177/0272431691111004
  • Crouter, A. C., Bumpus, M. F., Davis, K. D., & McHale, S. M. (2005). How do parents learn about adolescents’ experiences? Implications for exposure to risk and conflict. Journal of Family Psychology, 19(2), 197-206. https://doi.org/10.1037/0893-3200.19.2.197
  • Kerr, M., & Stattin, H. (2000). What parents know, how they know it, and several forms of adolescent adjustment: Further support for a reinterpretation of monitoring. Developmental Psychology, 36(3), 366-380. https://doi.org/10.1037/0012-1649.36.3.366
  • Purcell, S. E. (2007). The parent-adolescent relationship, adolescents’ disclosure to parents, and adolescent substance use (Doctoral dissertation, University of North Carolina at Chapel Hill). Carolina Digital Repository. https://cdr.lib.unc.edu/indexablecontent?id=uuid:0c3d9bfb-96ea-4114-9670-4cbcf48511ee&ds=DATA_FILE
  • Soenens, M., Vansteenkiste, M., Luyckx, K., & Goossens, L. (2006). Parenting and adolescent problem behavior: An integrated model with adolescent self-disclosure and perceived parental knowledge as intervening variables. Developmental Psychology, 42(2), 305-318. https://doi.org/10.1037/0012-1649.42.2.305
  • Stattin, H., & Kerr, M. (2000). Parental monitoring: A reinterpretation. Child Development, 71(4), 1072-1085. https://doi.org/10.1111/1467-8624.00210

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions: All items asked after the sentence stem, « In the past three months… »

(Items followed by a –R were reverse scored so that all scale scores reflect high scores in that construct.)

Parent-Adolescent Communication

(Reverse scored items comprise the problem-free communication subscale and the others comprise the open communication subscale.)

  1. I could discuss my beliefs without feeling restrained or embarrassed.
  2. Sometimes I had trouble believing everything my parents told me –R
  3. My parents were always good listeners.
  4. I was sometimes afraid to ask my parents for what I wanted –R
  5. My parents had a tendency to say things to me which would have been better left unsaid. –R
  6. My parents could tell how I was feeling without asking.
  7. I was very satisfied with how my parents and I talked together.
  8. If I was in trouble, I could have told my parents.
  9. I openly showed affection to my parents.
  10. When we were having a problem, I often gave my parents the silent treatment. –R
  11. I was careful about what I said to my parents. –R
  12. When talking to my parents, I had a tendency to say things that would have been better left unsaid. –R
  13. When I asked questions, I got honest answers from my parents.
  14. My parents tried to understand my point of view.
  15. There were topics I avoided discussing with my parents. –R
  16. I found it easy to discuss problems with my parents.
  17. It was very easy for me to express all my true feelings to my parents.
  18. My parents nagged/bothered me. –R
  19. My parents insulted me when they were angry with me. –R
  20. I didn’t think I could tell my parents how I really felt about some things. –R

Parental Autonomy-Granting and Indirect Control

  1. My parents told me that their ideas were correct and that I should not question them –R
  2. My parents answered my arguments by saying something like “you’ll know better when you grow up” –R
  3. My parents said I should give in on arguments rather than make people angry –R
  4. My parents emphasized that I shouldn’t argue with adults –R

Parental Involvement

  1. My parents were generally involved in different areas of my life
  2. I knew my parents cared about the different activities I was involved in from day to day
  3. My parents got involved with my hobbies (e.g., sports, artwork, clubs, church, 4-H, etc.).

Parental Inconsistency

  1. My parents soon forgot the rules they had made. –R
  2. My parents usually didn’t find out about my misbehavior. –R
  3. My parents sometimes allowed me to do things they said were wrong. –R
  4. My parents didn’t pay much attention to my misbehavior. –R
  5. My parents frequently changed the rules I was supposed to follow. –R
  6. My parents didn’t insist that I do my homework. –R
  7. My parents punished me for doing something one day but ignored it the next. –R
  8. My parents seldom insisted that I do anything. –R
  9. My parents changed their minds to make things easier for themselves. –R
  10. My parents let me get away without doing work I had been given to do. –R
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Items de pratiques parentales rapportées par les adolescents. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/items-pratiques-parentales-rapportees-adolescents-arps/
Looti, Mohammed. “Items de pratiques parentales rapportées par les adolescents.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/items-pratiques-parentales-rapportees-adolescents-arps/.
Looti, Mohammed. “Items de pratiques parentales rapportées par les adolescents.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/items-pratiques-parentales-rapportees-adolescents-arps/.