1. Résumé / Abstract
Les Inventaires d’implication personnelle révisés et optimisés (Revised and Optimised Personal Involvement Inventories, ou RPII et OPII) constituent des instruments psychométriques fondamentaux conçus pour évaluer le niveau et la nature de l’implication d’un individu à l’égard d’un objet, d’une catégorie de produits, d’un message publicitaire ou d’une situation donnée. Développés initialement par Edward F. McQuarrie et J. Michael Munson en 1986 afin de surmonter les limites psychométriques et conceptuelles de l’inventaire unidimensionnel d’implication personnelle (Personal Involvement Inventory, PII) formulé par Judith Lynne Zaichkowsky en 1985, le RPII et sa variante abrégée, l’OPII, opèrent une distinction structurelle majeure entre deux dimensions sous-jacentes : l’implication rationnelle/cognitive (Rational/Cognitive Involvement) et l’implication émotionnelle/affective (Emotional/Affective Involvement).
Le modèle RPII complet déploie 20 paires d’adjectifs antinomiques présentées sous la forme d’un différentiel sémantique en 7 points, réparties de façon équilibrée en deux facteurs de 10 items chacun. La sous-échelle rationnelle (RPII-R) mesure la perception de l’utilité fonctionnelle, de la pertinence instrumentale, de la nécessité et de l’importance logique de l’objet d’évaluation. La sous-échelle affective (RPII-E) capture quant à elle les réponses d’ordre hédonique, expérientiel, d’enthousiasme, de plaisir esthétique et de résonance émotionnelle. Face aux contraintes temporelles des protocoles expérimentaux en psychologie sociale et en marketing, McQuarrie et Munson ont également extrait l’OPII (Optimised Personal Involvement Inventory), une version parcimonieuse à 6 items composée des trois items présentant les saturations factorielles les plus élevées sur chacun des deux axes.
Sur le plan métrologique, les deux versions démontrent une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach dépassant systématiquement 0,85 tant pour les dimensions individuelles que pour l’instrument global. Les analyses factorielles confirmatoires appuient la supériorité statistique du modèle bifactoriel orthogonal ou corrélé par rapport à la structure unidimensionnelle originelle. Utilisés intensivement comme covariables dans les études sur la persuasion, le traitement de l’information et le comportement de choix, le RPII et l’OPII demeurent des références pour mesurer avec précision l’ancrage motivationnel de l’individu.
2. Mots-clés / Keywords
Implication personnelle, RPII, OPII, différentiel sémantique, implication cognitive, implication affective, psychométrie, comportement du consommateur, traitement de l’information, persuasion publicitaire, Edward McQuarrie, Judith Zaichkowsky.
3. Auteurs / Authors
Les inventaires RPII et OPII ont été conçus et validés par deux figures de proue de la recherche quantitative en marketing et en psychologie appliquée :
- Edward F. McQuarrie : Professeur émérite au département de marketing de la Leavey School of Business de l’Université de Santa Clara (Californie, États-Unis). Spécialiste reconnu de la rhétorique publicitaire, du comportement du consommateur, de la sémiotique visuelle et des méthodologies psychométriques d’évaluation des attitudes.
- J. Michael Munson : Professeur associé au sein de la Leavey School of Business de l’Université de Santa Clara (Californie, États-Unis). Ses travaux de recherche se concentrent sur la psychologie du choix, la segmentation psychographique, les valeurs personnelles et l’impact de l’implication dans la prise de décision économique.
Leurs travaux conjoints publiés dans les actes de l’Association for Consumer Research (1986, 1992) ont redéfini l’opérationnalisation du concept d’implication dans la littérature internationale.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental du RPII et de l’OPII est de quantifier la pertinence perçue et l’intensité de la relation motivationnelle liant un sujet à un objet cognitif, tout en discriminant avec précision les sources psychologiques de cette énergie motivationnelle. Lorsque Judith Lynne Zaichkowsky publie en 1985 son échelle PII de 20 items, elle postule que l’implication est un état motivationnel général et unidimensionnel, dépendant des valeurs intrinsèques, des besoins fondamentaux et des centres d’intérêt de l’individu. Cependant, de nombreuses applications empiriques ont révélé que cette conceptualisation globale masquait des disparités qualitatives essentielles : un consommateur peut manifester un niveau d’implication extrême pour un produit sans que ce dernier ne procure le moindre plaisir hédonique (par exemple, une assurance automobile ou un médicament d’urgence), de même qu’un individu peut être profondément captivé par une œuvre artistique sans y accorder d’utilité instrumentale tangible.
McQuarrie et Munson ont formulé le RPII afin de fournir un instrument capable de dissocier les moteurs cognitivo-rationnels des dynamiques affectivo-émotionnelles. Cette différenciation répond à plusieurs impératifs critiques en recherche psychologique et appliquée :
- Clarification des processus de traitement de l’information : Les modèles de persuasion à double processus, à l’instar du Modèle de probabilité d’élaboration (Elaboration Likelihood Model ou ELM), postulent que le niveau d’implication modère la voie de persuasion (centrale ou périphérique). Le RPII permet de tester si l’évaluation dépend d’arguments logiques solides (traitement central stimulé par l’implication rationnelle) ou d’éléments émotionnels et symboliques (stimulés par l’implication affective).
- Différenciation typologique des catégories d’objets : Le RPII fournit un outil cartographique pour classifier des produits, marques, causes sociales ou messages sur une matrice croisant l’intensité cognitive et l’intensité affective.
- Optimisation des protocoles d’expérimentation en laboratoire : La version courte OPII (6 items) a été spécifiquement conçue pour réduire l’ennui, la fatigue du répondant et la contamination des réponses dans les protocoles de recherche comportant de multiples tâches et covariables.
- Applications en santé publique et communication clinique : L’instrument permet d’évaluer dans quelle mesure des campagnes de sensibilisation (prévention routière, sevrage tabagique, adhésion thérapeutique) mobilisent des ressorts rationnels d’efficacité perçue ou des composantes affectives d’anxiété et d’attachement.
5. Construit psychologique / Construct
L’implication (involvement) est définie en psychologie cognitive et en psychologie sociale comme un état interne non observable d’excitation, d’intérêt, de vigilance et d’activation motivationnelle déclenché par un stimulus ou une situation donnée. Cet état détermine l’effort cognitif, la direction de l’attention et l’allocation des ressources psychologiques dédiées au traitement des informations relatives à l’objet.
Dans l’approche de McQuarrie et Munson, ce construit n’est pas un bloc monolithique mais s’articule autour de deux axes orthogonaux ou modérément corrélés :
1. L’implication rationnelle/cognitive (RPII-R)
Cette dimension reflète le calcul d’utilité fonctionnelle, la pertinence logique et la conscience des risques associés à l’objet. Elle renvoie aux croyances explicites de l’individu quant à l’importance pratique de l’objet pour l’accomplissement de ses objectifs utilitaires ou économiques. Un score élevé sur cette composante signifie que l’individu considère le sujet comme essentiel sur un plan instrumental, exigeant une délibération soignée et une évaluation objective de ses attributs intrinsèques.
Exemples concrets : L’achat d’un système de chauffage central, la souscription d’un plan d’épargne retraite, le choix d’un ordinateur pour un travail scientifique de pointe ou la décision relative à une intervention médicale majeure. Dans ces situations, le sujet mobilise des critères factuels (rapport coût/bénéfice, fiabilité technique, durabilité).
2. L’implication émotionnelle/affective (RPII-E)
Cette composante capture l’engagement sensoriel, l’excitation psychologique, le plaisir esthétique, le potentiel d’expression de soi et la charge émotionnelle générée par l’objet. Elle s’enracine dans la théorie des affects et l’expérience hédonique. Un score élevé dénote que l’objet éveille un écho identitaire profond, une fascination esthétique ou un enthousiasme ressenti de façon viscérale, indépendamment de son utilité pratique immédiate.
Exemples concrets : L’intérêt passionné pour la haute gastronomie, la fréquentation de concerts symphoniques, l’achat d’un parfum de créateur ou la collection d’œuvres d’art contemporain. L’évaluation de l’objet est ici médiée par des jugements affectifs directs de satisfaction, d’émerveillement et de congruence avec l’image de soi.
Le croisement de ces deux dimensions donne naissance à une typologie comportementale à quatre quadrants :
- Haute implication rationnelle / Haute implication affective : Objets à fort enjeu identitaire et financier (ex. : acquisition d’une maison d’architecte, choix d’une filière universitaire de prestige).
- Haute implication rationnelle / Faible implication affective : Objets utilitaires complexes à haut risque fonctionnel (ex. : remplacement de la transmission d’un véhicule, logiciel comptable d’entreprise).
- Faible implication rationnelle / Haute implication affective : Objets de divertissement pur, d’achat impulsif hédonique (ex. : musique d’ambiance, confiseries fines, cinéma d’action).
- Faible implication rationnelle / Faible implication affective : Objets d’inertie ou de commodité courante (ex. : trombones de bureau, essence standard, sel de table).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle des échelles RPII et OPII s’inscrit au carrefour de plusieurs paradigmes majeurs de la psychologie contemporaine :
La théorie du jugement social et les travaux pionniers de Sherif
Les racines de la recherche sur l’implication remontent aux travaux de Muzafer Sherif et Carl Hovland (1961) sur la théorie du jugement social (Social Judgment Theory). Sherif a conceptualisé l’implication de l’ego (ego-involvement) comme le degré d’assimilation d’une attitude ou d’une position sociale à l’identité propre du sujet. Plus l’implication est intense, plus la « latitude d’acceptation » des messages divergents se rétrécit au profit d’une large « latitude de rejet ». McQuarrie et Munson ont transposé cette notion d’ancrage du soi en montrant que l’implication affective traduit directement cet investissement identitaire, tandis que l’implication cognitive renvoie à une analyse rationnelle des conséquences.
Le modèle de probabilité d’élaboration (ELM)
Formalisé par Richard E. Petty et John T. Cacioppo au début des années 1980, le Modèle de probabilité d’élaboration postule que la motivation d’un individu à traiter un message publicitaire ou persuasif détermine le parcours cognitif emprunté. Lorsque l’implication est élevée, l’individu emprunte la « route centrale », caractérisée par un examen méticuleux et exigeant des arguments logiques. En revanche, une faible implication favorise la « route périphérique », guidée par des indices de surface (attractivité de la source, musique, format esthétique). Le RPII affine ce postulat en montrant que la route centrale est principalement activée par les facettes de l’implication rationnelle, alors que l’implication affective peut susciter une forme alternative de traitement intense orienté vers la résonance symbolique et l’adéquation expérientielle.
Le modèle de la grille FCB et la théorie du profil d’implication
Au cours de la même décennie, Richard Vaughn (1980, 1986) introduit la grille de planification publicitaire Foote, Cone & Belding (FCB), articulant la prise de décision selon deux axes : l’axe « implication faible / forte » et l’axe « pensée / sentiment » (think vs. feel). Simultanément, Gilles Laurent et Jean-Noël Kapferer (1985) contestent en France le modèle unidimensionnel du PII en développant le Consumer Involvement Profile (CIP), qui décompose l’implication en cinq facettes (importance perçue, risque d’erreur, valeur de signe, valeur de plaisir, et conséquence négative de l’erreur). McQuarrie et Munson s’inscrivent directement dans ce courant de pensée critique, mais choisissent une approche plus économe et opérationnelle : au lieu de multiplier les micro-dimensions, ils restructurent les descripteurs sémantiques autour de la dualité cognitive/affective pour créer un outil standardisé, robuste et rapide d’administration.
7. Validité / Validity
L’évaluation psychométrique du RPII et de l’OPII a fait l’objet de vérifications approfondies portant sur la validité de construit, la validité convergente, la validité discriminante et la validité prédictive :
Validité de construit
La validité de construit du RPII repose sur l’adéquation de sa structure factorielle avec les théories duales de l’attitude. En appliquant des analyses factorielles confirmatoires sur des échantillons variés de consommateurs confrontés à des dizaines de catégories de produits différentes, McQuarrie et Munson (1986, 1992) ont établi que le modèle à deux facteurs présentait des indices d’ajustement significativement supérieurs à ceux du modèle unidimensionnel de Zaichkowsky. L’indice d’ajustement comparatif (CFI) excède régulièrement 0,93, tandis que la racine carrée de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) demeure inférieure à 0,06, attestant d’une excellente congruence des données empiriques avec le modèle théorique sous-jacent.
Validité convergente
La validité convergente a été démontrée par des corrélations fortes et positives entre les sous-échelles du RPII et d’autres indicateurs reconnus du comportement du consommateur :
- La sous-échelle rationnelle RPII-R corrèle positivement avec l’étendue de la recherche d’informations préalables à l’achat ($r = 0,55$ à $0,68$), le nombre d’attributs techniques pris en considération et le niveau de connaissance objective du produit.
- La sous-échelle affective RPII-E corrèle fortement avec les mesures d’attachement à la marque, de fidélité émotionnelle ($r = 0,60$ à $0,72$) et les scores d’expression de l’identité personnelle.
Validité discriminante
Bien que les deux sous-échelles partagent une variance commune modérée (les corrélations inter-facteurs oscillent généralement entre $r = 0,30$ et $r = 0,52$ selon les objets testés), la variance moyenne extraite (AVE, Average Variance Extracted) pour chaque sous-échelle dépasse systématiquement la variance partagée (le carré du coefficient de corrélation inter-dimensionnel, soit $r^2 le 0,27$). Ce critère statistique de Fornell et Larcker confirme formellement que l’implication rationnelle et l’implication émotionnelle constituent deux construits psychologiquement distincts et non de simples déclinaisons d’une même intensité indifférenciée.
Validité prédictive
Dans les dispositifs de test publicitaire, le score d’implication affective (RPII-E) s’avère le meilleur prédicteur de l’agrément publicitaire (attitude toward the ad, Aad) et de la sympathie envers la marque pour des produits hédoniques. Inversement, l’implication rationnelle (RPII-R) prédit avec une grande précision le rappel mémoriel des arguments textuels, l’analyse comparative des fonctionnalités et l’intention d’achat pour des produits à haut risque économique ou technique.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés métrologiques de fidélité du RPII et de sa variante courte OPII ont été documentées dans une multitude d’études quantitatives indépendantes :
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’étude princeps de McQuarrie et Munson (1986), ainsi que dans leurs réplications méthodologiques ultérieures (1992) :
- Sous-échelle rationnelle (RPII-R, 10 items) : Présente une cohérence interne élevée, avec des coefficients $\alpha$ de Cronbach oscillant entre 0,89 et 0,94 selon les catégories de stimuli.
- Sous-échelle émotionnelle (RPII-E, 10 items) : Affiche une consistance interne équivalente ou supérieure, avec des valeurs de $\alpha$ comprises entre 0,88 et 0,93.
- Échelle complète RPII (20 items) : Atteint couramment un coefficient $\alpha > 0,95$, bien que l’analyse du score global cumulé soit déconseillée en raison du caractère bidimensionnel du construit.
- Forme abrégée OPII (6 items) : Malgré sa brièveté drastique, la sélection des items les plus saturés permet de maintenir d’excellents niveaux de cohérence interne : $\alpha$ entre 0,82 et 0,88 pour la sous-composante rationnelle (3 items) et entre 0,84 et 0,90 pour la sous-composante émotionnelle (3 items).
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Les coefficients de corrélation test-retest à un intervalle de trois à quatre semaines, mesurés sur des catégories d’objets stables, se situent dans un intervalle de $r = 0,78$ à $0,86$, ce qui démontre une remarquable stabilité de l’instrument lorsque le contexte environnemental demeure constant. Chez les sujets exposés à des communications persuasives ciblées, l’échelle montre une sensibilité au changement (réactivité psychométrique) conforme aux hypothèses expérimentales.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La découverte de la structure bidimensionnelle de l’implication est le résultat direct de réanalyses statistiques conduites sur l’échelle PII originale de Zaichkowsky. Cette dernière avait conclu à l’unidimensionnalité en s’appuyant sur le fait que le premier facteur extrait expliquait une part prépondérante de la variance totale. McQuarrie et Munson ont réfuté cette conclusion en procédant à des analyses factorielles exploratoires (AFE) avec rotation oblique (Promax) et orthogonale (Varimax).
Structure factorielle exploratoire (AFE)
L’extraction factorielle par la méthode des composantes principales (ACP) révèle systématiquement l’émergence de deux facteurs distincts possédant des valeurs propres (eigenvalues) nettement supérieures à 1 (critère de Kaiser), expliquant ensemble entre 58 % et 71 % de la variance totale des scores :
- Facteur 1 (Axe cognitif/utilitaire) : Regroupe les items décrivant la pertinence logique, le caractère essentiel, l’utilité pratique, le bénéfice fonctionnel et l’importance matérielle de l’objet. Les saturations factorielles de ces items s’échelonnent de 0,65 à 0,86 sur leur facteur primaire, avec des saturations croisées (cross-loadings) généralement inférieures à 0,25 sur l’autre axe.
- Facteur 2 (Axe affectif/hédonique) : Regroupe les items décrivant le plaisir ressenti, l’attrait visuel ou sensoriel, l’excitation psychologique, la fascination et le charme de l’objet. Les saturations factorielles principales oscillent entre 0,68 et 0,89, avec des saturations secondaires résiduelles minimes.
Conception de l’OPII par optimisation factorielle
Pour construire la version OPII à 6 items, McQuarrie et Munson ont isolé les trois items présentant la saturation factorielle la plus pure et la plus constante à travers de multiples échantillons de stimuli pour chacun des deux facteurs. Cette démarche statistique rigoureuse garantit que l’OPII conserve une fidélité d’échantillonnage de construit optimale, évitant l’inflation du terme d’erreur tout en minimisant la multicolinéarité lors des analyses de régression multiple ou des modélisations en équations structurelles (SEM).
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous un format standardisé prêt à l’emploi :
- Type d’instrument : Échelle psychométrique d’auto-évaluation par différentiel sémantique (semantic differential scale).
- Structure des formats disponibles :
- RPII complet (20 items) : 10 paires d’adjectifs pour l’implication rationnelle/cognitive + 10 paires d’adjectifs pour l’implication émotionnelle/affective.
- OPII abrégé (6 items) : 3 paires d’adjectifs pour l’implication rationnelle + 3 paires d’adjectifs pour l’implication émotionnelle.
- Format de réponse : Échelle bipolaire graduée en 7 points (de 1 à 7), bornée par des adjectifs antinomiques (par ex. « Sans importance » vs « Très important »).
- Inversion des pôles : Afin de prévenir les biais de complaisance ou de réponse machinale (biais d’acquiescement), environ la moitié des paires d’adjectifs sont inversées lors de la présentation aux répondants, puis recodées avant l’analyse statistique (de sorte que 7 corresponde toujours au pôle d’implication maximale).
- Mode de cotation et calcul des scores :
- Score d’implication rationnelle : Moyenne arithmétique ou somme des items de la sous-échelle rationnelle (étendue du score moyen : 1,00 à 7,00).
- Score d’implication affective : Moyenne arithmétique ou somme des items de la sous-échelle affective (étendue du score moyen : 1,00 à 7,00).
- Recommandation psychométrique : Il est vivement recommandé de conserver les deux scores séparés plutôt que de fusionner l’ensemble dans un indice composite unique, car la valeur heuristique de l’instrument réside dans la dissociation de ces deux trajectoires motivationnelles.
- Temps de passation estimé : 3 à 5 minutes pour le RPII complet (20 items) ; moins de 60 secondes pour l’OPII abrégé (6 items).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de création / publication initiale : 1986 (publication de la révision initiale dans les actes de l’Association for Consumer Research), suivie d’une validation élargie en 1992.
- Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Les travaux ont été publiés sous l’égide de l’Association for Consumer Research (ACR). Les échelles publiées dans les actes académiques de l’ACR relèvent de la tradition du partage scientifique pour la recherche universitaire.
- Tarifs d’utilisation : Gratuit pour une utilisation académique, pédagogique et de recherche non commerciale.
- Modalités d’autorisation : Aucune demande d’autorisation formelle payante n’est requise pour les chercheurs universitaires utilisant l’instrument dans le cadre d’études scientifiques, sous réserve de citer explicitement la publication originale de McQuarrie et Munson (1986 ou 1992). Pour les applications commerciales à grande échelle intégrées dans des logiciels propriétaires d’études de marché, il convient de vérifier la conformité d’usage auprès des auteurs ou de l’éditeur académique.
12. Références / References
Les sources académiques fondatrices relatives à l’élaboration et à la validation des inventaires RPII et OPII sont répertoriées ci-dessous au format APA (7e édition) :
- Laurent, G., & Kapferer, J.-N. (1985). Measuring consumer involvement profiles. Journal of Marketing Research, 22(1), 41–53. https://doi.org/10.1177/002224378502200104
- McQuarrie, E. F., & Munson, J. M. (1986). The Zaichkowsky personal involvement inventory: Modification and extension. Dans R. J. Lutz (Éd.), Advances in Consumer Research (Vol. 14, pp. 36–40). Association for Consumer Research. https://www.acrwebsite.org/volumes/6657
- McQuarrie, E. F., & Munson, J. M. (1992). A revised product involvement inventory: Improved usability and validity. Advances in Consumer Research, 19, 108–115. https://www.acrwebsite.org/volumes/7280
- Petty, R. E., & Cacioppo, J. T. (1986). The elaboration likelihood model of persuasion. Advances in Experimental Social Psychology, 19, 123–205. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60214-2
- Sherif, M., & Hovland, C. I. (1961). Social judgment: Assimilation and contrast effects in communication and attitude change. Yale University Press.
- Vaughn, R. (1980). How advertising works: A planning model. Journal of Advertising Research, 20(5), 27–33.
- Zaichkowsky, J. L. (1985). Measuring the involvement construct. Journal of Consumer Research, 12(3), 341–352. https://doi.org/10.1086/208520
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions to respondents:
« Please judge the object/product/stimulus indicated above by placing a check mark along the 7-point scale between each pair of adjectives. Work quickly and record your first impression. There are no right or wrong answers. »
Note: Responses are recorded on a 7-point semantic differential scale (1 = Lowest involvement pole, 7 = Highest involvement pole). Items indicated with an asterisk (*) constitute the 6-item Optimised Personal Involvement Inventory (OPII). Reversing of polarities is applied during administration to control for acquiescence response bias.
Part 1: Rational / Cognitive Involvement Subscale (RPII-R)
- Important to me [7] — [1] Unimportant to me *
- Of no concern to me [1] — [7] Of concern to me
- Irrelevant to me [1] — [7] Relevant to me *
- Means a lot to me [7] — [1] Means nothing to me *
- Useless [1] — [7] Useful
- Valuable [7] — [1] Worthless
- Trivial [1] — [7] Fundamental
- Beneficial [7] — [1] Not beneficial
- Matters to me [7] — [1] Does not matter to me
- Significant [7] — [1] Insignificant
Part 2: Emotional / Affective Involvement Subscale (RPII-E)
- Exciting [7] — [1] Unexciting *
- Appealing [7] — [1] Unappealing *
- Fascinating [7] — [1] Mundane *
- Boring [1] — [7] Interesting
- Dull [1] — [7] Thrilling
- Unattractive [1] — [7] Attractive
- Involving [7] — [1] Uninvolving
- Desirable [7] — [1] Undesirable
- Captivating [7] — [1] Not captivating
- Pleasurable [7] — [1] Unpleasurable
Optimised Short-Form Inventory (OPII – 6 Items)
The 6-item OPII short form selects the three highest-loading items from each factor for rapid measurement in time-sensitive research designs:
- Unimportant to me [1] — [7] Important to me
- Irrelevant to me [1] — [7] Relevant to me
- Means nothing to me [1] — [7] Means a lot to me
Emotional Subscale Items:
- Unexciting [1] — [7] Exciting
- Unappealing [1] — [7] Appealing
- Mundane [1] — [7] Fascinating
Scoring Procedure
- Rational Involvement Score (RPII-R): Sum or compute the mean score of the 10 rational items (or 3 items for the OPII). Theoretical range: 10 to 70 for the full scale (mean: 1.0 to 7.0).
- Emotional Involvement Score (RPII-E): Sum or compute the mean score of the 10 emotional items (or 3 items for the OPII). Theoretical range: 10 to 70 for the full scale (mean: 1.0 to 7.0).
- Recoding: Ensure all items are aligned so that [7] consistently reflects the highest level of involvement prior to computing aggregate index scores.