- 1. Résumé / Abstract
- 2. Mots-clés / Keywords
- 3. Auteurs / Authors
- 4. Objectif / Purpose
- 5. Construit psychologique / Construct
- 6. Cadre théorique / Theoretical Framework
- 7. Validité / Validity
- 8. Fidélité / Reliability
- 9. Analyse factorielle / Factor Analysis
- 10. Instrument de mesure / Instrument
- 11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- 12. Références / References
- 13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
1. Résumé / Abstract
L’Inventaire des symptômes négatifs – Risque de psychose (en anglais, Negative Symptom Inventory-Psychosis Risk ou NSI-PR) est un instrument d’évaluation clinique standardisé de nouvelle génération, spécifiquement conçu pour caractériser et quantifier la sévérité des symptômes négatifs chez les adolescents et les jeunes adultes présentant un état clinique à haut risque (CHR, pour Clinical High Risk) de psychose ou un syndrome psychotique atténué. Historiquement, l’évaluation des manifestations déficitaires précoces reposait sur des outils calibrés pour la schizophrénie chronique chez l’adulte, induisant un effet de plancher marqué et une incapacité à discriminer les formes prodromiques subtiles des variations développementales normales.
Développé en stricte conformité avec le modèle consensuel à cinq facteurs du National Institute of Mental Health (NIMH), le NSI-PR explore de manière approfondie les cinq domaines fondamentaux suivants : l’anhédonie (anticipatoire et consommatoire), l’avolition, l’asocialité, l’alogie et l’émoussement affectif. La version initiale à 16 items a été optimisée via la théorie de réponse aux items (TRI multidimensionnelle) pour aboutir à une version affinée de 11 items. L’outil intègre des ancres cliniques sensibles au contexte de vie moderne des jeunes, notamment l’utilisation des réseaux sociaux, des SMS et des dynamiques académiques et relationnelles contemporaines, tout en opérant une distinction cruciale entre l’expérience motivationnelle interne et le comportement manifeste.
Sur le plan psychométrique, le NSI-PR présente une fidélité inter-évaluateurs remarquable, une consistance interne robuste, ainsi qu’une stabilité temporelle longitudinale confirmée sur des suivis à un an. Sa validité convergente est démontrée par de fortes corrélations avec le fonctionnement psychosocial et les sous-échelles négatives du SIPS, tout en maintenant une excellente validité discriminante vis-à-vis des symptômes positifs et de la détresse émotionnelle générale.
2. Mots-clés / Keywords
Risque de psychose, état clinique à haut risque (CHR), symptômes négatifs, prodrome psychotique, entretien clinique semi-structuré, psychométrie, schizophrénie débutante, intervention précoce, anhédonie, avolition, théorie de réponse aux items, fonctionnement social.
3. Auteurs / Authors
L’Inventaire des symptômes négatifs – Risque de psychose (NSI-PR) a été développé par un consortium de chercheurs cliniciens spécialisés dans le repérage précoce et la psychopathologie développementale des troubles du spectre psychotique :
- Gregory P. Strauss (Auteur correspondant : [email protected]) — Department of Psychology, University of Georgia, Athens, GA, États-Unis.
- Elaine F. Walker — Department of Psychology, Emory University, Atlanta, GA, États-Unis.
- Andrea Pelletier-Baldelli — Department of Psychiatry, University of North Carolina at Chapel Hill, Chapel Hill, NC, États-Unis.
- Nathan T. Carter — Department of Psychology, Michigan State University, East Lansing, MI, États-Unis.
- Lauren M. Ellman — Department of Psychology and Neuroscience, Temple University, Philadelphia, PA, États-Unis.
- Jason Schiffman — Department of Psychological Science, University of California, Irvine, Irvine, CA, États-Unis.
- Lauren Luther — Department of Psychology, University of Georgia, Athens, GA, États-Unis.
- Sydney H. James — Department of Psychology, University of Georgia, Athens, GA, États-Unis.
- Alysia M. Berglund — Department of Psychology, University of Georgia, Athens, GA, États-Unis.
- Tina Gupta — Department of Psychology, Northwestern University, Evanston, IL, États-Unis.
- Ivanka Ristanovic — Department of Psychology, Northwestern University, Evanston, IL, États-Unis.
- Vijay A. Mittal — Department of Psychology, Northwestern University, Evanston, IL, États-Unis.
4. Objectif / Purpose
Nécessité clinique et scientifique
L’objectif primordial du NSI-PR est de fournir aux cliniciens et aux chercheurs un outil de mesure direct, standardisé et psychométriquement rigoureux, capable de quantifier les symptômes négatifs chez les jeunes à ultra-haut risque ou à haut risque clinique (CHR) de transition psychotique. Avant la création de cet inventaire, l’évaluation des symptômes négatifs dans les populations prodromiques souffrait d’un biais méthodologique majeur : l’utilisation d’échelles de seconde génération conçues pour la schizophrénie établie chez l’adulte chronique (comme la Brief Negative Symptom Scale [BNSS] ou la Clinical Assessment Interview for Negative Symptoms [CAINS]), ou bien le recours à des modules négatifs sommaires au sein d’entretiens diagnostiques généraux tels que le SIPS (Structured Interview for Psychosis-risk Syndromes) ou la CAARMS (Comprehensive Assessment of At-Risk Mental States).
Ces approches antérieures présentaient des limites psychométriques sévères :
- Effet de plancher (floor effect) : Les critères de sévérité étaient calibrés sur des niveaux d’invalidité profonde observés chez des patients institutionnalisés ou chroniquement atteints, rendant les instruments insensibles aux formes débutantes, légères ou fluctuantes de l’adolescence.
- Inadéquation développementale : Les questions traditionnelles évaluaient les relations sociales ou les activités professionnelles sous un prisme adulte (ex. vie de couple, gestion financière autonome, travail rémunéré plein temps), ignorant les réalités des adolescents et jeunes adultes (scolarité, dynamique avec le groupe de pairs, communication numérique).
- Confusion conceptuelle : Absence de différenciation entre l’inhibition comportementale due à l’anxiété/dépression et le véritable déficit motivationnel primaire lié au processus psychotique.
Applications en recherche et en pratique clinique
Le NSI-PR répond à ces défis en offrant un cadre d’entretien semi-structuré spécifiquement adapté. Ses applications majeures comprennent :
- Prédiction pronostique : Les symptômes négatifs constituent l’un des prédicteurs les plus robustes du déclin fonctionnel à long terme et de la transition vers une psychose franche. Une détection fine permet d’affiner les calculateurs de risque personnalisés.
- Évaluation des essais thérapeutiques : L’outil sert de critère de jugement sensible aux changements longitudinaux lors d’interventions pharmacologiques précoces, de remédiation cognitive ou de thérapies psychosociales ciblant la motivation et l’anhédonie.
- Cartographie neurobiologique : Faciliter la corrélation précise entre les sous-domaines symptomatiques (ex. déficit de récompense anticipatoire vs expressif) et les biomarqueurs neuro-imageriques ou électrophysiologiques.
5. Construit psychologique / Construct
Le NSI-PR opérationnalise les symptômes négatifs non pas comme une entité globale et indivisible, mais selon le modèle consensuel à cinq dimensions distinctes, fondé sur les recommandations de la conférence de consensus du NIMH. Chacune de ces cinq sous-échelles capture des composantes psychopathologiques précises :
1. L’anhédonie (Anhedonia)
L’anhédonie est définie comme la réduction de la capacité à ressentir du plaisir. S’appuyant sur les découvertes contemporaines des sciences affectives, le NSI-PR sépare rigoureusement :
- Le plaisir anticipatoire : La capacité d’anticiper avec enthousiasme et de projeter mentalement la satisfaction liée à des événements futurs (p. ex., attendre avec impatience une sortie entre amis, un jeu vidéo ou la réussite d’un examen). C’est ce déficit anticipatoire qui entrave l’initiation des comportements dirigés vers un but.
- Le plaisir consommatoire : Le niveau de plaisir ressenti au moment même de l’expérience (p. ex., écouter de la musique, manger son plat préféré). Chez les patients CHR, le plaisir consommatoire peut rester relativement préservé alors que le plaisir anticipatoire est altéré.
L’évaluation porte sur plusieurs sphères de vie adaptées à l’âge : les activités physiques et sensorielles, les loisirs et la socialisation récréative.
2. L’avolition (Avolition)
L’avolition correspond à une baisse de l’initiative, de la volonté et de la persistance dans des activités dirigées vers un objectif (scolaire, professionnel ou d’autonomie personnelle). L’innovation du NSI-PR réside dans la séparation explicite entre :
- L’expérience motivationnelle interne : L’importance subjective accordée à la réussite de projets, la curiosité intrinsèque et le désir d’accomplissement.
- Le comportement manifeste : La quantité réelle d’efforts déployés pour initier et mener à terme les tâches quotidiennes (faire ses devoirs, chercher un emploi d’appoint, entretenir son hygiène personnelle).
3. L’asocialité (Asociality)
L’asocialité reflète une diminution de l’intérêt et de la motivation à nouer ou maintenir des relations interpersonnelles avec les pairs, les proches et les partenaires amoureux. Le NSI-PR innove en examinant :
- L’intérêt social subjectif (désir de se faire des amis, sentiment d’appartenance à un groupe).
- Les interactions physiques et les nouvelles formes de sociabilité numérique (fréquence et investissement des échanges par messagerie instantanée, réseaux sociaux, plateformes de jeux en ligne). Cette prise en compte empêche de confondre un isolement purement géographique avec une asocialité intrinsèque.
4. L’alogie (Alogia)
L’alogie renvoie à la pauvreté du discours et à la réduction quantitative de la production verbale spontanée. Elle est observée cliniquement lors de l’entretien à travers la brièveté des réponses, le manque d’élaboration spontanée et l’allongement des latences de réponse, indépendamment d’une éventuelle réticence psychologique ou d’une attitude défensive.
5. L’émoussement affectif (Blunted Affect)
L’émoussement affectif désigne la diminution de l’expression émotionnelle observable. Le clinicien évalue :
- L’expression faciale (variabilité et intensité des mimiques en réponse au contenu émotionnel).
- L’intonation vocale et la prosodie (inflexion de la voix, débit, vivacité expressive vs monotonie).
- L’expressivité corporelle et gestuelle (mouvements des mains, posture, hochements de tête accompagnant la communication).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement du NSI-PR s’ancre dans les théories neurodéveloppementales et psychopathologiques contemporaines de la psychose débutante, à l’intersection de la psychiatrie développementale, de la psychologie cognitive et des neurosciences computationnelles de la récompense.
Le modèle de consensus NIMH-MATRICS
Historiquement, les échelles pionnières comme la SANS (Scale for the Assessment of Negative Symptoms d’Andreasen) considéraient les symptômes négatifs comme un ensemble hétérogène comprenant des éléments cognitifs (comme les troubles de l’attention). Le modèle de consensus du NIMH (Kirkpatrick et al., 2006) a redéfini le construit autour de deux sous-domaines de second ordre :
- Le sous-domaine Motivation et Plaisir (MAP – Motivation and Pleasure) : regroupant l’anhédonie, l’avolition et l’asocialité. Ce sous-domaine est étroitement lié aux altérations du système dopaminergique cortico-striatal et au traitement de la valeur de la récompense.
- Le sous-domaine Expressif (EXP – Diminished Expression) : regroupant l’émoussement affectif et l’alogie, associé aux réseaux fronto-moteurs et à la régulation de la communication non-verbale.
Psychopathologie développementale et prodrome
Chez les adolescents et les jeunes adultes (Strauss et al., 2020), le cerveau traverse une phase critique de maturation synaptique, de myélinisation préfrontale et de réorganisation des circuits socio-émotionnels. Les symptômes négatifs émergeant au cours de cette période ne doivent pas être confondus avec le retrait adolescent typique ou la dérégulation de l’humeur. Le cadre théorique du NSI-PR postule que les anomalies de calcul de l’effort et de la valeur anticipée de la récompense constituent le mécanisme physiopathologique primaire expliquant pourquoi un individu CHR cesse d’initier des comportements orientés vers des objectifs sociaux ou académiques.
7. Validité / Validity
L’étude de validation initiale menée par Strauss et collaborateurs (2023) a porté sur un échantillon multicentrique de 218 participants identifiés comme étant à haut risque clinique (CHR) de psychose répartis sur 5 sites universitaires américains. Les résultats démontrent des qualités métrologiques remarquables.
Validité convergente
La validité convergente du NSI-PR a été établie par l’examen de ses associations avec les instruments de référence de la littérature :
- Sous-échelle négative du SIPS : Des corrélations positives fortes ont été observées entre les scores du NSI-PR et la dimension négative de la Structured Interview for Psychosis-risk Syndromes (SOPS/SIPS), attestant que l’outil évalue fidèlement le syndrome négatif prodromique.
- Fonctionnement social et fonctionnel global : Des corrélations négatives significatives ont été démontrées avec la Global Functioning Scale: Social (GFS:S), la Global Functioning Scale: Role (GFS:R) et l’Échelle d’évaluation globale du fonctionnement (GAF). Plus les scores de sévérité au NSI-PR sont élevés, plus les scores d’adaptation sociale et scolaire/professionnelle sont dégradés, prouvant la pertinence écologique du construit.
Validité discriminante
Pour garantir que le NSI-PR mesure spécifiquement les symptômes négatifs et non la psychopathologie générale ou la sévérité globale de la maladie, les corrélations avec d’autres dimensions cliniques ont été analysées :
- Symptômes positifs atténués : Les corrélations avec les idées délirantes atténuées, les anomalies perceptuelles et la méfiance mesurées par le SIPS étaient faibles à non significatives, confirmant l’indépendance de la trajectoire négative.
- Symptômes désorganisés et détresse affective générale : Faibles corrélations non redondantes, prouvant que les scores ne sont pas un simple artefact de dépression comorbide ou d’anxiété.
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation psychométrique du NSI-PR démontre des indices de fidélité élevés, indispensables pour un outil fondé sur le jugement clinique expert.
Consistance interne
Les analyses de cohérence interne menées sur les sous-échelles et le score global mettent en évidence des coefficients alpha de Cronbach et oméga de McDonald élevés ($lpha > 0{,}80$), confirmant que les items de chaque dimension mesurent de manière homogène et non redondante le même construit sous-jacent.
Fidélité inter-évaluateurs
Compte tenu du format d’entretien semi-structuré, la fidélité inter-juges constituait un enjeu méthodologique critique. Des évaluations croisées entre cliniciens au sein d’un même centre et à travers l’ensemble des 5 sites universitaires ont révélé des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) excellents ($CCI > 0{,}85$), démontrant la clarté et la reproductibilité des ancres de cotation de 0 à 6.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Des réévaluations longitudinales standardisées à 12 mois de suivi ont confirmé une stabilité temporelle satisfaisante pour les formes stables de risque psychotique, tout en conservant la sensibilité nécessaire pour détecter les améliorations cliniques ou les aggravations symptomatiques menant à la transition.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Pour déterminer et valider l’architecture dimensionnelle du NSI-PR, les auteurs ont appliqué une méthode statistique de pointe : la théorie de réponse aux items multidimensionnelle confirmatoire (MIRT) utilisant le modèle de réponse graduée de Samejima (Samejima, 1969).
Modèles concurrents testés
Trois structures factorielles concurrentes ont été comparées :
- Modèle unidimensionnel : Tous les items saturent sur un seul facteur général de symptômes négatifs.
- Modèle à deux facteurs : Séparation classique en un facteur MAP (Motivation/Plaisir) et un facteur EXP (Expression réduite).
- Modèle à cinq facteurs : Cinq dimensions individualisées (anhédonie, avolition, asocialité, alogie, émoussement affectif).
Les indices d’ajustement structurel (CFI, TLI, RMSEA) ont démontré une supériorité statistique hautement significative du modèle à cinq facteurs, en accord total avec le consensus international du NIMH.
Raffinement de l’échelle par la TRI
L’analyse des courbes caractéristiques des options (Option Characteristic Curves – OCC) a permis d’évaluer l’information apportée par chaque item et chaque échelon de l’échelle de réponse :
- La version initiale comportait 16 items délibérément sur-inclusifs.
- L’analyse MIRT a révélé que certains items apportaient une information redondante ou présentaient un faible pouvoir discriminant.
- Ce processus guidé par les données a permis d’optimiser l’instrument en une version abrégée et hautement efficiente de 11 items, tout en validant la pertinence de l’échelle d’ancrage ordinale.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Entretien clinique semi-structuré administré par un professionnel formé.
- Format initial : 16 items (version de développement initiale).
- Format affiné : 11 items (version optimisée par analyse TRI).
- Format de réponse / Échelle de cotation : Échelle de sévérité ordinale en 7 points : de 0 (Absent) à 6 (Extrêmement sévère), complétée par des ancres descriptives opérationnalisées pour chaque palier de sévérité.
- Modalité de passation : Entretien en face-à-face ou télé-évaluation standardisée avec le participant, enrichi le cas échéant par les observations comportementales en cours d’entretien.
- Temps de passation : Environ 20 à 35 minutes.
- Population cible : Adolescents et jeunes adultes (tranche d’âge typique : 12–30 ans ; âge moyen d’évaluation de la cohorte : 21,1 ans) présentant des critères d’état clinique à haut risque (CHR) ou de syndrome psychotique atténué.
- Calcul des scores : Sommation des items par sous-échelles (Anhédonie, Avolition, Asocialité, Alogie, Émoussement affectif) et calcul d’un score total composite de sévérité des symptômes négatifs.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 2023.
- Droits d’auteur / Copyright : © 2023 Oxford University Press au nom du Maryland Psychiatric Research Center.
- Conditions d’accès et utilisation : Le guide d’entretien complet, le manuel de formation et les feuilles de cotation officielles sont protégés par le droit d’auteur. Ils sont mis à disposition des chercheurs et des cliniciens académiques sur demande auprès de l’auteur principal (Dr Gregory P. Strauss, [email protected]) dans le cadre de protocoles de recherche approuvés ou de pratiques cliniques spécialisées.
- Tarification : Accès académique et scientifique sans frais de licence commerciale lors d’une utilisation non lucrative autorisée par les auteurs.
12. Références / References
Les références ci-dessous constituent le socle scientifique du développement et de la validation du NSI-PR :
- Ahmed, A. O., Strauss, G. P., Buchanan, R. W., Kirkpatrick, B., & Carpenter, W. T. (2019). Cross-cultural validation of the 5-factor structure of negative symptoms in schizophrenia. Schizophrenia Bulletin, 45(2), 305–314. https://doi.org/10.1093/schbul/sby050
- Ahmed, A. O., Strauss, G. P., & Kirkpatrick, B. (2022). Two factors, five factors, or both? External validation studies of negative symptom dimensions in schizophrenia. Schizophrenia Bulletin, 48(3), 620–630. https://doi.org/10.1093/schbul/sbab148
- Blanchard, J. J., Kring, A. M., Horan, W. P., & Gur, R. (2011). Toward the next generation of negative symptom assessments: The collaboration to advance negative symptom assessment in schizophrenia. Schizophrenia Bulletin, 37(2), 291–299. https://doi.org/10.1093/schbul/sbq104
- Carrión, R. E., Cornblatt, B. A., Burton, C. Z., Tso, I. F., Auther, A. M., Adelsheim, S., Cadenhead, K. S., Cannon, T. D., Mirzakhanian, H., Cornblatt, B. A., Heinssen, R., Mathalon, D. H., McGlashan, T. H., Perkins, D. O., Seidman, L. J., Tsuang, M. T., Walker, E. F., Woods, S. W., & Addington, J. (2016). Duration of attenuated positive and negative symptoms in individuals at clinical high risk: Associations with risk of conversion to psychosis and functional outcome. Journal of Psychiatric Research, 81, 95–101. https://doi.org/10.1016/j.jpsychires.2016.06.021
- Chang, W. C., Strauss, G. P., Chan, C. S., & Chen, E. Y. (2021). The latent structure of negative symptoms in individuals with attenuated psychosis syndrome and early psychosis: Support for the 5 consensus domains. Schizophrenia Bulletin, 47(2), 386–395. https://doi.org/10.1093/schbul/sbaa129
- Dollfus, S., Mach, C., & Morello, R. (2022). European validation of the Self-Evaluation of Negative Symptoms (SNS): A large multinational and multicenter study. Frontiers in Psychiatry, 13, 826465. https://doi.org/10.3389/fpsyt.2022.826465
- Galderisi, S., Kaiser, S., Bitter, I., Nordentoft, M., Mucci, A., Sabé, M., Giordano, G. M., Nielsen, M. Ø., Glenthøj, L. B., Peuskens, J., Barlati, S., Deste, G., & Fleischhacker, W. W. (2021). EPA guidance on assessment of negative symptoms in schizophrenia. European Psychiatry, 64(1), e23. https://doi.org/10.1192/j.eurpsy.2021.11
- Kirkpatrick, B., Fenton, W. S., Carpenter, W. T., & Marder, S. R. (2006). The NIMH-MATRICS consensus statement on negative symptoms. Schizophrenia Bulletin, 32(2), 214–219. https://doi.org/10.1093/schbul/sbj053
- Kirkpatrick, B., Strauss, G. P., Nguyen, L., Fischer, B. A., Daniel, D. G., Cienfuegos, A., & Marder, S. R. (2011). The Brief Negative Symptom Scale: Psychometric properties. Schizophrenia Bulletin, 37(2), 300–305. https://doi.org/10.1093/schbul/sbq059
- Kring, A. M., Gur, R. E., Blanchard, J. J., Horan, W. P., & Reise, S. P. (2013). The Clinical Assessment Interview for Negative Symptoms (CAINS): Final development and validation. American Journal of Psychiatry, 170(2), 165–172. https://doi.org/10.1176/appi.ajp.2012.12010109
- Miller, T. J., McGlashan, T. H., Rosen, J. L., Cadenhead, K., Cannon, T., Ventura, J., McFarlane, W., Perkins, D. O., Pearlson, G. D., & Woods, S. W. (2003). Prodromal assessment with the Structured Interview for Prodromal Syndromes and the Scale of Prodromal Symptoms: Predictive validity, interrater reliability, and training to reliability. Schizophrenia Bulletin, 29(4), 703–715. https://doi.org/10.1093/oxfordjournals.schbul.a007040
- Pelletier-Baldelli, A., Strauss, G. P., Visser, K. F., & Mittal, V. A. (2017). Initial development and preliminary psychometric properties of the Prodromal Inventory of Negative Symptoms (PINS). Schizophrenia Research, 189, 43–49. https://doi.org/10.1016/j.schres.2017.01.055
- Samejima, F. (1969). Estimation of latent ability using a response pattern of graded scores. Psychometrika Monograph Supplement, 34(4, Pt. 2), 1–100. https://doi.org/10.1002/j.2333-8504.1969.tb00171.x
- Strauss, G. P., Walker, E. F., Pelletier-Baldelli, A., Carter, N. T., Ellman, L. M., Schiffman, J., Luther, L., James, S. H., Berglund, A. M., Gupta, T., Ristanovic, I., & Mittal, V. A. (2023). Negative Symptom Inventory-Psychosis Risk. Schizophrenia Bulletin, 49(5), 1269–1280. https://doi.org/10.1093/schbul/sbad038
- Strauss, G. P., Luther, L., & Chapman, H. C. (2020). A review of negative symptom assessment strategies in youth at clinical high-risk for psychosis. Schizophrenia Research, 222, 104–112. https://doi.org/10.1016/j.schres.2020.04.019
- Yung, A. R., Yuen, H. P., McGorry, P. D., Phillips, L. J., Kelly, D., Dell’Olio, M., Francey, S. M., Cosgrave, E. M., Killackey, E., Stanford, C., Godfrey, K., & Buckby, J. (2005). Mapping the onset of psychosis: The Comprehensive Assessment of At-Risk Mental States. Australian & New Zealand Journal of Psychiatry, 39(11-12), 964–971. https://doi.org/10.1080/j.1440-1614.2005.01714.x
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items individuels, les relances d’entretien semi-structuré et les guides d’ancrage détaillés du NSI-PR sont protégés par le droit d’auteur et ne sont pas diffusés dans le domaine public sans restriction.
Administration & Scoring Format:
Format: 16 items (initial version) / 11 items (refined MIRT version), 7-point rating scale (0 to 6).
Scoring: Items are rated from 0 (absent) to 6 (extremely severe) based on clinical judgment following a semi-structured clinical interview.
- 0 = Absent (Normal functioning / no impairment)
- 1 = Questionable / Minimal
- 2 = Mild
- 3 = Moderate
- 4 = Moderately Severe
- 5 = Severe
- 6 = Extremely Severe (Profound deficit)
Assessed Functional Dimensions (Subscales):
-
Anhedonia:
- Anticipatory pleasure across physical, social, and recreational domains
- Consummatory / experienced pleasure over the past week
-
Avolition:
- Internal motivation, drive, and personal goals
- Overt initiation and persistence in academic, work, and self-care behaviors
-
Asociality:
- Subjective social interest and desire for interpersonal connection
- Behavioral engagement in social activities (in-person contact, messaging, texting, and online peer interactions)
-
Alogia:
- Quantity of speech and spontaneous verbal elaboration
- Poverty of speech and response latency during clinical interaction
-
Blunted Affect:
- Facial expressiveness and affective responsivity
- Vocal prosody, inflection, and tone variation
- Expressive gestures and non-verbal communicative movements
To obtain the authorized full semi-structured interview booklet, detailed probe questions, and certified training materials, please contact the corresponding author Dr. Gregory P. Strauss (University of Georgia) or refer to the primary validation article in Schizophrenia Bulletin.