Inventaire de Phobie et d’Anxiété Sociales (SPAI)

L’Inventaire de Phobie et d’Anxiété Sociales (SPAI) développé par Turner et al. est une échelle d’évaluation clinique standardisée de 45 items mesurant les dimensions cognitives, somatiques et comportementales de l’anxiété sociale.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Inventaire de Phobie et d’Anxiété Sociales (Social Phobia and Anxiety Inventory, SPAI), élaboré par Samuel M. Turner, Deborah C. Beidel, Cynthia V. Dancu et Melinda A. Stanley en 1989, constitue un instrument d’auto-évaluation psychométrique de référence conçu spécifiquement pour quantifier la sévérité de l’anxiété sociale et discriminer celle-ci d’autres manifestations anxieuses apparentées, notamment l’agoraphobie. Fondé sur le modèle tripartite des émotions proposé par Peter Lang, le SPAI évalue de manière exhaustive les composantes cognitives, somatiques et comportementales de l’anxiété ressentie dans une multitude de contextes interpersonnels et de performance publique.

Le questionnaire est composé de 45 items principaux. Les items 1 à 32 explorent directement les manifestations liées à la phobie sociale à travers des situations sociales diversifiées (petits et grands groupes, interactions avec des figures d’autorité, le sexe opposé ou des inconnus), nombre d’entre eux comportant des sous-items contextuels détaillés. Les items 33 à 45 constituent une sous-échelle distincte évaluant l’agoraphobie, permettant d’obtenir un score différentiel par soustraction qui affine la spécificité clinique du diagnostic. L’évaluation s’effectue sur une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Jamais » / Never) à 7 (« Toujours » / Always).

Sur le plan psychométrique, le SPAI démontre une cohérence interne exceptionnelle (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,87 et 0,93 pour l’ensemble des dimensions et l’échelle globale), ainsi qu’une excellente stabilité temporelle test-retest (r = 0,85 sur une période de 14 jours). Sa validité concourante et convergente a été démontrée par des corrélations substantielles avec d’autres échelles renommées telles que le Social Phobia Inventory (SPIN) et la Fear of Negative Evaluation Scale (FNE). En outre, l’instrument montre une sensibilité clinique élevée aux effets thérapeutiques des thérapies cognitivo-comportementales et des interventions pharmacologiques, consolidant son statut d’étalon-or dans la recherche et la pratique clinique internationales.

2. Mots-clés / Keywords

Phobie sociale, Anxiété sociale, SPAI, Psychométrie, Évaluation clinique, Thérapie cognitivo-comportementale, Évitement comportemental, Symptômes somatiques, Cognitions anxieuses, Agoraphobie

3. Auteurs / Authors

L’Inventaire de Phobie et d’Anxiété Sociales a été conçu et validé par une équipe de chercheurs de premier plan en psychopathologie expérimentale et en psychologie clinique :

  • Samuel M. Turner, Ph.D. (1944–2005) : Professeur éminent de psychologie clinique, ancien directeur de la formation clinique à la Medical University of South Carolina et à l’Université du Maryland à College Park. Expert pionnier de renommée mondiale dans l’étiologie et le traitement empirique des troubles anxieux.
  • Deborah C. Beidel, Ph.D., ABPP : Professeure distinguée de psychologie au département de psychologie de l’Université de Central Florida (UCF), directrice de UCF RESTORES. Autrice prolifique dans le domaine des phobies sociales chez l’adulte et l’enfant (co-conceptrice du SPAI-C). Courriel de contact institutionnel : [email protected].
  • Cynthia V. Dancu, Ph.D. : Psychologue clinicienne et chercheuse affiliée au Center for the Study and Treatment of Anxious Youth et à l’Université de Pittsburgh School of Medicine, spécialisée dans les troubles anxieux et les traumatismes.
  • Melinda A. Stanley, Ph.D. : Professeure émérite au Baylor College of Medicine (Houston, Texas), spécialiste reconnue de la prise en charge comportementale et cognitive de l’anxiété généralisée et des phobies chez les personnes âgées et adultes.

4. Objectif / Purpose

Le Social Phobia and Anxiety Inventory a été développé dans le dessein fondamental de pallier les insuffisances méthodologiques des échelles d’évaluation antérieures de la timidité et de la détresse sociale. Historiquement, les outils disponibles, tels que la Social Avoidance and Distress Scale (SAD) ou la Fear of Negative Evaluation Scale (FNE) de Watson et Friend (1969), se concentraient majoritairement sur des construits généraux de malaise social ou d’appréhension d’évaluation, sans cartographier l’éventail syndromique complet de la phobie sociale telle que définie dans les nosographies psychiatriques modernes (DSM-III, DSM-III-R, puis DSM-IV et DSM-5).

L’objectif premier du SPAI est de fournir une évaluation multidimensionnelle empiriquement fondée qui capture la phobie sociale dans sa triple expression : cognitive, physiologique et motrice/comportementale. Dans les contextes cliniques, l’outil remplit plusieurs fonctions critiques :

  • Évaluation diagnostique différentielle : Le SPAI permet de distinguer avec précision l’anxiété sociale de l’agoraphobie et du trouble panique, une confusion diagnostique fréquente en psychopathologie. L’inclusion d’une sous-échelle agoraphobique intégrée permet de calculer un score de différence (Score Phobie Sociale moins Score Agoraphobie), isolant la détresse spécifiquement attribuable à l’interaction sociale plutôt qu’à la peur des espaces publics clos ou de l’impossibilité de fuir.
  • Planification de protocoles thérapeutiques ciblés : En analysant les réponses aux profils d’interlocuteurs spécifiques (inconnus, figures d’autorité, personnes du sexe opposé, foule) et aux modalités expressives de l’anxiété (palpitations, rougeurs, évitement actif), le clinicien peut personnaliser l’intervention en thérapie cognitivo-comportementale (TCC), qu’il s’agisse d’entraînement aux compétences sociales, de restructuration cognitive ou d’exposition graduelle in vivo ou en réalité virtuelle.
  • Mesure de l’efficacité thérapeutique et sensibilité au changement : Le SPAI est largement exploité dans les essais cliniques randomisés contrôlés pour quantifier l’évolution clinique et la rémission symptomatique des patients soumis à des psychothérapies ou à des pharmacothérapies (ISRS, inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par le SPAI repose sur une conceptualisation tripartite de l’anxiété issue des théories comportementales et psychophysiologiques. L’inventaire évalue trois axes majeurs interconnectés mais distincts de la phobie sociale, ainsi qu’un axe discriminant :

1. La dimension cognitive

Cette composante englobe les schémas cognitifs dysfonctionnels, les biais attentionnels orientés vers la menace, les anticipations catastrophiques et les auto-évaluations négatives survenant avant, pendant et après l’exposition sociale. Les individus souffrant de phobie sociale s’attendent systématiquement à un jugement défavorable, à l’humiliation ou au rejet. Dans le SPAI, cette dimension est illustrée par l’item 26 (pensées anticipatoires négatives : « Vais-je être habillé convenablement ? », « Je ferai probablement une erreur et aurai l’air ridicule ») et l’item 30 (pensées perturbatrices durant la situation sociale : « Quelle impression est-ce que je donne ? », « Quoi que je dise, cela paraîtra stupide »).

2. La dimension somatique / physiologique

L’activation du système nerveux sympathique déclenchée par la situation sociale anxiogène génère un ensemble de manifestations neurovégétatives invalidantes. Chez les patients phobiques sociaux, la peur viscérale de manifester publiquement ces signaux physiques aggrave le cercle vicieux de l’anxiété. Le SPAI mesure précisément ces réactions dans les items 31 (manifestations anticipatoires) et 32 (manifestations situationnelles), explorant des symptômes concrets tels que la sudation profuse (sweating), les rougeurs faciales (blushing), les tremblements moteurs (shaking), les palpitations cardiaques (heart palpitations) et l’envie fréquente d’uriner.

3. La dimension comportementale (évitement et fuite)

Sur le plan comportemental, la phobie sociale se caractérise par des comportements d’échappement et d’évitement actif destinés à neutraliser la détresse affective immédiate. Le SPAI explore la tendance à renoncer aux rassemblements sociaux (items 7, 24), à quitter prématurément les contextes collectifs en cas de montée anxieuse (items 8, 25), ou à adopter des comportements d’inhibition relationnelle (item 29 : ne pas adresser la parole aux autres tant qu’ils n’ont pas pris l’initiative ; item 28 : altération de la voix).

4. La dimension d’évaluation contextuelle et interpersonnelle

Une caractéristique unique du construit tel qu’implémenté dans le SPAI est la déclinaison des situations anxiogènes selon la nature de l’interlocuteur. Les items 9 à 25 explorent systématiquement quatre cibles relationnelles distinctes : (a) les inconnus (strangers), (b) les figures d’autorité (authority figures), (c) les personnes du sexe opposé (opposite sex), et (d) les gens en général (people in general). Cela permet d’isoler des phobies sociales circonscrites (par exemple centrées sur les figures d’autorité) de formes diffuses ou généralisées.

5. La sous-échelle agoraphobique

Composée des items 33 à 45, cette sous-échelle évalue la peur éprouvée dans des contextes non spécifiquement interpersonnels : transports en commun, lieux clos, grands espaces ouverts, foules denses sans interaction sociale directe, hauteurs, ou peur de se retrouver piégé. Elle sert de comparateur discriminant pour garantir que le score de phobie sociale reflète bien l’appréhension de l’évaluation sociale et non une agoraphobie sous-jacente.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique structurant le SPAI s’enracine au confluent du modèle tripartite de la réponse émotionnelle de Peter J. Lang (1968, 1979) et des modèles cognitifs contemporains de la phobie sociale développés par David M. Clark et Adrian Wells (1995), ainsi que Richard G. Heimberg (1995).

Lang a postulé que la peur et l’anxiété ne constituent pas un état unitaire monolithique, mais s’expriment à travers trois systèmes de réponse partiellement désynchronisés :

  • Le canal cognitivo-subjectif (expériences verbales rapportées, ruminations, croyances) ;
  • Le canal physiologique (réponses autonomes, électrodermales, cardiovasculaires) ;
  • Le canal moteur et comportemental ouvert (posture, évitement moteur, fuite, bégaiement).

Turner, Beidel et leurs collaborateurs ont souligné que la majorité des questionnaires disponibles dans les années 1980 échouaient à mesurer ces trois canaux de manière équilibrée et conjointe. En calibrant les items du SPAI pour qu’ils capturent simultanément ces trois domaines d’expression, les auteurs ont permis aux praticiens de cartographier la « désynchronie » propre à chaque patient. Par exemple, certains sujets présentent une activation somatique majeure (palpitations, tremblements) sans évitement franc, tandis que d’autres exhibent un évitement massif médié par des pensées catastrophiques avec une réactivité autonome minimale.

De surcroît, le SPAI s’aligne étroitement avec les théories cognitives de l’évaluation sociale. Selon Clark et Wells, lorsqu’une personne vulnérable entre dans une situation sociale perçue comme menaçante, elle active des postulats implicites d’incompétence et d’évaluation négative imminente. Ceci déclenche un déplacement de l’attention vers un traitement de soi en tant qu’objet social perçu (« self-focused attention »), couplé à une observation aiguë de ses propres manifestations physiologiques perçues comme visibles et ridicules. Le SPAI formalise exactement ces paramètres à travers son découpage systématique des cibles sociales et des symptômes corporels perceptibles.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité du SPAI ont été rigoureusement établies à travers de multiples études empiriques menées auprès d’échantillons cliniques (patients souffrant de phobie sociale selon les critères du DSM), d’échantillons psychiatriques comparatifs (trouble panique avec agoraphobie, trouble obsessionnel-compulsif) et de populations témoins non cliniques.

Validité convergente et concourante

La validité convergente a été démontrée par des corrélations fortes et statistiquement significatives avec des mesures standardisées de la phobie sociale :

  • Corrélations élevées (r oscillant entre 0,65 et 0,82) avec la Fear of Negative Evaluation Scale (FNE) et la Social Avoidance and Distress Scale (SAD) (Beidel et al., 1989 ; Turner et al., 1989).
  • Corrélations fortes (r > 0,70) avec des échelles plus tardives comme le Social Phobia Inventory (SPIN) et la Liebowitz Social Anxiety Scale (LSAS).
  • Dans l’étude princeps de Turner et al. (1989), le SPAI a démontré une relation étroite avec les relevés journaliers d’anxiété sociale auto-enregistrés par les patients au cours de leurs interactions quotidiennes réelles.

Validité discriminante

Le SPAI se distingue remarquablement par sa capacité à séparer la phobie sociale d’autres entités psychopathologiques. L’étude de Turner, Stanley, Beidel et Bond (1989) a prouvé que la sous-échelle Agoraphobie permettait d’isoler sans ambiguïté les patients souffrant de trouble panique avec agoraphobie des patients atteints de phobie sociale pure. Alors que ces deux populations peuvent rapporter de l’inconfort dans les foules ou les lieux publics, seuls les patients phobiques sociaux obtiennent des scores élevés sur les items impliquant un examen interpersonnel direct (s’exprimer en public, manger sous le regard d’autrui, aborder une figure d’autorité).

Validité écologique et comportementale

Une force singulière du SPAI réside dans sa corrélation avec des mesures physiologiques de laboratoire et des tests d’évitement comportemental (Behavioral Avoidance Tests – BAT). Dans l’étude de Beidel, Turner, Stanley et Dancu (1989), les scores de la sous-échelle somatique du SPAI ont montré des corrélations significatives avec les augmentations réelles de la fréquence cardiaque et de la tension artérielle mesurées lors de tâches d’expression orale impromptue. De plus, les scores élevés au SPAI prédisaient significativement la durée réduite de prise de parole et l’abandon prématuré de la tâche comportementale anxiogène.

8. Fidélité / Reliability

L’exactitude métrologique et la reproductibilité des scores du SPAI ont été confirmées dans de multiples contextes transculturels et cliniques.

Cohérence interne (Internal Consistency)

Les analyses de consistance interne révèlent une homogénéité remarquable des items :

  • Le coefficient alpha de Cronbach pour le score total de l’échelle de phobie sociale atteint régulièrement des valeurs situées entre 0,95 et 0,96 (Turner et al., 1989).
  • Pour les sous-échelles spécifiques (Cognitive, Somatique, Comportementale), les coefficients alpha s’échelonnent entre 0,87 et 0,93, attestant d’une robustesse interne de chaque dimension sans redondance excessive.
  • La sous-échelle Agoraphobie affiche également une excellente cohérence interne avec un alpha moyen de 0,85 à 0,89 selon les cohortes étudiées.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La stabilité des scores dans le temps a été testée sur des intervalles variés auprès d’échantillons cliniques et témoins :

  • Sur un intervalle standard de deux semaines (14 jours), le coefficient de corrélation test-retest s’élève à r = 0,85 (p < 0,001), indiquant que l'instrument capture des traits anxieux stables tout en restant sensible aux interventions thérapeutiques (Beidel, Turner, & Cooley, 1993).
  • Sur un intervalle plus long de 6 à 12 semaines chez des sujets en liste d’attente sans traitement, les corrélations intraclasses demeurent supérieures à 0,80, prouvant l’absence de régression spontanée artéfactuelle vers la moyenne.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) menées sur le SPAI ont clarifié son architecture dimensionnelle sous-jacente.

Dans les travaux initiaux de construction de Turner et al. (1989), l’extraction en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) a mis en évidence une structure bipolaire dominante distinguant nettement :

  1. Le Facteur Phobie Sociale, regroupant les 32 premiers items (et leurs sous-composantes relationnelles), saturant très fortement (> 0,55 à 0,85) sur une dimension commune d’évaluation sociale interpersonnelle et de performance ;
  2. Le Facteur Agoraphobie, circonscrivant les items 33 à 45, avec des saturations supérieures à 0,60 sur les situations d’espaces clos, transports et espaces ouverts.

À un niveau hiérarchique plus fin au sein de l’échelle de phobie sociale, les analyses factorielles secondaires identifient systématiquement trois facteurs de premier ordre correspondant au modèle de Lang :

  • Facteur Somatique : Saturations massives des items 31 et 32 (tremblements, rougeurs, palpitations, sudation) avec des poids factoriels souvent supérieurs à 0,70.
  • Facteur Cognitif : Regroupement des items 26 et 30 relatifs aux ruminations pré-situationnelles et per-situationnelles.
  • Facteur Évitement Comportemental et Interactions Générales : Saturant sur les items 1 à 8 et 24-25.

Cette structuration a été confirmée ultérieurement lors de l’adaptation pédiatrique de l’instrument, le SPAI-C (Social Phobia and Anxiety Inventory for Children ; Beidel, Turner, & Morris, 1995), qui isole trois facteurs fondamentaux :

  • Facteur 1 — Assertivité / Conversation générale (affirmation de soi, initier un dialogue, gérer des désaccords) ;
  • Facteur 2 — Rencontres sociales traditionnelles (fêtes, rassemblements scolaires, réactivité somatique associée) ;
  • Facteur 3 — Performance publique (parler devant un groupe, lire à voix haute, être au centre de l’attention).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Inventaire d’auto-évaluation standardisé (self-report questionnaire).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou administration informatisée/en ligne.
  • Nombre total d’items : 45 items principaux (avec de multiples déclinaisons en sous-items pour les contextes relationnels précis et la symptomatologie somatique/cognitive).
  • Échelle de réponse : Échelle de fréquence de type Likert en 7 points :
    1 = Never (Jamais)
    2 = Very Infrequent (Très peu fréquent)
    3 = Infrequent (Peu fréquent)
    4 = Sometimes (Parfois)
    5 = Frequent (Fréquent)
    6 = Very Frequent (Très fréquent)
    7 = Always (Toujours)
  • Modalités de cotation et calcul des scores :
    • Score de Phobie Sociale (SP) : Somme brute des réponses aux items 1 à 32. Dans le cas des items subdivisés (par ex. 9a, 9b, 9c, 9d ou 31a à 31e), chaque sous-item est coté de 1 à 7 et contribue au total de la sous-échelle correspondante. Le score peut également être normalisé sur une échelle de 0 à 180 selon le format de codage utilisé (par soustraction d’une constante de base ou codage 0-4 / 1-7).
    • Score d’Agoraphobie (AG) : Somme des items 33 à 45.
    • Score Différentiel (SPAI Difference Score = SP – AG) : Ce score représente l’indice pur de phobie sociale corrigé de l’anxiété agoraphobique générale. Un score différentiel élevé confirme la spécificité clinique de la phobie sociale.
    • Sous-scores dimensionnels : Possibilité de calculer séparément le score cognitif, somatique et comportemental pour dresser un profil clinique individuel.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1989 (version adulte princeps par Samuel M. Turner et Deborah C. Beidel) ; 1995 (version enfants SPAI-C).
  • Éditeur commercial et droits : Le SPAI a fait l’objet d’une publication officielle et d’une distribution commerciale par Multi-Health Systems (MHS Inc., Toronto/New York). Les manuels complets, grilles d’évaluation automatisées et formulaires de cotation sont protégés par le droit d’auteur.
  • Tarifs : L’accès aux formulaires cliniques officiels, aux livrets de test et aux logiciels de profilage nécessite l’achat auprès de l’éditeur ou des distributeurs psychologiques agréés (nécessitant généralement un niveau de qualification clinique de niveau B ou C pour l’achat de tests psychologiques).
  • Utilisation académique et recherche : Les versions publiées dans les thèses de doctorat et les articles de validation originaux de la recherche universitaire sont souvent consultables dans les dépôts institutionnels (par exemple, Drexel University Archives) à des fins d’étude clinique et méthodologique, sous réserve du respect strict de la propriété intellectuelle des auteurs.

12. Références / References

  • Beidel, D. C., Borden, J. W., Turner, S. M., & Jacob, R. G. (1989). The Social Phobia and Anxiety Inventory: Concurrent validity with a clinical sample. Behaviour Research and Therapy, 27(5), 573–576. https://doi.org/10.1016/0005-7967(89)90091-8
  • Beidel, D. C., Turner, S. M., & Cooley, M. R. (1993). Assessing reliable and clinically significant change in social phobia: Validity of the Social Phobia and Anxiety Inventory. Behaviour Research and Therapy, 31(3), 331–337. https://doi.org/10.1016/0005-7967(93)90006-I
  • Beidel, D. C., Turner, S. M., & Morris, T. L. (1995). A new inventory to assess childhood social anxiety and phobia: The Social Phobia and Anxiety Inventory for Children. Psychological Assessment, 7(1), 73–79. https://doi.org/10.1037/1040-3590.7.1.73
  • Beidel, D. C., Turner, S. M., Stanley, M. A., & Dancu, C. V. (1989). The Social Phobia and Anxiety Inventory: Concurrent and external validity. Behavior Therapy, 20(3), 417–427. https://doi.org/10.1016/S0005-7894(89)80060-6
  • Casten, K. M., & Herbert, J. D. (2004). Marital Functioning and Communication in a Clinical Sample of Social Anxiety Disorder Clients (Doctoral dissertation, Drexel University). https://idea.library.drexel.edu/islandora/object/idea:346
  • Clark, D. M., & Wells, A. (1995). A cognitive model of social phobia. In R. G. Heimberg, M. R. Liebowitz, D. A. Hope, & F. R. Schneier (Eds.), Social phobia: Diagnosis, assessment, and treatment (pp. 69–93). Guilford Press.
  • Lang, P. J. (1979). A bio-informational theory of emotional imagery. Psychophysiology, 16(6), 495–512. https://doi.org/10.1111/j.1469-8986.1979.tb01511.x
  • Turner, S. M., Beidel, D. C., Dancu, C. V., & Stanley, M. A. (1989). An empirically derived inventory to measure social fears and anxiety: The Social Phobia and Anxiety Inventory. Psychological Assessment: A Journal of Consulting and Clinical Psychology, 1(1), 35–40. https://doi.org/10.1037/1040-3590.1.1.35
  • Turner, S. M., Stanley, M. A., Beidel, D. C., & Bond, L. (1989). The Social Phobia and Anxiety Inventory: Construct validity. Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment, 11(3), 221–234. https://doi.org/10.1007/BF00960492

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I feel anxious when entering social situations where there is a small group.
2

I feel anxious when entering social situations where there is a large group.
3

I feel anxious when I am in a social situation and I become the center of attention.
4

I feel anxious when I am in a social situation and I am expected to engage in some activity.
5

I feel anxious when making a speech in front of an audience.
6

I feel anxious when speaking in a small informal meeting.
7

I feel so anxious about attending social gatherings that I avoid these situations.
8

I feel so anxious in social situations that I leave the social gathering.
9

I feel anxious when in a small gathering with:
10

I feel anxious when in a large gathering with:
11

I feel anxious when in a bar or restaurant with:
12

I feel anxious and I do not know what to do when in a new situation with:
13

I feel anxious and I do not know what to do when in a situation involving confrontation with:
14

I feel anxious and I do not know what to do when in an embarrassing situation with:
15

I feel anxious when discussing intimate feelings with:
16

I feel anxious when stating an opinion to:
17

I feel anxious when talking about business with:
18

I feel anxious when approaching and/or initiating a conversation with:
19

I feel anxious when ha‎ving to interact for longer than a few minutes with:
20

I feel anxious when drinking (any type of beverage) and/or eating in front of:
21

I feel anxious when writing or typing in front of:
22

I feel anxious when speaking in front of:
23

I feel anxious when being criticized or rejected by:
24

I attempt to avoid social situations where there are:
25

I leave social situations where there are:
26

Before entering a social situation I think about all the things that can go wrong. The types of thoughts I experience are:
27

I feel anxious before entering a social situation.
28

My voice leaves me or changes when I am talking in a social situation.
29

I am not likely to speak to people until they speak to me.
30

I experience troublesome thoughts when I am in a social setting. For example:
31

I experience the following prior to entering a social situation:
32

I experience the following in a social situation:
33

I feel anxious when I am home alone.
34

I feel anxious when I am in a strange place.
35

I feel anxious when I am on any form of public transportation (i.e.‚ bus‚ train‚ airplane).
36

I feel anxious when crossing streets.
37

I feel anxious when I am in crowed places (i.e.‚ stores‚ church‚ movies‚ restaurants‚ etc.).
38

Being in large open spaces makes me feel anxious.
39

I feel anxious when I am in enclosed places (elevators‚ tunnels‚ etc.).
40

Being in high places make me feel anxious (i.e.‚ tall buildings).
41

I feel anxious when waiting in a long line.
42

There are times when I feel like I have to hold on to things because I am afraid I will fall.
43

When I leave home and go to various public places‚ I go with a family member or friend.
44

I feel anxious when riding in a car.
45

There are certain places I do not go because I may feel trapped.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 9). Inventaire de Phobie et d’Anxiété Sociales (SPAI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-phobie-anxiete-sociales-spai/
Looti, Mohammed. “Inventaire de Phobie et d’Anxiété Sociales (SPAI).” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-phobie-anxiete-sociales-spai/.
Looti, Mohammed. “Inventaire de Phobie et d’Anxiété Sociales (SPAI).” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-phobie-anxiete-sociales-spai/.