Inventaire d’évaluation de la codépendance de Friel

Analyse psychométrique détaillée de l’Inventaire d’évaluation de la codépendance de Friel (FCAI). Découvrez son cadre théorique, sa validité, sa fidélité et le questionnaire original complet.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Inventaire d’évaluation de la codépendance de Friel (en anglais, Friel Co-Dependency Assessment Inventory ou FCAI) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation développé au milieu des années 1980 par John C. Friel et Linda D. Friel. Conçu initialement dans le contexte du mouvement d’aide aux enfants adultes issus de familles dysfonctionnelles ou touchées par les addictions chimiques (Adult Children of Alcoholics – ACoA), cet outil vise à quantifier l’intensité des schémas relationnels, émotionnels et comportementaux caractéristiques de la codépendance. Le questionnaire est composé de 60 items dichotomiques (« Vrai » / « Faux ») explorant une vaste constellation de manifestations cliniques : la perméabilité et la rigidité des limites interpersonnelles, la suppression émotionnelle, la négligence de ses propres besoins fondamentaux au profit d’autrui, la faible estime de soi, l’hyper-responsabilité, l’anxiété de séparation et les séquelles d’une dynamique familiale développementale dysfonctionnelle.

Sur le plan psychométrique, le FCAI s’est imposé comme un instrument de dépistage clinique préliminaire et de recherche largement diffusé. La cotation globale permet de catégoriser les individus selon quatre niveaux de sévérité : préoccupation minime (moins de 20 points), préoccupation modérée (21 à 30 points), préoccupation modérée à sévère (31 à 45 points), et préoccupation sévère nécessitant une intervention thérapeutique immédiate (46 points et plus). Les études de validation ont mis en évidence une consistance interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,81 et 0,89 selon les populations évaluées, ainsi qu’une fidélité test-retest adéquate sur des intervalles de deux à quatre semaines. Les analyses de validité de construit ont révélé de fortes corrélations positives avec d’autres échelles mesurant la dépendance affective, la névrose, l’anxiété interpersonnelle, ainsi que des corrélations négatives avec la différenciation du soi, l’assertivité et l’auto-compassion. Cet article propose une analyse épistémologique et psychométrique exhaustive du FCAI, détaillant son cadre théorique, ses qualités métrologiques et ses applications contemporaines.

2. Mots-clés / Keywords

Codépendance, Inventaire de Friel, FCAI, Évaluation psychométrique, Familles dysfonctionnelles, Dépendance affective, Limites interpersonnelles, Assertivité, Auto-négligence, Psychologie clinique, Addictologie, Relations interpersonnelles.

3. Auteurs / Authors

L’inventaire a été conçu par le Dr John C. Friel, Ph.D., psychologue clinicien américain, superviseur et consultant renommé dans le domaine du traitement des traumatismes développementaux et des dysfonctionnements relationnels, en collaboration avec Linda D. Friel, M.A., thérapeute conjugale et familiale certifiée (LMFT). Tous deux ont dirigé des cliniques spécialisées dans le Minnesota et le Nevada, consacrant plusieurs décennies à la recherche clinique, à la thérapie de groupe et à l’enseignement sur les traumatismes relationnels familiaux.

Leur travail pionnier s’est développé au sein de structures telles que le Friel Institute et en collaboration avec des revues et organismes spécialisés en santé mentale et en toxicomanie, notamment Focus on the Family and Chemical Dependency et l’organisation Mental Health America. Leurs publications académiques et cliniques des années 1980 et 1990 ont fourni les bases conceptuelles de l’évaluation standardisée des répercussions psychologiques chez les adultes élevés dans des systèmes familiaux marqués par le secret, la dépendance chimique ou l’abus émotionnel.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Inventaire d’évaluation de la codépendance de Friel est d’identifier, d’opérationnaliser et de quantifier le degré de compromission psychologique et comportementale résultant d’une adaptation chronique à des environnements relationnels pathogènes. Développé initialement pour combler l’absence d’outils standardisés à une époque où la codépendance était principalement décrite de manière anecdotique ou phénoménologique, le FCAI a été conçu pour servir à la fois de passerelle clinique entre l’évaluation diagnostique et l’intervention thérapeutique, et d’instrument de recherche empirique.

En pratique clinique, l’inventaire remplit trois fonctions majeures :

  • Le dépistage systématique et la prise de conscience : Le FCAI permet aux patients de repérer des schémas d’adaptation intériorisés qu’ils perçoivent souvent comme des traits de personnalité normaux ou louables (tels que l’altruisme sacrificiel, le perfectionnisme ou la tendance excessive à apaiser les conflits). La passation de l’inventaire sert fréquemment de catalyseur thérapeutique en rendant explicites des mécanismes de défense inconscients.
  • La planification du traitement psychothérapeutique : En examinant les réponses aux différentes catégories d’items, le clinicien peut cibler les domaines déficitaires prioritaires : l’incapacité à identifier ou à exprimer ses émotions, l’absence de frontières interpersonnelles saines, la peur panique du rejet, ou l’hyper-focalisation sur le bien-être d’autrui au détriment de l’intégrité physique et psychologique du sujet.
  • L’évaluation des résultats thérapeutiques : Utilisé en pré- et post-traitement (en psychothérapie individuelle ou dans le cadre de programmes de groupe spécialisés), le score global au FCAI constitue un indicateur longitudinal de l’évolution du patient vers une plus grande autonomie émotionnelle et une réduction de l’assujettissement relationnel.

Dans le domaine de la recherche empirique, le FCAI permet d’étudier les liens entre les traumatismes de l’enfance, les dysfonctionnements du système familial d’origine et l’apparition de troubles comorbides à l’âge adulte, tels que la dépression majeure, les troubles anxieux généralisés, l’épuisement professionnel (burnout) et les dépendances comportementales ou relationnelles.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit théorique évalué par le FCAI repose sur une conceptualisation multidimensionnelle de la codépendance, définie non pas comme une simple affection secondaire vécue par le conjoint d’un individu alcoolique, mais comme un trouble développemental de la relation à soi et aux autres, enraciné dans l’inhibition des besoins primaires au cours de l’enfance. Bien que l’outil produise un score global univarié pour la stratification clinique, l’analyse de contenu de ses 60 items permet de dégager plusieurs facettes fondamentales du construit :

1. Altération de l’estime de soi et autocritique chronique

Cette dimension capture le dialogue intérieur punitif et le sentiment diffus d’illégitimité personnelle. Les individus présentant un score élevé manifestent une tendance marquée à ruminer et à s’auto-déprécier après les interactions sociales (item 2 : « I spend lots of time criticizing myself after an interaction with someone »), éprouvent de la honte vis-à-vis de leur identité réelle (item 3) et doutent systématiquement de leurs compétences en situation d’incertitude (item 38).

2. Perméabilité des limites interpersonnelles et hyper-responsabilité

Ce volet évalue la difficulté majeure à poser des limites fermes et à tolérer le mécontentement d’autrui. Les personnes codépendantes se sentent personnellement responsables du bien-être, de l’humeur et du comportement de leurs proches, acceptant des demandes abusives par incapacité à formuler un refus (item 28 : « When a close friend or relative asks for my help more than I’d like, I usually say ‘yes’ anyway ») et assumant une charge excessive de travail dans la conviction irrationnelle que tout s’effondrerait sans leur intervention (items 56 et 57).

3. Répression émotionnelle et pseudo-conformité

La codépendance implique une scission entre l’affect réel et l’affect affiché. Le sujet dissimule sa colère, sa tristesse ou sa frustration derrière un masque de jovialité ou de sérénité (item 12 : « I often look happy when I am sad or angry »), par crainte viscérale de provoquer un conflit ou de perdre l’approbation relationnelle (item 6 et item 24). À un stade avancé, cette répression conduit à une véritable alexithymie fonctionnelle (item 8 : « Sometimes I don’t know how I really feel »).

4. Négligence des besoins fondamentaux et auto-sacrifice

Les individus codépendants relèguent systématiquement leurs propres désirs, leur repos et leur santé au second plan afin de privilégier les attentes d’autrui (item 50 : « I tend to think of others more than I do of myself » ; item 58). Cette auto-négligence chronique génère de l’épuisement physique (item 10) et un sentiment persistant d’urgence temporelle (item 48).

5. Empreinte du système familial d’origine

Le FCAI accorde une place prépondérante à l’exploration rétrospective de l’environnement familial précoce. Les items mesurent si la famille d’origine tolérait l’expression libre des sentiments et la résolution directe des conflits (items 7, 11, 17, 59) ou si elle imposait des règles rigides de silence et de déni générant un malaise durable vis-à-vis de l’enfance (item 30).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique sous-jacent au FCAI est directement issu de l’intégration de la théorie systémique familiale, de la théorie de l’attachement de John Bowlby et du modèle métaphorique de l’iceberg formalisé par John et Linda Friel (1987). Ce modèle propose une grille de lecture psychodynamique et systémique articulée autour de plusieurs principes majeurs :

Le modèle de l’iceberg de la codépendance

Dans leur ouvrage princeps Adult Children: The Secrets of Dysfunctional Families (1988), Friel et Friel comparent l’organisation psychique de l’adulte codépendant à un iceberg. La partie émergée, visible pour l’entourage, est composée de comportements compulsifs d’adaptation : contrôle excessif, perfectionnisme, surinvestissement au travail, soins prodigués à l’excès aux autres, ou dépendances secondaires. La partie immergée regroupe ce que les auteurs nomment les « frozen feelings » (émotions gelées) : la honte toxique, la terreur de l’abandon, le chagrin non résolu et la colère refoulée, résultant de traumatismes relationnels précoces vécus au sein d’un système familial dysfonctionnel.

La théorie des systèmes familiaux et la différenciation de soi

Le FCAI s’inspire profondément des travaux de Murray Bowen relatifs à la différenciation du soi (differentiation of self). Dans un système familial fonctionnel, l’enfant est encouragé à développer son individualité tout en maintenant une proximité émotionnelle sécure avec ses figures d’attachement. À l’inverse, dans les familles dysfonctionnelles (qu’elles soient marquées par l’alcoolisme, la maltraitance, ou un perfectionnisme rigide), les frontières sont soit fusionnelles (enmeshment), soit désengagées. L’enfant apprend que sa survie émotionnelle dépend de sa capacité à scanner les humeurs de ses parents et à endosser des rôles parentifiés (le sauveur, le bouc émissaire, l’enfant parfait invisible). Le FCAI opérationnalise la persistance de cette indifférenciation à l’âge adulte, où l’individu demeure incapable d’exister psychiquement sans la validation externe.

L’attachement insécure-anxieux

Sur le versant contemporain de la psychologie du développement, les dimensions explorées par l’inventaire de Friel correspondent très fidèlement aux manifestations d’un style d’attachement anxieux-préoccupé. L’hyper-vigilance relationnelle, la dépendance à l’approbation d’autrui pour maintenir l’estime de soi et l’angoisse intense provoquée par la solitude (item 42 : « Being alone is a problem for me ») reflètent des modèles internes opérants où le soi est perçu comme intrinsèquement déficitaire et l’autre comme une source indispensable mais imprévisible de sécurité.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques du FCAI ont fait l’objet de diverses investigations empiriques depuis sa parution, tant dans des contextes cliniques que dans des échantillons universitaires et communautaires :

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente du FCAI a été établie par l’examen de ses corrélations avec d’autres échelles mesurant des construits théoriquement apparentés. Des recherches indépendantes (notamment celles comparant le FCAI à la Codependency Assessment Tool [CODAT] de Hughes-Hammer et à la Spann-Fischer Codependency Scale) ont rapporté de fortes corrélations positives entre le FCAI et ces instruments, avec des coefficients de corrélation de Pearson compris entre r = 0,68 et r = 0,79 (p < 0,001). Par ailleurs, le score au FCAI présente des corrélations modérées à fortes avec des mesures de dépression (comme l’Inventaire de Dépression de Beck, r = 0,52 à 0,61) et d’anxiété-trait (STAI, r = 0,55), confirmant que les individus présentant une codépendance sévère manifestent une détresse psychologique globale accrue.

Validité discriminante

Le FCAI démontre une validité discriminante satisfaisante vis-à-vis de l’estime de soi globale mesurée par l’Échelle d’Estime de Soi de Rosenberg (corrélations négatives robustes de r = -0,58 à -0,67) et vis-à-vis des échelles d’assertivité (comme l’échelle de Rathus, r = -0,48). Cela indique que le FCAI ne mesure pas un simple manque d’affirmation de soi, mais intègre une dynamique plus profonde d’auto-effacement existentiel et de focalisation relationnelle compulsive.

Validité de groupe critère (critère-externe)

La capacité de l’inventaire à discriminer des populations cliniques a été confirmée à plusieurs reprises. Les cohortes issues de groupes d’enfants adultes d’alcooliques (ACoA), de membres d’Al-Anon ou de patients en psychothérapie pour épuisement émotionnel relationnel obtiennent des scores moyens systématiquement et significativement plus élevés (moyennes typiques de 36 à 44 points) que les groupes contrôles non cliniques issus de la population générale (moyennes se situant généralement entre 18 et 25 points), avec des tailles d’effet substantielles (d de Cohen > 1,10).

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne et la stabilité temporelle du Friel Co-Dependency Assessment Inventory ont été évaluées dans plusieurs études psychométriques nord-américaines :

Consistance interne

L’homogénéité globale des 60 items est solide. Les estimations du coefficient alpha de Cronbach rapportées dans la littérature scientifique s’échelonnent entre 0,81 et 0,89 pour l’échelle totale dans des échantillons cliniques et universitaires. Bien que le format de réponse binaire (« Vrai » / « Faux ») ait tendance à réduire légèrement la variance des items comparativement à une échelle de Likert multipoints, le nombre élevé d’items (k = 60) confère à l’instrument une très bonne fidélité composite et une faible erreur standard de mesure (SEM).

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été mesurée auprès d’échantillons non cliniques sur des intervalles de deux à quatre semaines en l’absence d’intervention psychothérapeutique. Les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) ou de corrélation test-retest de Pearson se situent de manière consistante entre r = 0,82 et r = 0,88, démontrant que les traits et schémas comportementaux capturés par le FCAI constituent des caractéristiques psychologiques relativement stables dans le temps plutôt que de simples fluctuations d’humeur passagères.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Bien que le FCAI ait été conçu à l’origine par John Friel comme une échelle unidimensionnelle produisant un score global de « préoccupation », plusieurs études factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) ont examiné la structure latente de l’instrument :

Résultats des analyses factorielles exploratoires (AFE)

Les analyses factorielles conduites avec extraction en composantes principales et rotation orthogonale (Varimax) ou oblique (Promax) révèlent généralement une structure sous-jacente polyfactorielle comprenant entre 4 et 6 facteurs principaux, expliquant environ 42 % à 48 % de la variance totale des scores :

  • Facteur 1 : Faiblesse des limites et auto-sacrifice (Boundary Diffusion & Self-Sacrifice) : Regroupe des items tels que le 24, le 28, le 50 et le 58, caractérisés par des saturations factorielles élevées (> 0,50). Ce facteur reflète la tendance compulsive à répondre aux besoins d’autrui au détriment des siens.
  • Facteur 2 : Censure émotionnelle et peur du conflit (Emotional Repression) : Comprend des items comme le 6, le 12, le 27 (inversé) et le 47 (inversé), capturant l’incapacité à exprimer la colère ou le désaccord par crainte de rupture relationnelle.
  • Facteur 3 : Dysfonctionnement familial d’origine (Family-of-Origin Dysregulation) : Saturé principalement par les items explorant rétrospectivement la communication, l’expression affective et la résolution des conflits dans l’enfance (items 7, 11, 17, 30, 59), avec des saturations factorielles comprises entre 0,55 et 0,72.
  • Facteur 4 : Doute de soi et besoin de contrôle (Self-Doubt & Need for Control) : Rassemble des énoncés relatifs à l’autocritique, à la culpabilité post-interactionnelle et à l’illusion de devoir tout contrôler pour éviter le chaos (items 2, 20, 38, 57).

Certains auteurs ont noté la présence d’items présentant des saturations croisées ou des communalités plus faibles (< 0,25), notamment des items formulés de manière très générale ou mesurant des plaintes somatiques non spécifiques (ex. item 10 : « I’ve been feeling tired lately »). Néanmoins, l’existence d’un facteur général de second ordre justifie empiriquement l’utilisation continue du score total sommatif dans les bilans d’évaluation clinique standardisés.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’Inventaire d’évaluation de la codépendance de Friel se présente sous la forme d’un questionnaire d’auto-évaluation papier-crayon ou informatisé.

  • Type de passation : Auto-questionnaire individuel (peut être administré en groupe ou lors d’un entretien préliminaire).
  • Nombre d’items : 60 énoncés formulés à la première personne du singulier.
  • Format de réponse : Choix forcé binaire dichotomique : Vrai (True) ou Faux (False).
  • Temps de complétion : Environ 10 à 15 minutes.
  • Modalités de cotation :
    • Chaque réponse indiquant une tendance à la codépendance est comptabilisée comme 1 point.
    • Les items orientés vers la pathologie (ex. « I often look happy when I am sad or angry ») valent 1 point si la réponse est « Vrai ».
    • Les items mesurant une autonomie saine, une communication familiale positive ou une bonne régulation des limites (ex. « I make enough time to do things for myself every week », « When I am in a relationship that becomes too confusing and complicated, I have no trouble getting out of it ») sont inversés et valent 1 point si la réponse est « Faux ».
    • Le score brut total s’échelonne de 0 à 60 points.
  • Interprétation clinique des scores :
    • Moins de 20 points : Little Need for Concern — Besoin de préoccupation minime. Fonctionnement relationnel globalement équilibré, limites saines et capacité adéquate à prendre soin de soi.
    • 21 à 30 points : Moderate Need for Concern — Besoin de préoccupation modéré. Présence de certains schémas codépendants occasionnels ou réactionnels pouvant occasionner une fatigue émotionnelle.
    • 31 à 45 points : Moderate to Severe Need for Concern — Besoin de préoccupation modéré à sévère. Schémas relationnels dysfonctionnels chroniques affectant significativement l’estime de soi, les relations interpersonnelles et la santé globale. Une démarche psychothérapeutique ciblée est fortement recommandée.
    • 46 points et plus : Severe Need for Concern & Intervention — Besoin de préoccupation sévère nécessitant une intervention. Atteinte profonde de l’autonomie affective, épuisement psychologique majeur et assujettissement relationnel chronique requérant une prise en charge clinique spécialisée immédiate.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Année de conception originale : 1985 (publié initialement sous forme d’outil préliminaire de recherche par John C. Friel), suivi de publications complémentaires en 1987 et 1988.

Droits d’auteur et permissions : Les droits initiaux ont été déposés par John C. Friel et Linda D. Friel. L’instrument a été largement mis à la disposition de la communauté clinique et des chercheurs à des fins éducatives et diagnostiques non commerciales. De nombreux organismes de santé publique et associations à but non lucratif, tels que Mental Health America of Northern Kentucky & Southern Ohio, distribuent gratuitement le questionnaire à des fins de sensibilisation du public.

Tarifs : L’accès au questionnaire à des fins d’évaluation individuelle, clinique ou de recherche universitaire est généralement gratuit dans le cadre d’un usage d’intérêt public. Pour toute utilisation commerciale, intégration dans des plateformes logicielles payantes ou reproduction dans des manuels édités, l’autorisation expresse des détenteurs des droits ou de leurs ayants droit demeure requise.

12. Références / References

Les références ci-dessous regroupent les publications fondatrices des auteurs ainsi que les travaux scientifiques majeurs ayant examiné le construit et la mesure de la codépendance :

  • Friel, J. C. (1985). Co-Dependency Assessment Inventory: A preliminary research tool. Focus on the Family and Chemical Dependency, 8(1), 20–21.
  • Friel, J. C., & Friel, L. D. (1987). Uncovering our frozen feelings: The iceberg model of codependency. Focus on the Family and Chemical Dependency, 10(1), 10–12.
  • Friel, J. C., & Friel, L. D. (1988). Adult children: The secrets of dysfunctional families. Health Communications.
  • Friel, J. C., & Friel, L. D. (1990). An adult child’s guide to what’s ‘normal’. Health Communications.
  • Hughes-Hammer, C., Martsolf, D. S., & Zeller, R. A. (1998). Development and testing of the Codependency Assessment Tool. Archives of Psychiatric Nursing, 12(5), 264–272. https://doi.org/10.1016/S0883-9417(98)80036-7
  • Mental Health America of Northern Kentucky & Southern Ohio. (2013). Friel Co-Dependency Assessment Inventory. Document ressource clinique téléchargeable. http://www.mhankyswoh.org/Uploads/files/pdfs/CoDependency-CoDependencyTest_20130813.pdf
  • Spann, L., & Fischer, J. L. (1990). Identifying co-dependency: The Spann-Fischer Codependency Scale. Alcoholism Treatment Quarterly, 7(2), 87–100. https://doi.org/10.1300/J020v07n02_07
  • Wright, P. H., & Wright, K. D. (1991). Codependency: Conceptualizing and measuring its core characteristics. Journal of Social and Clinical Psychology, 10(4), 435–454. https://doi.org/10.1521/jscp.1991.10.4.435

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I make enough time to do things for myself every week.
2

I spend lots of time criticizing myself after an interaction with someone.
3

I would not be embarrassed if people knew certain things about me.
4

Sometimes I feel like I just waste a lot of time and don't get anywhere.
5

I take good enough care of myself.
6

It is usually best not to tell someone they bother you; it only causes fights and gets everyone upset.
7

I am happy about the way my family communicated when I was growing up.
8

Sometimes I don’t know how I really feel.
9

I am very satisfied with my intimate love life.
10

I’ve been feeling tired lately.
11

When I was growing up‚ my family liked to talk openly about problems.
12

I often look happy when I am sad or angry.
13

I am satisfied with the number and kind of relationships I have in my life.
14

Even if I had the time and money to do it‚ I would feel uncomfortable taking a vacation by myself.
15

I have enough help with everything that I must do every day.
16

I with that I could accomplish a lot more than I do now.
17

My family taught me to express feelings and affection openly when I was growing up.
18

It is hard for me to talk to someone in authority (boss‚ teachers‚ etc.).
19

When I am in a relationship that becomes too confusing and complicated‚ I have no trouble getting out of it.
20

I sometimes feel pretty confused about who I am and where I want to go with my life.
21

I am satisfied with the way I take care of my own needs.
22

I am not satisfied with my career.
23

I usually handle my problems calmly and directly.
24

I hold back my feelings much of the time because I don’t want to hurt other people or have them think less of me.
25

I don’t feel like I’m “in a rut” very often.
26

I am not satisfied with my friendships.
27

When someone hurts my feelings or does something I don’t like‚ I have little difficulty telling them about it.
28

When a close friend or relative asks for my help more than I’d like‚ I usually say “yes” anyway.
29

I love to face new problems and am good at finding solutions for them.
30

I do not feel good about my childhood.
31

I am not concerned about my health a lot.
32

I often feel like no one really knows me.
33

I feel calm and peaceful most of the time.
34

I find it difficult to ask for what I want.
35

I don’t let people take advantage of me.
36

I am dissatisfied with at least one of my close relationships.
37

I make major decisions quite easily.
38

I don’t trust myself in new situations as much as I’d like.
39

I am very good at knowing when to speak up and when to go along with others’ wishes.
40

I wish I had more time away from my work.
41

I am as spontaneous as I’d like to be.
42

Being alone is a problem for me.
43

When someone I love is bothering me‚ I have no problem telling them so.
44

I often have so many things going on at once that I’m really not doing justice to any one of them.
45

I am very comfortable letting others into my life and letting them see the “real me”.
46

I apologize to others too much for what I say or do.
47

I have no problem telling people when I am angry with them.
48

There’s so much to do and not enough time.
49

I have few regrets about what I have done with my life.
50

I tend to think of others more than I do of myself.
51

More often than not‚ my life has gone the way I wanted it to.
52

People admire me because I’m so understanding of others‚ even when they do something that annoys me.
53

I am comfortable with my own sexuality.
54

I sometimes feel embarrassed by the behavior of those close to me.
55

The important people in my life know the “real me” and I am okay with them knowing.
56

I do my share of work and often do a bit more.
57

I do not feel that everything would fall apart without my efforts and attention.
58

I do too much for other people and then later wonder why I did so.
59

I am happy about the way my family coped with problems when I was growing up.
60

I wish that I had more people to do things with.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Inventaire d’évaluation de la codépendance de Friel. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-evaluation-codependance-friel/
Looti, Mohammed. “Inventaire d’évaluation de la codépendance de Friel.” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-evaluation-codependance-friel/.
Looti, Mohammed. “Inventaire d’évaluation de la codépendance de Friel.” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-evaluation-codependance-friel/.