1. Résumé / Abstract
L’Inventaire des Styles de Consommation (Consumer Styles Inventory ou CSI), développé initialement par George B. Sproles et Elizabeth L. Kendall en 1986, constitue l’instrument psychométrique fondamental pour conceptualiser, opérationnaliser et évaluer les styles de prise de décision des consommateurs. Défini comme une orientation mentale, cognitive et affective stable guidant les choix d’achat d’un individu, le style de décision du consommateur représente l’équivalent, dans le champ du comportement du consommateur, du concept de style cognitif en psychologie générale.
Le CSI est composé de 40 items mesurés à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). Ces items s’articulent autour de huit dimensions factorielles distinctes : (1) la recherche de perfection et de haute qualité (PERF), (2) la sensibilité aux marques et au prestige (BRAND), (3) la sensibilité à la nouveauté et à la mode (NOV), (4) l’orientation récréative et hédoniste du magasinage (REC), (5) la sensibilité au prix et au rapport qualité-prix (PRICE), (6) la tendance à l’impulsivité et à la négligence (IMP), (7) la confusion par surcharge de choix et d’informations (CONF), et (8) l’attachement aux habitudes et la fidélité aux marques (HAB).
Sur le plan psychométrique, l’inventaire original a fait preuve d’une validité de construit satisfaisante par analyse factorielle exploratoire, expliquant 46 % de la variance totale dans l’échantillon princeps de consommateurs américains, avec des coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) s’échelonnant de 0,48 à 0,76 selon les sous-échelles. Largement adapté et traduit à travers plus d’une trentaine de nations et cultures différentes (Europe de l’Ouest, Asie de l’Est, Moyen-Orient, Afrique, Amérique latine), le CSI demeure la référence mondiale pour la segmentation comportementale, le marketing stratégique, l’éducation des consommateurs et les recherches en psychologie de la consommation.
2. Mots-clés / Keywords
Comportement du consommateur, styles de prise de décision, Consumer Styles Inventory, psychométrie, Sproles et Kendall, hédonisme, fidélité à la marque, surcharge informationnelle, décision d’achat, analyse factorielle.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et formalisée par des chercheurs pionniers en sciences de la consommation et en comportement du consommateur :
- George B. Sproles, Ph.D. : Professeur émérite en sciences de la consommation au College of Agriculture and Life Sciences de l’Université de l’Arizona (Tucson, États-Unis). Ses travaux majeurs ont porté sur l’analyse quantitative de la mode, les typologies de consommateurs et la prise de décision économique des ménages.
- Elizabeth L. Kendall, Ph.D. : Chercheuse et professeure en sciences familiales et de la consommation, associée aux programmes de recherche de l’Université de l’Arizona et active dans la recherche sur la socialisation économique des jeunes consommateurs.
- Collaborations ultérieures (validation adolescents) : Eileen K. Sproles, Ph.D., ayant co-développé en 1990 la version adaptée aux adolescents du CSI auprès de l’Université de l’Arizona.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la création du Consumer Styles Inventory (CSI) découle d’un constat théorique et méthodologique majeur formulé au milieu des années 1980 : les approches traditionnelles de la segmentation des marchés reposaient quasi exclusivement sur des variables socio-démographiques (âge, revenu, niveau d’éducation, sexe) ou des typologies psychographiques globales (personnalité générale, valeurs VALS). Ces métriques s’avéraient souvent incapables de prédire avec précision la manière concrète dont un consommateur aborde, traite l’information et finalise un acte d’achat sur le lieu de vente.
Sproles et Kendall (1986) ont postulé que chaque individu possède une « orientation mentale de base envers le magasinage et la prise de décision d’achat », assimilable à un trait de personnalité spécifique au domaine de la consommation. Cette orientation comprend des prédispositions cognitives (évaluation logique des attributs, recherche rationnelle de prix) et des prédispositions affectives (plaisir d’acheter, attrait émotionnel pour le prestige, anxiété face au choix). L’inventaire vise ainsi à capturer ces modèles mentaux habituels pour :
- Dans la recherche académique : Fournir une mesure standardisée, quantitative et généralisable permettant de tester des modèles structurels de comportement d’achat, d’étudier la socialisation économique des jeunes adultes et d’analyser l’influence des cultures nationales sur les heuristiques décisionnelles.
- Dans le marketing appliqué et la gestion commerciale : Dépasser la segmentation descriptive pour segmenter les clientèles selon leurs styles cognitifs d’achat. Cela permet d’optimiser l’assortiment des magasins (ex. limiter le nombre de références pour les profils « confus par le surchoix »), de concevoir des campagnes promotionnelles ciblées (arguments rationnels de qualité vs. signaux de prestige) et d’adapter les interfaces de commerce électronique.
- Dans l’éducation des consommateurs et la politique publique : Détecter les styles de consommation dysfonctionnels ou vulnérables, tels que la propension élevée aux achats impulsifs, la négligence budgétaire, ou l’anxiété décisionnelle liée à la surcharge informative, afin de concevoir des programmes d’intervention ciblés.
5. Construit psychologique / Construct
Le CSI opérationnalise le construit multidimensionnel des « styles de prise de décision du consommateur » (Consumer Decision-Making Styles). Ce construit postule que les consommateurs ne sont ni de purs calculateurs économiques rationnels (modèle néoclassique de l’Homo economicus), ni des acteurs purement émotionnels, mais des individus guidés par des profils stables combinant huit dimensions cognitives et comportementales :
1. Recherche de la perfection et de la haute qualité (PERF – 6 items)
Cette dimension mesure l’exigence systématique du consommateur envers la supériorité technique, matérielle et fonctionnelle des produits. L’acheteur perfectionniste effectue des comparaisons rigoureuses, recherche activement le produit offrant la meilleure performance possible et n’hésite pas à consacrer du temps et des efforts pour éviter d’acheter un produit médiocre. Ce style s’apparente au profil de « maximisateur » (maximizer) théorisé par Herbert Simon.
2. Sensibilité aux marques et au prestige (BRAND – 5 items)
Cette composante évalue la propension à associer le prix élevé et la notoriété d’une marque à une garantie indiscutable de supériorité. Le consommateur sensible à la marque accorde une valeur substantielle aux marques emblématiques, aux détaillants haut de gamme et au statut social que confère la possession de ces produits, utilisant le prix comme heuristique directe de qualité.
3. Sensibilité à la nouveauté et à la mode (NOV – 6 items)
Ce style reflète l’attrait pour le renouveau, le changement esthétique et l’adoption précoce des tendances. Les individus obtenant un score élevé recherchent activement les dernières collections, les fonctionnalités technologiques émergentes et tirent une satisfaction personnelle du fait d’être perçus comme des prescripteurs de tendances ou des précurseurs.
4. Orientation récréative et hédoniste (REC – 5 items)
Cette dimension caractérise le magasinage non pas comme une corvée utilitaire ou une dépense de temps contraignante, mais comme une activité de loisir enrichissante, distrayante et intrinsèquement plaisante. L’acte de parcourir les rayons ou les boutiques en ligne est source d’émotions positives, indépendamment de l’achat effectif.
5. Sensibilité au prix et au rapport qualité-prix (PRICE – 4 items)
Ce trait correspond à la recherche vigilante de la meilleure valeur financière pour chaque unité monétaire dépensée. Les consommateurs orientés vers ce style sont attentifs aux soldes, aux coupons de réduction, comparent assidûment les prix unitaires et ressentent une grande fierté à obtenir des prix avantageux, sans nécessairement sacrifier une qualité acceptable.
6. Tendance à l’impulsivité et à la négligence (IMP – 5 items)
Cette sous-échelle mesure le manque de planification, la spontanéité non régulée et l’absence de délibération préalable lors de l’acte d’achat. Le consommateur impulsif cède à des stimuli immédiats sur le lieu de vente, accorde peu d’attention à l’impact budgétaire à long terme et éprouve parfois des regrets post-achat en raison de choix irréfléchis.
7. Confusion par surcharge de choix et d’informations (CONF – 5 items)
Cette dimension évalue le sentiment de submersion psychologique, d’incertitude et de stress cognitif généré par la prolifération excessive des marques, des magasins et des informations concurrentes (concept de choice overload). L’individu éprouve de la difficulté à hiérarchiser ses critères, doute constamment de la justesse de son choix et peut entrer dans un état d’inhibition décisionnelle.
8. Habitude et fidélité aux marques (HAB – 4 items)
Ce style traduit la formation d’automatismes comportementaux visant à simplifier la prise de décision. Le consommateur routinier privilégie systématiquement les mêmes marques, fréquente les mêmes enseignes et maintient ses habitudes d’achat antérieures, évitant ainsi le coût cognitif associé à l’évaluation de nouvelles alternatives.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le CSI s’enracine au croisement de la psychologie cognitive, des sciences de la décision et de la théorie du comportement du consommateur. Sa genèse conceptuelle repose sur trois fondements théoriques majeurs :
L’approche par les styles cognitifs et la personnalité fonctionnelle
Historiquement, les psychologues (tels que Witkin, Guilford ou Myers-Briggs) ont démontré que les individus possèdent des modes stables et caractéristiques de perception, de traitement de l’information et de résolution de problèmes. Sproles et Kendall ont transposé cette notion au domaine de la consommation en postulant l’existence de « styles de décision du consommateur ». Contrairement aux traits de personnalité généraux, qui peinent à expliquer des micro-comportements de marché, les styles de décision représentent une personnalité de niveau intermédiaire spécifique au domaine de l’échange marchand.
Le paradigme du traitement de l’information et de la rationalité limitée
L’échelle s’inspire directement des travaux pionniers d’Herbert A. Simon sur la rationalité limitée (bounded rationality). Face à un univers de produits infini et complexe, le consommateur ne peut optimiser parfaitement son utilité. Il adopte des heuristiques cognitives qui se structurent selon deux pôles opposés :
- La maximisation (Maximizing) : Incarnée par la sous-échelle PERF, où l’individu refuse le compromis et cherche l’option optimale absolue au prix d’un coût de recherche élevé.
- La satisfaction (Satisficing) : Incarnée par les styles HAB ou PRICE, où l’individu sélectionne la première option franchissant un seuil acceptable afin d’économiser ses ressources attentionnelles.
Les modèles intégrateurs du comportement du consommateur développés par Bettman (1979) ainsi que par Howard et Sheth (1969) corroborent cette vision : les consommateurs construisent des programmes d’action mémorisés pour minimiser l’effort cognitif face aux stimuli marketing.
La dialectique utilitarisme versus hédonisme
Le CSI s’appuie également sur la rupture théorique introduite par Holbrook et Hirschman (1982) concernant la nature de l’expérience de consommation. Les modèles traditionnels concevaient le consommateur comme un agent de traitement logique, froid et utilitaire. En intégrant des dimensions telles que l’orientation récréative (REC) et l’impulsivité (IMP), Sproles et Kendall formalisent la réalité hédoniste de l’achat, où la quête de sensations, d’amusement, de fantaisie et d’excitation affective prévaut sur le strict calcul économique.
7. Validité / Validity
Depuis sa publication en 1986, le CSI a fait l’objet d’un examen empirique approfondi visant à documenter ses diverses formes de validité psychométrique :
Validité de contenu et de construit
La validité de contenu a été établie par Sproles et Kendall au travers d’une recension exhaustive des 50 concepts de consommation préalablement isolés dans la littérature économique et sociologique. Après une génération initiale d’items soumis à un jury d’experts en sciences de la consommation, les énoncés ambigus ou redondants ont été éliminés. La structure à 8 facteurs a été confirmée comme représentant des construits mutuellement distincts mais conceptuellement cohérents.
Validité convergente et discriminante
Les recherches ultérieures, notamment celles de Walsh, Mitchell et Hennig-Thurau (2001), ont examiné les corrélations inter-facteurs. Les dimensions présentent des corrélations faibles à modérées, confirmant leur relative indépendance orthogonale. Par exemple, la sensibilité à la marque (BRAND) corrèle positivement avec la sensibilité à la mode (NOV) et la recherche de perfection (PERF), mais montre une corrélation quasi nulle ou négative avec la sensibilité au prix pur (PRICE), démontrant une bonne validité discriminante.
Validité prédictive et nomologique
Le CSI a démontré une excellente validité prédictive dans une multitude de contextes d’achat réels :
- Les scores sur l’échelle IMP prédisent de manière significative les dépenses imprévues et les crises de remords post-achat.
- Les scores sur l’échelle BRAND prédisent la fidélité aux marques de luxe et la faible élasticité-prix de la demande individuelle.
- L’échelle CONF est corrélée positivement avec l’abandon de panier en ligne et la fatigue décisionnelle face aux catalogues denses.
Validité transculturelle
Le CSI a été soumis à des analyses rigoureuses d’invariance de mesure (par modélisation d’équations structurelles) à l’échelle internationale. Des études menées en Corée du Sud (Hafstrom et al., 1992), en Nouvelle-Zélande (Durvasula et al., 1993), au Royaume-Uni (Mitchell & Bates, 1998), en Allemagne (Walsh et al., 2001) et en Chine (Hiu et al., 2001) ont démontré que si la configuration globale reste stable, le nombre de facteurs stables varie généralement entre 6 et 8 selon les cultures. Les facteurs PERF, BRAND et REC émergent de façon quasi universelle, tandis que les sous-échelles PRICE et HAB montrent une variabilité structurelle plus prononcée en fonction du niveau de développement économique du pays.
8. Fidélité / Reliability
La cohérence interne des sous-échelles du CSI a été mesurée de façon récurrente par le coefficient alpha de Cronbach. Dans l’échantillon princeps de Sproles et Kendall (1986, N = 501 lycéens et étudiants américains), les coefficients obtenus étaient les suivants :
- Perfectionnisme / Haute qualité (PERF) : α = 0,74
- Sensibilité à la marque (BRAND) : α = 0,75
- Sensibilité à la nouveauté / mode (NOV) : α = 0,76
- Orientation récréative / hédoniste (REC) : α = 0,70
- Sensibilité au prix (PRICE) : α = 0,55
- Impulsivité / Négligence (IMP) : α = 0,48
- Confusion par surcharge de choix (CONF) : α = 0,55
- Habitude / Fidélité à la marque (HAB) : α = 0,53
Si les quatre premières dimensions atteignent ou dépassent le seuil conventionnel d’acceptabilité de 0,70 préconisé par Nunnally, les quatre dernières ont révélé une fidélité plus modeste dans l’étude inaugurale, ce qui a été attribué au nombre réduit d’items (4 ou 5 items) et à l’hétérogénéité des formulations.
Toutefois, lors des réplications et des raffinements ultérieurs chez des populations adultes plus larges, la fidélité a substantiellement augmenté. Dans l’étude de validation allemande de Walsh et al. (2001), les alphas de Cronbach se sont établis entre 0,61 et 0,82. De même, les mesures de fidélité test-retest sur un intervalle de quatre semaines (Sproles & Sproles, 1990) ont mis en évidence des coefficients de stabilité temporelle supérieurs à 0,70 pour l’ensemble des dimensions chez des consommateurs adolescents et jeunes adultes, confirmant que le CSI capture des orientations durables plutôt que des humeurs transitoires.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture psychométrique du CSI a été établie au moyen d’analyses factorielles rigoureuses :
Analyse factorielle exploratoire (AFE) initiale
Dans l’étude inaugurale de Sproles et Kendall (1986), un ensemble initial de plus de 50 énoncés a été administré à un échantillon de 501 répondants. Une analyse en composantes principales (ACP) suivie d’une rotation orthogonale Varimax a été exécutée. Les critères d’arrêt retenus étaient :
- La règle de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1,0).
- L’examen du coude du diagramme de Cattell (scree plot).
- Un seuil de saturation factorielle minimale de 0,40 pour chaque item sur son facteur principal, avec une exigence de saturations croisées minimales (< 0,30) sur les facteurs secondaires.
Cette démarche a conduit à la conservation de 40 items saturant nettement sur 8 composantes orthogonales, expliquant conjointement 46 % de la variance totale. Les saturations des items s’étendaient de 0,41 à 0,79, attestant d’une force de liaison satisfaisante entre les variables observées et les facteurs latents respectifs.
Analyses factorielles confirmatoires (AFC) contemporaines
Avec l’essor de la modélisation en équations structurelles dans les années 1990 et 2000, plusieurs chercheurs ont soumis le modèle original à 8 facteurs à des analyses factorielles confirmatoires (AFC). Les indices d’ajustement globaux obtenus dans la plupart des réplications internationales (RMSEA ≤ 0,06, CFI ≥ 0,90, TLI ≥ 0,88) corroborent la plausibilité du modèle à 8 dimensions, sous réserve de la reformulation ou de la suppression de certains items présentant une forte colinéarité résiduelle.
Certains auteurs (ex. Mitchell & Bates, 1998 ; Hiu et al., 2001) ont proposé des versions épurées à 7 facteurs ou des versions modifiées éliminant le facteur « Habitude » en raison de chevauchements conceptuels avec la fidélité pure. Néanmoins, le modèle canonique à 8 dimensions demeure à ce jour le modèle théorique de référence le plus robuste et le plus largement reproduit.
10. Instrument de mesure / Instrument
Le Consumer Styles Inventory se présente sous les caractéristiques structurelles et opérationnelles suivantes :
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report inventory).
- Nombre total d’items : 40 items répartis en 8 sous-échelles :
- Perfectionnisme / Haute qualité (PERF) : 6 items
- Sensibilité à la marque (BRAND) : 5 items
- Sensibilité à la nouveauté / mode (NOV) : 6 items
- Orientation récréative / hédoniste (REC) : 5 items
- Sensibilité au prix / rapport qualité-prix (PRICE) : 4 items
- Impulsivité / négligence (IMP) : 5 items
- Confusion par surcharge de choix (CONF) : 5 items
- Habitude / fidélité à la marque (HAB) : 4 items
- Format des réponses : Échelle de Likert classique en 5 points :
- 1 = Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
- 2 = Plutôt pas d’accord (Disagree)
- 3 = Neutre / Ni en désaccord ni d’accord (Neutral)
- 4 = Plutôt d’accord (Agree)
- 5 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree)
- Modalités de passation : Administration individuelle ou collective, sur support papier-crayon ou par questionnaire informatisé en ligne. Durée moyenne de passation : 10 à 15 minutes.
- Calcul des scores (Cotation) : Pour chaque dimension, le score est calculé en effectuant la moyenne arithmétique (ou la somme brute) des items constitutifs. Les items inversés éventuels (notamment dans la dimension récréative) doivent être recodés préalablement (1=5, 2=4, 3=3, 4=2, 5=1). Un score élevé sur une dimension indique une forte prévalence du style décisionnel considéré. L’instrument produit un profil de consommation multidimensionnel sans générer de score global composite aggloméré.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de conception originale : 1986 (publication fondatrice dans le Journal of Consumer Affairs).
- Validation complémentaire pour adolescents : 1990 (Sproles & Sproles).
- Statut des droits d’auteur et permissions : Les droits d’auteur de l’article princeps sont détenus par l’American Council on Consumer Interests (ACCI) et la maison d’édition savante Wiley.
- Tarification pour la recherche académique : L’utilisation du CSI à des fins d’enseignement, de thèses doctorales et de recherche académique non commerciale est traditionnellement autorisée à titre gratuit, sous réserve de citer exhaustivement l’article princeps de Sproles et Kendall (1986).
- Utilisation commerciale : Toute intégration du questionnaire dans un outil commercial, une plateforme payante d’analyse marketing ou un progiciel propriétaire nécessite une autorisation contractuelle préalable auprès des détenteurs des droits de reproduction.
12. Références / References
- Bettman, J. R. (1979). An information processing theory of consumer choice. Addison-Wesley.
- Durvasula, S., Lysonski, S., & Andrews, J. C. (1993). Cross-cultural generalizability of a scale for profiling consumers’ decision-making styles. Journal of Consumer Affairs, 27(1), 55–65. https://doi.org/10.1111/j.1745-6606.1993.tb00737.x
- Hafstrom, J. L., Chae, J. S., & Chung, Y. S. (1992). Consumer decision-making styles: Comparison between United States and Korean young consumers. Journal of Consumer Affairs, 26(1), 146–158. https://doi.org/10.1111/j.1745-6606.1992.tb00020.x
- Hiu, A. S., Siu, N. Y., Wang, C. C., & Chang, L. M. (2001). An investigation of decision-making styles of consumers in China. Journal of Consumer Affairs, 35(2), 326–344. https://doi.org/10.1111/j.1745-6606.2001.tb00117.x
- Holbrook, M. B., & Hirschman, E. C. (1982). The experiential aspects of consumption: Consumer fantasies, feelings, and fun. Journal of Consumer Research, 9(2), 132–140. https://doi.org/10.1086/208906
- Howard, J. A., & Sheth, J. N. (1969). The theory of buyer behavior. John Wiley & Sons.
- Lysonski, S., Durvasula, S., & Zotos, Y. (1996). Consumer decision-making styles: A multi-country investigation. European Journal of Marketing, 30(12), 10–21. https://doi.org/10.1108/03090569610153273
- Mitchell, V. W., & Bates, L. (1998). UK consumer decision-making styles. Journal of Marketing Management, 14(1–3), 199–225. https://doi.org/10.1362/026725798784959345
- Sproles, E. K., & Sproles, G. B. (1990). Consumer decision-making styles as a function of individual learning styles. Journal of Consumer Affairs, 24(1), 134–147. https://doi.org/10.1111/j.1745-6606.1990.tb00262.x
- Sproles, G. B., & Kendall, E. L. (1986). A methodology for profiling consumers’ decision-making styles. Journal of Consumer Affairs, 20(2), 267–279. https://doi.org/10.1111/j.1745-6606.1986.tb00382.x
- Walsh, G., Mitchell, V. W., & Hennig-Thurau, T. (2001). German consumer decision-making styles. Journal of Consumer Affairs, 35(1), 73–95. https://doi.org/10.1111/j.1745-6606.2001.tb00103.x
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions to Respondents:
Please indicate how much you agree or disagree with each of the following statements regarding your shopping and purchasing habits. Rate each item on the 5-point scale below:
- 1 = Strongly Disagree
- 2 = Disagree
- 3 = Neutral / Neither Agree nor Disagree
- 4 = Agree
- 5 = Strongly Agree
Factor 1: Perfectionistic, High-Quality Conscious Consumer (PERF)
- Getting very good quality is very important to me.
- When it comes to purchasing products, I try to get the very best or overall best quality.
- In general, I usually try to buy the best overall quality product.
- I make special effort to choose the very best quality products.
- I really don’t consider how much money I spend on clothes or products as long as they are top quality.
- My standards for the products I buy are very high.
Factor 2: Brand Conscious, « Price Equals Quality » Consumer (BRAND)
- The well-known national brands are best for me.
- The more expensive brands are usually my choice.
- The higher the price of a product, the better the quality.
- Nice department and specialty stores offer me the best products.
- I prefer buying the best-selling brands.
Factor 3: Novelty-Fashion Conscious Consumer (NOV)
- I usually have one or more outfits of the very newest style.
- I keep my wardrobe up-to-date with the changing fashions.
- Fashionable, attractive styling is very important to me.
- To get variety, I shop in different stores and choose different brands.
- It’s fun to buy something new and exciting.
- I am the first to try new products and fashions.
Factor 4: Recreational, Hedonistic Consumer (REC)
- Shopping is not a pleasant activity to me. [Reverse scored]
- Going shopping is one of the enjoyable activities of my life.
- Shopping in stores wastes my time. [Reverse scored]
- I enjoy shopping just for the fun of it.
- I make shopping trips just for something to do.
Factor 5: Price-Conscious, « Value for Money » Consumer (PRICE)
- I buy as much as possible at sale prices.
- The lower price products are usually my choice.
- I look carefully to find the best value for the money.
- I am willing to spend extra effort to find the lowest price.
Factor 6: Impulsive, Careless Consumer (IMP)
- I should plan my shopping more carefully than I do.
- I am impulsive when purchasing.
- Often I make careless purchases I later wish I had not.
- I take the time to shop carefully for best buys. [Reverse scored]
- I spend little time deciding on the things I buy.
Factor 7: Confused by Overchoice Consumer (CONF)
- There are so many brands to choose from that I often feel confused.
- The more I learn about products, the harder it seems to choose the best.
- All the information I get on different products confuses me.
- I often have trouble deciding which store to shop at.
- Sometimes it’s hard to choose which products are best.
Factor 8: Habitual, Brand-Loyal Consumer (HAB)
- I have favorite brands I buy over and over.
- Once I find a product or brand I like, I stick with it.
- I go to the same stores each time I shop.
- To save time, I make my shopping selections quickly based on past experience.