1. Résumé
L’Inventaire des situations interpersonnelles (Inventory of Interpersonal Situations, IIS ; à l’origine en néerlandais : Inventarisatielijst Omgaan met Anderen, IOA), élaboré par les psychologues cliniciens et chercheurs Rien Van Dam-Baggen et Floris Kraaimaat (1987, 1999), constitue un instrument d’évaluation psychométrique de référence destiné à mesurer l’anxiété sociale et les compétences d’affirmation de soi (assertivité) en contexte relationnel. Cet instrument de 35 items présente une structure d’évaluation bidimensionnelle originale et novatrice : pour chaque item décrivant une situation sociale ou interpersonnelle spécifique, le sujet évalue simultanément deux composantes distinctes à l’aide d’échelles de type Likert en 5 points. La première dimension mesure l’inconfort émotionnel ressenti (de 1 = « aucun » à 5 = « très important »), reflétant l’expérience affective et physiologique de l’anxiété. La seconde dimension évalue la fréquence d’exécution du comportement (de 1 = « jamais » à 5 = « toujours »), quantifiant la tendance comportementale réelle ou l’évitement.
L’analyse factorielle a mis en évidence une structure robuste articulée autour de cinq sous-échelles situationnelles : (1) l’affirmation de soi ou opposition à la critique, (2) l’expression d’opinions personnelles, (3) l’initiation de contacts sociaux et de conversations, (4) l’exposition à des situations d’évaluation ou d’intimité, et (5) la formulation de demandes ou de requêtes d’aide. L’IIS démontre une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,85 et 0,96 pour les scores globaux et les sous-échelles, ainsi qu’une excellente stabilité temporelle test-retest. Sur le plan de la validité, l’inventaire discrimine parfaitement les populations cliniques souffrant de phobie sociale ou de trouble de la personnalité évitante des groupes témoins non cliniques, tout en prédisant avec précision les comportements réels manifestés lors de simulations de jeux de rôle comportementaux (role-play tests). Il s’avère ainsi indispensable pour le diagnostic comportemental, la planification des thérapies cognitivo-comportementales et l’évaluation de l’efficacité des entraînements aux compétences sociales.
2. Mots-clés
Anxiété sociale, phobie sociale, affirmation de soi, assertivité, compétences sociales, évaluation comportementale, Inventarisatielijst Omgaan met Anderen, évitement social, thérapie cognitivo-comportementale, psychométrie interpersonnelle.
3. Auteurs
L’inventaire a été conçu et validé par :
- Dr. C. M. J. (Rien) Van Dam-Baggen : Psychologue clinicienne et chercheuse au Département de Psychologie Clinique de l’Université d’Amsterdam (Universiteit van Amsterdam – UvA), Pays-Bas. Spécialiste reconnue des troubles anxieux, de l’évaluation comportementale et de l’entraînement aux habiletés sociales. Adresse de contact institutionnelle :
[email protected]. - Prof. Dr. Floris W. Kraaimaat : Professeur émérite de Psychologie Médicale et Clinique au Centre Médical Universitaire Radboud (Radboud Universitair Medisch Centrum) et à l’Université Radboud de Nimègue, Pays-Bas. Auteur prolifique dans le domaine de l’évaluation psychologique, de l’interaction médecin-patient et des processus émotionnels liés aux pathologies chroniques et phobiques.
4. Objectif
L’Inventaire des situations interpersonnelles (IIS) a été développé dans le but d’apporter une solution méthodologique rigoureuse aux limites des instruments traditionnels mesurant l’anxiété sociale et l’assertivité. Historiquement, de nombreux questionnaires se concentraient exclusivement soit sur la détresse subjective (l’expérience émotionnelle de peur ou de tension), soit sur la fréquence auto-rapportée des comportements, sans permettre de croiser ces deux facettes au sein des mêmes scénarios interactifs. L’objectif fondamental de l’IIS est de dissocier de manière explicite et standardisée deux paramètres distincts du fonctionnement interpersonnel face à un ensemble exhaustif d’interactions quotidiennes :
- L’inconfort subjectif (Discomfort) : L’intensité de la tension psychologique, de la détresse émotionnelle ou de l’inhibition viscérale générée par une situation donnée.
- La fréquence d’engagement (Frequency of Occurrence) : La régularité avec laquelle l’individu s’engage concrètement dans le comportement social adapté face à cette même situation, constituant un indicateur direct de l’évitement ou de l’exposition spontanée.
Cette approche à double axe répond à des besoins cruciaux tant dans la recherche empirique qu’en pratique clinique. Sur le plan clinique, deux individus présentant un score identique d’inconfort émotionnel élevé peuvent présenter des profils d’action radicalement opposés : l’un peut s’exposer régulièrement malgré une souffrance aiguë (comportement d’endurance courageuse mais coûteuse), tandis que l’autre adopte un évitement comportemental quasi total (renforçant la chronicisation phobique). Inversement, une fréquence d’action faible peut parfois refléter non pas une anxiété pathologique, mais un manque d’opportunités environnementales ou un faible besoin d’affiliation sociale. Le croisement des scores de gêne et de fréquence de l’IIS permet donc d’établir un diagnostic comportemental fin et d’identifier avec précision les cibles thérapeutiques prioritaires.
Dans le cadre des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et des programmes d’entraînement aux compétences sociales (Social Skills Training, SST), l’IIS est employé comme outil de cartographie prétraitement et de mesure d’efficacité post-traitement. Il permet aux thérapeutes de modéliser des hiérarchies d’exposition in vivo sur mesure et d’observer si l’amélioration clinique découle prioritairement de la réduction de l’inconfort émotionnel, de l’augmentation du répertoire comportemental, ou d’une synergie des deux composantes.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par l’IIS repose sur une modélisation multidimensionnelle de l’interaction interpersonnelle en contexte d’anxiété d’évaluation. L’échelle décompose la compétence sociale et la détresse relationnelle en cinq domaines situationnels empiriquement validés par Van Dam-Baggen et Kraaimaat :
1. Affirmation de soi et gestion des conflits (Refusal and Conflict Management)
Ce domaine regroupe des situations où l’individu doit faire valoir ses droits personnels, résister à la manipulation d’autrui ou refuser des sollicitations indues. Il s’agit d’interactions à fort potentiel conflictuel nécessitant un équilibre entre fermeté et courtoisie. Des items typiques incluent le refus de prêter de l’argent (Item 7), la résistance à des pressions commerciales directes (Item 3), le refus d’une requête formulée par une personne appréciée (Item 22), ou la mise au point avec un tiers dont l’attitude dérange (Item 2, Item 10). La réussite dans ce domaine requiert la capacité de tolérer le regard réprobateur d’autrui sans céder à la soumission passive.
2. Expression d’opinions personnelles et divergence (Giving Personal Opinions)
Cette dimension mesure la propension à expliciter ses croyances, jugements de valeur et idées divergentes au sein d’un groupe ou face à une autorité. Elle met à l’épreuve la vulnérabilité au jugement d’autrui et la peur du rejet. Elle est illustrée par l’expression d’un avis discordant par rapport à celui de l’interlocuteur (Item 14), la divergence publique face à l’entourage (Item 16), la confrontation intellectuelle avec une figure d’autorité (Item 34) ou le partage de sa vision de la vie (Item 30). Les patients souffrant de phobie sociale présentent dans cette dimension des scores d’évitement massifs liés à la peur de paraître incompétents ou ridicules.
3. Initiation de contacts et entrée en relation (Initiating Social Interactions)
Ce pôle évalue les comportements d’approche proactive envers des inconnus ou des pairs non familiers, situations impliquant un niveau élevé d’incertitude quant à l’issue de l’interaction. Les situations prototypiques comprennent le fait d’aborder un inconnu dans la rue ou un lieu public (Item 15, Item 29), de se joindre à une conversation de petit groupe déjà engagée (Item 1), d’initier un échange avec une personne perçue comme attirante (Item 13) ou d’inviter un ami à sortir (Item 35). L’obstacle psychologique réside ici dans l’anticipation négative du rejet immédiat ou du silence gênant.
4. Réception et émission de sentiments positifs (Positive Interpersonal Situations)
Paradoxalement, l’anxiété sociale ne se manifeste pas uniquement dans les contextes de critique : elle s’exprime également avec acuité face aux signaux affectifs positifs et aux éloges. Cette dimension explore la capacité à recevoir et exprimer la chaleur humaine, la gratitude et l’admiration. Elle inclut l’acceptation sereine d’un compliment sur son travail (Item 4) ou sur son apparence physique (Item 27), l’expression spontanée d’un compliment adressé à autrui (Item 17, Item 24), et la reconnaissance verbale d’un service rendu (Item 9, Item 23). Chez les individus hautement anxieux, les louanges déclenchent une crainte majeure d’accroître les attentes sociales futures qu’ils estiment incapables de combler.
5. Demande d’aide, d’information et défense légitime de ses droits (Requests and Demands)
Cette sous-échelle concerne des situations instrumentales du quotidien où l’individu doit faire appel à autrui pour résoudre un problème pratique, surmonter une incompréhension ou réclamer son dû. Elle intègre le fait de solliciter l’aide d’un ami face à une difficulté (Item 5), de réclamer la restitution d’un bien prêté (Item 6), de demander des explications complémentaires sur un sujet non assimilé (Item 19), ou de retourner un article défectueux dans un commerce (Item 18). L’inhibition dans ces contextes découle souvent du sentiment illégitime d’être un fardeau ou d’indisposer l’interlocuteur.
6. Cadre théorique
L’Inventaire des situations interpersonnelles s’enracine au confluent des théories de l’apprentissage social, du béhaviorisme appliqué et des modèles cognitifs contemporains de l’anxiété sociale.
L’approche comportementale et l’entraînement aux compétences sociales
Dans le sillage des travaux fondateurs de Joseph Wolpe sur l’inhibition réciproque et le conditionnement de l’anxiété, ainsi que des contributions d’Arnold Lazarus sur l’assertivité, le modèle postule que les difficultés relationnelles résultent de deux mécanismes complémentaires :
- Le déficit en habiletés sociales (Skill Deficit Model) : L’individu ne dispose pas, dans son répertoire d’apprentissage, des chaînes de comportements verbaux et non-verbaux nécessaires à une communication efficace (maintien du contact visuel, modulation posturale, prosodie, relance conversationnelle).
- L’inhibition conditionnée (Conditioned Anxiety Model) : L’individu possède les compétences théoriques, mais l’élévation massive de l’activation autonome (tachycardie, tremblements, rougissement) et les pensées catastrophistes bloquent l’émission comportementale du geste adapté.
En évaluant séparément l’inconfort interne et la performance fréquentielle, l’IIS opérationnalise directement cette distinction théorique : un profil combinant un fort inconfort mais une fréquence d’action élevée signale une anxiété conditionnée sans déficit d’action majeur, tandis qu’une faible fréquence associée à un fort inconfort traduit un évitement phobique complet avec désapprentissage des habiletés.
Le modèle cognitif de Clark et Wells
L’IIS s’articule également avec le modèle cognitif de la phobie sociale développé par David M. Clark et Adrian Wells (1995). Selon cette perspective, dès que l’individu pénètre dans une situation sociale perçue comme un test, des schémas sous-jacents relatifs à une incompétence personnelle sont activés. Cette activation entraîne une focalisation attentionnelle interne accrue (self-focused attention) et l’adoption de « comportements de sécurité » (safety behaviors). L’item 11 de l’IIS (« Maintenir le contact visuel durant une conversation ») capture parfaitement ce mécanisme : la rupture du regard constitue l’un des comportements de sécurité les plus universels destinés à masquer son émotion ou à désamorcer l’attention de l’autre.
7. Validité
L’IIS a fait l’objet de multiples investigations psychométriques de validation sur des cohortes cliniques et non cliniques de grande ampleur aux Pays-Bas et au niveau international (Van Dam-Baggen & Kraaimaat, 1987, 1999, 2003).
Validité de construit et validité discriminante
L’inventaire démontre un pouvoir de discrimination hautement significatif (p < 0,001) entre :
- Les patients diagnostiqués avec une phobie sociale (selon les critères du DSM) ou un trouble de la personnalité évitante ;
- Les patients psychiatriques souffrant d’autres troubles anxieux ou dépressifs sans composante d’inhibition sociale primaire ;
- Des échantillons normatifs issus de la population générale.
Les patients phobiques sociaux obtiennent des scores d’inconfort systématiquement supérieurs d’au moins deux déviations standard à ceux de la population générale, corrélés à des scores de fréquence d’exécution significativement plus bas. De plus, la sous-échelle d’affirmation de soi isole efficacement les individus présentant des problématiques spécifiques d’agressivité passive ou de dépendance relationnelle.
Validité convergente
La validité convergente de l’IIS a été établie par la corrélation positive et robuste des scores d’inconfort avec plusieurs instruments psychométriques validés mesurant l’anxiété et l’inhibition sociale, notamment :
- L’échelle d’anxiété et d’évitement social de Watson et Friend (Social Avoidance and Distress Scale, SADS) : coefficients de corrélation r compris entre 0,68 et 0,78.
- L’échelle de peur de l’évaluation négative (Fear of Negative Evaluation Scale, FNES) : corrélations r oscillant entre 0,60 et 0,72.
- Le questionnaire d’affirmation de soi de Rathus (Rathus Assertiveness Schedule, RAS) : corrélation négative marquée avec l’inconfort de l’IIS (r = -0,62) et corrélation positive avec la fréquence de l’IIS (r = 0,58).
Validité prédictive et écologique (Comportement observable)
Dans une étude marquante de Van Dam-Baggen et Kraaimaat (1990), l’évaluation par l’IIS a été mise en relation avec des mesures comportementales objectives enregistrées lors de simulations en laboratoire (Behavioral Role-Play Tests). Les scores d’inconfort de l’IIS ont prédit avec exactitude les indices manifestes d’anxiété évalués par des juges indépendants en aveugle : tremblements de la voix, latence de réponse, durée des silences et ruptures du contact visuel. Parallèlement, l’échelle de fréquence prédisait le nombre effectif d’initiatives verbales assertives prises par les participants lors de négociations directes.
8. Fidélité
Les qualités métrologiques de fidélité de l’IIS ont été éprouvées dans diverses configurations expérimentales et longitudinales :
Consistance interne
L’homogénéité des items au sein de l’inventaire est exceptionnellement élevée. Dans l’étude princeps menée auprès de 820 sujets normatifs et 450 patients cliniques (Van Dam-Baggen & Kraaimaat, 1999) :
- Score total d’inconfort : coefficient alpha de Cronbach (α) = 0,95 à 0,96 en population clinique et 0,94 dans les échantillons communautaires.
- Score total de fréquence : alpha de Cronbach (α) = 0,91 à 0,93 across samples.
- Sous-échelles : les coefficients de consistance interne des cinq sous-échelles oscillent entre 0,78 et 0,89 pour la dimension d’inconfort et entre 0,72 et 0,85 pour la dimension de fréquence.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité test-retest a été mesurée auprès d’un sous-échantillon de sujets sur un intervalle de quatre semaines sans intervention thérapeutique :
- Coefficient de corrélation intraclasse pour le score total d’inconfort : r = 0,88.
- Coefficient pour le score total de fréquence : r = 0,84.
- Sous-échelles : coefficients test-retest compris entre 0,76 et 0,86.
Ces valeurs confirment que l’instrument capture des traits comportementaux et affectifs stables dans le temps en l’absence de thérapie, tout en conservant une sensibilité au changement attestée après un cycle de thérapie comportementale (effect sizes de Cohen d > 1,10 sur l’inconfort après entraînement aux compétences sociales).
9. Analyse factorielle
La structure dimensionnelle de l’Inventaire des situations interpersonnelles a été rigoureusement analysée par des méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) avec rotation Varimax et Oblimin, puis confirmée par modélisation d’équations structurelles (AFC) sur de larges échantillons (Van Dam-Baggen, Kraaimaat & Kiers, 1991, 1992 ; Van Dam-Baggen & Kraaimaat, 1999).
Structure factorielle de l’échelle d’Inconfort
L’analyse des composantes principales sur la matrice de corrélation des 35 items d’inconfort a révélé une solution à cinq facteurs expliquant approximativement 52 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Affirmation de soi et gestion des conflits (items 2, 3, 7, 8, 10, 21, 22, 31, 32, 33). Saturations factorielles comprises entre 0,48 et 0,74. Les items reflètent la confrontation directe et le refus sans culpabilité.
- Facteur 2 : Expression d’opinions personnelles (items 14, 16, 20, 30, 34). Saturations factorielles entre 0,55 et 0,78. Items liés au positionnement idéologique ou intellectuel au sein d’un groupe ou face à une autorité.
- Facteur 3 : Initiation de contacts sociaux (items 1, 13, 15, 25, 29, 35). Saturations factorielles entre 0,52 et 0,76. Items caractérisés par la prise d’initiative envers des inconnus ou des pairs.
- Facteur 4 : Situations interpersonnelles positives (items 4, 9, 17, 23, 24, 26, 27, 28). Saturations factorielles entre 0,46 et 0,71. Comportements d’éloge, de valorisation d’autrui et d’acceptation de compliments.
- Facteur 5 : Sollicitation d’aide et requêtes instrumentales (items 5, 6, 11, 12, 18, 19). Saturations factorielles entre 0,44 et 0,68. Demandes de services, clarification d’incompréhensions et réclamations.
Structure factorielle de l’échelle de Fréquence
L’analyse factorielle appliquée à la dimension de fréquence confirme une configuration hautement similaire à cinq facteurs, validant la pertinence d’examiner le couple Inconfort / Fréquence item par item et facteur par facteur. Les analyses de congruence factorielle (Kiers) indiquent des coefficients de Tucker supérieurs à 0,90 entre les solutions de cohortes cliniques et normatives, attestant de l’invariance structurelle de l’échelle à travers différentes sous-populations.
10. Instrument de mesure
L’Inventaire des situations interpersonnelles (IIS) se présente sous un format auto-administré papier-crayon ou informatisé. Ses spécifications techniques sont détaillées ci-dessous :
- Nom complet de l’instrument : Inventaire des situations interpersonnelles (Inventory of Interpersonal Situations, IIS ; Inventarisatielijst Omgaan met Anderen, IOA).
- Nombre total d’items : 35 énoncés décrivant des interactions concrètes.
- Double cotation par item : Chaque participant répond deux fois à chaque énoncé selon deux axes de cotation :
- Partie 1 – Degré d’inconfort ressenti (Discomfort) :
- 1 = Aucun (none)
- 2 = Un peu (a little)
- 3 = Modéré (a fair amount)
- 4 = Beaucoup (much)
- 5 = Très important (very much)
- Partie 2 – Fréquence d’exécution (Frequency of Occurrence) :
- 1 = Jamais (never)
- 2 = Rarement (seldom)
- 3 = Parfois (sometimes)
- 4 = Souvent (often)
- 5 = Toujours (always)
- Calcul des scores :
- Score total d’Inconfort : Somme des 35 items de la Partie 1 (amplitude : 35 à 175). Un score élevé signale une anxiété sociale globale sévère.
- Score total de Fréquence : Somme des 35 items de la Partie 2 (amplitude : 35 à 175). Un score bas reflète un évitement social massif ou un répertoire comportemental restreint.
- Scores des 5 sous-échelles : Calculés pour chacune des deux dimensions en sommant les items constitutifs de chaque facteur, permettant d’établir un profil graphique comparé aux normes standardisées (percentiles ou scores T).
- Durée d’administration : Environ 15 à 25 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de conception originale : 1987 (publication du manuel hollandais IOA chez Swets & Zeitlinger) ; adaptation et validation anglophone complète (IIS) publiées en 1999 dans l’European Journal of Psychological Assessment.
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus par Rien Van Dam-Baggen et Floris Kraaimaat. Le manuel néerlandais historique et les feuilles de réponses ont été édités par Swets & Zeitlinger (actuellement intégrés dans les catalogues des éditeurs de tests psychologiques affiliés comme Hogrefe).
- Conditions d’accès pour la recherche académique : L’article de référence de 1999 inclut l’intégralité des 35 items en langue anglaise. Les auteurs ont rendu le questionnaire accessible pour la recherche scientifique non commerciale et l’enseignement universitaire, sous réserve de citer scrupuleusement les publications sources originales.
- Tarifs cliniques et manuels édités : Les manuels cliniques officiels, profils de cotation étalonnés et logiciels de scoring automatisé sont soumis aux conditions tarifaires des distributeurs agréés de matériel psychométrique.
12. Références
- Clark, D. M., & Wells, A. (1995). A cognitive model of social phobia. In R. G. Heimberg, M. R. Liebowitz, D. A. Hope, & F. R. Schneier (Eds.), Social phobia: Diagnosis, assessment, and treatment (pp. 69–93). The Guilford Press.
- Van Dam-Baggen, C. M. J., & Kraaimaat, F. W. (1987). Handleiding bij de Inventarisatielijst Omgaan met Anderen, de IOA [Manual of the Inventory of Interpersonal Situations: IIS]. Lisse: Swets & Zeitlinger.
- Van Dam-Baggen, R., & Kraaimaat, F. (1987). Aspects of social anxiety and situational specificity in psychiatric patients. In J. P. Dauwalder, M. Perrez, & V. Hobi (Eds.), Controversial issues in behavior modification. Annual series of European research in behavior therapy (Vol. 2). Amsterdam/Lisse: Swets & Zeitlinger.
- Van Dam-Baggen, R., & Kraaimaat, F. (1989). Social anxiety: A review. In P. M. G. Emmelkamp, W. T. A. M. Everaerd, F. W. Kraaimaat, & M. J. M. van Son (Eds.), Fresh perspectives on anxiety disorders (Annual Series of European Research in Behavior Therapy, Vol. 4). Amsterdam/Lisse: Swets & Zeitlinger.
- Van Dam-Baggen, C. M. J., & Kraaimaat, F. W. (1990). Zelfbeoordeling van sociale angst als predictor van observeerbaar gedrag in sociale situaties [Self-report of social anxiety as predictor of overt behavior in social situations]. Nederlands Tijdschrift voor de Psychologie, 45, 180–183.
- Van Dam-Baggen, C. M. J., & Kraaimaat, F. W. (1990). Inventarisatielijst Omgaan met Anderen, IOA. Herziene Handleiding deel 2 [Inventory of Interpersonal Situations. IIS. Revised Manual, vol. 2]. Lisse: Swets & Zeitlinger.
- Van Dam-Baggen, R., Kraaimaat, F., & Kiers, H. (1991). De Inventarisatielijst Omgaan met Anderen (IOA): Een vervolgonderzoek naar de validiteit van de subschalen [The Inventory of Interpersonal Situations (IIS): A follow-up study on the validity of the subscales]. Gedragstherapie, 24, 89–98.
- Van Dam-Baggen, C. M. J., Kraaimaat, F. W., & Kiers, H. A. L. (1992). Een exploratief onderzoek naar de structuur van sociale angst bij sociaal angstige psychiatrische patienten [An exploratory study of the structure of social anxiety in socially anxious psychiatric patients]. Nederlands Tijdschrift voor de Psychologie, 47, 41–45.
- Van Dam-Baggen, R., Kraaimaat, F., & Crouzen, M. (1993). De effectiviteit van sociaalvaardigheidstherapie bij drie subtypen sociaal angstige psychiatrische patiënten [The effectiveness of social skills training in three subtypes of socially anxious psychiatric patients]. Gedragstherapie, 26, 21–32.
- Van Dam-Baggen, R., & Kraaimaat, F. (1999). Assessing Social Anxiety: The Inventory of Interpersonal Situations (IIS). European Journal of Psychological Assessment, 15(1), 25–38. https://doi.org/10.1027//1015-5759.15.1.25
- Van Dam-Baggen, C. M. J., & Kraaimaat, F. W. (2000). Group Social Skills Training or Cognitive Group Therapy as the Clinical Treatment of Choice for Generalized Social Phobia? Journal of Anxiety Disorders, 14(5), 437–445. https://doi.org/10.1016/S0887-6185(00)00032-4
- Van Dam-Baggen, C. M. J., & Kraaimaat, F. W. (2003). Social anxiety in three Western societies. Journal of Clinical Psychology, 59(6), 673–686. https://doi.org/10.1002/jclp.10166
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale:
Part 1: Discomfort: 1- none, 2- a little, 3- a fair amount, 4- much, 5- very much
Part 2: Frequency of Occurrence: 1- never, 2- seldom, 3- sometimes, 4- often, 5- always
- Joining a conversation of a small group of people
- Telling a friend that he/she is doing something that bothers you
- Resisting pressure to accept an offer (for example, at the door, in the street)
- Accepting a compliment for something you did
- Asking a friend to help you with something
- Requesting the return of something you have lent to someone
- Turning down a request to lend someone money
- Refusing a request from an authority figure (e. g., employer, superior, teacher)
- Telling someone that you are pleased with what he/she did for you
- Asking someone to stop bothering you in a public place (theater, subway)
- Maintaining eye contact during a conversation
- Asking for information (at a window or booth)
- Initiating a conversation with an attractive male/female
- Expressing an opinion that differs from that of the person with whom you are talking
- Initiating a conversation with a stranger
- Expressing an opinion that differs from that of those around you
- Complimenting someone for a job well done
- Returning a defective item (for example, in a store or restaurant)
- Asking for a further explanation about something you did not understand
- Expressing your opinion in a conversation with a group of unfamiliar people
- Telling someone that he/she offended you
- Refusing a request from a person you like
- Expressing your appreciation for a present
- Telling someone that he/she is good looking
- Discussing why someone seems to avoid you
- Telling someone that you like it that he or she appreciates you
- Agreeing with a compliment about your looks
- Telling someone that you are pleased with something you did
- Initiating a conversation with a stranger
- Expressing your opinion of life
- Telling someone you no longer want to see him/her
- Insisting that someone contributes his/her share
- Telling someone that the way he/she is talking disturbs you
- Expressing your opinion to an authority figure (e. g., employer, superior, teacher)
- Asking a friend to go out with you