Inventaire des réponses à la douleur (PRI)

L’Inventaire des réponses à la douleur (Pain Response Inventory – PRI), conçu par Lynn S. Walker et ses collaborateurs, est un instrument psychométrique de référence évaluant le coping pédiatrique face à la douleur chronique à travers 60 items et 13 sous-échelles réparties en coping actif, passif et accommodatif.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Inventaire des réponses à la douleur (Pain Response Inventory, PRI), développé initialement par la professeure Lynn S. Walker et ses collaborateurs (Craig A. Smith, Judy Garber et David A. Van Slyke) à l’Université Vanderbilt en 1997, constitue l’un des instruments psychométriques les plus rigoureux et exhaustifs conçus pour évaluer les stratégies d’ajustement (coping) face à la douleur chronique et récurrente chez les enfants et les adolescents. Élaboré spécifiquement dans le contexte des douleurs abdominales récurrentes pédiatriques (DAR), le PRI comprend 60 items auto-rapportés évaluant la fréquence à laquelle un jeune recourt à diverses réponses cognitives, comportementales et émotionnelles lorsqu’il fait l’expérience d’épisodes douloureux sévères.

Sur le plan structurel, le PRI est composé de treize sous-échelles de premier ordre réparties hiérarchiquement au sein de trois grands domaines de coping d’ordre supérieur : le coping actif (résolution de problème, recherche de soutien social, repos, massage/protection corporelle et stratégies spécifiques à la condition), le coping passif (isolement social, désengagement comportemental et dramatisation/catastrophisme), et le coping accommodatif (acceptation, minimisation de la douleur, auto-encouragement et distraction/ignorance), auxquels s’ajoute une dimension transversale de stoïcisme. Chaque item est noté sur une échelle de type Likert en 5 points variant de 0 (« Jamais ») à 4 (« Toujours »).

Les propriétés psychométriques du PRI démontrent une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach s’échelonnant généralement entre 0,68 et 0,89 pour les sous-échelles individuelles, et dépassant 0,85 pour les facteurs d’ordre supérieur. La validité de construit, démontrée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, confirme la validité divergente et convergente de l’instrument avec l’incapacité fonctionnelle (mesurée par le Functional Disability Inventory), les symptômes somatiques et la détresse émotionnelle (anxiété et dépression). L’outil s’est imposé comme un standard incontournable en psychologie de la santé pédiatrique, en gastroentérologie pédiatrique et dans les protocoles d’intervention cognitivo-comportementale.

2. Mots-clés / Keywords

Inventaire des réponses à la douleur, Pain Response Inventory, PRI, coping face à la douleur, douleur pédiatrique, douleur abdominale récurrente, catastrophisme, psychométrie, psychologie de la santé, Lynn S. Walker, thérapie cognitivo-comportementale, incapacité fonctionnelle.

3. Auteurs / Authors

Le PRI a été conceptualisé et validé par une équipe de chercheurs de premier plan rattachés au département de pédiatrie et au département de psychologie et de développement humain de la Vanderbilt University (Nashville, Tennessee, États-Unis) :

  • Lynn S. Walker, Ph.D. : Professeure émérite de pédiatrie, de psychologie et de psychiatrie à la faculté de médecine de l’Université Vanderbilt (Vanderbilt University Medical Center). Pionnière internationale de l’étude de la somatisation, de la douleur pédiatrique et de l’incapacité fonctionnelle chez l’enfant. Contact institutionnel : [email protected].
  • Craig A. Smith, Ph.D. : Professeur associé au Département de psychologie et de développement humain, Peabody College, Université Vanderbilt. Expert reconnu dans les théories cognitives de l’évaluation des émotions (appraisal theory) et de l’adaptation au stress.
  • Judy Garber, Ph.D. : Professeure de psychologie et de psychiatrie, Université Vanderbilt. Spécialiste mondialement renommée de la psychopathologie développementale, de la dépression pédiatrique et des mécanismes de vulnérabilité cognitive chez les jeunes.
  • David A. Van Slyke, Ph.D. : Chercheur clinicien affilié aux programmes de recherche en pédiatrie comportementale à l’Université Vanderbilt durant la phase de développement et de validation de l’inventaire.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Inventaire des réponses à la douleur est de fournir une évaluation multidimensionnelle, systématique et standardisée des réactions comportementales, cognitives et interpersonnelles mises en œuvre par les enfants et les adolescents lorsqu’ils sont confrontés à des douleurs aiguës ou récurrentes. Alors que les échelles traditionnelles de coping chez l’adulte ne pouvaient être transposées directement aux populations pédiatriques sans compromettre la pertinence clinique et conceptuelle, le PRI a été élaboré pour combler un vide méthodologique majeur dans l’évaluation de la gestion de la douleur chronique chez les jeunes.

Applications en recherche clinique et fondamentale

Dans les contextes de recherche, le PRI permet d’élucider les trajectoires développementales d’adaptation à la maladie chronique. Les chercheurs emploient cet instrument pour comprendre pourquoi certains enfants présentant des altérations physiologiques minimes développent une invalidité sévère, de l’absentéisme scolaire et une souffrance psychologique prononcée, tandis que d’autres maintiennent un fonctionnement optimal malgré des niveaux de douleur similaires. Le PRI sert également de mesure d’efficacité clinique (outcome measure) dans les essais contrôlés randomisés évaluant des interventions psychologiques, telles que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), les programmes de biofeedback ou les entraînements à la pleine conscience.

Applications dans la pratique clinique

En pratique clinique, notamment dans les centres de gestion de la douleur pédiatrique et les services de gastroentérologie, le PRI remplit une fonction diagnostique et thérapeutique essentielle. Il permet d’établir le profil d’ajustement singulier de l’enfant en identifiant les stratégies inadaptées (ex. catastrophisme élevé, évitement systématique, retrait social) qui exacerbent la douleur par sensibilisation centrale ou renforcement négatif. Parallèlement, il met en lumière les ressources adaptatives existantes (ex. recherche de réconfort, auto-encouragement, distraction). Les cliniciens peuvent ainsi concevoir des plans de traitement individualisés visant à désamorcer les boucles de rétroaction délétères et à renforcer le répertoire de coping accommodatif et actif du jeune patient.

5. Construit psychologique / Construct

Le PRI mesure le construit psychologique du coping face à la douleur, défini comme l’ensemble des efforts cognitifs et comportementaux constamment changeants déployés pour gérer des exigences physiques et émotionnelles internes spécifiques perçues comme taxantes ou dépassant les ressources de l’individu. Contrairement aux approches unidimensionnelles opposant simplement le coping « actif » au coping « passif », le modèle structural du PRI articule 60 items autour de 13 sous-échelles de premier ordre, structurées en trois dimensions d’ordre supérieur et un style indépendant.

1. Dimension du Coping Actif (Active Coping)

Le coping actif englobe les démarches directes entreprises par le sujet pour atténuer la sensation douloureuse, résoudre la situation ou modifier l’environnement corporel et relationnel :

  • Résolution de problème (Problem-Solving) (Items 1, 8, 19, 32, 47) : Évalue les efforts délibérés de réflexion et d’action visant à faire cesser la douleur ou à en modifier activement la cause perçue (ex. item 19 : « Try to think of a way that you could make it better? »).
  • Recherche de soutien social (Seeking Social Support) (Items 28, 45, 46, 49, 51, 58) : Mesure la propension à solliciter autrui pour obtenir une aide pratique, des informations ou un réconfort affectif (ex. item 46 : « Talk to someone who will understand how you feel? »).
  • Repos (Rest) (Items 6, 16, 26, 39, 55) : Traduit les comportements de réduction de l’activité motrice et de repos physique destinés à soulager la détresse corporelle (ex. item 6 : « Lie down to try to feel better? »).
  • Massage / Protection corporelle (Massage/Guard) (Items 21, 29, 41) : Concerne les gestes physiques d’automaniement, de frottement ou d’adoption de postures de repli protecteur (ex. item 21 : « Rub your stomach to try to make it feel better? »).
  • Stratégies spécifiques à la condition (Condition-Specific Strategies) (Items 7, 17, 27, 35, 56) : Comprend les conduites ciblées sur la sphère gastro-intestinale ou somatique spécifique, comme l’ingestion d’aliments, la prise de médicaments ou l’utilisation des toilettes (ex. item 56 : « Take some medicine? »).

2. Dimension du Coping Passif (Passive Coping)

Le coping passif regroupe les réponses caractérisées par l’abandon du contrôle, l’impuissance apprise, la focalisation négative excessive et le retrait :

  • Désengagement comportemental (Behavioral Disengagement) (Items 3, 13, 23, 36, 52) : Mesure la cessation prématurée des efforts pour surmonter la douleur en raison d’un sentiment d’inutilité (ex. item 36 : « Give up since nothing helps? »).
  • Dramatisation / Catastrophisme (Catastrophizing) (Items 11, 18, 30, 42, 57) : Évalue la présence de pensées anxiogènes incontrôlables, l’amplification de la menace perçue et l’anticipation d’une issue dramatique (ex. item 11 : « Think to yourself that it’s never going to stop? »).
  • Isolement social (Self-Isolation) (Items 5, 15, 25, 38, 54) : Capte la tendance à s’éloigner physiquement et émotionnellement d’autrui pour vivre la douleur dans la solitude (ex. item 5 : « Get as far away from other people as you can? »).

3. Dimension du Coping Accommodatif (Accommodative Coping)

Le coping accommodatif intervient typiquement lorsque la source de stress n’est pas modifiable directement ; il vise à adapter le fonctionnement psychique interne aux contraintes imposées par la douleur :

  • Acceptation (Acceptance) (Items 4, 14, 24, 37, 53) : Reflète l’attitude de tolérance réaliste et la reconnaissance que la douleur fait partie de l’expérience présente sans lutte stérile (ex. item 14 : « Try to accept it? »).
  • Minimisation de la douleur (Minimizing Pain) (Items 9, 20, 33) : Traduit la réévaluation cognitive consistant à réduire l’importance ou la gravité attribuée à la sensation physique (ex. item 20 : « Tell yourself that it isn’t that big a deal? »).
  • Auto-encouragement (Self-Encouragement) (Items 31, 43, 59) : Mesure le recours à des affirmations verbales intérieures renforçant l’auto-efficacité et la capacité à faire face (ex. item 59 : « Tell yourself you can deal with the pain? »).
  • Distraction / Ignorance (Distract/Ignore) (Items 10, 34, 44, 48, 60) : Concerne le détournement volontaire de l’attention vers des pensées ou activités agréables pour neutraliser le focus sensoriel douloureux (ex. item 10 : « Do something you enjoy so you won’t think about it? »).

4. Dimension du Stoïcisme (Stoicism)

Le stoïcisme (Items 2, 12, 22, 40, 50) représente une modalité particulière d’inhibition émotionnelle où l’enfant choisit délibérément de dissimuler sa souffrance à son entourage (ex. item 40 : « Keep others from knowing how much it hurts? »). Cette sous-échelle se distingue du retrait social par sa composante de rétention expressive plutôt que d’éloignement physique.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le PRI s’enracine principalement dans le modèle transactionnel du stress et du coping formulé par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), tout en intégrant les avancées de la théorie de l’évaluation cognitive (Appraisal Theory) de Craig A. Smith et les modèles biopsychosociaux de la douleur pédiatrique développés par Lynn S. Walker.

Le modèle transactionnel appliqué à la douleur

Selon l’approche de Lazarus et Folkman, la réponse d’un individu à un stresseur résulte d’une double transaction :

  1. L’évaluation primaire (Primary appraisal) : L’enfant évalue la signification de la douleur pour son bien-être personnel (représente-t-elle une menace grave, une perte ou un défi surmontable ?). Les scores élevés de catastrophisme au PRI correspondent à une évaluation primaire où la menace est perçue comme absolue et dévastatrice.
  2. L’évaluation secondaire (Secondary appraisal) : L’enfant évalue les ressources personnelles et interpersonnelles dont il dispose pour affronter la douleur. S’il perçoit une faible auto-efficacité et une absence de contrôle, des conduites de désengagement comportemental et de retrait surviennent. À l’inverse, une perception adéquate de contrôle favorise la résolution de problème et le coping accommodatif.

Distinction entre contrôle perçu et coping accommodatif

Un apport théorique majeur des travaux de Walker et Smith réside dans la séparation explicite entre le coping orienté vers le problème (efficace lorsque le stresseur est modifiable) et le coping accommodatif (indispensable lorsque la douleur est incontrôlable). Dans le champ des douleurs chroniques récurrentes, les tentatives forcenées de contrôle direct peuvent engendrer une frustration et une hypervigilance épuisantes. Le cadre théorique du PRI postule que le coping accommodatif (acceptation, auto-encouragement, réévaluation) permet une adaptation psychologique supérieure en désactivant la lutte cognitive improductive, réduisant ainsi l’impact délétère de la douleur sur le fonctionnement quotidien.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Inventaire des réponses à la douleur a été rigoureusement démontrée à travers de multiples investigations empiriques menées auprès d’échantillons cliniques (patients atteints de douleurs abdominales récurrentes ou du syndrome de l’intestin irritable) et non cliniques (enfants scolarisés en population générale).

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente du PRI a été corroborée par des corrélations hautement significatives entre ses sous-échelles et diverses mesures standardisées de détresse psychologique et d’incapacité :

  • La sous-échelle de dramatisation/catastrophisme est fortement et positivement corrélée avec les scores d’anxiété et de dépression mesurés par le Children’s Depression Inventory (CDI) et le Revised Children’s Manifest Anxiety Scale (RCMAS), avec des coefficients $r$ oscillant entre 0,45 et 0,62 ($p < 0,001$).
  • Le facteur d’ordre supérieur de coping passif montre une corrélation robuste avec les scores d’incapacité mesurés par le Functional Disability Inventory (FDI) ($r = 0,40$ à $0,55$, $p < 0,001$), indiquant que les enfants qui recourent au désengagement et à la dramatisation manifestent des limitations fonctionnelles beaucoup plus sévères dans leurs activités scolaires, sociales et physiques.
  • Les sous-échelles de résolution de problème et d’auto-encouragement sont corrélées positivement avec les mesures d’auto-efficacité perçue face à la maladie ($r = 0,35$ à $0,48$).

Validité discriminante et prédictive

La validité discriminante du PRI est attestée par sa capacité à différencier nettement les stratégies cognitives adaptatives des manifestations émotionnelles pures. Les études longitudinales dirigées par Walker et al. ont établi que les scores de coping passif au temps initial prédisent significativement la persistance des plaintes somatiques et l’utilisation des services de santé à 6 et 12 mois d’intervalle, même après contrôle statistique de l’intensité brute de la douleur et des symptômes organiques sous-jacents.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques du PRI font état d’une fidélité élevée, tant sur le plan de la cohérence interne que de la stabilité temporelle des scores.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans l’étude princeps de validation psychométrique menée par Walker et al. (1997) auprès de 402 enfants et adolescents :

  • Résolution de problème : $\alpha = 0,81$
  • Recherche de soutien social : $\alpha = 0,83$
  • Repos : $\alpha = 0,72$
  • Massage / Protection : $\alpha = 0,75$
  • Stratégies spécifiques : $\alpha = 0,69$
  • Désengagement comportemental : $\alpha = 0,78$
  • Dramatisation / Catastrophisme : $\alpha = 0,85$
  • Isolement social : $\alpha = 0,84$
  • Acceptation : $\alpha = 0,79$
  • Minimisation : $\alpha = 0,73$
  • Auto-encouragement : $\alpha = 0,76$
  • Distraction / Ignorance : $\alpha = 0,77$
  • Stoïcisme : $\alpha = 0,74$

Les indices de cohérence interne pour les trois dimensions composites d’ordre supérieur s’élèvent respectivement à $\alpha = 0,87$ pour le Coping Actif, $\alpha = 0,88$ pour le Coping Passif, et $\alpha = 0,86$ pour le Coping Accommodatif, confirmant l’excellente homogénéité des items regroupés.

Fidélité test-retest

L’évaluation de la stabilité temporelle à un intervalle de 2 à 4 semaines auprès d’échantillons cliniques stables a révélé des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) oscillant entre 0,65 et 0,82 pour l’ensemble des sous-échelles. Cette stabilité modérée à élevée confirme que le PRI capture des styles d’ajustement stables tout en demeurant sensible aux modifications thérapeutiques induites par les interventions cognitivo-comportementales.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le développement psychométrique du PRI a suivi une démarche séquentielle combinant analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) sur de vastes cohortes pédiatriques.

Structure factorielle de premier ordre

Dans la phase initiale, une analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax) a été réalisée sur un ensemble d’items candidats. Les analyses ont permis de retenir une solution claire à 13 facteurs de premier ordre, rendant compte de plus de 58 % de la variance totale. Chaque item sélectionné présentait une saturation factorielle supérieure ou égale à 0,40 sur son facteur cible, avec des saturations croisées minimales (inférieures à 0,25) sur les autres dimensions.

Structure factorielle de second ordre

Une analyse factorielle confirmatoire d’ordre supérieur a testé l’adéquation d’un modèle hiérarchique articulant les 13 sous-échelles autour de trois macro-dimensions corrélées :

  • Facteur Actif : saturé principalement par la résolution de problème ($lambda = 0,76$), la recherche de soutien ($lambda = 0,68$), le repos ($lambda = 0,54$), le massage ($lambda = 0,61$) et les stratégies spécifiques ($lambda = 0,49$).
  • Facteur Passif : saturé massivement par le catastrophisme ($lambda = 0,82$), le désengagement comportemental ($lambda = 0,80$) et l’isolement social ($lambda = 0,71$).
  • Facteur Accommodatif : saturé par l’acceptation ($lambda = 0,74$), la distraction ($lambda = 0,69$), l’auto-encouragement ($lambda = 0,65$) et la minimisation ($lambda = 0,58$).

Les indices d’ajustement du modèle hiérarchique ont confirmé une adéquation satisfaisante aux données empiriques : $chi^2 / dl < 2,5$, Comparative Fit Index (CFI) $= 0,92$, Tucker-Lewis Index (TLI) $= 0,91$, et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) $= 0,048$ (IC 90 % : $[0,043 – 0,053]$). La sous-échelle de stoïcisme a montré des corrélations faibles à modérées avec les trois facteurs principaux, justifiant son traitement analytique distinct dans les profils cliniques.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique et comportementale (auto-rapporté).
  • Population cible : Enfants et adolescents âgés de 8 à 18 ans souffrant de douleurs chroniques ou récurrentes (applicable également aux jeunes adultes dans certaines adaptations).
  • Nombre d’items : 60 items formulés de manière concise et accessible sur le plan développemental.
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de type Likert en 5 points :
    • 0 = never (jamais)
    • 1 = Once in a While (de temps en temps / rarement)
    • 2 = Sometimes (parfois)
    • 3 = Often (souvent)
    • 4 = always (toujours)
  • Consigne introductive standard : « When you have a bad stomach ache, how often do you…? » (adaptable en remplaçant « stomach ache » par un autre terme selon l’indication clinique, ex. « headache », « pain »).
  • Cotation et calcul des scores : Les scores de chaque sous-échelle sont obtenus en calculant la moyenne ou la somme brute des items correspondants :
    • Problem-Solving : Items 1, 8, 19, 32, 47 (5 items)
    • Seeking Social Support : Items 28, 45, 46, 49, 51, 58 (6 items)
    • Rest : Items 6, 16, 26, 39, 55 (5 items)
    • Massage/Guard : Items 21, 29, 41 (3 items)
    • Condition-Specific Strategies : Items 7, 17, 27, 35, 56 (5 items)
    • Self-Isolation : Items 5, 15, 25, 38, 54 (5 items)
    • Behavioral Disengagement : Items 3, 13, 23, 36, 52 (5 items)
    • Catastrophizing : Items 11, 18, 30, 42, 57 (5 items)
    • Acceptance : Items 4, 14, 24, 37, 53 (5 items)
    • Minimizing Pain : Items 9, 20, 33 (3 items)
    • Self-Encouragement : Items 31, 43, 59 (3 items)
    • Distract/Ignore : Items 10, 34, 44, 48, 60 (5 items)
    • Stoicism : Items 2, 12, 22, 40, 50 (5 items)
  • Durée moyenne de passation : 10 à 15 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1997 (versions pilotes antérieures documentées en 1991).
  • Statut des droits d’auteur et permissions : L’instrument est protégé par le droit d’auteur détenu par les auteurs et l’American Psychological Association (APA). Toutefois, la professeure Lynn S. Walker et l’Université Vanderbilt ont traditionnellement mis l’instrument à disposition gratuitement pour la recherche clinique académique et la pratique médicale non commerciale.
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour une utilisation clinique individuelle et la recherche académique non financée par l’industrie.
  • Modalités de demande : Il est recommandé aux cliniciens et chercheurs de contacter directement l’auteure principale ([email protected]) ou de se référer aux recueils cliniques autorisés pour obtenir le protocole d’administration officiel et les feuilles de cotation.

12. Références / References

Fischer, J., & Corcoran, K. J. (2007). Measures for clinical practice and research: A sourcebook (4e éd., Vol. 1, p. 576-579). Oxford University Press. https://global.oup.com

Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company. https://www.springerpub.com

Walker, L. S., Beck, J. E., Garber, J., & Lambert, W. (2009). Children’s Somatization Inventory: Psychometric properties of the revised form (CSI-24). Journal of Pediatric Psychology, 34(4), 430–440. https://doi.org/10.1093/jpepsy/jsn093

Walker, L. S., Garber, J., & Greene, J. W. (1991). Somatization symptoms in pediatric abdominal pain patients: Relation to chronicity of abdominal pain and parent somatization. Journal of Abnormal Child Psychology, 19(4), 379–394. https://doi.org/10.1007/BF00919084

Walker, L. S., Garber, J., & Greene, J. W. (1993). Psychosocial correlates of recurrent childhood pain: A comparison of pediatric patients with recurrent abdominal pain, organic illness, and psychiatric disorders. Journal of Abnormal Psychology, 102(2), 248–258. https://doi.org/10.1037/0021-843X.102.2.248

Walker, L. S., Garber, J., & Greene, J. W. (1994). Somatic complaints in pediatric patients: A prospective study of the role of negative life events, child social and academic competence, and parental somatic symptoms. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 62(6), 1213–1221. https://doi.org/10.1037/0022-006X.62.6.1213

Walker, L. S., & Greene, J. W. (1989). Children with recurrent abdominal pain and their parents: More somatic complaints, anxiety, and depression than other patient families? Journal of Pediatric Psychology, 14(2), 231–243. https://doi.org/10.1093/jpepsy/14.2.231

Walker, L. S., & Greene, J. W. (1991). The Functional Disability Inventory: Measuring a neglected dimension of child health status. Journal of Pediatric Psychology, 16(1), 39–58. https://doi.org/10.1093/jpepsy/16.1.39

Walker, L. S., Smith, C. A., Garber, J., & Van Slyke, D. A. (1997). Development and validation of the Pain Response Inventory for children. Psychological Assessment, 9(4), 392–405. https://doi.org/10.1037/1040-3590.9.4.392

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instruction: « When you have a bad stomach ache, how often do you…? »

Response scale: 0 = never, 1 = Once in a While, 2 = Sometimes, 3 = Often, 4 = always

  1. Try hard to do something about it?
  2. Keep your feelings to yourself?
  3. Tell yourself that you can’t deal with it, and quit trying?
  4. Try to get used to it?
  5. Get as far away from other people as you can?
  6. Lie down to try to feel better?
  7. Eat something?
  8. Try to do something to make it go away?
  9. Tell yourself that it doesn’t matter that much to you?
  10. Do something you enjoy so you won’t think about it?
  11. Think to yourself that it’s never going to stop?
  12. Not let other people see what you’re going through?
  13. Give up trying to feel better?
  14. Try to accept it?
  15. Go off by yourself?
  16. Try not to move around too much?
  17. Drink something?
  18. Feel like you can’t stand it anymore?
  19. Try to think of a way that you could make it better?
  20. Tell yourself that it isn’t that big a deal?
  21. Rub your stomach to try to make it feel better?
  22. Not tell anyone how you’re feeling?
  23. Think to yourself that there’s nothing you can do, so you don’t even try?
  24. Try to learn to live with it?
  25. Stay away from people?
  26. Try to rest?
  27. Try to go to the bathroom?
  28. Talk to someone to find out what to do?
  29. Bend over or curl up to try to feel better?
  30. Think to yourself that it’s going to get worse?
  31. Tell yourself you can get over the pain?
  32. Try to figure out what to do about it?
  33. Tell yourself that it’s not that bad?
  34. Try to think of something pleasant to take your mind off the pain?
  35. Be careful about what you eat?
  36. Give up since nothing helps?
  37. Tell yourself that’s just the way it goes?
  38. Try to be alone?
  39. Try to keep still?
  40. Keep others from knowing how much it hurts?
  41. Hold your stomach to try to make it better?
  42. Think to yourself that you might be really sick?
  43. Tell yourself to keep going even though it hurts?
  44. Try not to think about it?
  45. Ask someone for help?
  46. Talk to someone who will understand how you feel?
  47. Think hard about what to do?
  48. Think of things to keep your mind off the pain?
  49. Stay close to someone who cares about you?
  50. Keep quiet about it?
  51. Ask someone for ideas about what you can do?
  52. Not even try to do anything about it because it won’t help?
  53. Tell yourself « That’s life »?
  54. Try to get away from everyone?
  55. Stop what you’re doing to see if it will help?
  56. Take some medicine?
  57. Think to yourself that something might be really wrong with you?
  58. Talk to someone so that you’ll feel better?
  59. Tell yourself you can deal with the pain?
  60. Try to forget about it?
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Looti, M. (2026, octobre 3). Inventaire des réponses à la douleur (PRI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-des-reponses-a-la-douleur-pri/
Looti, Mohammed. “Inventaire des réponses à la douleur (PRI).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-des-reponses-a-la-douleur-pri/.
Looti, Mohammed. “Inventaire des réponses à la douleur (PRI).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-des-reponses-a-la-douleur-pri/.