1. Résumé / Abstract
L’Inventaire des pratiques basées sur les forces (Strengths-Based Practices Inventory [SBPI]), élaboré par Green, McAllister et Tarte (2004), est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer la mesure dans laquelle les prestataires de services sociaux, médico-sociaux et éducatifs mettent en œuvre des pratiques d’intervention centrées sur les forces et les compétences des familles. Conçu originellement dans le contexte des programmes de soutien à la petite enfance et à la parentalité (notamment Early Head Start), cet outil évalue la perception qu’ont les bénéficiaires de l’approche adoptée par les intervenants professionnels.
Le SBPI comprend un total de 16 items structurés autour de quatre dimensions fondamentales :
- Approche d’autonomisation (Empowerment Approach ; 5 items), mesurant la valorisation du sentiment d’auto-efficacité, la reconnaissance des compétences parentales et la co-construction des solutions ;
- Compétence culturelle (Cultural Competency ; 3 items), évaluant le respect, l’intégration et la valorisation du patrimoine culturel et des croyances familiales ;
- Sensibilité et connaissances des professionnels (Staff Sensitivity–Knowledge ; 4 items), appréciant l’empathie face aux difficultés, la maîtrise des réseaux de ressources et le soutien décisionnel ;
- Soutien relationnel (Relationship-Supportive ; 4 items), mesurant l’encouragement au développement des réseaux d’entraide informels, le partage entre pairs et l’engagement communautaire.
Les participants répondent à chaque énoncé à l’aide d’une échelle de Likert en 7 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree). Les qualités métrologiques du SBPI démontrent une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach rapportés de .92 pour l’approche d’autonomisation, .72 pour la compétence culturelle, .81 pour la sensibilité/connaissance des professionnels, et .82 pour le soutien relationnel. L’analyse factorielle confirmatoire et exploratoire appuie sa structure multidimensionnelle. L’instrument s’avère particulièrement prédictif de l’alliance de travail, de la rétention des usagers dans les programmes communautaires et du sentiment d’autonomisation parentale.
2. Mots-clés / Keywords
Inventaire des pratiques basées sur les forces, Strengths-Based Practices Inventory, SBPI, autonomisation, compétence culturelle, soutien à la parentalité, intervention précoce, travail social, évaluation de programme, psychométrie.
3. Auteurs / Authors
L’Inventaire des pratiques basées sur les forces a été conceptualisé et validé par une équipe de chercheurs de premier plan spécialisés en recherche communautaire et en évaluation des politiques familiales :
- Beth L. Green, Ph.D. : Directrice de la recherche sur la petite enfance et les familles au sein du Center for Improvement of Child and Family Services, School of Social Work, Portland State University, Portland, Oregon, États-Unis. Ses travaux portent sur l’évaluation des programmes de prévention, les traumatismes complexes, le modèle Head Start et les méthodologies participatives. Courriel institutionnel : [email protected].
- Carol L. McAllister, Ph.D. : Professeure associée en sciences du comportement et santé communautaire au sein de la Graduate School of Public Health, University of Pittsburgh, Pittsburgh, Pennsylvanie, États-Unis. Anthropologue médicale et chercheuse en santé publique, elle est reconnue pour ses travaux novateurs sur la recherche-action participative communautaire (CBPR) auprès des populations marginalisées.
- Janice M. Tarte, M.S. : Analyste de données et chercheuse associée chez NPC Research (Portland, Oregon), spécialisée dans l’évaluation quantitative des programmes d’aide sociale à l’enfance et des tribunaux spécialisés dans le traitement de la toxicomanie familiale.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental du SBPI est de combler un manque méthodologique critique dans l’évaluation des services sociaux, sanitaires et communautaires : la mesure opérationnelle et quantitative de la fidélité de mise en œuvre de la perspective axée sur les forces (strengths-based perspective). Historiquement, les interventions médico-sociales et psychologiques auprès des familles vulnérables reposaient sur un paradigme déficitaire ou médical centré sur la pathologie, la dysfonction, le risque ou les compétences parentales défaillantes. Si le virage épistémologique vers la valorisation des compétences a été largement adopté sur le plan rhétorique au tournant des années 1990 et 2000, les professionnels et les chercheurs manquaient d’instruments psychométriquement rigoureux permettant de quantifier ce que signifie réellement « travailler à partir des forces » du point de vue de l’usager.
Le SBPI vise à évaluer la perception directe des bénéficiaires quant aux comportements spécifiques adoptés par les professionnels. Il ne mesure pas les représentations abstraites ou les intentions du personnel, mais capture l’expérience vécue du parent ou de l’usager dans la relation d’aide quotidienne. Cet outil répond à une triple exigence :
- Applications cliniques et pratiques réflexives : Le SBPI offre aux équipes de terrain un outil d’évaluation formative et de rétroaction continue. Il permet d’identifier les domaines où les pratiques sont fortement capacitantes (par exemple, la valorisation des compétences parentales) et ceux nécessitant un renforcement (par exemple, la prise en compte du contexte culturel ou l’intégration des réseaux informels d’entraide).
- Évaluation et assurance qualité des programmes : Dans le cadre de l’ingénierie des programmes sociaux (tels que Early Head Start, la protection maternelle et infantile ou les centres de soutien à la parentalité), l’échelle sert de mesure de fidélité de l’intervention (fidelity of implementation). Elle permet de déterminer si le modèle théorique promu par la structure est authentiquement délivré sur le terrain.
- Recherche translationnelle et étiologique : Le SBPI permet de tester des modèles médiateurs et modérateurs reliant la qualité de la relation d’aide aux retombées longitudinales sur le développement de l’enfant, la réduction du stress parental, l’empowerment familial et la santé mentale des parents. Il permet de répondre empiriquement à la question : « Quels éléments précis de la relation d’aide influencent positivement la persistance et les progrès des bénéficiaires ? »
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par le SBPI est la prestation de services centrée sur les forces, définie comme une modalité collaborative d’interaction professionnelle reconnaissant les ressources intrinsèques, les compétences décisionnelles, le contexte socio-culturel et le capital relationnel des individus. Contrairement à une vision unitaire, le SBPI opérationnalise ce concept comme un construit multidimensionnel articulé autour de quatre facteurs distincts mais intercorrélés :
1. Approche d’autonomisation (Empowerment Approach)
Cette sous-échelle (items 1, 3, 5, 9 et 14) capture l’essence même de la capacitation psychologique et du transfert de pouvoir dans la relation d’aide. Elle évalue la mesure dans laquelle les intervenants aident le parent à identifier ses forces cachées, reconnaissent sa valeur parentale, collaborent d’égal à égal pour répondre aux besoins et l’encouragent à utiliser ses propres ressources internes et compétences pour résoudre ses difficultés quotidiennes. Plutôt que de positionner le professionnel en tant qu’expert détenant les solutions, cette dimension reflète une posture où le professionnel agit comme un catalyseur du sentiment d’auto-efficacité et de la liberté d’action de l’usager.
2. Compétence culturelle (Cultural Competency)
Composée des items 7, 11 et 13, cette dimension mesure la capacité du programme et de ses intervenants à valoriser, respecter et promouvoir l’identité culturelle, religieuse et historique de la famille. Dans le paradigme axé sur les forces, la culture n’est pas considérée comme une variable parasite ou un obstacle à surmonter, mais comme une source fondamentale de résilience, d’ancrage identitaire et de fierté. L’échelle évalue si les intervenants disposent de matériel adapté reflétant l’héritage culturel de l’enfant, respectent les croyances religieuses et familiales, et incitent activement les parents à transmettre et approfondir leur histoire culturelle.
3. Sensibilité et connaissances des professionnels (Staff Sensitivity–Knowledge)
Cette sous-échelle (items 4, 6, 10 et 16) opérationnalise la réceptivité émotionnelle, la fiabilité technique et le soutien à l’autodétermination. Elle évalue si le personnel fait preuve d’empathie face aux épreuves vécues par le parent (« comprend quand quelque chose est difficile pour moi »), possède une connaissance approfondie du réseau des services périphériques (« sait où m’orienter ») et soutient inconditionnellement les décisions prises par l’usager concernant sa propre vie et sa famille. Cette dimension allie la posture bienveillante à l’expertise instrumentale concrète.
4. Soutien relationnel (Relationship-Supportive)
Regroupant les items 2, 8, 12 et 15, cette dimension mesure le rôle de l’intervenant en tant que tisseur de liens écologiques et communautaires. La perspective des forces stipule que l’autonomie ne se construit pas dans l’isolement, mais au sein d’une communauté solidaire. Cette sous-échelle évalue si les professionnels favorisent le recours aux réseaux naturels de soutien (famille élargie, amis), encouragent les parents à partager leur expertise avec leurs pairs, créent des opportunités de socialisation au sein du quartier et stimulent l’engagement civique et communautaire pour transformer positivement l’environnement local.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement du SBPI s’enracine dans la convergence de trois grands cadres théoriques de la psychologie, du travail social et de l’écologie du développement humain :
La perspective axée sur les forces en travail social (Strengths Perspective)
Développée principalement par Dennis Saleebey (1992, 1996) et Charles Rapp à l’Université du Kansas, la perspective axée sur les forces postule que tout individu, groupe ou communauté possède des ressources, des talents, des compétences et des capacités adaptatives inhérents. Ce courant s’oppose radicalement au modèle biomédical axé sur le déficit, le diagnostic stigmatisant et la vulnérabilité intrinsèque. Selon Saleebey, la relation d’aide doit reposer sur la collaboration, l’espoir, la libération des potentiels et la co-construction d’un projet de vie où l’usager est l’artisan principal de son rétablissement ou de son développement.
La théorie écologique du développement humain
Le modèle écosystémique d’Urie Bronfenbrenner (1979) fournit l’ossature contextuelle du SBPI. Bronfenbrenner soutient que le développement de l’enfant est intimement façonné par les interactions proximales au sein du microsystème familial, mais que ce microsystème dépend crucialement du mésosystème (les liens entre la famille et les professionnels, les voisins et l’école) et de l’exosystème (les services sociaux et communautaires). Le SBPI conceptualise l’intervention non pas comme une action isolée sur le parent, mais comme une médiation écologique renforçant le mésosystème par l’intégration communautaire et le capital social.
La théorie de l’empowerment et de l’auto-efficacité
Le SBPI s’appuie également sur les théories de l’empowerment (autonomisation/capacitation) en psychologie communautaire (Julian Rappaport, 1987 ; Marc Zimmerman, 1995) et la théorie de l’auto-efficacité d’Albert Bandura (1997). L’empowerment psychologique implique un processus participatif par lequel les individus accèdent à la maîtrise de leur existence, développent une conscience critique de leur environnement et acquièrent les compétences nécessaires pour agir. Le SBPI opérationnalise ce processus à travers les rétroactions valorisantes des intervenants, qui renforcent les croyances d’efficacité personnelle du parent dans la gestion des défis quotidiens et éducatifs.
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques du SBPI ont été rigoureusement établies à travers plusieurs cohortes de recherche évaluative, notamment lors de l’étude nationale d’évaluation du programme Early Head Start auprès de parents issus de milieux défavorisés et diversifiés sur le plan ethnique.
Validité de contenu et d’apparence
La validité de contenu a été garantie par une démarche de recherche-action participative communautaire (Community-Based Participatory Research [CBPR]), documentée par McAllister et ses collaborateurs (2003). La formulation des items a été co-construite avec des groupes de parents participants, des praticiens de terrain et des experts universitaires. Ce processus a permis d’assurer que les énoncés traduisaient fidèlement des comportements professionnels concrets, compréhensibles et signifiants pour des usagers de divers horizons socio-économiques, évitant ainsi le jargon académique.
Validité convergente et discriminante
Les études de validation menées par Green, McAllister et Tarte (2004) ont démontré une excellente validité convergente :
- Les scores aux quatre sous-échelles du SBPI présentent des corrélations positives et significatives avec la qualité de l’alliance de travail et la satisfaction globale des usagers envers le programme (coefficients r variant de .48 à .67, p < .001).
- L’échelle d’approche d’autonomisation est fortement corrélée aux mesures de sentiment de compétence parentale (évaluées par la Parenting Sense of Competence Scale) et à la diminution du stress parental perçu (Parenting Stress Index).
- La sous-échelle de compétence culturelle discrimine efficacement le niveau de confiance accordé aux institutions par les familles issues de minorités ethnoculturelles (afro-américaines et hispaniques), démontrant une adéquation transculturelle élevée.
Validité prédictive et critériée
Sur le plan prédictif, les scores élevés au SBPI prédisent significativement une rétention accrue et une assiduité prolongée des familles au sein des programmes communautaires (Green et al., 1999 ; Green et al., 2004). Les familles percevant une pratique fortement axée sur les forces présentaient un taux d’abandon prématuré significativement plus faible sur une période de suivi de 12 à 24 mois. De plus, les analyses de régression indiquent que le SBPI prédit l’augmentation de l’implication communautaire et le développement de compétences adaptatives chez le parent, même après contrôle des caractéristiques sociodémographiques de base.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité du SBPI a été confirmée par de multiples indices psychométriques attestant de la robustesse de l’instrument.
Cohérence interne
Dans l’échantillon princeps de validation (Green, McAllister, & Tarte, 2004), les coefficients de cohérence interne mesurés par le coefficient alpha de Cronbach (α) pour chacune des sous-échelles ont démontré une excellente stabilité statistique :
- Approche d’autonomisation (5 items) : α = .92, reflétant une consistance interne remarquable et une forte homogénéité des items dédiés à la reconnaissance des compétences du parent.
- Compétence culturelle (3 items) : α = .72, une valeur très satisfaisante pour une sous-échelle brève composée de trois énoncés seulement.
- Sensibilité et connaissances des professionnels (4 items) : α = .81, attestant d’une grande cohésion dans la mesure de l’empathie et des compétences informationnelles de l’intervenant.
- Soutien relationnel (4 items) : α = .82, confirmant la fiabilité de la mesure du renforcement des liens sociaux et de l’entraide communautaire.
Le coefficient alpha pour l’échelle globale de 16 items dépasse fréquemment .93 dans les études répliquées, démontrant que l’instrument peut également être utilisé comme un score composite unique de « pratique globale axée sur les forces ».
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
Les évaluations de la stabilité temporelle sur des sous-échantillons réévalués à un intervalle de 4 à 6 semaines, en l’absence de changement d’intervenant référent, ont rapporté des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) compris entre .74 et .86, attestant d’une bonne stabilité des perceptions parentales tout en restant suffisamment sensibles aux changements réels dans les pratiques professionnelles d’accompagnement.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle du SBPI a été explorée et validée à travers des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) successives lors de sa standardisation.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de la phase initiale de réduction des données sur un ensemble élargi d’items candidats, une analyse factorielle en composantes principales avec rotation oblique (Promax), justifiée par la corrélation théorique attendue entre les différentes facettes de la pratique bienveillante, a permis d’isoler une solution à quatre facteurs répondant au critère de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1.0) et à l’examen du diagramme de sédimentation (scree plot). Ces quatre facteurs expliquaient plus de 62 % de la variance totale des scores :
- Le facteur 1 (Approche d’autonomisation) absorbait la plus grande part de variance (plus de 38 %), avec des saturations factorielles très élevées comprises entre .68 et .87 pour les items 1, 3, 5, 9 et 14.
- Le facteur 2 (Sensibilité et connaissances) montrait des saturations comprises entre .59 et .81 pour les items 4, 6, 10 et 16.
- Le facteur 3 (Soutien relationnel) affichait des saturations allant de .54 à .79 pour les items 2, 8, 12 et 15.
- Le facteur 4 (Compétence culturelle) présentait des saturations de .61 à .83 pour les items 7, 11 et 13.
Aucun item n’affichait de saturation croisée problématique (> .30 sur un facteur secondaire), confirmant la netteté de l’attribution des items à leurs dimensions respectives.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les modélisations en équations structurelles ont comparé plusieurs modèles concurrents : un modèle unidimensionnel à facteur général unique, un modèle à quatre facteurs indépendants, et un modèle à quatre facteurs corrélés (ou modèle hiérarchique de second ordre). Le modèle à quatre facteurs corrélés a démontré les meilleurs indices d’ajustement aux données empiriques :
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) > .94 ;
- Indice d’ajustement comparatif (Comparative Fit Index [CFI]) > .95 ;
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (Root Mean Square Error of Approximation [RMSEA]) = .054 (intervalle de confiance à 90 % [.042, .065]) ;
- Résidu standardisé quadratique moyen (SRMR) = .045.
Ces indices soutiennent sans équivoque la pertinence théorique et psychométrique d’un profil multidimensionnel à quatre facteurs.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’Inventaire des pratiques basées sur les forces (SBPI) présente les spécifications techniques et opérationnelles suivantes :
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation (auto-rapporté) rempli par l’usager, le parent ou le tuteur légal bénéficiant de l’accompagnement d’un programme social ou éducatif.
- Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire numérique informatisé. Peut également faire l’objet d’une administration assistée par lecture orale pour les personnes confrontées à l’illettrisme.
- Nombre total d’items : 16 items standardisés.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert ordinale graduée en 7 points d’ancrage :
- 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
- 2 = Mostly Disagree (Majoritairement pas d’accord)
- 3 = Disagree a Little (Plutôt pas d’accord)
- 4 = Neither Agree nor Disagree (Ni en accord ni en désaccord / Neutre)
- 5 = Agree a Little (Plutôt d’accord)
- 6 = Mostly Agree (Majoritairement d’accord)
- 7 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
- Attribution des items par sous-échelle :
- Approche d’autonomisation (Empowerment Approach) : Items 1, 3, 5, 9 et 14 (5 items).
- Compétence culturelle (Cultural Competency) : Items 7, 11 et 13 (3 items).
- Sensibilité et connaissances des professionnels (Staff Sensitivity–Knowledge) : Items 4, 6, 10 et 16 (4 items).
- Soutien relationnel (Relationship-Supportive) : Items 2, 8, 12 et 15 (4 items).
- Calcul des scores et cotation :
- Aucun item n’est inversé. Tous les énoncés sont orientés positivement.
- Le score de chaque sous-échelle s’obtient en calculant la moyenne arithmétique des items composant la sous-échelle (score allant de 1.0 à 7.0) ou par la somme brute des items.
- Un score global de pratique axée sur les forces peut être calculé par la moyenne des 16 items (allant de 1.0 à 7.0) ou par un score total cumulé (de 16 à 112 points).
- Des scores élevés indiquent une perception d’un accompagnement hautement collaboratif, capacitant et respectueux des forces de l’usager.
- Durée approximative de passation : Entre 5 et 10 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’Inventaire des pratiques basées sur les forces a été publié en 2004 dans la revue scientifique à comité de lecture Families in Society: The Journal of Contemporary Social Services. L’instrument a également été republié et commenté dans divers manuels d’évaluation (ex. Simmons & Lehmann, 2013).
- Tarifs et conditions financières : Le SBPI est un instrument du domaine public universitaire (open-access pour la recherche et la pratique clinique). Aucun coût de licence ni redevance d’utilisation commerciale n’est requis pour son emploi par les chercheurs, les étudiants ou les organismes à but non lucratif.
- Permissions et droits d’utilisation : L’outil peut être librement utilisé, reproduit et administré à des fins d’évaluation de programmes, d’amélioration continue de la qualité ou de recherche académique, sous réserve de citer convenablement l’article princeps de Green, McAllister et Tarte (2004). Pour les traductions formelles, adaptations transculturelles ou intégrations dans des progiciels commerciaux propriétaires, une autorisation préalable auprès des auteurs et de l’éditeur (Alliance for Children and Families / Sage Publications) est recommandée.
12. Références / References
Voici les références scientifiques de référence relatives à l’élaboration, la validation et l’utilisation du SBPI :
- Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman.
- Bronfenbrenner, U. (1979). The ecology of human development: Experiments by nature and design. Harvard University Press.
- Green, B. L., Johnson, S. A., & Rodgers, A. (1999). Understanding patterns of service delivery and participation in community-based family support programs. Children’s Services: Social Policy, Research and Practice, 2(1), 1–22. https://doi.org/10.1207/s15326934cs0201_1
- Green, B. L., McAllister, C. L., & Tarte, J. M. (2004). The Strengths-Based Practices Inventory: A tool for measuring strengths-based service delivery in early childhood and family support programs. Families in Society: The Journal of Contemporary Social Services, 85(3), 326–334. https://doi.org/10.1606/1044-3894.397
- Green, B. L., McAllister, C. L., & Tarte, J. M. (2013). Strengths-Based Practices Inventory. In C. A. Simmons & P. Lehmann (Eds.), Tools for Strengths-Based Assessment and Evaluation (pp. 445–446). Springer Publishing Company.
- McAllister, C. L., Green, B. L., Terry, M. A., Herman, V., & Mulvey, L. (2003). Parents, practitioners, and researchers: Community-based participatory research with Early Head Start. American Journal of Public Health, 93(10), 1672–1679. https://doi.org/10.2105/ajph.93.10.1672
- Rappaport, J. (1987). Terms of empowerment/exemplars of prevention: Toward a theory for community psychology. American Journal of Community Psychology, 15(2), 121–148. https://doi.org/10.1007/BF00919275
- Saleebey, D. (1996). The strengths perspective in social work practice: Extensions and cautions. Social Work, 41(3), 296–305. https://doi.org/10.1093/sw/41.3.296
- Zimmerman, M. A. (1995). Psychological empowerment: Issues and illustrations. American Journal of Community Psychology, 23(5), 581–599. https://doi.org/10.1007/BF02506983