1. Résumé / Abstract
L’Inventaire des fonctions des attitudes (Attitude Function Inventory, ou AFI), initialement conceptualisé et validé par le psychologue social Gregory M. Herek au cours des années 1980, constitue un instrument psychométrique pionnier conçu pour opérationnaliser et évaluer empiriquement les motivations fonctionnelles sous-jacentes aux attitudes individuelles. Alors que la majorité des outils en psychologie sociale mesurent la valence (positive ou négative) ou l’intensité d’une attitude, l’AFI s’intéresse spécifiquement aux besoins psychologiques et aux processus cognitivo-affectifs que l’attitude remplit pour le sujet. Bien que l’approche néofonctionnelle de Herek s’applique théoriquement à une vaste gamme d’objets d’attitude, la forme canonique et largement disséminée de l’AFI a été développée pour évaluer les attitudes à l’égard des minorités sexuelles (hommes gays et femmes lesbiennes).
L’instrument bref présenté ici comporte 10 items structurés autour de quatre dimensions théoriques fondamentales issues du modèle néofonctionnel de Herek :
- La fonction expérientielle-schématique (items évaluant l’ancrage des opinions dans les contacts interpersonnels directs ou anticipés avec des personnes homosexuelles) ;
- La fonction socio-expressive (items mesurant l’alignement sur les normes de pairs significatifs et le sentiment d’appartenance sociale) ;
- La fonction défensive de l’ego (items capturant les réactions d’évitement cognitif, d’inconfort ou de revulsion servant à neutraliser des angoisses intrapsychiques) ;
- La fonction d’expression des valeurs (items reflétant les principes éthiques, moraux ou l’engagement en faveur des libertés civiles).
Chaque proposition est évaluée à l’aide d’une échelle de réponse en 9 points allant de 1 (« Very True of Me » / Tout à fait vrai pour moi) à 9 (« Not at all True of Me » / Pas du tout vrai pour moi). Les études psychométriques de référence rapportent des coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) variant de 0,67 à 0,82 pour la dimension expérientielle-schématique, de 0,41 à 0,62 pour la dimension socio-expressive, de 0,72 à 0,82 pour la dimension défensive, et de 0,53 à 0,61 pour la dimension expressive des valeurs. L’AFI offre un cadre explicatif rigoureux pour analyser les mécanismes de formation, de maintien et de changement des préjugés hétérosexistes.
2. Mots-clés / Keywords
Attitude Function Inventory, AFI, Gregory M. Herek, théorie néofonctionnelle, fonctions des attitudes, hétérosexisme, préjugés, défense de l’ego, expression des valeurs, psychométrie sociale.
3. Auteurs / Authors
L’inventaire des fonctions des attitudes a été élaboré par Gregory M. Herek, Ph.D., professeur émérite de psychologie à l’Université de Californie à Davis (Department of Psychology, University of California, Davis, CA, États-Unis). Chercheur de renommée internationale, Gregory M. Herek est considéré comme l’un des fondateurs de l’étude empirique contemporaine des attitudes sociétales envers les minorités sexuelles, des crimes de haine et de la stigmatisation liée au VIH/sida. Les travaux de formalisation de l’échelle ont également été examinés et répliqués dans divers cadres doctoraux et académiques, notamment par Zachary L. Tureau à l’Université de North Texas.
4. Objectif / Purpose
Le développement de l’Attitude Function Inventory (AFI) répond à une limitation majeure des théories classiques de la mesure des attitudes en psychologie sociale. Traditionnellement, les chercheurs évaluaient les attitudes à travers une perspective unitaire, en se focalisant presque exclusivement sur leur direction (favorable ou défavorable) et leur force. Or, deux individus exprimant une désapprobation identique face à l’homosexualité ou, à l’inverse, une adhésion similaire aux droits civiques des personnes homosexuelles, peuvent le faire pour des raisons psychologiques radicalement distinctes. L’objectif fondamental de l’AFI est donc de répondre à la question : « Quelle utilité psychologique cette attitude procure-t-elle à l’individu ? »
Sur le plan fondamental, l’AFI vise à opérationnaliser la théorie fonctionnaliste renouvelée (approche néofonctionnelle) des attitudes initiée à la fin des années 1950 par Daniel Katz et M. Brewster Smith, puis réactualisée par Herek au cours des années 1980. En mesurant les fonctions sous-jacentes, l’AFI permet de déterminer si les croyances d’un participant sont motivées par un besoin d’organisation cognitive des expériences passées, par la conformité aux normes des groupes de référence, par la défense contre des conflits psychiques internes ou par l’affirmation de valeurs centrales régissant son identité personnelle.
Dans les contextes appliqués et la recherche interventionnelle, l’AFI apporte des éclairages indispensables sur l’inadéquation fonctionnelle des stratégies classiques de persuasion. Les campagnes de réduction des préjugés échouent souvent parce qu’elles ciblent un registre fonctionnel inadéquat : par exemple, tenter de modifier par des arguments logiques ou informationnels une attitude dont la fonction principale est la défense de l’ego génère généralement un renforcement des mécanismes défensifs plutôt qu’une tolérance accrue. À l’inverse, cibler des personnes dont les attitudes répondent à une fonction socio-expressive requiert des messages mettant en jeu l’approbation sociale et les figures d’autorité morale. L’AFI sert ainsi d’outil diagnostique pour adapter sur mesure les interventions psycho-sociales et comprendre les disparités de genre dans le niveau d’hostilité envers les minorités sexuelles.
5. Construit psychologique / Construct
L’AFI mesure les processus motivationnels sous-jacents aux attitudes à travers un modèle multidimensionnel. Dans l’approche néofonctionnelle de Herek (1986a, 1987), une attitude n’est pas un simple enregistrement d’informations objectives, mais une construction active servant des finalités adaptatives précises. L’AFI opérationnalise quatre construits distincts :
1. La fonction expérientielle-schématique (Experiential-Schematic Function)
Cette dimension renvoie à l’utilisation des attitudes comme schémas cognitifs destinés à donner un sens aux interactions concrètes de l’individu avec des membres du groupe cible. Les attitudes expérientielles reposent sur des rencontres interpersonnelles réelles, passées ou projetées. L’attitude sert d’heuristique ou de résumé mnésique facilitant le traitement des informations futures. Par exemple, une personne dont l’attitude découle de ses interactions directes avec des collègues ou des proches homosexuels mobilise une fonction expérientielle-schématique. Ce construit est capturé par les items 1, 2, 3 et 4 de l’inventaire, qui évaluent le poids accordé aux liens personnels directs ou par procuration.
2. La fonction socio-expressive (Social-Expressive Function)
La dimension socio-expressive reflète le besoin de l’individu d’obtenir l’approbation sociale, de maintenir des relations interpersonnelles gratifiantes et de signaler son adhésion aux normes d’un groupe d’appartenance valorisé. Dans ce cadre, adopter et exprimer une attitude particulière ne répond pas à une analyse logique de l’objet, mais à la conformité envers les attentes perçues des personnes dont les avis comptent le plus (parents, pairs, mentors spirituels). Les items 5 et 6 illustrent ce construit, en mesurant l’impact du regard d’autrui et des réactions des figures respectées sur la formation du jugement individuel.
3. La fonction défensive de l’ego (Defensive Function)
Héritière directe du concept freudien de mécanisme de défense et de la formulation de Katz sur les attitudes défensives, cette dimension évalue l’utilisation des attitudes pour préserver l’estime de soi contre des angoisses internes, des insécurités identitaires ou des conflits psychosexuels non résolus. L’attitude fonctionne ici comme un bouclier projectif : l’homophobie ou le rejet de l’homosexualité permettent d’extérioriser une menace psychologique inconsciente ou de réprimer une anxiété liée aux rôles de genre. Les items 7 et 8 mesurent cette tendance par le refus cognitif délibéré (« préférer ne pas y penser ») et les sentiments viscéraux de malaise, de dégoût ou de répulsion.
4. La fonction d’expression des valeurs (Value-Expressive Function)
Cette dimension traduit le désir d’extérioriser des engagements éthiques, philosophiques, religieux ou idéologiques cardinaux constitutifs du soi. L’attitude procure une satisfaction intrinsèque en permettant au sujet d’affirmer publiquement sa conception morale du monde ou son adhésion à des principes de justice. Les items 9 et 10 reflètent cette dimension : l’un s’articule autour de la protection universaliste des libertés civiles pour chaque citoyen, tandis que l’autre ancre la position de l’individu dans ses convictions morales sur l’ordre légitime des choses.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage conceptuel de l’AFI s’inscrit au carrefour des théories fonctionnalistes des attitudes développées au milieu du XXe siècle et des modèles contemporains de la cognition sociale. Les travaux fondateurs de Daniel Katz (1960) et de Smith, Bruner et White (1956) avaient postulé que les attitudes répondent à quatre besoins universels : l’utilitarisme (ou fonction instrumentale/d’adaptation), l’économie cognitive (ou fonction de connaissance), la défense de l’ego et l’expression des valeurs. Cependant, ces formulations initiales souffraient d’un manque d’opérationnalisation empirique rigoureuse, les chercheurs peinant à concevoir des instruments standardisés fiables capables d’isoler ces motivations dans des protocoles expérimentaux.
Dans sa révision théorique, désignée sous le terme d’approche néofonctionnelle (neofunctional theory), Herek (1986a, 1987) a réorganisé la taxonomie classique pour tenir compte des dynamiques interpersonnelles et symboliques propres aux attitudes envers les groupes minoritaires stigmatisés. Herek a proposé de distinguer deux grands régimes motivationnels :
- Les fonctions d’évaluation de l’objet (orientées vers les attributs perçus de l’objet d’attitude lui-même, incluant l’expérience concrète vécue avec cet objet) ;
- Les fonctions symboliques ou expressives (où l’objet d’attitude sert de vecteur indirect pour satisfaire des besoins d’affirmation du soi, de régulation émotionnelle ou de conformisme social).
Dans ce modèle, l’hétérosexisme culturel fournit un répertoire de symboles que les individus s’approprient différemment selon leur structure psychique et leur socialisation de genre. Herek (1986b) a notamment mis en lumière le lien entre la construction de la masculinité hétérosexuelle traditionnelle et la fonction défensive de l’ego : pour de nombreux hommes élevés dans des contextes valorisant l’hypermasculinité, dénigrer l’homosexualité masculine constitue un impératif psychologique pour conjurer la menace d’une féminisation symbolique de soi. L’AFI s’est imposé comme l’outil méthodologique clé permettant de tester ces prédictions théoriques en dégageant les motivations individualisées sous la surface des scores d’homophobie apparente.
7. Validité / Validity
L’évaluation psychométrique de l’AFI a fait l’objet de nombreuses investigations afin d’asseoir sa validité de construit, sa validité convergente et sa validité discriminante dans des échantillons d’étudiants et d’adultes tout-venant.
Validité de construit et validité factorielle
Les études initiales menées par Herek (1987) ont validé la structure multidimensionnelle par le biais d’analyses factorielles confirmant que les items ne s’agrègent pas sur un facteur général unique de « préjugé », mais se répartissent nettement sur les quatre dimensions théorisées. La variance extraite par ces facteurs rend compte de la spécificité des motivations individuelles indépendamment du niveau global d’acceptation ou de rejet de l’homosexualité.
Validité convergente et corrélats théoriques
Dans les travaux empiriques de Herek (1987, 1988), la sous-échelle défensive présente des corrélations positives significatives avec des mesures de dogmatisme, d’autoritarisme de droite (Right-Wing Authoritarianism de Bob Altemeyer) et d’anxiété liée aux rôles de genre traditionnels. De plus, les répondants masculins obtiennent systématiquement des scores plus élevés sur la composante défensive que les répondantes féminines, corroborant l’hypothèse néofonctionnelle sur la régulation de l’identité masculine hétérosexuelle.
À l’inverse, la sous-échelle expérientielle-schématique corrèle fortement avec les antécédents réels de contact social positif : les individus ayant des amis ou des membres de leur famille ouvertement homosexuels rapportent des scores élevés sur cette dimension, ce qui atteste que leur attitude est ancrée dans des schémas empiriques concrets conformes à l’hypothèse du contact intergroupe d’Allport.
Validité discriminante
La validité discriminante a été démontrée en comparant les sous-échelles de l’AFI avec l’échelle générale Attitudes Toward Lesbians and Gay Men (ATLG ; Herek, 1984). Bien que les personnes aux attitudes très hostiles sur l’ATLG mobilisent fréquemment des fonctions défensives et socio-expressives, d’autres répondants présentant une désapprobation modérée le font sous l’égide exclusive de la fonction d’expression des valeurs religieuses, sans manifester les réactions viscérales de rejet capturées par la sous-échelle défensive. Cette dissociation prouve que l’AFI n’est pas une simple redite de la valence de l’attitude, mais isole rigoureusement ses soubassements fonctionnels.
8. Fidélité / Reliability
La fiabilité de l’Attitude Function Inventory a été examinée à travers des indices de cohérence interne et la stabilité temporelle sur divers échantillons académiques et communautaires.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Les publications de Herek (1987, 1988) ainsi que les études ultérieures (par exemple, Tureau, 2003) rapportent les fourchettes suivantes pour les coefficients alpha de Cronbach :
- Dimension Expérientielle-schématique (items 1, 2, 3, 4) : $\alpha = 0{,}67 \text{ à } 0{,}82$. Cette dimension démontre une consistance interne satisfaisante à robuste, reflétant la cohérence des items centrés sur l’expérience directe ou indirecte.
- Dimension Socio-expressive (items 5, 6) : $\alpha = 0{,}41 \text{ à } 0{,}62$. Le coefficient modeste observé pour cette sous-échelle s’explique en partie par le faible nombre d’items (deux indicateurs) et la diversité des référents sociaux pris en compte (pairs proches versus figures d’autorité morale respectées).
- Dimension Défensive de l’ego (items 7, 8) : $\alpha = 0{,}72 \text{ à } 0{,}82$. Malgré sa brièveté (deux items), cette dimension fait preuve d’une excellente consistance interne, traduisant la convergence étroite entre l’évitement cognitif et le dégoût affectif.
- Dimension d’Expression des valeurs (items 9, 10) : $\alpha = 0{,}53 \text{ à } 0{,}61$. Cette fidélité modérée découle du fait que les deux items ciblent des facettes de valeurs divergentes : la défense libérale des libertés civiles pour autrui (item 9) d’une part, et les croyances morales prescriptives sur l’ordre social (item 10) d’autre part.
Fidélité test-retest
Les analyses de stabilité temporelle réalisées sur des intervalles de deux à quatre semaines indiquent des corrélations test-retest stables ($r$ oscillant entre $0{,}65$ et $0{,}78$), attestant que les profils de motivations fonctionnelles constituent des dispositions cognitives et émotionnelles relativement durables chez les répondants adultes.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Dans l’article fondateur de 1987 publié dans la revue Social Psychology Quarterly, Herek a examiné la structure interne de l’AFI à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) menées selon la méthode des composantes principales suivie d’une rotation oblique (Oblimin), en cohérence avec le postulat théorique selon lequel les fonctions des attitudes peuvent être corrélées dans la vie psychique quotidienne.
Structure factorielle identifiée
L’analyse a confirmé l’émergence de quatre facteurs distincts possédant des valeurs propres supérieures à 1,00, expliquant collectivement une part substantielle de la variance totale des scores :
- Facteur 1 (Expérientiel-schématique) : Les items 1, 2, 3 et 4 saturent fortement sur ce facteur (saturations factorielles généralement comprises entre 0,60 et 0,81). Aucune saturation croisée majeure n’est observée sur les autres facteurs.
- Facteur 2 (Défensif) : Les items 7 et 8 présentent des saturations primaires très élevées (supérieures à 0,75), isolant nettement les réactions de révulsion et de fuite mentale par rapport aux items expérientiels ou idéologiques.
- Facteur 3 (Socio-expressif) : Les items 5 et 6 saturent principalement sur cette dimension (saturations entre 0,55 et 0,72), mesurant l’effet médiateur du cercle social de référence.
- Facteur 4 (Expression des valeurs) : Les items 9 et 10 chargent sur cette dimension finale. L’item 9 charge souvent en sens inverse ou de façon bipolaire par rapport aux conceptions morales conservatrices si l’échantillon oppose libertés civiles universelles et morale traditionaliste.
Les modélisations ultérieures par équations structurelles et analyses factorielles confirmatoires (AFC) ont corroboré que le modèle théorique à 4 facteurs covariants présente un ajustement significativement supérieur à un modèle unidimensionnel global, confortant l’autonomie conceptuelle des dimensions néofonctionnelles.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’outil : Attitude Function Inventory (AFI) — Inventaire des fonctions des attitudes
- Auteur : Gregory M. Herek, Ph.D.
- Nombre total d’items : 10 énoncés
- Format d’administration : Auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé
- Temps moyen de passation : Environ 3 à 5 minutes
- Format et échelle de réponse : Échelle de Likert continue en 9 points allant de
1(« Very True of Me » / Tout à fait vrai pour moi) à9(« Not at all True of Me » / Pas du tout vrai pour moi). - Sous-échelles et affectation des items :
- Expérientielle-schématique (Experiential-schematic) : Items 1, 2, 3, 4
- Socio-expressive (Social-expressive) : Items 5, 6
- Défensive de l’ego (Defensive) : Items 7, 8
- Expression des valeurs (Value-expressive) : Items 9, 10
- Cotation et calcul des scores : Les scores de chaque dimension sont généralement obtenus en calculant la moyenne des items constitutifs après inversion si nécessaire selon les conventions de l’étude (attention à la direction d’ancrage de l’échelle d’origine où 1 correspond à « Très vrai pour moi » et 9 à « Pas du tout vrai pour moi »). Un score plus bas dans le format standard d’origine reflète une plus forte prégnance de la fonction évaluée.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement initial : 1986 / 1987
- Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle de Gregory M. Herek. Les publications scientifiques fondamentales sont soumises aux politiques des éditeurs concernés (par ex., SAGE Publications, American Psychological Association).
- Tarifs d’utilisation : Gratuit pour la recherche académique, scientifique et l’enseignement sans but lucratif. L’instrument est dans le domaine public académique par le biais de dissertations et de publications de recherche.
- Conditions d’utilisation : Les chercheurs souhaitant employer l’AFI dans leurs travaux empiriques sont tenus de citer les articles méthodologiques de référence de Gregory M. Herek (notamment Herek, 1987). Aucune utilisation commerciale n’est permise sans l’accord préalable exprès de l’auteur.
12. Références / References
Les travaux académiques suivants constituent le socle théorique, méthodologique et empirique de l’Attitude Function Inventory :
- Herek, G. M. (1984). Attitudes toward lesbians and gay men: A factor-analytic study. Journal of Homosexuality, 10(1-2), 39–51. https://doi.org/10.1300/J082v10n01_03
- Herek, G. M. (1984). Beyond “homophobia”: A social psychological perspective on attitudes toward lesbians and gay men. Journal of Homosexuality, 10(1-2), 1–21. https://doi.org/10.1300/J082v10n01_01
- Herek, G. M. (1986a). The instrumentality of attitudes: Toward a neofunctional theory. Journal of Social Issues, 42(2), 99–114. https://doi.org/10.1111/j.1540-4560.1986.tb00228.x
- Herek, G. M. (1986b). On heterosexual masculinity: Some psychodynamics of double and multiple jeopardy for gay men and women. American Behavioral Scientist, 29(5), 563–577. https://doi.org/10.1177/000276486029005005
- Herek, G. M. (1987). Can functions be measured? A new perspective on the functional approach to attitudes. Social Psychology Quarterly, 50(4), 285–303. https://doi.org/10.2307/2786814
- Herek, G. M. (1988). Heterosexuals’ attitudes toward lesbians and gay men: Correlates and gender differences. The Journal of Sex Research, 25(4), 451–477. https://doi.org/10.1080/00224498809551476
- Herek, G. M. (1990). The context of anti-gay violence: Notes on cultural and psychological heterosexism. Journal of Interpersonal Violence, 5(3), 316–333. https://doi.org/10.1177/088626090005003006
- Herek, G. M. (2002). Gender gaps in public opinion about lesbians and gay men. Public Opinion Quarterly, 66(1), 40–66. https://doi.org/10.1086/338409
- Katz, D. (1960). The functional approach to the study of attitudes. Public Opinion Quarterly, 24(2), 163–204. https://doi.org/10.1086/266945
- Tureau, Z. L. (2003). College student identity and attitudes toward gays and lesbians (Doctoral dissertation, University of North Texas). University of North Texas Digital Library. https://digital.library.unt.edu/ark:/67531/metadc4286/
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
Very True of Me 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 Not at all True of Me
- My opinions about gay men and lesbians mainly are based on whether or not someone I care about is gay.
- My opinions about gay men and lesbians mainly are based on my personal experiences with specific gay persons.
- My opinions about gay men and lesbians mainly are based on my own judgment of how likely it is that I will interact with gay people in any significant way.
- My opinions about gay men and lesbians mainly are based on my personal experiences with people whose family members or friends are gay.
- My opinions about gay men and lesbians mainly are based on my perceptions of how the people I care about have responded to gay people as a group.
- My opinions about gay men and lesbians mainly are based on learning how gay people are viewed by the people whose opinions I most respect.
- My opinions about gay men and lesbians mainly are based on the fact that I would rather not think about homosexuality or gay people.
- My opinions about gay men and lesbians mainly are based on my personal feelings of discomfort or revulsion at homosexuality.
- My opinions about gay men and lesbians are based on my concern that we safeguard the civil liberties of all people in our society
- My opinions about gay men and lesbians mainly are based on my moral beliefs about how things should be.