1. Résumé / Abstract
L’Inventaire des comportements de poursuite non désirés — Auteur (connu dans la littérature anglophone sous l’appellation Unwanted Pursuit Behavior Inventory — Offender ou UPBI-O) est un instrument psychométrique auto-rapporté développé initialement par Jennifer Langhinrichsen-Rohling et Russell E. Palarea (1998, 2000). Cet outil d’évaluation quantitative et qualitative a été conçu pour opérationnaliser, mesurer et catégoriser la prévalence, la fréquence et la sévérité des comportements d’intrusion relationnelle, de harcèlement post-rupture et de traque (stalking) perpétrés par un individu à l’encontre d’un(e) ancien(ne) partenaire intime à la suite d’une séparation amoureuse conflictuelle.
Composé de 26 items comportementaux univoques, le questionnaire se structure classiquement en deux dimensions factorielles distinctes : la sous-échelle des actes modérés ou d’intrusion relationnelle bénigne à modérée (Mild acts subscale, items 1 à 13) et la sous-échelle des actes sévères, menaçants ou violents (Severe acts subscale, items 14 à 26). L’instrument emploie une approche multidimensionnelle de la cotation. Il évalue dans un premier temps l’occurrence binaire de chaque comportement (présence/absence), puis quantifie la fréquence des actes rapportés selon une échelle ordinale en 5 points (allant de « Plus d’une fois par jour » à « Moins d’une fois par mois »). Le protocole permet en outre de calculer un indice de sévérité composite (Unwanted Pursuit Behavior Severity Index) intégrant la fréquence d’occurrence et une double pondération systématique des comportements sévères.
Sur le plan métrologique, l’UPBI-O présente d’excellentes qualités de cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,89 pour l’échelle globale et la sous-échelle des actes modérés. La validité convergente et la validité de construit ont été solidement établies par des corrélations statistiquement significatives avec des mesures de violence entre partenaires intimes (IPV), des styles d’attachement anxieux-insécure, des indices de dysrégulation émotionnelle et des antécédents d’agression physique ou psychologique. L’UPBI-O constitue une référence internationale majeure, répertoriée notamment par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), pour l’investigation empirique de la délinquance relationnelle et l’évaluation actuarielle du risque en psychologie légale.
2. Mots-clés / Keywords
Harcèlement post-rupture, comportements de poursuite non désirés, traque obsessionnelle, intrusion relationnelle, rupture amoureuse, violence entre partenaires intimes, psychométrie légale, échelle d’auto-évaluation, délinquance relationnelle, évaluation du risque médico-légal.
3. Auteurs / Authors
L’inventaire a été conçu et validé par une équipe de chercheurs de premier plan spécialisés dans les violences interpersonnelles, la psychologie légale et la psychopathologie relationnelle :
- Jennifer Langhinrichsen-Rohling, Ph.D. : Professeure émérite et chercheuse principale au Département de psychologie de l’Université de South Alabama (Mobile, AL, États-Unis) et affiliée ultérieurement à l’Université de Caroline du Nord à Charlotte. Ses travaux pionniers portent sur la violence conjugale, l’étiologie des comportements suicidaires et l’analyse empirique des dynamiques dysfonctionnelles post-séparation.
- Russell E. Palarea, Ph.D. : Psychologue clinicien et expert en psychologie légale, directeur opérationnel chez Operational Psychology Services (Arlington, VA, États-Unis). Ancien consultant pour le Threat Assessment Team des services de sécurité fédéraux américains, il est internationalement reconnu pour son expertise dans l’évaluation de la menace, la gestion du risque de stalking et la prévention de la violence ciblée.
- Jerome Cohen, Ph.D. : Chercheur et statisticien associé au Département de psychologie de l’Université du Nebraska à Lincoln, spécialisé dans les modélisations quantitatives appliquées aux traumatismes relationnels.
- Martin L. Rohling, Ph.D. : Professeur de psychologie et neuropsychologue clinicien à l’Université de South Alabama, reconnu pour ses travaux méthodologiques rigoureux dans l’évaluation psychométrique et la méta-analyse appliquée aux neurosciences cognitives et comportementales.
4. Objectif / Purpose
La rupture d’une relation intime constitue l’un des événements de vie les plus stressants sur le plan développemental et émotionnel. Si la majorité des individus surmontent la dissolution conjugale par des mécanismes de deuil adaptatifs, un pourcentage non négligeable bascule dans des conduites de persistance relationnelle inappropriées, intrusives, voire hautement criminelles. L’objectif fondamental de l’Inventaire des comportements de poursuite non désirés — Auteur (UPBI-O) est de fournir une mesure objective, systématique et standardisée des comportements d’intrusion et de harcèlement déclarés directement par l’auteur de ces actes (offender/perpetrator).
Historiquement, l’investigation du stalking reposait quasi exclusivement sur les témoignages des victimes, créant un angle mort empirique considérable quant aux perceptions, aux motivations et à la reconnaissance des faits par les auteurs eux-mêmes. L’UPBI-O a été élaboré pour combler cette lacune méthodologique en permettant de :
- Quantifier le spectre complet de la persistance post-rupture : Du contact téléphonique répété et de la surveillance passive sur les réseaux ou les lieux publics jusqu’aux agressions physiques, aux menaces de mort avec arme et aux agressions sexuelles post-séparation.
- Distinguer l’intensité et l’escalade comportementale : En dissociant les actes socialement ambigus ou d’intensité modérée (souvent rationalisés comme des tentatives de réconciliation) des actes intrinsèquement destructeurs et pénalement répréhensibles.
- Calculer des indices pondérés de sévérité : En croisant l’occurrence factuelle des comportements avec leur fréquence temporelle et leur impact négatif documenté.
Dans le champ de la recherche fondamentale, l’UPBI-O sert à étudier les trajectoires développementales des agresseurs, l’impact des biais cognitifs (tels que l’erreur fondamentale d’attribution et l’illusion d’accord) et les déterminants psychopathologiques conduisant au passage à l’acte. Dans la pratique clinique et médico-légale, l’inventaire constitue un outil diagnostique et d’évaluation du risque inestimable au sein des protocoles d’expertise judiciaire, des services de probation, des cellules d’évaluation de la menace (Threat Assessment Teams) et des programmes de prise en charge psychothérapeutique des conjoints violents (batterer intervention programs).
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’UPBI-O s’inscrit au carrefour de la criminologie, de la psychologie sociale des relations interpersonnelles et de la psychopathologie légale. Il est conceptualisé sous le vocable de comportements de poursuite non désirés (Unwanted Pursuit Behaviors – UPB), un concept étroitement corrélé à la notion d’intrusion relationnelle obsessionnelle (Obsessive Relational Intrusion – ORI) développée par Brian Spitzberg et William Cupach.
Les comportements de poursuite non désirés regroupent l’ensemble des tentatives répétées, non sollicitées et non consensuelles d’entrer en contact, d’établir une proximité physique ou psychologique, ou d’exercer un contrôle sur un(e) ancien(ne) partenaire intime après la fin explicite de la relation amoureuse. Le modèle sous-jacent de l’UPBI postule un continuum de gravité structuré en deux dimensions majeures :
1. Sous-échelle des actes modérés / bénins (Items 1 à 13)
Cette dimension englobe des comportements d’intrusion qui, pris isolément dans le contexte d’une relation amoureuse normale, pourraient paraître banals ou relever de l’expression d’un chagrin d’amour, mais qui deviennent pathologiques par leur caractère répété, intrusif et unilatéral. On y retrouve :
- L’hyper-communication unilatérale : Envoi répété de messages, d’appels téléphoniques incessants avec ou sans interruption volontaire (items 1 et 3), transmission de courriels, lettres ou cadeaux non sollicités (items 2 et 6), ou sollicitations via des salons de discussion Internet (item 4).
- L’intrusion sociale et vicariante : Recherche active d’informations auprès de l’entourage de la victime ou sollicitation de ses amis et de sa famille sans son consentement (items 7 et 8).
- La surveillance spatiale et l’apparition « fortuite » : Présence sur les lieux fréquentés par l’ex-partenaire (item 9), manœuvres délibérées pour provoquer des rencontres prétendument fortuites (item 10), visites inopinées au domicile, au travail ou dans des lieux d’études (items 11 et 12), et stationnement prolongé à proximité des lieux de vie (item 13).
2. Sous-échelle des actes sévères / agressifs (Items 14 à 26)
Cette dimension opérationnalise la bascule vers le stalking criminel avéré, l’intimidation explicite et l’exercice de violences coercitives directes. Elle comprend :
- La filature active et explicite : Traque physique et suivi direct de l’ex-partenaire dans ses déplacements quotidiens (item 14).
- La menace psychologique et le chantage relationnel : Menaces vagues ou implicites (item 15), chantage à la divulgation d’informations préjudiciables ou intimes (item 16).
- Les menaces d’atteinte physique grave : Menaces d’homicide ou de coups à l’encontre de la victime (item 17), menaces ciblant des proches ou des animaux de compagnie (item 18), et menaces directes avec une arme (item 19).
- Les violences matérielles et atteintes aux biens : Vol d’objets personnels (item 21) et vandalisme ou dégradation de biens matériels (véhicule, domicile ; item 22).
- Les violences physiques, séquestrations et agressions sexuelles : Diffusion effective d’informations diffamatoires (item 20), violences physiques envers des proches/animaux (item 23), blessures corporelles infligées à l’ex-partenaire (item 24), séquestration ou rétention contre son gré (item 25), et rapports sexuels contraints après la rupture (item 26).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
La conceptualisation théorique qui sous-tend l’UPBI-O s’articule autour de trois paradigmes fondamentaux de la psychologie clinique et cognitive :
1. La théorie de l’attachement et la détresse de désactivation
Fondée sur les travaux de John Bowlby et étendue aux relations amoureuses adultes par Hazan et Shaver, la théorie de l’attachement éclaire l’étiologie des comportements de poursuite. Chez les individus présentant un style d’attachement anxieux-préoccupé, la rupture amoureuse est vécue comme une menace d’anéantissement du soi. L’activation panique du système d’attachement déclenche des conduites d’hyper-activation caractérisées par des tentatives compulsives et irrationnelles de restaurer la proximité relationnelle, le sujet percevant l’abandon comme intolérable.
2. La théorie de la poursuite des objectifs relationnels (Relational Goal Pursuit)
Développée spécifiquement pour expliquer l’intrusion relationnelle par Spitzberg et Cupach (1998, 2004), la Relational Goal Pursuit (RGP) Theory postule que les comportements de traque émergent d’une liaison cognitive anormale (goal linking) entre un objectif d’ordre supérieur (ex. « Trouver le bonheur et l’estime de soi ») et un objectif d’ordre inférieur spécifique (ex. « Être impérativement en couple avec cette personne précise »). Lorsque la cible rompt, l’agresseur développe une persistance dysfonctionnelle car il est incapable d’abandonner l’objectif de reconquête sans s’effondrer psychologiquement. Ce mécanisme s’accompagne d’un déni systématique des signaux de rejet émis par la victime, interprétés à tort comme de la timidité ou une résistance temporaire.
3. Le contrôle coercitif et l’asymétrie de pouvoir
D’un point de vue féministe et sociologique (notamment formalisé par Evan Stark), les comportements de poursuite sévères mesurés par les items 14 à 26 ne relèvent pas simplement d’un dysfonctionnement d’attachement, mais d’une stratégie délibérée de contrôle coercitif. L’UPBI-O capture ainsi la tentative de rétablir une domination unilatérale sur la victime par la terreur, l’isolement social, l’intimidation physique et la violence sexuelle.
7. Validité / Validity
Les propriétés psychométriques de l’UPBI-O ont fait l’objet de multiples validations empiriques auprès d’échantillons universitaires, communautaires et médico-légaux.
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente de l’UPBI-O est solidement étayée. Dans l’étude princeps de Langhinrichsen-Rohling et al. (2000), les scores totaux de l’UPBI-O ont montré des corrélations positives hautement significatives avec les échelles mesurant la violence conjugale physique et psychologique au moyen du Revised Conflict Tactics Scales (CTS2) de Straus et al. Les agresseurs rapportant des niveaux élevés d’actes modérés et sévères sur l’UPBI présentaient des taux significativement plus importants de comportements d’agression verbale, de coercition sexuelle et de violences physiques durant la relation antérieure ($r = 0,38$ à $0,54$, $p < 0,001$).
De plus, des associations robustes ont été documentées entre les scores de l’UPBI-O et :
- Les dimensions d’anxiété d’attachement mesurées par l’Experiences in Close Relationships (ECR ; $r = 0,32$ à $0,45$) ;
- L’intensité de la colère post-rupture et le ressentiment mesurés par le State-Trait Anger Expression Inventory (STAXI) ;
- Les croyances d’enchevêtrement relationnel et les attitudes de justification du harcèlement.
Validité discriminante
L’UPBI-O discrimine de façon statistiquement robuste les individus engagés dans un processus de deuil amoureux standard de ceux manifestant des conduites de harcèlement pathologique. La sous-échelle des actes sévères montre une faible corrélation avec les mesures de tristesse normative post-séparation, démontrant que la détresse émotionnelle seule ne conduit pas aux actes d’agression ou de traque physique sévère sans l’intervention de traits dysfonctionnels sous-jacents.
Validité critériée et prédictive
Dans les contextes médico-légaux, l’élévation des scores sur la sous-échelle des actes sévères (items 14-26) prédit avec une grande précision l’intervention des forces de l’ordre, l’émission d’ordonnances de protection (restraining orders) et la récidive de comportements violents dans les 6 à 12 mois suivant la rupture ($AUC > 0,75$ en analyse ROC).
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’UPBI-O a été examinée sous l’angle de la consistance interne et de la stabilité temporelle.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Les études empiriques rapportent d’excellents coefficients de consistance interne pour l’ensemble de l’instrument :
- Échelle globale (26 items) : Les coefficients $\alpha$ de Cronbach se situent régulièrement entre 0,84 et 0,91, indiquant une forte homogénéité des items dans la mesure du spectre de poursuite.
- Sous-échelle des actes modérés (Items 1 à 13) : Les coefficients $\alpha$ varient généralement de 0,79 à 0,86. Les items de cette sous-échelle bénéficient d’un taux d’endossement élevé dans les populations universitaires et communautaires, conférant une excellente fidélité d’échantillonnage de contenu.
- Sous-échelle des actes sévères (Items 14 à 26) : Les coefficients $\alpha$ oscillent entre 0,72 et 0,84. Bien que certains comportements (ex. séquestration, menaces armées) présentent des taux de prévalence faibles (effets de plancher marqués), l’inter-corrélation des items demeure substantielle chez les sujets ayant franchi le seuil de violence.
Fidélité test-retest
L’évaluation de la stabilité temporelle sur un intervalle de 4 à 6 semaines révèle des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) supérieurs à 0,80 pour le score total d’occurrence. Cependant, les auteurs soulignent que l’UPBI-O mesure un phénomène dynamique qui a naturellement tendance à décroître avec l’éloignement temporel de la séparation amoureuse, faisant varier les scores bruts de fréquence au fil des mois.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle sous-jacente de l’UPBI-O a été explorée et confirmée par plusieurs analyses statistiques avancées.
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Lors de la phase de conception par Palarea et Langhinrichsen-Rohling (1998, 2000), des analyses en composantes principales (ACP) avec rotation oblique (Promax) ont été menées pour respecter l’interdépendance conceptuelle attendue entre les différentes manifestations de harcèlement. Ces analyses ont mis en évidence une structure bidimensionnelle claire expliquant entre 42 % et 51 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Actes modérés / Intrusion communicative et spatiale : Regroupant les items 1 à 13, avec des saturations factorielles dominantes oscillant entre 0,45 et 0,78 (ex. contacts téléphoniques répétés, surveillance des amis, apparitions impromptues).
- Facteur 2 : Actes sévères / Agressions et menaces manifestes : Regroupant les items 14 à 26, caractérisé par des saturations s’échelonnant de 0,48 à 0,82 pour les items de filature active, de menaces avec armes, de dégradations matérielles et de violences sexuelles.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Des travaux ultérieurs évaluant la modélisation structurale de l’instrument ont comparé un modèle unifactoriel à un modèle à deux facteurs corrélés. Les indices d’ajustement soutiennent sans ambiguïté la supériorité du modèle à deux facteurs :
- Indice de comparaison de Bentler ($CFI$) > 0,92 ;
- Indice de Tucker-Lewis ($TLI$) > 0,90 ;
- Erreur quadratique moyenne d’approximation ($RMSEA$) ≤ 0,058 (avec intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,049 et 0,067) ;
- Résidu quadratique moyen standardisé ($SRMR$) ≤ 0,052.
Ces données confirment que bien que les actes modérés et sévères fassent partie d’un même phénomène général de persistance post-rupture ($r$ inter-facteurs généralement autour de 0,55), ils représentent des paliers comportementaux distincts justifiant des sous-scores séparés.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’administration et la cotation de l’UPBI-O s’effectuent selon les caractéristiques méthodologiques suivantes :
- Format d’administration : Questionnaire auto-rapporté sur format papier-crayon ou informatisé.
- Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes.
- Population cible : Adultes et adolescents ayant vécu la dissolution récente ou passée d’une relation amoureuse hétérosexuelle ou de même sexe.
- Nombre d’items : 26 items comportementaux spécifiques, complétés par une question qualitative descriptive ouverte portant sur le profil type de contact post-rupture.
- Format de réponse pour chaque item :
- Occurrence du contact : Réponse binaire (Oui / Non / Non applicable).
- Fréquence du contact : Échelle ordinale en 5 points :
- 1 = Plus d’une fois par jour (More than daily)
- 2 = Quotidiennement (Daily)
- 3 = Chaque semaine (Weekly)
- 4 = Chaque mois (Monthly)
- 5 = Moins d’une fois par mois (Less than monthly)
- Réciprocité de la réponse : L’ex-partenaire a-t-il répondu ? (Oui / Non).
- Nature de la réponse reçue : Positive ou Négative (P / N).
- Modalités de cotation et calcul des scores :
- Score total d’occurrence (Total UPB Score) : Somme arithmétique simple du nombre d’items endossés positivement (« Oui ») par le répondant (score variant de 0 à 26).
- Sous-scores dimensionnels :
- Sous-échelle des actes modérés (Mild acts) : Somme des items 1 à 13 (score de 0 à 13).
- Sous-échelle des actes sévères (Severe acts) : Somme des items 14 à 26 (score de 0 à 13).
- Indice de sévérité des comportements de poursuite non désirés (Severity Index) : Cet indice composite prend en compte uniquement les comportements ayant suscité un impact ou une réponse négative de l’ex-partenaire. Ces comportements négatifs sont ensuite pondérés par le rapport de fréquence. Règle méthodologique essentielle : les actes sévères (items 14 à 26) sont doublement pondérés dans le calcul final (à noter que pour les items 14 à 26, le caractère négatif de l’impact est considéré comme intrinsèque et n’est pas conditionné à une réponse explicite). Des scores plus élevés traduisent une intensité, une intrusion et une dangerosité accrues.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement initial : 1998 (mesure non publiée) ; première publication scientifique de référence validée en 2000.
- Statut des droits et accessibilité : L’UPBI-O est un instrument du domaine académique et public. Il a été formellement intégré et diffusé par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) dans leur recueil officiel : Measuring Intimate Partner Violence Victimization and Perpetration: A Compendium of Assessment Tools (pages 148-149).
- Tarifs d’utilisation : Gratuit pour la recherche scientifique, l’enseignement universitaire et l’évaluation clinique à but non commercial.
- Conditions d’utilisation : Aucune redevance n’est requise. Les utilisateurs doivent citer rigoureusement les publications originales des auteurs (Langhinrichsen-Rohling et al., 2000 ; CDC Compendium) dans leurs travaux et rapports d’expertise.
12. Références / References
Les publications fondamentales et études méthodologiques relatives à l’UPBI-O incluent :
- Basile, K. C., Hertz, M. F., & Back, S. E. (2006). Measuring Intimate Partner Violence Victimization and Perpetration: A Compendium of Assessment Tools. Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/ipv/measuring_ipv_compendium-a.pdf
- Cupach, W. R., & Spitzberg, B. H. (2004). The dark side of relationship pursuit: From attraction to obsession and stalking. Lawrence Erlbaum Associates Publishers. https://doi.org/10.4324/9781410610225
- Langhinrichsen-Rohling, J., Palarea, R. E., Cohen, J., & Rohling, M. L. (2000). Breaking up is hard to do: Unwanted pursuit behaviors following the dissolution of a romantic relationship. Violence and Victims, 15(1), 73–90. https://doi.org/10.1891/0886-6708.15.1.73
- Palarea, R. E., & Langhinrichsen-Rohling, J. (1998). Unwanted Pursuit Behavior Inventory [Unpublished measurement tool]. Department of Psychology, University of Nebraska-Lincoln / University of South Alabama.
- Spitzberg, B. H., & Cupach, W. R. (1998). What whoppers? Obsessive relational intrusion and stalking. In The dark side of close relationships (pp. 233–263). Lawrence Erlbaum Associates.
- Straus, M. A., Hamby, S. L., Boney-McCoy, S., & Sugarman, D. B. (1996). The revised Conflict Tactics Scales (CTS2): Development and preliminary psychometric data. Journal of Family Issues, 17(3), 283–316. https://doi.org/10.1177/019251396017003001