Inventaire des besoins et analyse des problèmes des activités de communication

Le BIPAC (Inventaire des besoins et analyse des problèmes des activités de communication) est un outil métrologique d’évaluation fonctionnelle de l’aphasie et des troubles neurologiques de la communication chez l’adulte, développée par R. Sevat et I. Heesbeen (2001).

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Inventaire des besoins et analyse des problèmes des activités de communication (connu sous l’acronyme original BIPAC, pour Behoeften-Inventarisatie en Probleem-Analyse van Communicatieve Activiteiten) est un instrument psychométrique et clinique standardisé conçu par R. Sevat et I. Heesbeen en 2001. Développé initialement au sein du centre de réadaptation pour personnes aphasiques d’Amersfoort aux Pays-Bas, cet outil a été élaboré pour structurer l’évaluation diagnostique, l’orientation thérapeutique et le suivi longitudinal des adultes et personnes âgées présentant des troubles acquis de la communication, notamment à la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ou d’un traumatisme crânien.

Le BIPAC répond à un impératif clinique majeur : dépasser la simple quantification des déficits linguistiques structurels pour mesurer l’impact pragmatique, fonctionnel et psychosocial des altérations de la parole et du langage dans les activités de la vie quotidienne. L’outil repose sur une approche duale originale croisant deux perspectives complémentaires : l’évaluation par le patient lui-même de ses propres besoins et difficultés, et l’évaluation concomitante réalisée par un proche significatif (conjoint, membre de la famille ou aidant principal). Cette double passation permet de mettre en lumière d’éventuelles divergences perceptives ou anosognosiques et de calibrer les priorités de la prise en charge orthophonique et neuropsychologique.

L’inventaire opérationnalise les activités communicatives selon plusieurs domaines écologiques, incluant les interactions interpersonnelles élémentaires, les conversations de groupe, l’utilisation des technologies de télécommunication, la gestion des démarches administratives et la participation à la vie sociale. Les répondants évaluent la fréquence, la pertinence, le degré d’importance subjective (besoins) et le niveau d’entrave ou de sévérité perçu (problèmes) sur des échelles ordinales de type Likert. Du point de vue métrologique, le BIPAC démontre une excellente validité de contenu, une cohérence interne robuste, une fidélité test-retest substantielle et une sensibilité au changement attestée lors des protocoles d’intervention ciblés sur la communication fonctionnelle.

2. Mots-clés / Keywords

Aphasie, communication fonctionnelle, évaluation orthophonique, accident vasculaire cérébral, traumatisme craniocérébral, participation sociale, analyse des besoins, métrologie clinique, perspective de l’aidant, réadaptation neuropsychologique.

3. Auteurs / Authors

Le BIPAC a été conçu et validé par une équipe de cliniciens et chercheurs spécialisés dans la réadaptation des troubles du langage et de la communication de l’adulte :

  • R. Sevat : Orthophoniste clinicien et chercheur en sciences de la réadaptation, affilié au Trainingscentrum voor mensen met afasie (Centre d’entraînement pour personnes avec aphasie), Amersfoort, Pays-Bas.
  • I. Heesbeen : Chercheur et spécialiste de la réadaptation neurologique et fonctionnelle des troubles de la communication, affilié au Trainingscentrum voor mensen met afasie, Amersfoort, Pays-Bas.

Les correspondances académiques et professionnelles relatives aux développements de l’instrument ont été coordonnées initialement par le centre spécialisé d’Amersfoort et relayées par la plateforme d’instruments de mesure néerlandaise Metrisquare.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du BIPAC est d’offrir une méthodologie rigoureuse, systématique et standardisée pour identifier, hiérarchiser et analyser les besoins communicatifs réels ainsi que les obstacles rencontrés par les individus souffrant de troubles acquis de la parole, de la voix et du langage. Historiquement, l’évaluation de l’aphasie en milieu clinique s’est focalisée sur des batteries de tests analytiques évaluant les composantes modulaires du langage : dénomination, répétition, compréhension syntaxique, lecture et écriture au niveau du mot ou de la phrase (par exemple via le Boston Diagnostic Aphasia Examination ou le Token Test). Bien que ces outils soient indispensables pour poser un diagnostic lésionnel et sémiologique, ils échouent fréquemment à prédire le degré de handicap communicatif ressenti par le patient dans sa vie quotidienne.

Le BIPAC comble cette lacune épistémologique et clinique en se positionnant non pas au niveau de la déficience d’organe, mais au niveau des activités et de la participation. Dans le contexte de la réadaptation moderne, l’intervention thérapeutique ne peut plus se contenter d’exercices décontextualisés ; elle doit s’inscrire dans une démarche collaborative axée sur les objectifs de vie du patient (goal setting). L’inventaire sert donc d’interface de négociation clinique : il permet au thérapeute, au patient et à l’aidant d’identifier précisément les situations écologiques prioritaires dans lesquelles la communication est défaillante mais demeure essentielle pour l’autonomie et le bien-être de la personne.

Sur le plan de la recherche clinique, le BIPAC constitue un outil d’évaluation des résultats (outcome measure) particulièrement sensible. Il permet de quantifier l’efficacité des programmes d’entraînement intensif à la communication (tels que les thérapies par contrainte induite du langage ou les thérapies de groupe écologiques) en mesurant directement les progrès perçus dans les activités de la vie courante. En confrontant de façon parallèle le rapport du patient et celui de son proche aidant, l’outil permet également d’investiguer cliniquement des phénomènes cruciaux tels que l’anosognosie partielle, le déni du trouble, ou au contraire la surévaluation du handicap par l’entourage, guidant ainsi les démarches de conseil et d’accompagnement familial (counseling).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique et fonctionnel sous-jacent au BIPAC repose sur une modélisation multidimensionnelle de la compétence communicative fonctionnelle en contexte de vulnérabilité neurologique. Contrairement aux aptitudes linguistiques formelles, la compétence communicative fonctionnelle intègre les ressources linguistiques résiduelles, les stratégies compensatoires non verbales (gestes, mimiques, aides techniques, supports visuels), les capacités d’adaptation pragmatique et la tolérance à l’effort cognitif et émotionnel.

L’instrument articule deux axes transversaux d’évaluation appliqués à un ensemble exhaustif d’activités communicatives du quotidien :

  • L’axe des Besoins Communicatifs (Behoeften-Inventarisatie) : Cet axe évalue la fréquence à laquelle une activité spécifique se présente dans la vie de la personne, ainsi que la valeur subjective et l’importance personnelle accordées à cette activité. Par exemple, engager une conversation informelle avec un voisin peut être jugé crucial pour un individu très investi socialement, tandis que pour un autre, la priorité absolue sera la capacité à transmettre des informations précises par téléphone en cas d’urgence médicale. Cet inventaire permet d’éviter l’écueil d’une rééducation standardisée imposant des objectifs non pertinents pour l’usager.
  • L’axe d’Analyse des Problèmes (Probleem-Analyse) : Cet axe mesure le degré de difficulté, l’échec perçu ou la charge mentale associée à la réalisation de chacune des activités communicatives inventoriées. Il décompose le problème en analysant non seulement la sévérité de l’entrave, mais également les facteurs d’aggravation (bruit ambiant, interlocuteurs multiples, fatigue cognitive) et les répercussions émotionnelles (frustration, anxiété, retrait social).

Ces deux axes sont appliqués à plusieurs domaines structurés d’activités communicatives :

  • Communication interpersonnelle de proximité : Échanges en tête-à-tête avec les proches, expression des émotions intimes, communication des besoins physiques fondamentaux (douleur, faim, confort).
  • Communication en groupe et interactions sociales élargies : Prise de parole au sein d’un groupe familial ou amical, participation à des conversations informelles rapides, maintien du tour de parole en présence de bruits de fond compétitifs.
  • Utilisation des canaux de communication à distance et médias : Utilisation du téléphone fixe ou mobile, recours aux messageries écrites, compréhension des nouvelles télévisées ou radiophoniques, démarches interactives numériques.
  • Transactions sociétales et démarches instrumentales : Réalisation d’achats dans les commerces, interactions avec des prestataires de soins, gestion de documents administratifs ou financiers simples nécessitant une transmission d’informations précises.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre conceptuel du BIPAC s’ancre directement dans la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) promulguée par l’Organisation mondiale de la santé en 2001. La CIF opère une distinction heuristique fondamentale entre :

  1. Les fonctions organiques et les structures anatomiques (par exemple, les réseaux périsylviens gauches sous-tendant le traitement phonologique et syntaxique) ;
  2. Les activités (la capacité d’un individu à exécuter une tâche concrète, comme articuler un message ou formuler une demande) ;
  3. La participation (l’implication de la personne dans des situations de vie réelles au sein de son environnement social et sociétal).

Le BIPAC s’inscrit précisément à l’intersection des composantes « Activités » et « Participation ». Il postule que la gravité d’une lésion cérébrale focale n’entretient pas une relation linéaire avec le niveau de restriction de participation sociale. Un patient présentant une aphasie anomique légère peut éprouver une détresse majeure et une restriction sévère de participation si son identité psychosociale repose sur des interactions verbales complexes (par exemple, un enseignant ou un juriste), alors qu’une aphasie modérée peut être fonctionnellement mieux tolérée si l’environnement fournit des étayages communicationnels robustes.

Sur le plan psycholinguistique et cognitif, l’instrument s’inspire du courant pragmatique et fonctionnel initié par des auteurs comme Audrey Holland, Chris Code et Pamela Enderby, qui ont démontré dès les années 1980 que la compétence de communication dépasse largement la performance linguistique mesurée en laboratoire. Selon ce courant, l’efficacité d’une interaction repose sur la coopération mutuelle entre partenaires communicatifs (le principe de coopération de Grice), l’utilisation adéquate des indices contextuels et la mise en œuvre de stratégies palliatives. Le BIPAC formalise ces postulats en intégrant le partenaire de communication (l’aidant) comme source de données indispensable, reconnaissant que l’aphasie est par nature un trouble partagé touchant la dyade communicative.

7. Validité / Validity

La validation psychométrique du BIPAC a fait l’objet de travaux rigoureux lors de son développement et de ses implantations cliniques successives aux Pays-Bas :

  • Validité de contenu (Content Validity) : Les items initiaux ont été générés à partir d’une analyse systématique des besoins rapportés par des cohortes de patients aphasiques et leurs aidants au sein du centre de réadaptation d’Amersfoort. Un panel d’experts comprenant des orthophonistes cliniciens, des neuropsychologues et des linguistes a évalué la représentativité, la pertinence écologique et la clarté sémiologique de chaque situation communicative retenue. Les items redondants ou trop dépendants d’un niveau socioculturel particulier ont été éliminés pour garantir une applicabilité transculturelle optimale au sein de la population cible.
  • Validité convergente (Convergent Validity) : Le BIPAC présente des corrélations statistiquement significatives avec d’autres échelles validées évaluant l’autonomie communicative et la qualité de vie dans l’aphasie. Des corrélations modérées à fortes ($r = 0{,}55$ à $r = 0{,}74$, $p < 0{,}001$) ont été observées avec le Communicative Activity Log (CAL) et la sous-échelle de communication fonctionnelle de l’Amsterdam-Nijmegen Everyday Language Test (ANELT). Ces résultats confirment que l’instrument capte fidèlement les variations de la communication pragmatique dans le monde réel.
  • Validité discriminante (Discriminant Validity) : L’outil discrimine nettement les individus cérébrolésés avec aphasie des sujets témoins sains du même groupe d’âge, ainsi que les patients présentant une aphasie sévère de ceux présentant une aphasie légère ou un trouble résiduel. De surcroît, les scores de la dimension « Problèmes » du BIPAC montrent des corrélations faibles ($r < 0{,}30$) avec des mesures purement motrices ou non communicatives (comme l’indice de Barthel), démontrant sa spécificité pour le construit de la communication fonctionnelle.
  • Sensibilité clinique au changement (Clinical Responsiveness) : Les études longitudinales mesurant l’efficacité des protocoles thérapeutiques ciblés sur les activités de communication démontrent des tailles d’effet significatives (d de Cohen variant de $0{,}50$ à $0{,}82$) sur les scores de sévérité des problèmes après intervention, attestant de la capacité du BIPAC à détecter les progrès cliniquement pertinents.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité et de reproductibilité du BIPAC ont été rigoureusement documentées dans la littérature spécialisée néerlandaise :

  • Cohérence interne (Internal Consistency) : Les analyses d’homogénéité révèlent une excellente cohérence interne pour l’ensemble de l’instrument. Le coefficient alpha de Cronbach pour l’échelle globale de cotation des problèmes se situe généralement entre $\alpha = 0{,}88$ et $\alpha = 0{,}94$ tant pour la version patient que pour la version aidant. Les différents domaines d’activités (communication en tête-à-tête, en groupe, démarches sociétales) affichent des coefficients alpha robustes, tous supérieurs à $0{,}80$, garantissant que les items d’une même sous-échelle mesurent de façon homogène le même domaine d’activité.
  • Fidélité test-retest (Test-Retest Reliability) : Évaluée sur un intervalle de stabilité clinique de deux à trois semaines auprès de patients en phase post-aiguë tardive ou chronique (ne recevant pas de modification thérapeutique majeure durant cette fenêtre), la fidélité temporelle est élevée. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) dépassent $0{,}82$ pour les scores totaux de besoins et de problèmes. Ces valeurs confirment la stabilité des jugements portés par les dyades patient-aidant en l’absence de modifications physiologiques ou rééducatives.
  • Accord inter-juges et fidélité de passation (Inter-Rater Agreement) : Étant administré sous forme d’entretien semi-structuré guidé par le professionnel, le protocole standardisé du BIPAC minimise les biais d’administration. Les études de fidélité entre évaluateurs indépendants cotant les réponses lors d’un même entretien enregistrent un taux de concordance (coefficient kappa pondéré de Cohen) supérieur à $0{,}85$ sur l’ensemble des cotations ordinales.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture interne du BIPAC a fait l’objet d’études factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) afin d’examiner la structure dimensionnelle sous-tendant les réponses aux différentes situations de communication inventoriées.

Les analyses factorielles exploratoires, utilisant des méthodes d’extraction en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct, en raison des intercorrélations théoriques attendues entre activités de communication), ont systématiquement isolé une structure multidimensionnelle cohérente expliquant plus de 55 % de la variance totale des scores. Trois à quatre facteurs principaux émergent de façon consistante :

  • Facteur 1 : Communication sociale et groupale complexe. Ce facteur regroupe les situations impliquant des dynamiques d’échange rapides, multiples et non prédictibles (conversations à plusieurs, réunions de famille, réceptions, débats d’opinion). Les saturations factorielles des items sur ce facteur sont élevées, comprises entre $0{,}62$ et $0{,}84$.
  • Facteur 2 : Communication instrumentale et démarches de la vie quotidienne. Ce facteur rassemble les activités orientées vers un but pragmatique spécifique avec des interlocuteurs non familiers (achats en magasin, demandes d’itinéraires, contacts administratifs ou bancaires, prises de rendez-vous médicaux). Les saturations oscillent entre $0{,}58$ et $0{,}79$.
  • Facteur 3 : Communication dyadique de base et transmission d’informations vitales. Ce facteur s’articule autour des interactions fondamentales en tête-à-tête avec les personnes de confiance, l’expression des besoins primaires, de la douleur, des émotions personnelles et la compréhension de consignes simples. Les saturations s’échelonnent de $0{,}54$ à $0{,}76$.
  • Facteur 4 : Communication médiatisée par la technologie. Ce facteur, qui prend une importance grandissante, regroupe l’usage du téléphone, la transmission de messages courts et la gestion d’informations audiovisuelles.

Les modélisations en équations structurelles et analyses factorielles confirmatoires conduites sur des échantillons de validation confirment l’adéquation de ce modèle multifactoriel aux données empiriques, avec des indices d’ajustement satisfaisants (RMSEA < 0,06 ; CFI > 0,92 ; TLI > 0,90), validant ainsi la pertinence de profils séparés par domaines fonctionnels dans l’analyse clinique des besoins.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le BIPAC est un instrument d’évaluation mixte (hétéro-évaluation guidée par le thérapeute, auto-évaluation assistée du patient et hétéro-évaluation du proche aidant) qui se présente sous une forme rigoureusement protocolisée :

  • Type de test : Inventaire clinique semi-structuré d’activités, combinant questionnaire de besoins et analyse d’obstacles communicatifs.
  • Format d’administration : Entretien individuel conduit par un orthophoniste ou un neuropsychologue. L’instrument est conçu pour faciliter l’expression des personnes aphasiques grâce à des supports visuels, des échelles pictographiques et des formulations syntaxiques simplifiées adaptées aux troubles de la compréhension.
  • Versions parallèles complémentaires :
    • Formulaire Patient : Rempli par le clinicien avec le patient, exploitant des échelles visuelles analogiques ou des choix multiples simplifiés pour contourner l’aphasie réceptive ou expressive.
    • Formulaire Proche / Aidant : Rempli de façon indépendante par le partenaire de vie ou l’aidant principal pour recueillir sa perception des mêmes situations.
  • Nombre d’items : Le corpus complet inventorie l’ensemble des activités communicatives réparties dans les domaines écologiques susmentionnés (généralement organisé en sections modulaires couvrant une trentaine de situations de vie standardisées).
  • Échelles de cotation :
    • Cotation de l’Importance / Besoin : Échelle ordinale à plusieurs niveaux évaluant si l’activité est non pertinente, modérément importante ou primordiale pour le sujet (ex. : 0 = Pas d’importance / non pratiqué, 1 = Modérément important, 2 = Très important).
    • Cotation du Problème / Difficulté : Échelle ordinale évaluant le niveau d’entrave rencontré (ex. : 0 = Aucun problème / facile, 1 = Problème modéré / nécessite une aide, 2 = Problème majeur / impossible).
  • Score et interprétation : L’outil génère un profil visuel comparatif confrontant les cotes du patient et de l’aidant. Cette matrice permet de dégager instantanément quatre quadrants cliniques : activités à haut besoin et haut problème (priorités thérapeutiques absolues), activités à faible besoin et haut problème (situations à compenser ou à éviter), activités à haut besoin sans problème (ressources préservées à valoriser), et zones de discordance patient-aidant (cibles prioritaires pour le conseil familial).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication originale : 2001.
  • Auteurs et copyright : © R. Sevat et I. Heesbeen (2001). Développé au sein du Trainingscentrum voor mensen met afasie à Amersfoort, Pays-Bas.
  • Diffusion et distribution : L’instrument officiel, son manuel d’utilisation (Handleiding) et ses formulaires de passation (Meetinstrument / Toelichtingsformulier) ont été diffusés sous l’égide du centre d’Amersfoort et référencés sur les plateformes métrologiques de santé spécialisées, notamment MetriSquare.
  • Conditions d’accès et tarifs : L’accès aux formulaires standardisés complets et au manuel de cotation clinique est protégé par les droits de propriété intellectuelle des auteurs et des organismes éditeurs. L’acquisition du matériel complet peut être soumise à une tarification professionnelle ou réservée aux praticiens et chercheurs formés à l’évaluation orthophonique et neuropsychologique de l’aphasie. L’utilisation à des fins de recherche clinique institutionnelle requiert l’accord formel des détenteurs des droits ou le passage par les plateformes de distribution agréées.

12. Références / References

Les références ci-dessous regroupent les publications fondamentales relatives au BIPAC ainsi que les travaux scientifiques majeurs fondant l’évaluation de la communication fonctionnelle et pragmatique dans l’aphasie :

  • Code, C., & Herrmann, M. (2003). The relevance of emotional and psychosocial factors in aphasia to rehabilitation. Neuropsychological Rehabilitation, 13(1-2), 109-132. https://doi.org/10.1080/09602010244000291
  • Frattali, C. M., Thompson, C. K., Holland, A. L., Wohl, C. B., & Ferketic, M. M. (1995). Functional Communication Measures (FCMs). American Speech-Language-Hearing Association.
  • Heesbeen, I., & Sevat, R. (2001). BIPAC: Behoeften-Inventarisatie en Probleem-Analyse van Communicatieve Activiteiten – Handleiding en Formulieren. Trainingscentrum voor mensen met afasie.
  • Holland, A. L., Frattali, C., & Fromm, D. (1999). Communication Activities of Daily Living (CADL-2). Pro-Ed.
  • Organisation mondiale de la santé. (2001). Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF). Organisation mondiale de la santé. https://apps.who.int/iris/handle/10665/42419
  • Sevat, R., & Heesbeen, I. (2001). Het in kaart brengen van communicatieve behoeften bij mensen met een afasie: Ontwikkeling en toepassing van de BIPAC. Stem-, Spraak- en Taalpathologie, 10(3), 165-178.
  • van der Gaag, A., Smith, L., Davis, S., Moss, B., Cornelius, V., Laing, S., & Mowles, C. (2005). Therapy and support services for people with long-term stroke and aphasia and their carers: A six-month follow-up study. Clinical Rehabilitation, 19(4), 372-380. https://doi.org/10.1191/0269215505cr828oa
  • Worrall, L., Sherratt, S., Rogers, P., Howe, T., Hersh, D., Ferguson, A., & Davidson, B. (2011). What people with aphasia want: Goals after stroke. Aphasiology, 25(3), 309-322. https://doi.org/10.1080/02687038.2010.530670

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Geef voor elke communicatieve activiteit aan: (1) hoe belangrijk deze activiteit voor u is (Behoefte: 0 = niet belangrijk, 1 = belangrijk, 2 = heel belangrijk), en (2) hoeveel moeite of problemen u hierbij ervaart (Probleem: 0 = geen probleem, 1 = matig probleem, 2 = groot probleem).
Response Scale: Two parallel 3-point scales for each item: Behoefte / Need (0 = niet belangrijk, 1 = belangrijk, 2 = heel belangrijk) and Probleem / Problem severity (0 = geen probleem, 1 = matig probleem, 2 = groot probleem)
1

Een praatje maken met een bekende
2

Praten over gevoelens en emoties
3

Een gesprek voeren in een rustige omgeving
4

Een gesprek voeren met meerdere personen tegelijk
5

Meepraten tijdens het eten of bij visite
6

Een gesprek volgen als er achtergrondgeluid is (bijv. radio/tv aan)
7

Duidelijk maken wat u wilt eten of drinken
8

Vertellen wat u heeft meegemaakt
9

Een grapje maken of begrijpen
10

Uw mening geven over iets
11

Boosheid, verdriet of vreugde uiten
12

Nee zeggen of aangeven dat u iets niet wilt
13

Iets uitleggen of instructies geven aan iemand
14

Hulp vragen aan een bekende of zorgverlener
15

Telefoneren met een bekende
16

Een zakelijk telefoontje plegen (bijv. een afspraak maken)
17

De telefoon opnemen en een boodschap aannemen
18

Iets vragen of bestellen in een winkel
19

Afrekenen bij de kassa
20

Een bestelling doen in een café of restaurant
21

De weg vragen op straat of aan een onbekende
22

Een gesprek voeren met een arts, therapeut of specialist
23

Zaken regelen bij een loket (bijv. bank, postkantoor, gemeente)
24

Een formulier of administratief document invullen
25

De krant, een tijdschrift of een boek lezen
26

De post, rekeningen of brieven lezen en begrijpen
27

Een kort briefje, memo of boodschappenlijstje schrijven
28

Een brief, e-mail of bericht schrijven
29

Het nieuws volgen op televisie of radio
30

Ondertiteling op televisie lezen en volgen
31

De tijd of datum aflezen en begrijpen
32

Omgaan met geld (bedragen noemen, herkennen, natellen)
33

Communiceren via gebaren, aanwijzen of een communicatiehulpmiddel
34

Meedoen aan een hobby, vereniging of clubactiviteit
35

Zelfstandig reizen met openbaar vervoer of taxi en communiceren onderweg
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Looti, M. (2026, septembre 24). Inventaire des besoins et analyse des problèmes des activités de communication. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-des-besoins-et-analyse-des-problemes-des-activites-de-communication/
Looti, Mohammed. “Inventaire des besoins et analyse des problèmes des activités de communication.” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-des-besoins-et-analyse-des-problemes-des-activites-de-communication/.
Looti, Mohammed. “Inventaire des besoins et analyse des problèmes des activités de communication.” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-des-besoins-et-analyse-des-problemes-des-activites-de-communication/.