Inventaire des attitudes envers le genre (GAI)

Le Gender Attitude Inventory (GAI), développé par Ashmore, Del Boca et Bilder en 1995, est un inventaire psychométrique de 109 items mesurant 14 dimensions d’attitudes envers le genre et les rapports de pouvoir sociopolitiques.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Inventaire des attitudes envers le genre (Gender Attitude Inventory, GAI), développé par Richard D. Ashmore, Frances K. Del Boca et S. M. Bilder en 1995, constitue un instrument psychométrique multidimensionnel conçu pour évaluer de manière exhaustive l’éventail des croyances, des valeurs et des orientations idéologiques relatives aux rôles de genre, aux relations entre les sexes et à l’organisation sociopolitique des rapports de pouvoir. Contrairement aux échelles unidimensionnelles traditionnelles qui réduisaient les attitudes de genre à un continuum simpliste allant du traditionalisme au féminisme libéral, le GAI opérationnalise la complexité de l’idéologie de genre à travers 109 items regroupés en 14 sous-échelles de premier ordre et 3 domaines de second ordre : les stéréotypes de genre (Stereotypes), les relations sexuelles et affectives (Sexual Relationships) et l’organisation sociétale (Societal Organization).

Les quatorze sous-échelles capturent des construits hautement différenciés, incluant l’adhésion à la supériorité féminine, l’acceptation des stéréotypes traditionnels, la condamnation de l’homosexualité, la désapprobation de l’initiative sexuelle féminine, la désapprobation de la sexualité occasionnelle chez la femme, l’adhésion à la chevalerie, l’acceptation de la violence hétérosexuelle masculine, l’adhésion aux rôles familiaux traditionnels, la croyance en la division différentielle du travail, le rejet du leadership politique féminin, l’opposition aux droits des femmes, l’adhésion à l’action individuelle, l’opposition aux services de garde subventionnés et l’opposition à l’avortement. Les participants répondent à l’aide d’une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (fortement d’accord / strongly agree) à 7 (fortement en désaccord / strongly disagree). Les analyses psychométriques démontrent une consistance interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach variant généralement de 0,65 à 0,96 selon les sous-échelles et le genre des participants, ainsi qu’une validité de construit remarquable confirmée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires.

2. Mots-clés / Keywords

Attitudes de genre, stéréotypes de genre, sexisme, psychométrie, rôles de genre, relations entre les sexes, leadership féminin, attitudes sociopolitiques, validation d’échelle, idéologie de genre.

3. Auteurs / Authors

L’Inventaire des attitudes envers le genre a été conceptualisé et validé par une équipe de chercheurs de premier plan en psychologie sociale :

  • Richard D. Ashmore, Ph.D. : Professeur émérite au Département de psychologie de l’Université Rutgers (Rutgers, The State University of New Jersey, New Brunswick, NJ, États-Unis). Spécialiste reconnu de l’identité sociale, de la cognition sociale et de la psychologie des relations intergroupes et de genre.
  • Frances K. Del Boca, Ph.D. : Chercheuse et professeure affiliée à l’Université Rutgers et au National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism. Ses travaux portent sur les représentations cognitives du genre, les stéréotypes implicites et explicites, et les méthodologies quantitatives appliquées à la psychologie sociale.
  • S. M. Bilder, Ph.D. : Chercheuse associée au Département de psychologie de l’Université Rutgers, ayant contribué de façon déterminante aux analyses psychométriques et à la standardisation de l’inventaire.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Gender Attitude Inventory (GAI) est de combler les lacunes théoriques et méthodologiques des instruments d’évaluation développés durant les années 1970, notamment l’échelle Attitudes Toward Women Scale (AWS) de Spence et Helmreich. Bien que pionnières, ces premières échelles postulaient une dimensionnalité bipolaire unique opposant un pôle conservateur/traditionnel à un pôle libéral/égalitaire. Or, les recherches en psychologie sociale ont démontré que les individus peuvent simultanément soutenir l’égalité professionnelle des femmes tout en conservant des attentes strictement traditionnelles en matière de dynamique conjugale, de sexualité ou d’obligations familiales.

Le GAI a donc été conçu pour capturer la nature multidimensionnelle, fragmentée et parfois contradictoire des systèmes de croyances contemporains sur le genre. Il répond à un double impératif académique et appliqué :

  • Dans la recherche fondamentale : Permettre une modélisation fine des attitudes sexistes, en distinguant l’hostilité manifeste, les mythes liés au viol, la chevalerie bienveillante et les orientations idéologiques relatives à la politique publique (comme le financement public des garderies ou l’accès à l’interruption volontaire de grossesse).
  • Dans la recherche appliquée et organisationnelle : Évaluer les obstacles attitudinaux à l’accession des femmes aux postes de direction politique et d’entreprise, diagnostiquer les climats sexistes au sein des organisations et examiner l’efficacité des programmes de sensibilisation à la diversité et à l’inclusion.
  • Dans le contexte clinique et médico-légal : Servir d’outil d’investigation pour explorer les schémas cognitifs sous-tendant la violence conjugale, l’adhésion aux mythes entourant les agressions sexuelles et la tolérance envers les comportements coercitifs dans les relations de couple.

5. Construit psychologique / Construct

Le GAI appréhende l’attitude envers le genre comme un construit multidimensionnel structuré autour de 14 facettes opérationnelles, reflétant à la fois les attitudes interpersonnelles, les représentations normatives et les croyances institutionnelles :

1. Adhésion à la supériorité féminine (Endorsement of female superiority)

Cette dimension mesure la tendance à percevoir les femmes comme étant moralement, affectivement ou humainement supérieures aux hommes (ex. l’idée que les femmes sont une force créatrice et les hommes une force destructrice). Elle capture une forme d’idéologie différentialiste attribuant une pureté morale intrinsèque au groupe féminin.

2. Acceptation des stéréotypes traditionnels (Acceptance of traditional stereotypes)

Elle évalue le degré auquel un individu adhère aux représentations descriptives et prescriptives conventionnelles associant la compétitivité, l’indépendance et l’arrogance aux hommes, et la douceur, la vulnérabilité et l’abnégation aux femmes.

3. Condamnation de l’homosexualité (Condemnation of homosexuality)

Cette sous-échelle quantifie l’homophobie et l’hétéronormativité, mesurant le rejet moral, légal et social des relations homosexuelles masculines et lesbiennes comme déviations des normes hétérosexuelles traditionnelles.

4. Désapprobation de l’initiative sexuelle féminine (Disapproval of female sexual initiative)

Elle examine l’attachement aux scripts sexuels traditionnels stipulant que l’homme doit initier le contact amoureux et la sexualité, tandis que la femme doit adopter une posture de passivité et de réceptivité.

5. Désapprobation de la sexualité occasionnelle chez la femme (Disapproval of female casual sex)

Cette composante évalue le double standard sexuel pénalisant les femmes qui s’engagent dans des relations sexuelles sans engagement affectif ou en dehors d’une relation amoureuse formelle.

6. Adhésion à la chevalerie (Endorsement of chivalry)

Mesurant l’adhésion aux normes de politesse et de protection masculine (portes ouvertes, protection physique, évacuation prioritaire), cette sous-échelle préfigure le concept de sexisme bienveillant défini par Glick et Fiske (1996).

7. Acceptation de la violence hétérosexuelle masculine (Acceptance of male heterosexual violence)

Elle mesure la tolérance à l’égard des violences conjugales et l’adhésion aux mythes du viol (blâmer la victime, présumer une provocation par la tenue ou le comportement, banaliser la coercition masculine).

8. Adhésion aux rôles familiaux traditionnels (Endorsement of family roles)

Cette dimension examine la conviction que la sphère domestique et l’éducation des enfants incombent prioritairement à la femme, tandis que l’homme doit assumer le rôle de pourvoyeur financier et de décideur principal.

9. Croyance en la division différentielle du travail (Belief in differential work roles)

Elle évalue la croyance selon laquelle certains métiers devraient être fermés ou réservés préférentiellement aux hommes en raison de prérequis physiques ou d’aptitudes intrinsèques présumées.

10. Rejet du leadership politique féminin (Rejection of female political leadership)

Cette sous-échelle cible la réticence à voir des femmes accéder aux plus hautes fonctions politiques (présidence, gouvernement) en invoquant des stéréotypes d’instabilité émotionnelle.

11. Opposition aux droits des femmes (Opposition to women’s rights)

Elle mesure l’hostilité envers le mouvement de libération des femmes, le scepticisme envers l’Equal Rights Amendment et la négation des discriminations systémiques subies par les femmes.

12. Adhésion à l’action individuelle (Endorsement of individual action)

Cette dimension capture l’idéologie méritocratique libérale affirmant que les femmes doivent surmonter les obstacles par leurs seuls efforts personnels, rejetant ainsi les actions collectives ou les réformes structurelles.

13. Opposition aux services de garde subventionnés (Opposition to funded day care)

Elle quantifie la résistance politique et financière envers la prise en charge publique des garderies pour les mères qui travaillent.

14. Opposition à l’avortement (Opposition to abortion)

Cette composante évalue le conservatisme moral et juridique limitant l’autonomie reproductive des femmes et assimilant l’avortement à un crime.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique du GAI s’inscrit au confluent de la théorie des rôles sociaux d’Alice Eagly (1987) et des modèles de cognition sociale développés par Ashmore et Del Boca (1981, 1986). Selon ces perspectives, le genre n’est pas simplement une variable biologique ou démographique, mais un système symbolique et sociostructurel fondamental qui organise les interactions humaines, la répartition des ressources et l’auto-définition psychologique.

Ashmore et Del Boca articulent leur instrument autour de la distinction cruciale entre les croyances descriptives (ce que les hommes et les femmes sont censés être) et les croyances prescriptives (ce que les hommes et les femmes doivent être ou faire). Les attitudes envers le genre sont conçues comme des structures de schémas cognitifs interconnectés mais distincts. Un individu peut parfaitement intégrer un changement normatif dans un domaine (par exemple, accepter qu’une femme travaille en dehors du foyer) tout en maintenant des schémas profondément conservateurs dans d’autres sphères (par exemple, exiger la primauté décisionnelle de l’époux ou adhérer aux mythes minimisant la gravité du viol).

Ce modèle théorique a également anticipé la théorie du sexisme ambivalent (Glick & Fiske, 1996). En intégrant des sous-échelles consacrées à la chevalerie et à la supériorité morale des femmes, Ashmore et ses collaborateurs ont démontré que les attitudes envers les femmes ne se résument pas à une antipathie ouverte (sexisme hostile), mais incluent des sentiments protecteurs condescendants qui renforcent indirectement la subordination des femmes en les cantonnant à des rôles de dépendance.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques du GAI ont été documentées à travers plusieurs échantillons d’étudiants universitaires et d’adultes au cours de programmes de validation rigoureux menés par Ashmore, Del Boca et Bilder (1995) :

  • Validité de construit : L’indépendance relative des 14 facteurs démontre que l’attitude envers le genre ne peut être réduite à un score global unitaire sans une perte substantielle d’information clinique et théorique. Les corrélations inter-échelles modérées à fortes soutiennent la présence de sous-domaines distincts.
  • Validité convergente : Les sous-échelles du GAI présentent de fortes corrélations positives avec des instruments établis, tels que l’échelle des rôles sexuels traditionnels (Traditional Sex Role Scale) et les versions abrégées de l’Attitudes Toward Women Scale (AWS). Par exemple, la sous-échelle d’opposition aux droits des femmes et celle de l’adhésion aux rôles familiaux corrèlent fortement (r > 0,60) avec les scores de conservatisme de l’AWS.
  • Validité discriminante : Le GAI se distingue clairement des mesures de conservatisme politique général ou d’autoritarisme de droite (RWA). Bien que corrélé avec ces orientations, le GAI explique une variance incrémentielle significative lors de la prédiction des jugements portés sur des candidates politiques ou des victimes d’agression sexuelle.
  • Validité différentielle selon le genre : Les hommes obtiennent systématiquement des scores significativement plus élevés que les femmes sur l’acceptation de la violence hétérosexuelle masculine, le rejet du leadership politique féminin et la désapprobation de l’initiative sexuelle des femmes, validant la sensibilité de l’instrument aux asymétries de genre dans l’adhésion au statu quo patriarcal.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité du GAI a été évaluée au moyen du coefficient de cohérence interne alpha de Cronbach, calculé séparément pour les hommes et les femmes lors de l’étude princeps de standardisation :

  • Adhésion à la supériorité féminine : α = 0,74 (hommes) ; α = 0,79 (femmes)
  • Acceptation des stéréotypes traditionnels : α = 0,86 (hommes) ; α = 0,83 (femmes)
  • Condamnation de l’homosexualité : α = 0,90 (hommes) ; α = 0,91 (femmes)
  • Désapprobation de l’initiative sexuelle féminine : α = 0,74 (hommes) ; α = 0,79 (femmes)
  • Désapprobation de la sexualité occasionnelle chez la femme : α = 0,79 (hommes) ; α = 0,81 (femmes)
  • Adhésion à la chevalerie : α = 0,84 (hommes) ; α = 0,57 (femmes)
  • Acceptation de la violence hétérosexuelle masculine : α = 0,96 (hommes) ; α = 0,79 (femmes)
  • Adhésion aux rôles familiaux : α = 0,89 (hommes) ; α = 0,76 (femmes)
  • Croyance en la division différentielle du travail : α = 0,87 (hommes) ; α = 0,84 (femmes)
  • Rejet du leadership politique féminin : α = 0,94 (hommes) ; α = 0,66 (femmes)
  • Opposition aux droits des femmes : α = 0,78 (hommes) ; α = 0,84 (femmes)
  • Adhésion à l’action individuelle : α = 0,74 (hommes) ; α = 0,65 (femmes)
  • Opposition aux services de garde subventionnés : α = 0,80 (hommes) ; α = 0,79 (femmes)
  • Opposition à l’avortement : α = 0,83 (hommes) ; α = 0,79 (femmes)

Au niveau des macro-domaines composites, la fiabilité s’avère particulièrement élevée : le domaine des Stéréotypes (16 items) affiche un alpha de 0,88 pour les hommes et 0,89 pour les femmes ; le domaine des Relations sexuelles (14 items) atteint 0,81 (hommes) et 0,86 (femmes) ; enfin, le domaine de l’Organisation sociétale (37 items) présente un alpha exceptionnel de 0,95 chez les hommes et 0,90 chez les femmes. La fidélité test-retest sur un intervalle de quatre semaines s’est révélée stable (coefficients oscillant entre 0,75 et 0,88 selon les sous-échelles).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le développement structurel du GAI a reposé sur une démarche combinant analyses factorielles exploratoires (AFE) par factorisation en axes principaux avec rotation oblique (Promax), suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) pour tester la robustesse des modèles de mesure hiérarchiques.

Les analyses factorielles exploratoires initiales ont confirmé que la variance totale des 109 items ne pouvait être expliquée par un facteur général dominant (g-factor). Au contraire, une solution à 14 facteurs de premier ordre correspondait fidèlement aux dimensions théoriques postulées a priori, chaque item présentant des saturations primaires substantielles (> 0,40) sur son facteur de rattachement et de faibles saturations croisées (< 0,25) sur les autres facteurs.

Une analyse factorielle de second ordre sur les corrélations inter-factorielles des 14 dimensions a mis en évidence trois méta-facteurs stables :

  1. Domaine des stéréotypes (Stereotypes) : Regroupant l’acceptation des stéréotypes traditionnels et l’adhésion à la supériorité féminine.
  2. Domaine des relations sexuelles et affectives (Sexual Relationships) : Combinant la désapprobation de l’initiative sexuelle féminine, le rejet de la sexualité occasionnelle et la condamnation de l’homosexualité.
  3. Domaine de l’organisation sociétale (Societal Organization) : Englobant la division du travail, les rôles familiaux, le leadership politique, les droits des femmes, l’action individuelle, la politique des garderies, l’avortement, la violence masculine et la chevalerie.

Les indices d’ajustement confirmatoire obtenus lors des validations croisées ont appuyé la validité structurale de ce modèle hiérarchique (CFI > 0,90, RMSEA < 0,06), confirmant que le GAI peut être utilisé aussi bien au niveau analytique fin (14 sous-échelles) qu’au niveau synthétique (3 domaines majeurs).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom de l’instrument : Inventaire des attitudes envers le genre (Gender Attitude Inventory – GAI).
  • Type de passation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (papier-crayon ou informatisé).
  • Nombre total d’items : 109 items.
  • Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 7 points : de 1 (fortement d’accord / strongly agree) à 7 (fortement en désaccord / strongly disagree).
  • Cotation et inversion : Les items marqués d’un astérisque (*) dans le protocole original correspondent aux énoncés formulés dans le sens de la dimension mesurée. Pour obtenir des scores où une valeur élevée reflète une plus forte adhésion à l’attitude ciblée par la sous-échelle, les items non marqués (ou inversés selon le sens théorique de l’énoncé) doivent être recodés numériquement (score recodé = 8 – score brut).
  • Calcul des scores : Un score moyen ou un score sommatif peut être calculé indépendamment pour chacune des 14 sous-échelles, ou pour les 3 macro-domaines composites. Il n’est pas recommandé de calculer un score global total unique sans distinction des sous-dimensions.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1995 (avec des travaux préparatoires circulant sous forme de manuscrits depuis 1987).
  • Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle des auteurs (Richard D. Ashmore, Frances K. Del Boca, S. M. Bilder) et de la revue Sex Roles (Springer Science+Business Media).
  • Conditions d’utilisation et tarifs : L’inventaire est accessible sans frais pour la recherche académique, scientifique et non commerciale. Les chercheurs souhaitant administrer l’instrument dans leurs études sont autorisés à reproduire les items en citant rigoureusement la publication originale de référence. Toute utilisation à visée lucrative, commerciale ou en cabinet de conseil nécessite l’autorisation formelle préalable des détenteurs des droits.

12. Références / References

Voici les références scientifiques fondamentales relatives à la conception, à la structure théorique et à la validation du Gender Attitude Inventory :

  • Ashmore, R. D. (1990). Sex, gender, and the individual. In L. A. Pervin (Ed.), Handbook of personality: Theory and research (pp. 486–526). Guilford Press.
  • Ashmore, R. D., & Del Boca, F. K. (1981). Conceptual approaches to stereotypes and stereotyping. In D. L. Hamilton (Ed.), Cognitive processes in stereotyping and intergroup behavior (pp. 1–35). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Ashmore, R. D., & Del Boca, F. K. (1986). Toward a social psychology of female-male relations. In R. D. Ashmore & F. K. Del Boca (Eds.), The social psychology of female-male relations: A critical analysis of central concepts (pp. 1–18). Academic Press. https://doi.org/10.1016/B978-0-12-065280-8.50005-2
  • Ashmore, R. D., & Del Boca, F. K. (1987). The development and validation of a structured inventory to assess the multiple components of gender-related verbal attitudes: A progress report (Unpublished manuscript). Rutgers University, New Brunswick, NJ.
  • Ashmore, R. D., Del Boca, F. K., & Bilder, S. M. (1995). Construction and validation of the Gender Attitude Inventory, a structured inventory to assess multiple dimensions of gender attitudes. Sex Roles, 32(11–12), 753–785. https://doi.org/10.1007/BF01560187
  • Ashmore, R. D., Del Boca, F. K., & Wohlers, A. J. (1986). Gender stereotypes. In R. D. Ashmore & F. K. Del Boca (Eds.), The social psychology of female-male relations: A critical analysis of central concepts (pp. 69–119). Academic Press. https://doi.org/10.1016/B978-0-12-065280-8.50008-8
  • Eagly, A. H. (1987). Sex differences in social behavior: A social-role interpretation. Lawrence Erlbaum Associates.
  • Glick, P., & Fiske, S. T. (1996). An ambivalent alliance: Hostile and benevolent sexism as mutually reinforcing ideologies. Journal of Personality and Social Psychology, 70(3), 491–512. https://doi.org/10.1037/0022-3514.70.3.491
  • Spence, J. T., & Helmreich, R. (1972). The Attitudes toward Women Scale: An objective instrument to measure attitudes toward the rights and roles of women in contemporary society. JSAS Catalog of Selected Documents in Psychology, 2, 66.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

On average‚ women are better than men.*
2

Women are a creative force‚ and men are a destructive force‚ in the world today.*
3

Women are more helpful than men.*
4

Compared to women‚ men have many undesirable qualities.*
5

Women are morally superior to men.*
6

Compared to women‚ men tend to be cruel.*
7

Men are more competitive than women.*
8

Men are generally more adventurous than women are.*
9

Men are generally more egotistical than women.*
10

On the average‚ men are more arrogant than women.*
11

Women are more gentle than men.*
12

Men are more independent than women.*
13

Men are more sure of what they can do than women are.*
14

Compared to men‚ women tend to be gullible.*
15

Compared to men‚ women are more able to devote themselves completely to others.*
16

Compared to men‚ women tend to be weak.*
17

Male homosexuality is merely a different kind of life style which should not be condemned.
18

Just as in other species‚ male homosexuality is a natural expression of sexuality in human men.
19

Male homosexuality is a perversion.*
20

State laws regulating private‚ consenting lesbian behavior should be loosened.
21

Female homosexuality is a sin.*
22

Homosexual behavior between two men is just plain wrong.*
23

Female homosexuality itself is no problem‚ but what society makes of it can be a problem.
24

Lesbians just can't fit into our society.*
25

I approve of a woman taking the first step to start a relationship with a man.
26

The man should always be the one to initiate sex with a woman.*
27

I approve of a woman calling a man she is interested in.
28

The initiative in asking for a date should come either from the man or the woman.
29

In a relationship‚ the woman as well as the man should be free to initiate sexual activity.
30

I approve of a woman taking the aggressive role during sexual intercourse.
31

Women should be free to express themselves sexually.
32

The initiative in dating should come from the man.*
33

Women should take the passive role in courtship.*
34

A woman should allow the man to take ch‎arge of their sexual relationship.*
35

Women should have the same sexual freedom as men.
36

It is acceptable for a woman to have sex with a casual acquaintance.
37

I would have no respect for a woman who engages in sexual relationships without any emotional involvement.*
38

It is all right for a woman to have sexual intercourse with someone she knows well and likes but does not love.
39

Men should continue to show courtesies to women such as holding open the door or helping them on with their coats.*
40

Special attentions like standing up for a woman who comes into a room or giving her a seat of a crowded bus are outmoded and should be discontinued.
41

Chivalrous gestures toward women on the part of men should be encouraged.*
42

The special courtesies extended to women are demeaning because they keep women feeling helpless and in their place.
43

A man should protect a woman from physical harm‚ even at his own expense.*
44

Chivalry is generally demeaning to women.
45

In an emergency‚ women and children should be evacuated first.*
46

Most of the women who get raped have invited it in some way.*
47

Women provoke rape by their appearance or behavior.*
48

In most cases‚ when a woman gets raped‚ she was asking for it.*
49

In most cases of wife beating‚ the woman is just as much at fault as the man.*
50

Most ch‎arges of "wife beating" are made up by the woman to get back at her husband.*
51

If a woman is making out and she let's things get out of hand‚ it's her own fault if the man forces sex on her.*
52

In forcible rape‚ the victim never causes the crime.
53

A man is sometimes justified in hitting his wife.*
54

It's all right for the woman to have a career and the man to stay home with the children.
55

I approve of a wife entering the labor force and leaving her husband at home to care for the children.
56

I would not respect a man if he decided to stay at home and take care of his children while his wife worked.*
57

The wife should have primary responsibility for taking care of the home and children.*
58

A woman should work only if she can do so without interfering with her domestic duties.*
59

The husband should have primary responsibility for support of the family.*
60

In marriage‚ the husband should take the lead in decision making.*
61

Working women should not be expected to sacrifice their careers for the sake of home duties to any greater extent than men.
62

Women should be concerned with their duties of childrearing and house-tending‚ rather than with desires for professional and business careers.*
63

As head of the household‚ the husband should have more responsibility for the family's financial plans than his wife.*
64

Care of children should be shared equally by both spouses.
65

There are almost no jobs which should be closed to women because of the physical requirements.
66

Many jobs should be closed to women because of the physical requirements.*
67

Men and women are better suited to different kinds of occupations due to physical strength.*
68

All occupations should be equally accessible to both men and women.
69

There are many jobs in which men should be given preference over women in being hired or promoted.*
70

There are some professions and types of business that are more suitable for men than women.*
71

In today's world the idea of "women's work" and "men's work" makes no sense.
72

It is appropriate to divide work into "men's work" and "women's work.*
73

A woman's work and a man's work should be fundamentally different.*
74

It would be appropriate for a woman to be President of the United States if she were qualified.
75

I would vote for a politically qualified woman to be President of the United States.
76

Women‚ as well as men‚ should be found in top political offices.
77

Women should be included on all levels of political activity on an equal basis with men.
78

There are many good reasons why a woman should not be President of the United States.*
79

Women are too emotional to fill high positions in government.*
80

The political and moral leadership of a community should remain largely in the hands of men.*
81

I can really understand why there needs to be a women's liberation movement.
82

The Equal Rights Amendment is unnecessary.*
83

Only if women organize and work together can anything really be done about sex discrimination.
84

It is not enough for a woman to be successful herself‚ women must work together to change laws and customs that are unfair to all women.
85

Women need to unite and work together to achieve equal political and social rights in this country.
86

Passage of legislation to further women's rights is necessary.
87

I do not agree with the strategies of the women's liberation movement.*
88

I am sympathetic to the goals of women's liberation.
89

I favor the Equal Rights Amendment which would prohibit legal discrimination on the basis of sex.
90

The women's liberation movement exaggerates the problems faced by women in American society.*
91

Women can best overcome sex discrimination by pursuing their individual career goals.*
92

The best way to handle problems of sex discrimination is for each woman to make sure she gets the best training possible for what she wants to do.*
93

Most women have only themselves to blame for not doing better in life.*
94

The best way for women to overcome sex discrimination is by working on their own to prove their abilities.*
95

Women have been offered plenty of opportunities to get ahead. If they don't make the most of them‚ it's their problem.*
96

The truly qualified woman in a career has no trouble achieving recognition and success.*
97

Government-sponsored child care centers would be a big waste of money.*
98

Mothers who work have no right to expect the government to pay for free child care centers.*
99

There should be free child-care centers to help mothers who have to work.
100

Financial support for day care should come from parents and not from the government.* [Financial support for day care centers should be available to all.]
101

Government-sponsored child care centers should be available to all.
102

The issue of comprehensive day care for all should become a high priority for politicians and lawmakers.
103

There should be easily available child-care so that women can take jobs.
104

Abortion should be treated legally as a form of murder.*
105

I favor a Constitutional amendment that would prohibit all abortions.*
106

Public hospitals should offer abortion to any woman requesting it.
107

Abortion on demand should be available to all women.
108

Every woman has the right to decide whether or not she should have an abortion.
109

A woman who is true to her maternal instincts would not have an abortion.*
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Looti, M. (2026, octobre 9). Inventaire des attitudes envers le genre (GAI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-des-attitudes-envers-le-genre-gai/
Looti, Mohammed. “Inventaire des attitudes envers le genre (GAI).” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-des-attitudes-envers-le-genre-gai/.
Looti, Mohammed. “Inventaire des attitudes envers le genre (GAI).” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-des-attitudes-envers-le-genre-gai/.