Inventaire des attitudes envers la recherche de services de santé mentale (IASMHS)

L’Inventaire des attitudes envers la recherche de services de santé mentale (IASMHS) est un instrument psychométrique de 24 items mesurant l’ouverture psychologique, la propension à chercher de l’aide et l’indifférence à la stigmatisation.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 4, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 4, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

L’Inventaire des attitudes envers la recherche de services de santé mentale (en anglais : Inventory of Attitudes Toward Seeking Mental Health Services, ou IASMHS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer les attitudes, les croyances et les dispositions comportementales des individus à l’égard du recours aux soins psychologiques et psychiatriques professionnels. Développé par Corey S. Mackenzie et ses collaborateurs au début des années 2000, cet instrument constitue une révision substantielle et une extension théorique de l’échelle pionnière de Fischer et Turner (1970), l’Attitudes Toward Seeking Professional Psychological Help Scale (ATSPPHS). L’IASMHS a été spécifiquement élaboré pour intégrer les avancées contemporaines de la psychologie sociale et de la santé, notamment la théorie du comportement planifié d’Icek Ajzen.

Le questionnaire se compose de 24 items mesurés à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points allant de 0 (« Pas d’accord » / Disagree) à 4 (« D’accord » / Agree). La structure factorielle de l’IASMHS s’articule autour de trois dimensions corrélées comprenant chacune 8 items :

  • Ouverture psychologique (Psychological Openness) : mesure la propension de l’individu à reconnaître ses difficultés affectives et sa réceptivité à l’introspection psychologique ;
  • Propension à chercher de l’aide (Help-Seeking Propensity) : évalue la volonté déclarée, la disposition active et le sentiment d’auto-efficacité perçu pour consulter un professionnel en cas de détresse ;
  • Indifférence à la stigmatisation (Indifference to Stigma) : quantifie l’absence de préoccupation ou de vulnérabilité vis-à-vis du regard d’autrui et de la stigmatisation sociale associée à la consultation psychologique.

D’un point de vue psychométrique, l’IASMHS présente des qualités robustes démontrées au sein d’échantillons communautaires et cliniques diversifiés. La consistance interne globale se situe généralement à un coefficient alpha de Cronbach d’environ 0,87, tandis que les sous-échelles affichent des valeurs d’alpha variant entre 0,76 et 0,82. La fidélité test-retest à plusieurs semaines confirme une remarquable stabilité temporelle. L’échelle démontre une validité convergente confirmée avec les mesures de détresse psychologique, d’adhésion aux stéréotypes de genre et d’utilisation effective des services de santé, faisant de l’IASMHS un outil fondamental pour l’épidémiologie psychiatrique, la santé publique et la recherche clinique translationnelle.

2. Mots-clés

Recherche d’aide, attitudes thérapeutiques, santé mentale, IASMHS, stigmatisation sociale, ouverture psychologique, psychométrie, psychologie de la santé, théorie du comportement planifié, fidélité et validité

3. Auteurs

L’IASMHS a été conceptualisé et validé empiriquement par une équipe de chercheurs spécialisés en psychologie clinique, en gérontologie et en psychologie sociale :

  • Corey S. Mackenzie, Ph.D. : Professeur et directeur de formation clinique au Département de psychologie de l’Université du Manitoba (Winnipeg, Manitoba, Canada). Ses recherches portent sur la santé mentale des personnes âgées, les barrières aux soins et la psychologie du vieillissement. Courriel académique : [email protected]
  • W. L. Gekoski, Ph.D. : Professeur émérite au Département de psychologie de l’Université Queen’s (Kingston, Ontario, Canada). Spécialiste des attitudes envers le vieillissement et de la perception des services d’aide.
  • V. J. Knox, Ph.D. : Professeure émérite au Département de psychologie de l’Université Queen’s (Kingston, Ontario, Canada), chercheuse en psychologie de la santé et en interventions cliniques.
  • H. Macaulay, B.A. (Hons) : Chercheuse associée ayant collaboré aux protocoles initiaux de validation psychométrique à l’Université Queen’s.

4. Objectif

L’objectif central de l’IASMHS est de mesurer de manière fine, multidimensionnelle et écologiquement valide les prédispositions attitudinales individuelles déterminant l’entrée dans le parcours de soin psychothérapeutique et psychiatrique. Malgré la prévalence documentée des troubles dépressifs, anxieux et adaptatifs à l’échelle planétaire, une proportion substantielle d’individus en détresse ne sollicite jamais d’intervention clinique qualifiée, phénomène largement documenté sous le concept d’« écart de traitement » (treatment gap) par l’Organisation mondiale de la santé.

Historiquement, l’échelle ATSPPHS de Fischer et Turner (1970), bien qu’innovante, souffrait d’obsolescence linguistique, d’une formulation trop axée sur la psychopathologie institutionnelle et de limites théoriques structurelles. L’IASMHS a été formulé pour surmonter ces lacunes en offrant :

  • Une formulation neutre et modernisée évitant la terminologie asilaire stigmatisante ;
  • Une opérationalisation fondée sur les modèles sociocognitifs modernes, distinguant la reconnaissance interne des symptômes, l’action intentionnelle et le regard externe des pairs ;
  • Une applicabilité transcendant les strates démographiques, incluant les adultes émergents, les adultes d’âge moyen et les personnes âgées, chez qui les attitudes envers la santé mentale diffèrent considérablement.

Sur le plan de la recherche clinique et épidémiologique, l’IASMHS permet d’identifier les déterminants individuels et socioculturels du renoncement aux soins, d’examiner le rôle du genre (notamment le conflit de rôle masculin théorisé par James O’Neil) et d’évaluer l’efficacité des campagnes de déstigmatisation à grande échelle. Sur le plan de la pratique appliquée, il constitue un outil diagnostique pour les centres de santé universitaires, les services de santé au travail et les programmes communautaires visant à adapter les messages d’orientation psychologique en fonction du profil spécifique de résistance des bénéficiaires.

5. Construit psychologique

L’IASMHS conceptualise les attitudes envers la recherche d’aide non pas comme une variable unidimensionnelle globale d’adhésion passive, mais comme une architecture triadique dynamique. Chacune des trois dimensions incarne une étape psychologique distincte dans le parcours vers le soin :

1. Ouverture psychologique (Psychological Openness)

Cette sous-échelle évalue la propension d’une personne à examiner son propre fonctionnement affectif, à accepter la vulnérabilité psychologique et à reconnaître la présence potentielle d’un trouble sans recourir au déni, à la répression ou à l’évitement défensif. Un score élevé reflète une flexibilité psychologique face à la détresse et une lucidité quant à ses limites personnelles. À l’inverse, un score faible dénote une tendance au repli intrafamilial rigide, une survalorisation de la répression émotionnelle (ex. : s’absorber dans le travail pour ignorer ses angoisses) et une conviction que l’auto-analyse est néfaste ou dangereuse.

Exemple d’item représentatif : L’item 7 (« It is probably best not to know everything about oneself ») mesure directement cette réticence défensive envers l’introspection lorsqu’il est inversé.

2. Propension à chercher de l’aide (Help-Seeking Propensity)

Cette sous-échelle opérationnalise l’intention comportementale active, la motivation instrumentale et l’auto-efficacité perçue relatives à la prise de rendez-vous avec un thérapeute. Elle capture le sentiment de compétence logistique (savoir qui contacter, trouver le temps matériel) combiné à la conviction que la psychothérapie est un vecteur d’atténuation efficace des souffrances. Les individus présentant un score élevé sur cette dimension sont pragmatiques, capables de mobiliser des ressources externes et disposés à faire appel à des spécialistes face à une crise dépressive.

Exemple d’item représentatif : L’item 2 (« I would have a very good idea of what to do and who to talk to if I decided to seek professional help for psychological problems ») quantifie la composante de navigabilité et de sentiment de compétence face à l’offre de soins.

3. Indifférence à la stigmatisation (Indifference to Stigma)

Cette composante mesure l’immunité psychologique relative d’un individu face au jugement négatif, au rejet social ou aux sanctions réputationnelles liées au diagnostic ou au traitement d’un trouble mental. La stigmatisation perçue constitue l’un des freins les plus massifs à l’accès aux soins. Un individu affichant une forte indifférence à la stigmatisation ne ressent pas de honte internalisée à l’idée d’être aperçu dans une salle d’attente, ne craint pas la dévalorisation par ses pairs professionnels ou personnels et ne conçoit pas le recours thérapeutique comme une faillite morale.

Exemple d’item représentatif : L’item 24 (« I would be embarrassed if my neighbor saw me going into the office of a professional who deals with psychological problems ») évalue la sensibilité à la visibilité sociale du recours thérapeutique (coté de manière inversée).

6. Cadre théorique

Le fondement théorique prépondérant de l’IASMHS est la théorie du comportement planifié (TCP) développée par Icek Ajzen (1991), elle-même issue de la théorie de l’action raisonnée (Fishbein & Ajzen, 1975). La TCP postule que l’intention d’adopter un comportement donné est le déterminant le plus immédiat de la réalisation effective de ce comportement, cette intention étant gouvernée par trois antécédents majeurs :

  1. L’attitude envers le comportement : l’évaluation favorable ou défavorable de l’action de consulter un psychologue ou un psychiatre. Dans l’IASMHS, cela correspond à l’Ouverture psychologique, qui conditionne la valeur perçue de l’exploration de soi.
  2. Les normes subjectives : la pression sociale perçue exercée par les autruis significatifs quant à la réalisation ou non du comportement. Cela s’articule directement avec la dimension Indifférence à la stigmatisation, qui quantifie le poids attribué aux sanctions normatives du groupe de pairs et du réseau professionnel.
  3. Le contrôle comportemental perçu : la facilité ou la difficulté ressentie à exécuter le comportement, intégrant la possession de compétences, d’informations et de ressources logistiques. Cette dimension est capturée de manière rigoureuse par la sous-échelle Propension à chercher de l’aide.

En complément de la TCP, l’IASMHS dialogue étroitement avec les théories de la stigmatisation sociale articulées en sociologie et psychologie par Erving Goffman (1963) et affinées par Patrick Corrigan (2004). Corrigan distingue la stigmatisation publique (les stéréotypes et préjugés portés par la société) de l’auto-stigmatisation (l’internalisation par l’individu de ces jugements dévalorisants, érodant l’estime de soi et le sentiment d’efficacité). L’IASMHS capture cette tension en quantifiant le degré auquel un sujet capitule devant cette menace réputationnelle ou, à l’inverse, maintient son agentivité en neutralisant le poids de l’opprobre social.

7. Validité

L’IASMHS a fait l’objet d’évaluations méthodologiques minutieuses établissant la solidité de sa validité de construit, de sa validité convergente, de sa validité discriminante et de sa validité prédictive.

Validité convergente

Lors des études initiales de Mackenzie et al. (2004), l’IASMHS a démontré une corrélation globale élevée et positive avec l’échelle originale de Fischer et Turner (ATSPPHS, r = 0,80, p < 0,001), attestant que l’instrument capte fidèlement le construit fondamental des attitudes d’aide tout en améliorant sa résolution interne. De plus, la sous-échelle d’Indifférence à la stigmatisation est corrélée négativement et de manière significative avec les échelles de honte internalisée et de sensibilité au rejet social (r variant de -0,42 à -0,58).

Validité discriminante

La validité discriminante a été confirmée par l’absence de corrélations excessives avec des mesures de personnalité générale (telles que le modèle des Big Five, notamment le névrosisme ou l’extraversion, où les coefficients restent généralement compris entre |0,10| et |0,25|). Cela indique que l’échelle ne se confond pas avec une simple disposition affective globale ou une tendance à la plainte somatique, mais mesure des attitudes spécifiques et contextuelles.

Validité de construit et prédictive

L’IASMHS discrimine avec une haute sensibilité les individus ayant déjà consulté un professionnel de la santé mentale de ceux qui n’ont jamais franchi cette étape : les utilisateurs passés de services obtiennent des scores significativement plus élevés sur l’ensemble des trois sous-échelles (F(3, 342) = 28,45, p < 0,001). Dans des modèles d’équations structurelles, Mackenzie, Gekoski et Knox (2006) ont démontré que les scores à l’IASMHS prédisent directement l’intention comportementale d’utilisation des services de santé mentale, laquelle prédit ensuite la consultation réelle dans des suivis longitudinaux, surpassant les seuls indicateurs démographiques ou le niveau de détresse symptomatique.

8. Fidélité

Les indices de cohérence interne et de stabilité temporelle de l’IASMHS satisfont rigoureusement aux standards psychométriques établis par l’American Psychological Association.

Consistance interne

Dans l’échantillon princeps de validation (Mackenzie et al., 2004, N = 369), l’échelle totale a affiché un coefficient alpha de Cronbach de 0,87. Les analyses par dimension révèlent une homogénéité satisfaisante pour des sous-échelles de 8 items :

  • Ouverture psychologique : α = 0,82
  • Propension à chercher de l’aide : α = 0,76
  • Indifférence à la stigmatisation : α = 0,79

Des réplications ultérieures menées sur des populations universitaires, des vétérans et des adultes âgés ont systématiquement retrouvé des coefficients alpha oscillant entre 0,74 et 0,85 pour les trois sous-échelles, confirmant la résilience psychométrique de l’outil à travers différents profils sociodémographiques.

Stabilité test-retest

La fiabilité temporelle a été documentée sur un sous-échantillon testé à un intervalle de trois semaines. Le coefficient de corrélation intraclasse pour le score total a atteint r = 0,85 (p < 0,001). Les stabilités individuelles des sous-échelles se sont établies à r = 0,84 pour l’Ouverture psychologique, r = 0,80 pour la Propension à chercher de l’aide, et r = 0,86 pour l’Indifférence à la stigmatisation, attestant que l’IASMHS capture des attitudes stables plutôt que des fluctuations thymiques transitoires.

9. Analyse factorielle

La structure factorielle de l’IASMHS a été raffinée et validée à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC).

Structure factorielle exploratoire

Au stade du développement, 42 items potentiels ont été soumis à une analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax), en raison de l’intercorrélation théorique attendue entre les dimensions attitudinales. Trois facteurs principaux se sont dégagés avec des valeurs propres supérieures à 1,5, expliquant collectivement plus de 42 % de la variance totale. Les items présentant des saturations croisées élevées (> 0,30 sur un facteur secondaire) ou une saturation primaire insuffisante (< 0,40) ont été progressivement éliminés, aboutissant à une matrice finale épurée de 24 items (8 items par facteur).

Validation confirmatoire

L’AFC conduite sur un échantillon indépendant a corroboré l’adéquation du modèle trifactoriel corrélé par rapport à un modèle unidimensionnel concurrent. Les indices d’ajustement structurel du modèle à trois dimensions ont démontré une excellente conformité aux données :

  • χ²/df : ratio inférieur à 2,1 ;
  • Comparative Fit Index (CFI) : ≥ 0,93 ;
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : 0,054 (intervalle de confiance à 90 % : [0,046 ; 0,062]) ;
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : 0,058.

Toutes les saturations factorielles standardisées (λ) sont statistiquement significatives (p < 0,001) et s’échelonnent de 0,41 à 0,78, confirmant que chaque item constitue un indicateur robuste de son construit latent respectif.

10. Instrument de mesure

  • Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report questionnaire).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / en ligne.
  • Nombre d’items : 24 items distribués en trois sous-échelles de 8 items.
  • Format de réponse : Échelle de type Likert en 5 points :
    0 = disagree (pas d’accord)
    1 = somewhat disagree (plutôt pas d’accord)
    2 = are undecided (indécis)
    3 = somewhat agree (plutôt d’accord)
    4 = agree (d’accord)
  • Temps de complétion : Environ 5 à 8 minutes.
  • Procédure de cotation :
    • L’IASMHS comporte une combinaison d’items directs et d’items inversés pour minimiser le biais d’acquiescement.
    • Items inversés : Les items 1, 3, 4, 6, 7, 9, 11, 12, 14, 16, 17, 18, 20, 21 et 24 doivent être recodés selon la formule suivante : Nouveau score = 4 - Ancien score (ainsi, 0 devient 4, 1 devient 3, etc.).
    • Items cotés directement : 2, 5, 8, 10, 13, 15, 19, 22 et 23 conservent leur cotation initiale brute (0 à 4).
    • Répartition des sous-échelles :
      • Ouverture psychologique : Items 1, 4, 7, 9, 12, 14, 18, 21 (tous inversés).
      • Propension à chercher de l’aide : Items 2, 5, 8, 10, 13, 15, 19, 22 (tous directs).
      • Indifférence à la stigmatisation : Items 3, 6, 11, 16, 17, 20, 23 (direct), 24.
    • Score total : Calculé par la somme de l’ensemble des 24 items après inversion. Il varie de 0 à 96. Chaque sous-échelle génère un score variant de 0 à 32. Des scores plus élevés traduisent des attitudes plus positives envers le recours aux services de santé mentale.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de conception et publication : Initialement publié en 2004 dans le Journal of Applied Social Psychology.
  • Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle de Corey S. Mackenzie et de ses coauteurs.
  • Conditions d’utilisation et permissions : L’IASMHS est disponible gratuitement pour la recherche académique, scientifique et institutionnelle non commerciale sans versement de redevance, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de 2004. Les utilisations commerciales, interventions dans le secteur privé lucratif ou intégrations logicielles propriétaires requièrent l’obtention d’une autorisation préalable auprès des auteurs et/ou de la maison d’édition (Wiley-Blackwell).

12. Références

  • Adams, D. F. (2010). The Relationship between Gender Role Conflict and Attitudes towards Help-Seeking: What is the Role of Maladaptive Coping? (Master’s thesis). Ball State University, Muncie, Indiana. Récupéré de https://cardinalscholar.bsu.edu/handle/123456789/193356
  • Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
  • Corrigan, P. (2004). How stigma interferes with mental health care. American Psychologist, 59(7), 614–625. https://doi.org/10.1037/0003-066X.59.7.614
  • Fischer, E. H., & Turner, J. I. (1970). Orientations to seeking professional help: Development and research utility of an attitude scale. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 35(1, Pt.1), 79–90. https://doi.org/10.1037/h0029636
  • Mackenzie, C. S., Gekoski, W. L., & Knox, V. J. (2006). Age, gender, and the underutilization of mental health services: The influence of help-seeking attitudes. Aging & Mental Health, 10(6), 574–582. https://doi.org/10.1080/13607860600641200
  • Mackenzie, C. S., Knox, V. J., Gekoski, W. L., & Macaulay, H. (2004). An adaptation and extension of the attitudes toward seeking professional psychological help scale. Journal of Applied Social Psychology, 34(11), 2410–2433. https://doi.org/10.1111/j.1559-1816.2004.tb01984.x

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 0 = disagree, 1 = somewhat disagree, 2 = are undecided, 3 = somewhat agree, 4 = agree

  1. There are certain problems which should not be discussed outside of one’s immediate family.
  2. I would have a very good idea of what to do and who to talk to if I decided to seek professional help for psychological problems.
  3. I would not want my significant other (spouse, partner, etc.) to know if I were suffering from psychological problems.
  4. Keeping one’s mind on a job is a good solution for avoiding personal worries and concerns.
  5. If good friends asked my advice about a psychological problem, I might recommend that they see a professional.
  6. having been mentally ill carries with it a burden of shame.
  7. It is probably best not to know everything about oneself.
  8. If I were experiencing a serious psychological problem at this point in my life, I would be confident that I could find relief in psychotherapy.
  9. People should work out their own problems; getting professional help should be a last resort.
  10. If I were to experience psychological problems, I could get professional help if I wanted to.
  11. Important people in my life would think less of me if they were to find out that I was experiencing psychological problems.
  12. Psychological problems, like many things, tend to work out by themselves.
  13. It would be relatively easy for me to find the time to see a professional for psychological problems.
  14. There are experiences in my life I would not discuss with anyone.
  15. I would want to get professional help if I were worried or upset for a long period of time.
  16. I would be uncomfortable seeking professional help for psychological problems because people in my social or business circles might find out about it.
  17. having been diagnosed with a mental disorder is a blot on a person’s life.
  18. There is something admirable in the attitude of people who are willing to cope with their conflicts and fears without resorting to professional help.
  19. If I believed I were having a mental breakdown, my first inclination would be to get professional attention.
  20. I would feel uneasy going to a professional because of what some people would think.
  21. People with strong characters can get over psychological problems by themselves and would have little need for professional help.
  22. I would willingly confide intimate matters to an appropriate person if I thought it might help me or a member of my family.
  23. Had I received treatment for psychological problems, I would not feel that it ought to be “covered up.”
  24. I would be embarrassed if my neighbor saw me going into the office of a professional who deals with psychological problems..
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Looti, M. (2026, octobre 4). Inventaire des attitudes envers la recherche de services de santé mentale (IASMHS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-des-attitudes-envers-la-recherche-de-services-de-sante-mentale-iasmhs/
Looti, Mohammed. “Inventaire des attitudes envers la recherche de services de santé mentale (IASMHS).” Base de données de psychologie en français, 4 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-des-attitudes-envers-la-recherche-de-services-de-sante-mentale-iasmhs/.
Looti, Mohammed. “Inventaire des attitudes envers la recherche de services de santé mentale (IASMHS).” Base de données de psychologie en français. octobre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-des-attitudes-envers-la-recherche-de-services-de-sante-mentale-iasmhs/.