Inventaire de dépistage subtil de l’abus de substances pour adolescents-A2 (SASSI-A2)

Le SASSI-A2 (Adolescent Substance Abuse Subtle Screening Inventory-A2) est un questionnaire psychométrique de référence conçu pour dépister les troubles de l’usage de substances chez les adolescents de 12 à 18 ans, en combinant items manifestes et items subtils pour surmonter le déni clinique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Inventaire de dépistage subtil de l’abus de substances pour adolescents-A2 (Adolescent Substance Abuse Subtle Screening Inventory-A2, SASSI-A2) est un instrument psychométrique auto-rapporté de référence conçu spécifiquement pour le dépistage des troubles de l’usage de substances (TUS) chez les adolescents âgés de 12 à 18 ans. Élaboré pour contourner les mécanismes de défense fréquents chez les populations adolescentes — tels que l’évitement, la dissimulation, l’exagération ou le déni psychologique —, le SASSI-A2 intègre à la fois des énoncés présentant une validité d’apparence manifeste et des items subtils sans rapport apparent direct avec la consommation de drogues ou d’alcool.

L’inventaire totalise 106 items répartis en trois composantes structurales : une première partie composée de 72 items dichotomiques (« Vrai / Faux ») mesurant les symptômes manifestes, les risques familiaux et environnementaux, les croyances associées aux produits, ainsi que des caractéristiques de personnalité subtiles ; une seconde partie de 28 items de type Likert à 4 points explorant la fréquence, la gravité et les contextes de consommation ; et une section de 6 items contextuels et informatifs non intégrés au score diagnostique (parcours scolaire, statut médico-légal, antécédents). L’outil permet de dériver 12 échelles cliniques et standardisées, interprétées à travers 9 règles décisionnelles empiriques visant à statuer sur une probabilité « élevée » ou « faible » de trouble lié à l’usage de substances au regard des critères du DSM-IV-TR et du DSM-5.

Sur le plan psychométrique, le SASSI-A2 présente des qualités métrologiques robustes issues d’échantillons cliniques et normatifs diversifiés. La fidélité test-retest sur un intervalle de 14 jours démontre une stabilité temporelle oscillant entre r = 0,81 et r = 0,92 (moyenne globale de 0,89). La cohérence interne (alpha de Cronbach) s’échelonne entre 0,63 et 0,95 (moyenne globale de 0,75). La validité concourante est illustrée par une sensibilité globale de 95 %, une spécificité clinique de 89 %, une valeur prédictive positive de 98 % et un taux de classification correcte de 94 % dans la détection des adolescents présentant un diagnostic clinique confirmé de dépendance ou d’abus.

2. Mots-clés / Keywords

Adolescent Substance Abuse Subtle Screening Inventory-A2, SASSI-A2, dépistage toxicomanie, dépendance aux substances, psychométrie adolescente, échelles subtiles, validité diagnostique, règles décisionnelles cliniques, fidélité test-retest, déni clinique, évaluation addictologique.

3. Auteurs / Authors

Le SASSI-A2 a été conceptualisé et normalisé par des cliniciens et chercheurs spécialisés en psychométrie appliquée aux addictions :

  • Glenn A. Miller, Ph.D. : Psychologue clinicien, fondateur du SASSI Institute, pionnier de l’approche du dépistage subtil des dépendances chez les adultes et les adolescents.
  • Linda E. Lazowski, Ph.D. : Directrice de la recherche clinique au sein du SASSI Institute (Springville, Indiana, États-Unis), spécialiste de la standardisation psychométrique et de l’alignement nosologique avec les classifications diagnostiques internationales.
  • Affiliation institutionnelle : The SASSI Institute, 201 Executive Drive, Suite E, Springville, IN 47462, États-Unis. Site officiel et correspondances de recherche : www.sassi.com.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du SASSI-A2 réside dans l’identification rapide, fiable et objective des adolescents (12 à 18 ans) qui présentent une probabilité élevée de souffrir d’un trouble de l’usage de substances psychoactives (alcool, drogues illicites, médicaments détournés). Le dépistage des conduites addictives durant l’adolescence constitue un défi méthodologique et clinique majeur. En effet, les adolescents orientés vers des services d’évaluation médico-légaux, scolaires ou psychiatriques manifestent fréquemment une méfiance prononcée, une tendance accrue à la désirabilité sociale, une minimisation délibérée ou un déni défensif de leurs consommations par crainte des répercussions parentales, juridiques ou institutionnelles.

Les outils d’évaluation traditionnels fondés exclusivement sur la validité d’apparence (interrogeant frontalement la quantité, la fréquence et les répercussions des consommations) échouent régulièrement face à un adolescent résolu à dissimuler ses symptômes. Le SASSI-A2 résout ce biais d’évaluation en introduisant une méthodologie mixte. D’une part, il recueille des données directes et explicites sur les habitudes de consommation lorsque le jeune est coopératif ; d’autre part, il mobilise des items empiriquement dérivés et subtils, dont le contenu apparent semble sans lien avec les drogues, permettant d’identifier le profil psychologique et comportemental sous-jacent propre aux adolescents dépendants.

Les applications cliniques et de recherche du SASSI-A2 couvrent :

  • Le milieu de la justice pour mineurs : Évaluation systématique au sein des centres de détention pour jeunes, des services de probation et des tribunaux pour enfants afin de distinguer les conduites délinquantes primaires des infractions induites par une dépendance chimique.
  • Les contextes de soins psychiatriques et addictologiques : Triage clinique à l’admission dans les unités d’hospitalisation psychiatrique pour adolescents, les centres de réadaptation résidentiels et les consultations ambulatoires de santé mentale.
  • Les contextes scolaires et communautaires ciblés : Évaluation orientée dans les programmes de soutien scolaire ou les foyers d’accueil pour jeunes en rupture, en appoint d’une démarche diagnostique pluridisciplinaire.

Il importe de souligner que le SASSI-A2 est conçu comme un instrument de dépistage probabiliste et non comme un outil d’attribution diagnostique définitive. Il ne prédit pas l’émergence future d’une addiction chez un individu sain, mais évalue la concordance actuelle entre le profil de l’examiné et les critères diagnostiques établis du DSM-IV-TR et du DSM-5.

5. Construit psychologique / Construct

Le SASSI-A2 appréhende le trouble lié à l’usage de substances non comme un simple niveau de consommation quantitative, mais comme une entité clinique multidimensionnelle intégrant des manifestations comportementales, des répercussions systémiques, des distorsions cognitives et des traits de personnalité adaptatifs ou inadaptés. L’outil s’articule autour de 12 échelles cliniques complémentaires :

1. Échelle d’alcool à validité manifeste (Face Valid Alcohol – FVA)

Cette échelle évalue la reconnaissance directe par l’adolescent de ses comportements de consommation d’alcool, de sa perte de contrôle, de ses épisodes d’amnésie rétrograde (black-outs) et des conséquences négatives directes liées aux boissons alcoolisées.

2. Échelle d’autres drogues à validité manifeste (Face Valid Other Drugs – FVOD)

Symétrique à la FVA, la FVOD mesure l’aveu explicite de la consommation de drogues illicites ou de substances psychotropes prescrites détournées (cannabis, stimulants, opioïdes, solvants), en documentant l’impact fonctionnel auto-rapporté.

3. Total de validité manifeste (Face Valid Total – FR / FVT)

Score combiné (FVA + FVOD) reflétant le niveau global d’admission ouverte des problèmes de consommation. Un score très élevé indique une transparence clinique totale et une reconnaissance explicite de la détresse liée aux substances.

4. Échelle des symptômes manifestes (Obvious Attributes – OAT)

Composée d’items dont le lien avec l’abus de substances est relativement identifiable par l’adolescent. Elle évalue les attitudes rebelles, les sentiments d’isolement social, l’impulsivité comportementale et l’adhésion à des normes marginales fréquemment associées aux sous-cultures consommatrices.

5. Échelle des attributs subtils (Subtle Attributes – SAT)

Composée exclusivement d’items n’ayant aucun lien perceptible avec la toxicomanie. Ces items ont été sélectionnés empiriquement car les adolescents dépendants y répondent de manière statistiquement distincte des adolescents non dépendants. Elle mesure des aspects tels que l’anomie, la dysphorie émotionnelle diffuse et des mécanismes d’évitement interpersonnel inconscients.

6. Échelle de défense (Defensiveness – DEF)

Cette échelle de validité cruciale détecte la tendance de l’adolescent à minimiser ses faiblesses, à se présenter sous un jour excessivement favorable ou à résister passivement au processus d’évaluation. Un score élevé alerte le clinicien sur un risque de faux négatif dû à une dissimulation active.

7. Échelle de risque familial et social (Family vs. Social System / Family – FAM)

Elle explore l’exposition à un milieu familial dysfonctionnel, la présence de comportements de codépendance, ou le vécu au sein d’un environnement permissif ou consommateur, facteurs modérateurs majeurs du risque d’addiction précoce.

8. Échelle de prédisposition correctionnelle (Correctional – COR)

Mesure la similitude des réponses de l’adolescent avec celles de mineurs incarcérés ou judiciarisés pour des délits graves. Elle appréhende le mépris des lois, la recherche de sensations fortes et l’insensibilité aux sanctions normatives.

9. Échelle des symptômes (Symptoms – SYM)

Évalue la présence de symptômes physiques, psychologiques et cognitifs consécutifs à la toxicité des substances ou au sevrage, incluant les perturbations du sommeil, l’irritabilité accrue et la dégradation de l’efficience intellectuelle.

10. Échelle d’identification des croyances (Beliefs – BEL)

Analyse les cognitions positives erronées envers les produits, les croyances d’automédication (consommer pour calmer l’anxiété ou la dépression) et l’adhésion à l’illusion de contrôle sur l’accoutumance.

11 & 12. Échelles spécifiques de sévérité et d’impact contextuel

Deux dimensions analytiques supplémentaires dérivées du profil standardisé évaluent l’intensité relative du trouble au regard des critères diagnostiques contemporains et la charge contextuelle globale influençant l’engagement thérapeutique.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le SASSI-A2 repose sur deux fondements paradigmatiques conjoints : la méthode de dérivation empirique de critères (empirical criterion keying) et le modèle biopsychosocial de l’adolescence associé à la psychodynamique des mécanismes défensifs.

La dérivation empirique de critères

Inspirée par les travaux séminaux de Hathaway et McKinley lors de la création du MMPI, cette démarche méthodologique postule que la pertinence d’un item ne dépend pas de sa cohérence sémantique déductive (validité logique ou apparente), mais de sa capacité purement statistique à discriminer deux populations contrastées : des adolescents présentant un diagnostic clinique avéré de dépendance selon les critères nosologiques officiels versus des adolescents exempts de toute psychopathologie addictive. Les items « subtils » du SASSI-A2 ont ainsi été conservés uniquement en raison de leur puissance de séparation empirique, neutralisant ainsi les tentatives de falsification volontaire (faking good).

Psychopathologie développementale et défenses adolescentes

Sur le plan psychopathologique, l’adolescence constitue une phase de réorganisation cognitive et affective caractérisée par une quête d’autonomie et une vulnérabilité neurodéveloppementale accrue, notamment au niveau de l’immaturité du cortex préfrontal face à l’hyperréactivité du système limbique. Les théoriciens des addictions juvéniles ont documenté que le déni chez l’adolescent ne constitue pas seulement un mensonge délibéré, mais une stratégie de préservation identitaire face à un sentiment d’impuissance ou d’angoisse d’abandon. Le modèle théorique de Miller articule ces dynamiques avec le concept de « réactance psychologique » formulé par Jack Brehm : contraindre un jeune à admettre un comportement stigmatisé déclenche une résistance défensive accrue. En proposant des questions décorrélées du comportement problématique direct, le SASSI-A2 contourne l’activation de ces défenses du Moi.

7. Validité / Validity

La validation empirique du SASSI-A2 a été établie sur des cohortes rigoureuses totalisant des milliers de participants, en se concentrant sur la validité liée à un critère externe (validité concourante) et la robustesse diagnostique.

Validité de critère et précision diagnostique

L’étude princeps de validation (Miller & Lazowski, 2001) a mobilisé un échantillon de 1 244 adolescents issus de 48 structures cliniques et correctionnelles, subdivisé en un sous-échantillon de développement (n = 621) et un sous-échantillon de contre-validation (n = 623). Le diagnostic clinique indépendant, établi par des cliniciens chevronnés selon les critères du DSM-IV-TR pour l’abus ou la dépendance aux substances, a servi d’étalon-or (gold standard). La combinaison des deux groupes a mis en évidence :

  • Exactitude globale de classification (Accuracy) : 94 % des adolescents ont été correctement classés par les 9 règles décisionnelles de l’algorithme.
  • Sensibilité : 95 %. L’instrument identifie avec succès 95 % des adolescents présentant cliniquement un diagnostic avéré de trouble lié aux substances.
  • Spécificité : 89 %. L’outil ne produit que 11 % de faux positifs parmi les adolescents exempts de trouble addictif.
  • Valeur prédictive positive (VPP) : 98 % dans les populations à prévalence clinique modérée à élevée.
  • Valeur prédictive négative (VPN) : 75 %.

Validité convergente, discriminante et invariance

La validité convergente est confirmée par des corrélations modérées à fortes entre les échelles manifestes (FVA, FVOD) et d’autres mesures standardisées telles que le Drug Abuse Screening Test adapté aux adolescents (DAST-A) ou la Personal Experience Inventory (PEI). La validité discriminante est étayée par la capacité de l’échelle DEF à distinguer les individus coopératifs des participants soumis à une consigne d’induction de dissimulation.

Les analyses de variance indiquent que la précision globale de classification n’est pas altérée significativement par les variables sociodémographiques telles que l’origine ethnique, le sexe ou le statut professionnel/socioéconomique familial. Toutefois, la validité concourante est strictement actuelle : le SASSI-A2 ne présente pas de validité prédictive longitudinale quant au risque d’initiation future de substances chez un adolescent non-consommateur au moment de la passation.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité du SASSI-A2 prend en compte la nature hétérogène des construits empiriquement dérivés et la nécessité d’une stabilité temporelle rigoureuse dans les contextes médico-légaux.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Une étude de stabilité temporelle conduite auprès d’un échantillon de 70 adolescents sur un intervalle standardisé de deux semaines a généré des coefficients de corrélation test-retest statistiquement significatifs (p < 0,001) pour l’ensemble des neuf échelles décisionnelles :

  • Les coefficients individuels des échelles oscillent entre r = 0,81 et r = 0,92.
  • Le coefficient moyen agrégé pour l’ensemble des échelles s’établit à r = 0,89.

Ces données démontrent que le profil de réponses de l’adolescent ne reflète pas une fluctuation émotionnelle transitoire, mais traduit une disposition comportementale et attitudinale stable dans le temps.

Cohérence interne

Sur un échantillon étendu de validation clinique de N = 2 145 adolescents, les coefficients alpha de Cronbach se sont échelonnés de 0,63 à 0,95 selon les échelles, avec une valeur médiane globale de 0,75 :

  • Les échelles manifestes (FVA, FVOD) affichent une cohérence interne élevée (alpha > 0,88), attribuable à l’homogénéité de leur contenu sémantique direct.
  • Les échelles subtiles (SAT, OAT) et contextuelles présentent des coefficients alpha plus modestes (entre 0,63 et 0,72).

Les concepteurs de l’outil soulignent à juste titre que dans le cadre d’échelles fondées sur la clé de critère empirique, la cohérence interne ne représente pas un paramètre métrologique décisif. En effet, ces échelles mesurent des attributs factoriellement hétérogènes regroupés exclusivement pour leur variance discriminante partagée vis-à-vis du critère diagnostique externe.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture interne du SASSI-A2 présente une configuration particulière due à la coexistence de deux logiques de construction psychométrique : l’approche factorielle classique et la sélection par clé de critère empirique.

Structure multidimensionnelle et analyses factorielles exploratoires (AFE)

Les modélisations par analyse factorielle exploratoire conduites sur les 28 items de la section comportementale (fréquence et gravité) révèlent une structure claire et robuste à deux facteurs primaires expliquant une proportion substantielle de la variance totale :

  • Facteur 1 : Consommation de substances illicites et polyconsommation — Ce facteur regroupe les items de la sous-échelle FVOD avec de fortes saturations factorielles (couramment supérieures à 0,65), capturant l’implication dans des réseaux de drogues, les pertes de contrôle comportementales et les infractions associées.
  • Facteur 2 : Problématique spécifique liée à l’alcool — Ce facteur capture les items de la sous-échelle FVA avec des saturations oscillant entre 0,58 et 0,78, isolant la tolérance physique, la fréquence des ivresses et l’impact intrafamilial propre à l’éthanol.

Analyses factorielles confirmatoires (AFC) et items subtils

En revanche, lorsque les chercheurs appliquent l’analyse factorielle confirmatoire à la totalité des 72 items dichotomiques (notamment les échelles SAT, OAT, DEF et COR), le modèle unidimensionnel ou les modèles factoriels classiques à facteurs orthogonaux présentent des indices d’adéquation statistiques sous-optimaux (RMSEA souvent marginal, CFI modéré). Cette dispersion structurale est théoriquement cohérente avec la dérivation empirique de critères : les items subtils ne s’alignent pas sur un facteur latent unique identifiable, mais captent des fragments orthogonaux de variance associés à des traits hétérogènes (labilite affective, méfiance de l’autorité, impulsivité, isolement social). L’échelle SAT se comporte ainsi comme un index clinique composite plutôt que comme une échelle de mesure d’un trait latent pur.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire auto-rapporté de dépistage clinique standardisé.
  • Population cible : Adolescents âgés de 12 à 18 ans.
  • Niveau de lecture requis : Équivalent au niveau de lecture de 4e année primaire américaine (Grade 4.4 / fin de cycle primaire), rendant le test accessible aux adolescents en difficulté scolaire.
  • Nombre total d’items : 106 items structurés en trois parties distinctes :
    • Partie 1 : 72 items dichotomiques au format de réponse « Vrai » ou « Faux » (explorant les échelles FVA, FVOD, OAT, SAT, DEF, FAM, COR).
    • Partie 2 : 28 items d’évaluation comportementale directe de la consommation, notés sur une échelle de type Likert à 4 points : 0 = Jamais (Never), 1 = Une ou deux fois (Once or twice), 2 = Plusieurs fois (Several times), 3 = De manière répétée (Repeatedly).
    • Partie 3 : 6 questions supplémentaires à visée clinique et contextuelle (âge de première consommation, difficultés juridiques, données scolaires), non incluses dans le calcul des scores décisionnels.
  • Formats d’administration :
    • Passation traditionnelle papier-crayon (feuille de profil auto-reportable avec calque de cotation carbone).
    • Passation informatisée sur logiciel local (génération automatique de rapports graphiques).
    • Administration en ligne sécurisée via plateforme d’évaluation clinique.
    • Version audio assistée pour les personnes présentant des troubles sévères de la lecture ou un déficit attentionnel majeur.
  • Fenêtres temporelles d’évaluation : Flexibilité clinique permettant d’ajuster l’évaluation sur l’un des quatre intervalles temporels prédéfinis : vie entière, 12 derniers mois, 6 derniers mois, ou consommations préalables à une période d’abstinence forcée (ex. détention ou cure).
  • Cotation et scoring : Utilisation d’une grille de conversion en scores étalonnés (percentiles et scores standards) différenciée selon le sexe biologique. Application séquentielle de 9 règles décisionnelles d’arborescence clinique permettant d’établir si le profil présente une probabilité « élevée » ou « faible » de trouble de l’usage de substances.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de parution initiale : Le SASSI adolescent originel a été développé en 1990. La version contemporaine révisée (SASSI-A2) a été lancée dans sa version expérimentale en 1998, puis publiée officiellement sous sa forme définitive en 2001. Des guides d’application clinique complémentaires ont été publiés en 2013 et 2016 pour harmoniser l’interprétation avec les critères du DSM-5.
  • Titulaire des droits d’auteur : Propriété exclusive du SASSI Institute (Springville, Indiana, États-Unis). Tous droits réservés au niveau international.
  • Accès et tarification commerciale : Le SASSI-A2 est un test commercial sous licence payante. Il n’est pas librement accessible dans le domaine public ni téléchargeable gratuitement. Les cliniciens doivent acheter les livrets de test, les grilles de profil et les crédits de cotation logicielle directement auprès du SASSI Institute ou de ses distributeurs agréés.
    • Le kit de démarrage (manuel clinique, calques de cotation et jeux de profils papier) est commercialisé à un tarif institutionnel indicatif d’environ 150 à 220 USD.
    • Les passations informatisées unitaires ou crédits en ligne sont facturés selon des forfaits dégressifs (approximativement 8 à 15 USD par passation).
  • Qualifications professionnelles requises : Instrument classé Niveau B (qualification psychométrique standard). L’achat et l’administration exigent une formation professionnelle certifiée en psychologie, psychiatrie, travail social, addictologie ou criminologie, incluant la maîtrise des concepts d’erreurs d’échantillonnage, de valeurs prédictives et d’éthique clinique.

12. Références / References

  • American Psychiatric Association. (2000). Diagnostic and statistical manual of mental disorders (4th ed., text rev.). American Psychiatric Association. https://doi.org/10.1176/appi.books.9780890423349
  • American Psychiatric Association. (2013). Diagnostic and statistical manual of mental disorders (5th ed.). American Psychiatric Association. https://doi.org/10.1176/appi.books.9780890425596
  • Brehm, J. W. (1966). A theory of psychological reactance. Academic Press.
  • Hathaway, S. R., & McKinley, J. C. (1940). A multiphasic personality schedule (Minnesota): I. Construction of the schedule. The Journal of Psychology, 10(2), 249–254. https://doi.org/10.1080/00223980.1940.9917000
  • Lazowski, L. E., & Miller, G. A. (2013). The adolescent SASSI-A2 updated user’s guide. The SASSI Institute.
  • Miller, F. G., & Lazowski, L. E. (2001). The adolescent SASSI-A2 manual. The SASSI Institute.
  • Perera-Diltz, D. M., & Perry, J. C. (2011). Screening for adolescent substance-related disorders using the SASSI-A2: Implications for nonreporting youth. Journal of Addictions & Offender Counseling, 31(2), 66–79. https://doi.org/10.1002/j.2161-1874.2011.tb00067.x
  • Winters, K. C., Latimer, W., & Stinchfield, R. D. (1999). The DSM-IV criteria for substance use disorders in adolescents: Which symptoms are most common? Journal of Studies on Alcohol, 60(3), 395–404. https://doi.org/10.15288/jsa.1999.60.395

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Respond to each statement in Part 1 by indicating whether it is True or False regarding your feelings, beliefs, or behaviors. In Part 2, indicate how often each event or behavior occurred during the specified time period (Never, Once or twice, Several times, or Repeatedly).
Response Scale: Part 1: True / False; Part 2: 4-point frequency scale (0 = Never, 1 = Once or twice, 2 = Several times, 3 = Repeatedly); Part 3: Demographic and behavioral checklist
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Due to strict test security and commercial copyright restrictions held by The SASSI Institute, the proprietary items of the SASSI-A2 cannot be reproduced verbatim. The instrument comprises three sections:
•

Part 1 (Items 1–72): Dichotomous (True/False) statements assessing obvious alcohol/drug attitudes (FVA, FVOD), personal and behavioral deviance (OAT), subtle characteristics/anomie (SAT), defensiveness (DEF), family conflict (FAM), and correctional risk (COR).

•

Part 2 (Items 73–100): 4-point behavioral frequency items (Never to Repeatedly) assessing consequences, impairment, craving, and patterns of consumption.

•

Part 3 (Items 101–106): Supplementary unscored clinical items regarding age of onset, specific substances used in the past 30 days, legal involvement, and school status.

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Authorized copies must be obtained directly from the publisher (The SASSI Institute).
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Looti, M. (2026, octobre 16). Inventaire de dépistage subtil de l’abus de substances pour adolescents-A2 (SASSI-A2). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-depistage-subtil-abus-substances-adolescents-sassi-a2/
Looti, Mohammed. “Inventaire de dépistage subtil de l’abus de substances pour adolescents-A2 (SASSI-A2).” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-depistage-subtil-abus-substances-adolescents-sassi-a2/.
Looti, Mohammed. “Inventaire de dépistage subtil de l’abus de substances pour adolescents-A2 (SASSI-A2).” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-depistage-subtil-abus-substances-adolescents-sassi-a2/.