Inventaire de somatisation pour enfants (SCI)

L’Inventaire de somatisation pour enfants (CSI/SCI) est un instrument psychométrique de référence évaluant la fréquence et la sévérité des symptômes physiques non expliqués chez l’enfant et l’adolescent.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Inventaire de somatisation pour enfants (souvent désigné sous les acronymes CSI pour Children’s Somatization Inventory ou SCI) constitue l’un des instruments psychométriques les plus largement validés et employés à l’échelle internationale pour évaluer l’intensité et la fréquence des plaintes somatiques non expliquées sur le plan médical chez l’enfant et l’adolescent. Initialement conceptualisé par Lynn S. Walker et ses collaborateurs au début des années 1990, l’instrument a été conçu pour opérationnaliser les critères diagnostiques du trouble somatisation tels que décrits dans les classifications nosographiques psychiatriques (notamment le DSM-III-R et le DSM-IV), tout en adaptant le contenu sémantique à l’expérience développementale des populations pédiatriques.

Dans sa forme intégrale classique, le questionnaire comprend 35 items évaluant un large spectre de symptômes somatiques (gastro-intestinaux, cardiorespiratoires, pseudoneurologiques et musculosquelettiques), complétés par deux items spécifiques réservés aux filles pour contrôler l’interférence des douleurs menstruelles, portant l’ensemble à 37 items. Une version abrégée rigoureusement validée, le CSI-24, a été développée ultérieurement pour optimiser la parcimonie clinique et éliminer les items redondants ou présentant des saturations factorielles instables. Les participants évaluent à quel point chaque symptôme les a incommodés au cours des deux dernières semaines sur une échelle de Likert en 5 points allant de 0 (« Not at all » / Pas du tout) à 4 (« A whole lot » / Énormément).

Sur le plan des propriétés psychométriques, l’inventaire démontre une consistance interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,86 et 0,94 selon les populations cliniques ou communautaires étudiées. La validité convergente est étayée par des corrélations modérées à fortes avec des mesures d’anxiété, de dépression pédiatrique, d’absentéisme scolaire et d’incapacité fonctionnelle. L’analyse factorielle soutient principalement l’existence d’un facteur général prédominant de détresse somatique, complété par des sous-dimensions somatotopiques identifiables. L’outil s’avère indispensable pour la détection de la détresse somatoforme en médecine pédiatrique, en gastroentérologie et en pédopsychiatrie.

2. Mots-clés / Keywords

Somatisation pédiatrique, Children’s Somatization Inventory, CSI-24, symptômes somatiques fonctionnels, douleur abdominale récurrente, pédopsychiatrie, psychométrie clinique, détresse internalisée, incapacité fonctionnelle pédiatrique, évaluation somatoforme.

3. Auteurs / Authors

L’élaboration et la validation initiale du Children’s Somatization Inventory résultent de la collaboration de chercheurs de premier plan rattachés à l’Université Vanderbilt (Nashville, Tennessee, États-Unis) :

  • Lynn S. Walker, Ph.D. : Professeure émérite de pédiatrie et de psychologie, Division de gastroentérologie pédiatrique, hépatologie et nutrition, Department of Pediatrics, Vanderbilt University School of Medicine. Pionnière mondiale des recherches sur l’interaction corps-esprit, les douleurs abdominales fonctionnelles chez l’enfant et les mécanismes de somatisation.
  • Judy Garber, Ph.D. : Professeure de psychologie et de développement humain, Department of Psychology and Human Development, Peabody College, Vanderbilt University. Spécialiste reconnue des troubles de l’humeur, de la psychopathologie développementale et de la comorbidité entre dépression et somatisation chez l’enfant et l’adolescent.
  • Joseph W. Greene, M.D. : Pédiatre et professeur clinicien, Department of Pediatrics, Vanderbilt University Medical Center. Expert des troubles somatiques fonctionnels en milieu pédiatrique hospitalier et ambulatoire.
  • John E. Beck, Ph.D. : Collaborateur scientifique et méthodologiste au Vanderbilt University Medical Center, ayant co-dirigé les travaux de révision psychométrique ayant abouti au CSI-24 en 2009.

4. Objectif / Purpose

L’objectif premier du Children’s Somatization Inventory (CSI/SCI) est de quantifier de manière standardisée l’intensité, la multiplicité et la gêne subjective associées aux symptômes physiques non expliqués sur le plan organique chez les enfants et adolescents âgés de 7 à 18 ans. Contrairement aux évaluations purement médicales qui cherchent à isoler un dysfonctionnement lésionnel ou anatomique spécifique, le CSI quantifie le niveau global de charge somatosensorielle perçue par le jeune patient, fournissant un indice continu de la tendance à éprouver et exprimer une détresse psychologique à travers des manifestations physiques.

Applications en pratique clinique

En pratique clinique pédiatrique, l’inventaire répond à un besoin diagnostique majeur. Un pourcentage considérable d’enfants consultant dans les services de soins primaires ou les consultations de gastroentérologie, de neurologie ou de cardiologie pédiatrique présente des symptômes fonctionnels chroniques ou récurrents (tels que des céphalées de tension, des douleurs thoraciques atypiques, des sensations vertigineuses ou des maux de ventre récurrents) en l’absence de toute lésion tissulaire organique détectable. L’administration du CSI permet :

  • D’évaluer l’étendue de la diffusion somatique : déterminer si la plainte est focale (uniquement abdominale) ou multisystémique (associant fatigue, nausées, paresthésies et douleurs articulaires), ce qui constitue un indicateur pronostique décisif de chronicisation.
  • D’identifier précocement les profils à haut risque de syndrome de détresse somatoforme ou de trouble à symptomatologie somatique selon les critères du DSM-5.
  • De mesurer la réponse thérapeutique aux interventions cognitivo-comportementales, aux thérapies familiales et aux programmes de réadaptation fonctionnelle.

Applications en recherche épidémiologique et clinique

Dans le domaine de la recherche, le CSI sert d’étalon-or pour explorer les mécanismes physiopathologiques et psychosociaux sous-jacents aux troubles pédiatriques fonctionnels. Il permet d’étudier les processus de transmission intergénérationnelle de la somatisation (notamment la modélisation parentale de l’attention portée à la maladie), le rôle du stress scolaire et des traumatismes infantiles, ainsi que les altérations du traitement de l’information intéroceptive et de la modulation centrale de la douleur. L’instrument permet également de distinguer les enfants souffrant de maladies organiques chroniques bien identifiées (comme la maladie de Crohn ou l’arthrite idiopathique juvénile) de ceux présentant des troubles fonctionnels primaires, tout en évaluant la part de somatisation surajoutée chez les patients porteurs d’affections organiques.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par l’instrument est la somatisation pédiatrique, définie comme l’expérience et l’expression de symptômes somatiques d’inconfort qui ne peuvent pas être entièrement expliqués par une affection médicale générale identifiable et qui conduisent à une détresse significative ou à une altération du fonctionnement quotidien.

Architecture multidimensionnelle et sous-échelles

Bien que le CSI soit le plus souvent utilisé comme un score total unidimensionnel représentant la charge globale de somatisation, ses items recouvrent des constellations sémiologiques organo-spécifiques et systémiques bien documentées en médecine psychosomatique :

  • Constellation gastro-intestinale : Inclut les nausées, les douleurs à l’estomac ou à l’abdomen, les vomissements, les épisodes de diarrhée, la constipation, les ballonnements et le sentiment que la nourriture rend malade (items 13, 14, 15, 16, 30, 31, 32). Ces symptômes sont particulièrement prévalents dans les troubles de l’interaction intestin-cerveau pédiatriques.
  • Constellation pseudoneurologique et sensorielle (symptômes de conversion) : Regroupe les altérations de la motricité et de la perception sensorielle, telles que les sensations de boule dans la gorge (globus hystericus), les difficultés de déglutition, l’extinction de voix, la vision double, le flou visuel, la surdité, les syncopes, les faiblesses musculaires extrêmes, les pertes de mémoire et les secousses convulsives non épileptiques (items 10, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28).
  • Constellation cardiorespiratoire et autonomique : Mesure les manifestations d’hyperréactivité du système nerveux autonome, incluant les palpitations cardiaques au repos, l’oppression ou les douleurs thoraciques, les essoufflements inexpliqués en dehors de l’effort physique, ainsi que les bouffées de chaleur ou de froid soudaines (items 2, 3, 7, 8, 17).
  • Constellation musculosquelettique et asthénie : Évalue la fatigue chronique, les sensations d’engourdissement, de lourdeur dans les membres, de douleurs musculaires diffuses, de lombalgies et d’arthralgies (items 1, 4, 5, 6, 9, 11, 12, 33, 34).
  • Manifestations génito-urinaires et contrôle menstruel : Items évaluant les difficultés à uriner ou les brûlures mictionnelles (items 29, 35), complétés par les items de contrôle 36 et 37 spécifiquement conçus pour dissocier la somatisation primaire des symptômes directement imputables aux menstruations chez les jeunes filles.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique sous-tendant le Children’s Somatization Inventory s’ancre à la croisée de la théorie biopsychosociale de George Engel, de la psychopathologie développementale et des modèles contemporains du traitement neurocognitif de l’information corporelle.

Modèle de perception et d’amplification somatosensorielle

Historiquement, l’élaboration de l’inventaire par Walker et ses collègues s’est appuyée sur le concept d’amplification somatosensorielle théorisé par Arthur Barsky. Selon ce modèle, les individus présentant des scores élevés de somatisation ne simulent pas leurs symptômes ; ils présentent une prédisposition cognitive et physiologique à percevoir les sensations somatiques viscérales et musculo-tendineuses normales avec une intensité accrue, à les interpréter systématiquement comme des signaux d’alarme menaçants et à focaliser leur attention de manière sélective sur ces perceptions corporelles.

L’axe cerveau-intestin et la sensibilisation centrale

Les recherches menées par Lynn S. Walker ont mis en lumière le rôle central des boucles de rétroaction psychophysiologiques régulant l’axe cerveau-intestin. Chez les enfants vulnérables, des stresseurs environnementaux ou interpersonnels activent l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, induisant des perturbations de la motilité viscérale et une baisse du seuil nociceptif. Le CSI a été conçu comme l’opérateur clinique permettant d’évaluer comment ces signaux viscéraux sont amplifiés au niveau cortical sous l’effet de facteurs psychologiques tels que l’anxiété intéroceptive et le catastrophisme face à la douleur.

L’approche transactionnelle du stress et du coping

S’inspirant des travaux de Richard Lazarus et Susan Folkman, le modèle théorique intègre la façon dont l’enfant et sa famille évaluent la maladie. La réaction parentale aux plaintes physiques de l’enfant (renforcement protecteur, sur-attention ou anxiété parentale manifeste) joue un rôle amplificateur dans le maintien de la somatisation. Le CSI fournit la mesure phénotypique de référence permettant de tester ces relations causales complexes dans des modèles d’équations structurelles longitudinaux.

7. Validité / Validity

Les qualités métrologiques du CSI ont fait l’objet d’investigations approfondies depuis plus de trois décennies, tant au sein d’échantillons communautaires normatifs qu’auprès de cohortes pédiatriques cliniques complexes.

Validité de construit

La validité de construit a été démontrée par des différences statistiques hautement significatives ($p < 0,001$) entre des populations d'enfants sains issus de la communauté et des enfants recrutés dans des cliniques pédiatriques spécialisées pour des troubles fonctionnels. Les enfants souffrant de douleurs abdominales fonctionnelles obtiennent systématiquement des scores moyens au CSI largement supérieurs à ceux de leurs pairs asymptomatiques, traduisant une diffusion de la plainte bien au-delà de la sphère gastro-intestinale isolée.

Validité convergente et concurrente

Le CSI présente des corrélations positives robustes avec plusieurs instruments validés évaluant l’affectivité négative et la détresse émotionnelle :

  • Corrélations significatives modérées à fortes ($r = 0,45$ à $r = 0,65$) avec l’inventaire de dépression pour enfants (Children’s Depression Inventory, CDI).
  • Corrélations modérées à élevées ($r = 0,40$ à $r = 0,60$) avec la mesure d’anxiété manifeste pour enfants révisée (Revised Children’s Manifest Anxiety Scale, RCMAS).
  • Corrélations positives avec le Functional Disability Inventory (FDI), démontrant qu’une charge somatique plus importante prédit directement des limitations fonctionnelles accrues dans les activités scolaires, sportives et relationnelles ($r = 0,50$ à $0,68$).

Validité discriminante

L’instrument démontre une excellente capacité à différencier la somatisation d’autres troubles psychiatriques externalisés. Les corrélations entre le CSI et les échelles de troubles des conduites ou d’hyperactivité (issues par exemple de la Child Behavior Checklist, CBCL) sont systématiquement faibles ($r < 0,25$). De plus, dans les études comparant des enfants présentant des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (comme la maladie de Crohn) et des enfants présentant des troubles gastro-intestinaux fonctionnels, le CSI permet de capturer la détresse somatoforme indépendamment de la sévérité objective de l'inflammation biologique.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’Inventaire de somatisation pour enfants a été évaluée au travers de multiples indices statistiques reflétant l’homogénéité des items et la stabilité temporelle des scores.

Consistance interne

Dans l’étude princeps de Walker, Garber et Greene (1991), le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble des 35 items principaux était de 0,89 chez des patients pédiatriques consultant pour des douleurs abdominales récurrentes. Dans l’échantillon communautaire validé par Garber, Walker et Zeman (1991), regroupant des écoliers et collégiens non cliniques, l’alpha de Cronbach s’élevait à 0,92.

Lors du développement et de la validation de la forme courte (CSI-24) par Walker, Beck, Garber et al. (2009), la cohérence interne a été confirmée à un niveau d’excellence comparable, avec des valeurs d’alpha de Cronbach comprises entre 0,88 et 0,91 à travers plusieurs cohortes indépendantes. Les corrélations item-total corrigées dépassent presque toutes le seuil conventionnel de 0,35, attestant que chaque énoncé contribue de manière substantielle à la mesure du construit.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité test-retest a été documentée sur différents intervalles temporels. Sur un intervalle court de deux à quatre semaines chez des sujets en condition clinique stable, les coefficients de corrélation intraclasse (ICC) et les coefficients de Pearson oscillent entre $r = 0,65$ et $r = 0,78$. Cette stabilité modérée à élevée confirme que l’outil capture un trait de somatisation relativement stable tout en restant sensible aux fluctuations temporelles de la détresse et aux réponses thérapeutiques.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle du CSI a fait l’objet de nombreux débats méthodologiques, opposant une modélisation purement unidimensionnelle à des structures multidimensionnelles hiérarchiques.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Dans les premières analyses factorielles exploratoires conduites sur la version de 35 items, plusieurs facteurs initiaux émergeaient avec des valeurs propres supérieures à 1. Ces facteurs regroupaient des symptômes pseudoneurologiques, gastro-intestinaux, de douleur/fatigue et cardiorespiratoires. Néanmoins, l’examen des éboulis de valeurs propres (scree test) et l’importance de la première valeur propre par rapport aux suivantes ont systématiquement indiqué la présence d’un facteur général d’ordre supérieur expliquant la plus grande part de la variance commune.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC) et émergence du CSI-24

L’étude psychométrique pivot menée par Walker, Beck, Garber et al. en 2009 a appliqué l’analyse factorielle confirmatoire sur un échantillon clinique massif de plus de 1 000 jeunes patients. Les auteurs ont testé plusieurs modèles concurrents :

  • Un modèle unidimensionnel strict à 35 items (adéquation médiocre : $CFI < 0,90$,$RMSEA > 0,08$).
  • Un modèle bifactoriel isolant un facteur général et des facteurs spécifiques par système physiologique.

Afin d’obtenir une structure plus parcimonieuse et psychométriquement robuste, les chercheurs ont éliminé 11 items présentant des saturations factorielles très faibles ($< 0,40$), des fréquences de réponse quasi nulles dans les populations pédiatriques (notamment la cécité totale, la surdité ou les pertes de conscience complètes) ou une redondance conceptuelle excessive. La version résultante à 24 items (CSI-24) a démontré une excellente adéquation dans un modèle unidimensionnel ($CFI = 0,95$, $TLI = 0,94$, $RMSEA = 0,045$). Les 24 items conservés saturent tous significativement sur ce facteur unitaire de détresse somatique avec des poids factoriels standardisés variant entre 0,42 et 0,74.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation pédiatrique (auto-rapporté par l’enfant ou l’adolescent) ; des versions parallèles hétéro-rapportées par les parents (Parent-Report CSI) ont également été développées et validées.
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / numérique sur tablette ou ordinateur.
  • Nombre d’items :
    • Version originale intégrale : 35 items de symptômes généraux + 2 items contextuels menstruels réservés aux jeunes filles (soit 37 énoncés au total).
    • Version révisée abrégée (CSI-24) : 24 items rigoureusement sélectionnés.
  • Fenêtre temporelle d’évaluation : Les deux dernières semaines précédant la passation (« during the last two weeks »).
  • Échelle de réponse : Échelle de sévérité ordinale de Likert en 5 points :
    • 0 = Not at all (Pas du tout)
    • 1 = A little (Un peu)
    • 2 = Some (Moyennement / Un certain niveau)
    • 3 = A lot (Beaucoup)
    • 4 = A whole lot (Énormément)
  • Modalités de cotation et calcul des scores :
    • Score d’intensité continue (Total Severity Score) : Somme arithmétique brute de l’ensemble des réponses aux items. Pour la version CSI-35, le score total s’échelonne de 0 à 140. Pour la version CSI-24, il s’échelonne de 0 à 96. Un score plus élevé indique une sévérité accrue de la somatisation.
    • Indice d’occurrence des symptômes (Symptom Count) : Calcul alternatif consistant à dénombrer les symptômes dont la sévérité dépasse un seuil clinique prédéfini (par exemple, codage de 1 pour chaque item côté $ge 2$, et 0 si côté $le 1$), permettant d’évaluer la polysymptomatologie.
    • Les items 36 et 37 ne sont pas intégrés dans le score total brut mais servent de contrôle diagnostique qualitatif chez les filles réglées.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception initiale : 1991 (publications de Walker, Garber et Greene ; Garber, Walker et Zeman).
  • Année de révision majeure (CSI-24) : 2009 (Walker, Beck, Garber et al.).
  • Statut des droits d’auteur et permissions : L’instrument a été développé dans le cadre de recherches académiques universitaires subventionnées par les National Institutes of Health (NIH). Il est protégé par le droit d’auteur appartenant aux auteurs d’origine et aux périodiques éditeurs (American Psychological Association, Springer / Society of Clinical Child and Adolescent Psychology, et Oxford University Press).
  • Tarifs d’utilisation : L’inventaire est accessible gratuitement à des fins de recherche académique et d’évaluation clinique non commerciale. Les cliniciens et chercheurs peuvent télécharger les questionnaires et manuels de cotation via les répertoires universitaires de l’Université Vanderbilt ou en sollicitant directement l’équipe de recherche de Lynn S. Walker. Toute intégration dans des plateformes logicielles commerciales payantes requiert l’autorisation formelle expresse des titulaires des droits.

12. Références / References

  • Garber, J., Walker, L. S., & Zeman, J. (1991). Somatization symptoms in a community sample of children and adolescents: Further validation of the Children’s Somatization Inventory. Psychological Assessment: A Journal of Consulting and Clinical Psychology, 3(4), 588–595. https://doi.org/10.1037/1040-3590.3.4.588
  • Walker, L. S., Beck, J. E., Garber, J., & Lambert, W. (2009). Children’s Somatization Inventory: Psychometric properties of the revised form (CSI-24). Journal of Pediatric Psychology, 34(4), 430–440. https://doi.org/10.1093/jpepsy/jsn093
  • Walker, L. S., & Greene, J. W. (1989). Children with recurrent abdominal pain and their parents: More somatic complaints, anxiety, and depression than other children? Journal of Pediatric Psychology, 14(2), 231–243. https://doi.org/10.1093/jpepsy/14.2.231
  • Walker, L. S., Garber, J., & Greene, J. W. (1991). Somatization symptoms in pediatric abdominal pain patients: Relation to chronicity of abdominal pain and parent somatization. Journal of Abnormal Child Psychology, 19(4), 379–394. https://doi.org/10.1007/BF00919084
  • Walker, L. S., Garber, J., & Greene, J. W. (1993). Psychosocial correlates of recurrent childhood pain: A comparison of pediatric patients with recurrent abdominal pain, organic illness, and psychiatric disorders. Journal of Abnormal Psychology, 102(2), 248–258. https://doi.org/10.1037/0021-843X.102.2.248
  • Walker, L. S., Garber, J., Smith, C. A., & Claar, R. L. (2005). Testing a model of pain appraisal and coping in children with chronic abdominal pain. Health Psychology, 24(4), 364–374. https://doi.org/10.1037/0278-6133.24.4.364

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format:
0 = Not at all, 1 = A little, 2 = Some, 3 = A lot, 4 = A whole lot
(* items marked with an asterisk are retained in the CSI-24 revised form)

  1. Headache*
  2. Faintness or dizziness *
  3. Pain – heart or chest *
  4. Feeling in Low energy or slowed down*
  5. Pain in lower back *
  6. Sore muscles *
  7. Trouble getting your breath (when you’re not exercising)*
  8. Hot or cold spells (suddenly feeling hot or cold for no reasons)*
  9. Numbness or tingling in part of your body*
  10. Lump in your throat
  11. Weakness (feeling weak) in parts of your body*
  12. Heavy feelings in your arms‚ legs (when they feel too heavy to more)*
  13. Nausea or upset stomach (feeling like you might throw up‚ or ha‎ving an upset stomach)*
  14. Constipation (when it’s hard to have a B.M. or go poop)*
  15. Loose (runny) BM’s or diarrhea*
  16. Pain in your stomach or abdomen (stomach aches)*
  17. Heart beating too fast (even when you’re not exercising)*
  18. Difficulty swallowing*
  19. Losing your voice*
  20. Deafness (when you cannot hear)
  21. Double vision (when you see two of everything‚ even with glasses on)
  22. Blurred vision (when things look blurry‚ even with glasses on)*
  23. Blindness (when you can’t see at all)
  24. Fainting or passing out
  25. Memory loss or amnesia (losing tour memory‚ not being able to remember anything)
  26. Seizures or convulsions (your body moving or shaking and you can’t control it)
  27. Trouble walking
  28. Paralysis or muscle weakness (your muscles are too weak to move‚ like you can’t move your arms or legs at all)
  29. Difficulty urinating (peeing)
  30. Vomiting (or throwing up)*
  31. Feeling bloated or gassy*
  32. Food makes you sick*
  33. Pain in your knees‚ elbows or other joints*
  34. Pain in your arms or legs*
  35. Pain when you urination or pee
  36. Girl only: in the last two weeks‚ have you had your period? Yes‚ No
  37. Girl only: if yes‚ were the symptoms you reported above related to your period?
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Looti, M. (2026, octobre 7). Inventaire de somatisation pour enfants (SCI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-de-somatisation-pour-enfants-csi/
Looti, Mohammed. “Inventaire de somatisation pour enfants (SCI).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-de-somatisation-pour-enfants-csi/.
Looti, Mohammed. “Inventaire de somatisation pour enfants (SCI).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-de-somatisation-pour-enfants-csi/.