Inventaire de phobie sociale (SPIN)

L’Inventaire de phobie sociale (SPIN) est un instrument psychométrique auto-rapporté mesurant la sévérité du trouble anxiété sociale à travers la peur, l’évitement et les symptômes somatiques.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Inventaire de phobie sociale (en anglais, Social Phobia Inventory ou SPIN) est un instrument psychométrique auto-rapporté composé de 17 items (dont 16 items constitutifs du noyau clinique standardisé), conçu initialement en 2000 par Kathryn M. Connor et ses collaborateurs au sein du Département de psychiatrie et des sciences du comportement de l’Université Duke. Ce questionnaire a été développé pour pallier les lacunes des instruments préexistants, qui omettaient fréquemment d’évaluer de manière conjointe les trois composantes cardinales du trouble anxiété sociale (TAS) : la peur cognitive et émotionnelle, les comportements d’évitement comportemental et les manifestations somatiques ou neurovégétatives.

Le SPIN s’adresse principalement aux populations adultes (18 ans et plus) et évalue la sévérité des symptômes éprouvés au cours de la semaine écoulée. Chaque item est évalué sur une échelle de type Likert en 5 points allant de 0 (« Not at all » / Pas du tout) à 4 (« Extremely » / Extrêmement). Le score global permet de catégoriser la sévérité du trouble selon des seuils empiriques : absence de phobie sociale (< 20), phobie sociale légère (21-30), modérée (31-40), sévère (41-50) et très sévère (≥ 51). Un seuil diagnostique de 19 points offre une sensibilité et une spécificité optimales pour distinguer les individus souffrant d’anxiété sociale de ceux issus de la population générale.

Sur le plan métrologique, le SPIN démontre des qualités psychométriques exceptionnelles : une cohérence interne globale robuste (α de Cronbach de 0,94 ; sous-échelles entre 0,80 et 0,91), une excellente fidélité test-retest (r = 0,78), une validité convergente substantielle avec la Brief Social Phobia Scale (BSPS, r = 0,57) et une sensibilité démontrée aux changements thérapeutiques post-traitement pharmacologique et psychothérapeutique.

2. Mots-clés

Phobie sociale, trouble anxiété sociale, Inventaire de phobie sociale, SPIN, évaluation psychométrique, évitement social, anxiété d’évaluation, symptômes physiologiques, fidélité test-retest, validité factorielle.

3. Auteurs

L’Inventaire de phobie sociale a été élaboré par une équipe de chercheurs et psychiatres renommés spécialisés dans les troubles anxieux :

  • Kathryn M. Connor, M.D. : Professeure associée de psychiatrie, Département de psychiatrie et des sciences du comportement, Centre médical de l’Université Duke, Durham, Caroline du Nord, États-Unis.
  • Jonathan R. T. Davidson, M.D. : Professeur émérite de psychiatrie, directeur du programme d’anxiété et de stress traumatique, Université Duke, Durham, Caroline du Nord, États-Unis.
  • L. Erik Churchill, M.A. : Statisticien et chercheur en psychométrie, Centre médical de l’Université Duke.
  • Andrew Sherwood, Ph.D. : Professeur de médecine comportementale et de psychiatrie, Université Duke.
  • Richard H. Weisler, M.D. : Professeur adjoint de psychiatrie, Université Duke et Université de Caroline du Nord à Chapel Hill.
  • Edna B. Foa, Ph.D. : Professeure de psychologie clinique en psychiatrie, directrice du Center for the Treatment and Study of Anxiety, Perelman School of Medicine, Université de Pennsylvanie.

4. Objectif

L’objectif fondamental du Social Phobia Inventory (SPIN) est de fournir une évaluation quantitative, rapide et multidimensionnelle de la sévérité du trouble anxiété sociale tel que défini dans les classifications nosographiques internationales comme le DSM-IV et le DSM-5. Lors de sa conception à la fin des années 1990, les instruments d’auto-évaluation existants — tels que l’échelle d’anxiété sociale de Liebowitz (LSAS-SR) ou l’échelle de détresse et d’évitement social (SADS) — présentaient d’importantes contraintes d’administration ou se focalisaient de manière exclusive sur l’anxiété subjective et l’évitement comportemental, négligeant les réponses autonomes et physiologiques.

Sur le plan clinique, le SPIN répond à trois besoins majeurs :

  • Le dépistage systématique (screening) : En contexte de soins primaires ou de consultations psychiatriques spécialisées, le SPIN permet d’identifier avec précision les sujets présentant une détresse sociale cliniquement significative grâce à un score seuil validé.
  • La stratification de la sévérité : Grâce à des tranches de scores étalonnées, les cliniciens peuvent évaluer le degré d’altération fonctionnelle et adapter les stratégies thérapeutiques (orientation vers une thérapie cognitivo-comportementale individuelle ou de groupe, ou adjonction d’une pharmacothérapie par inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine).
  • La mesure de l’efficacité thérapeutique : Le SPIN a été explicitement conçu pour capturer les modifications cliniques longitudinales résultant d’interventions thérapeutiques. Sa sensibilité au changement en fait l’un des outils de référence dans les essais cliniques randomisés contrôlés évaluant l’efficacité des molécules anxiolytiques et des protocoles de psychothérapie.

En recherche fondamentale et épidémiologique, l’outil facilite la caractérisation des sous-types d’anxiété sociale (généralisée vs non généralisée) et l’analyse différentielle de l’impact des composantes physiologiques versus cognitives sur le dysfonctionnement interpersonnel.

5. Construit psychologique

Le SPIN opérationnalise le trouble anxiété sociale à travers un modèle tridimensionnel intégrant les réponses cognitives, comportementales et physiologiques déclenchées par l’exposition réelle ou anticipée au regard d’autrui :

1. La Peur psychologique et cognitive (Fear)

Cette dimension renvoie à la crainte disproportionnée d’être jugé négativement, ridiculisé, rejeté ou perçu comme incompétent dans des situations sociales variées. Elle inclut l’appréhension spécifique face aux figures d’autorité (Item 1), la peur panique d’être critiqué (Items 5 et 11) et l’angoisse intolérable d’avoir l’air stupide ou d’être embarrassé en public (Item 14). Le traitement cognitif est marqué par des schémas d’inadéquation personnelle et d’hyper-vigilance aux indices de désapprobation sociale.

2. L’Évitement comportemental (Avoidance)

L’évitement constitue le mécanisme de maintien central du trouble selon les modèles comportementaux. Cette sous-échelle mesure les stratégies d’échappement et de retrait adoptées pour neutraliser la détresse émotionnelle anticipée. Elle explore l’évitement actif d’engager la conversation avec des inconnus (Item 4), le refus des événements festifs et réunions sociales (Item 3), l’évitement des prises de parole en public (Item 10) et la fuite systématique des situations plaçant le sujet au centre de l’attention générale (Item 8) ou en interaction avec l’autorité (Item 15).

3. Les Manifestations neurovégétatives et physiologiques (Physiological Symptoms)

Contrairement à d’autres échelles d’anxiété sociale, le SPIN accorde une place prépondérante aux sensations somatiques du système nerveux autonome déclenchées par l’activation sympathique. Les individus souffrant de TAS développent fréquemment une peur de la peur, redoutant que leurs manifestations physiques ne trahissent leur vulnérabilité. Le SPIN capture ainsi la gêne invalidante liée au rougissement facial (blushing, Item 2), la transpiration excessive (Item 7), les palpitations cardiaques (Item 12) et les tremblements moteurs visibles (Item 16).

6. Cadre théorique

Le développement du SPIN s’inscrit au carrefour des modèles cognitifs de l’anxiété sociale développés par Aaron T. Beck, Gary Emery, et plus particulièrement des modèles structuraux contemporains formulés par David M. Clark et Adrian Wells (1995), ainsi que par Ronald M. Rapee et Richard G. Heimberg (1997).

Selon le modèle cognitif de Clark et Wells, lorsqu’un individu socialement phobique entre dans une situation sociale perçue comme menaçante, un ensemble d’assomptions dysfonctionnelles sous-jacentes s’active (par exemple : « Je dois impérativement plaire à tout le monde », « Si je montre des signes de nervosité, les autres me mépriseront »). Cette activation engendre une bascule attentionnelle majeure : le traitement de l’information se détourne de l’environnement extérieur pour se focaliser sur une observation interne détaillée de soi-même (self-focused attention).

L’individu utilise alors ses sensations physiologiques internes (palpitations, bouffées de chaleur, tremblements) pour déduire la façon dont il apparaît aux yeux des observateurs externes, générant une représentation mentale déformée de soi comme visiblement anxieux et ridicule. Pour tenter d’endiguer cette catastrophe anticipée, le sujet déploie des comportements de sécurité et des conduites d’évitement (tels que baisser les yeux, éviter de parler, masquer son visage). Paradoxalement, ces comportements empêchent la désconfirmation des croyances erronées et amplifient les symptômes corporels.

Le SPIN a été rigoureusement conçu pour cartographier chaque maillon de cette boucle vicieuse cognitive, comportementale et psychophysiologique, fournissant une mesure fidèle des constructions théoriques validées par l’approche cognitivo-comportementale.

7. Validité

La validité psychométrique du SPIN a fait l’objet de nombreuses validations empiriques documentées dans la littérature internationale :

Validité de construit et discriminante

Dans l’étude princeps menée par Connor et al. (2000), le SPIN a démontré une capacité diagnostique exceptionnelle pour discriminer les sujets répondant aux critères du DSM-IV pour la phobie sociale des sujets sains et des patients souffrant d’autres troubles psychiatriques. À un score seuil optimal de 19, la sensibilité et la spécificité de l’outil atteignaient respectivement 89 % et 90 %, avec une efficacité diagnostique globale de 79 %.

Validité convergente

La validité convergente a été établie par des corrélations positives statistiquement significatives avec des instruments de référence préexistants :

  • Corrélation élevée avec la Brief Social Phobia Scale (BSPS) : r = 0,57 pour le score global, et des corrélations sous-échelles oscillant entre r = 0,47 et r = 0,66.
  • Corrélations substantielles avec l’échelle d’anxiété sociale de Liebowitz (LSAS) et l’Inventaire d’anxiété de Beck (BAI).

Validité divergente

La validité divergente a été confirmée par des corrélations faibles à modérées avec des mesures évaluant des dimensions théoriquement distinctes (telles que le handicap fonctionnel non spécifique ou l’adaptation générale), affichant des coefficients compris entre r = 0,01 et r = 0,34, confirmant que le SPIN n’est pas un simple marqueur de névrosisme ou de détresse psychologique générale.

Sensibilité au changement thérapeutique

L’échelle a démontré une sensibilité aiguë aux modifications cliniques au cours d’essais cliniques pharmacologiques (notamment avec la sertraline ou le clonazépam) et psychothérapeutiques. Les scores au SPIN diminuent de manière parallèle aux scores d’amélioration globale de l’échelle CGI (Clinical Global Impression), prouvant son utilité pour le suivi longitudinal.

8. Fidélité

Les propriétés de fidélité et de précision métrologique du SPIN se révèlent d’une remarquable constance à travers les différentes populations étudiées :

  • Cohérence interne : Dans l’échantillon initial de validation de Connor et al. (2000), le coefficient alpha de Cronbach pour l’échelle globale s’élève à 0,94, dénotant une excellente homogénéité des items. Les sous-échelles théoriques présentent également une consistance interne satisfaisante : α = 0,89 pour la peur, α = 0,91 pour l’évitement, et α = 0,80 pour les symptômes physiologiques.
  • Fidélité test-retest : Chez des sujets cliniquement stables réévalués sur un intervalle temporel de 1 à 3 semaines, le coefficient de corrélation intraclasse / test-retest s’établit à r = 0,78, indiquant une stabilité temporelle rigoureuse de la mesure en l’absence d’intervention thérapeutique.
  • Réplications internationales : L’étude d’Antony et al. (2006) auprès de patients canadiens a confirmé un alpha de Cronbach global de 0,93. De même, les validations brésilienne (Osório et al., 2010) et finlandaise (Ranta et al., 2007) ont rapporté des coefficients de cohérence interne supérieurs à 0,90 tant chez les étudiants universitaires que chez les adolescents.

9. Analyse factorielle

L’architecture factorielle du SPIN a fait l’objet de plusieurs investigations approfondies à l’aide de l’analyse en composantes principales (ACP) et de l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) :

Modèle initial à 5 facteurs (Connor et al., 2000)

L’analyse initiale a extrait cinq facteurs principaux expliquant la majeure partie de la variance commune :

  1. Facteur 1 : Inadéquation sociale — Peur et évitement de converser avec des inconnus et de participer à des rassemblements sociaux généraux.
  2. Facteur 2 : Estime de soi et sensibilité à la critique — Peur et évitement intenses du jugement négatif et de la critique d’autrui.
  3. Facteur 3 : Symptômes physiologiques — Regroupement des items somatiques (transpiration, rougissement, palpitations, tremblements).
  4. Facteur 4 : Infériorité sociale face à l’autorité — Appréhension et esquive spécifiques des personnes détentrices d’un statut d’autorité.
  5. Facteur 5 : Évitement de l’attention sur soi — Tendance à fuir les situations de prise de parole en public et le fait d’être placé au centre de l’attention.

Modèles alternatifs et confirmations ultérieures

Bien que le modèle à 5 facteurs soit descriptif des facettes cliniques, les analyses factorielles confirmatoires menées ultérieurement (notamment par Antony et al. en 2006 et Osório et al. en 2010) ont souligné la robustesse concurrente d’une structure tridimensionnelle (Peur, Évitement, Symptômes physiologiques) ou d’un modèle bifactoriel / unifactoriel de second ordre.

Antony et al. (2006) ont notamment mis en lumière que la sous-échelle physiologique présente parfois des saturations factorielles légèrement plus hétérogènes, suggérant que certains patients expriment une phobie sociale cognitive prédominante sans réactivité somatique massive. Néanmoins, l’utilisation du score total unique demeure la pratique la plus robuste et la plus recommandée en psychométrie clinique.

10. Instrument de mesure

  • Nom de l’instrument : Social Phobia Inventory (SPIN) / Inventaire de phobie sociale.
  • Nature de l’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-questionnaire).
  • Population cible : Adultes (18 ans et plus) ; utilisable également avec normes spécifiques chez les adolescents.
  • Nombre d’items : 17 items (16 items standards dans la version princeps détaillée ci-dessous).
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 5 points ordonnés :
    • 0 = Not at all (Pas du tout)
    • 1 = A little bit (Un peu)
    • 2 = Somewhat (Moyennement)
    • 3 = Very much (Beaucoup)
    • 4 = Extremely (Extrêmement)
  • Période de référence : La semaine écoulée (« during the past week »).
  • Cotation et calcul des scores : Somme arithmétique simple de l’ensemble des items (étendue théorique de 0 à 68 sur 17 items, ou 0 à 64 sur 16 items).
  • Interprétation des paliers cliniques :
    • Score < 20 : Absence de phobie sociale significative.
    • Score 21 – 30 : Phobie sociale légère (Mild).
    • Score 31 – 40 : Phobie sociale modérée (Moderate).
    • Score 41 – 50 : Phobie sociale sévère (Severe).
    • Score ≥ 51 : Phobie sociale très sévère (Very severe).
  • Seuil de dépistage clinique recommandé : Score de 19 (sensibilité ≈ 89 %, spécificité ≈ 90 %).

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication initiale : 2000.
  • Détenteurs des droits : Kathryn M. Connor et Jonathan R. T. Davidson, Centre médical de l’Université Duke.
  • Statut d’accès et licence : L’inventaire est accessible et largement mis à disposition pour les activités de recherche académique, de formation clinique et pour l’évaluation clinique non commerciale. L’utilisation dans le cadre d’essais cliniques à financement privé ou de projets commerciaux requiert l’autorisation formelle expresse des auteurs ou des titulaires des droits intellectuels de l’Université Duke.
  • Tarification : Libre d’accès pour les praticiens et chercheurs en contexte académique individuel.

12. Références

Antony, M. M., Coons, M. J., McCabe, R. E., Ashbaugh, A., & Swinson, R. P. (2006). Psychometric properties of the social phobia inventory: Further evaluation. Behaviour Research and Therapy, 44(8), 1177–1185. https://doi.org/10.1016/j.brat.2005.08.013

Clark, D. M., & Wells, A. (1995). A cognitive model of social phobia. In R. G. Heimberg, M. R. Liebowitz, D. A. Hope, & F. R. Schneier (Eds.), Social phobia: Diagnosis, assessment, and treatment (pp. 69–93). The Guilford Press.

Connor, K. M., Davidson, J. R. T., Churchill, L. E., Sherwood, A., Weisler, R. H., & Foa, E. B. (2000). Psychometric properties of the Social Phobia Inventory (SPIN): New self-rating scale. The British Journal of Psychiatry, 176(4), 379–386. https://doi.org/10.1192/bjp.176.4.379

Osório, F. L., Crippa, J. A. S., & Loureiro, S. R. (2010). Evaluation of the psychometric properties of the Social Phobia Inventory in university students. Comprehensive Psychiatry, 51(6), 630–640. https://doi.org/10.1016/j.comppsych.2010.03.004

Ranta, K., Kaltiala-Heino, R., Koivisto, A. M., Tuomisto, M. T., Pelkonen, M., & Marttunen, M. (2007). Age and gender differences in social anxiety symptoms during adolescence: The Social Phobia Inventory (SPIN) as a measure. Psychiatry Research, 153(3), 261–270. https://doi.org/10.1016/j.psychres.2006.12.006

Rapee, R. M., & Heimberg, R. G. (1997). A cognitive-behavioral model of anxiety in social phobia. Behaviour Research and Therapy, 35(8), 741–756. https://doi.org/10.1016/S0005-7967(97)00022-3

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format: Not at all (0), A little bit (1), Somewhat (2), Very much (3), Extremely (4)

  1. I am afraid of people in authority.
  2. I am bothered by blushing in front of people.
  3. Parties and social events scare me.
  4. I avoid talking to people I don’t know.
  5. Being criticized scares me a lot.
  6. I avoid doing things or speaking to people for fear of embarrassment.
  7. Sweating in front of people causes me distress.
  8. I avoid activities in which I am the center of attention.
  9. Talking to strangers scares me.
  10. I avoid having to give speeches.
  11. I would do anything to avoid being criticized.
  12. Heart palpitations bother me when I am around people.
  13. I am afraid of doing things when people might be watching.
  14. Being embarrassed or looking stupid are among my worst fears.
  15. I avoid speaking to anyone in authority.
  16. Trembling or shaking in front of others is distressing to me.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 9). Inventaire de phobie sociale (SPIN). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-de-phobie-sociale-spin-2/
Looti, Mohammed. “Inventaire de phobie sociale (SPIN).” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-de-phobie-sociale-spin-2/.
Looti, Mohammed. “Inventaire de phobie sociale (SPIN).” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-de-phobie-sociale-spin-2/.