Inventaire de motivation intrinsèque (IMI)

L’Inventaire de motivation intrinsèque (IMI) est un instrument psychométrique multidimensionnel conçu pour évaluer l’expérience subjective et les déterminants motivationnels d’une tâche selon la théorie de l’autodétermination.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Inventaire de motivation intrinsèque (Intrinsic Motivation Inventory ou IMI) est un instrument d’évaluation psychométrique multidimensionnel conçu pour mesurer l’expérience subjective des participants vis-à-vis d’une activité cible réalisée dans le cadre de protocoles expérimentaux ou appliqués. Développé initialement par Richard M. Ryan et Edward L. Deci dans les années 1980 dans le sillage de la théorie de l’autodétermination (TAD) et de la théorie de l’évaluation cognitive (CET), l’outil explore les déterminants motivationnels situationnels régissant l’engagement d’un individu envers une tâche donnée.

L’inventaire complet comprend jusqu’à 45 items répartis sur sept sous-échelles distinctes : intérêt/plaisir (interest/enjoyment), compétence perçue (perceived competence), effort/importance (effort/importance), pression/tension (pressure/tension), choix perçu (perceived choice), valeur/utilité (value/usefulness), et sentiment d’affiliation ou de relation (relatedness). Bien que l’ensemble du questionnaire porte le nom d’inventaire de motivation intrinsèque, seule la sous-échelle intérêt/plaisir constitue la mesure directe d’auto-évaluation de la motivation intrinsèque proprement dite, les autres dimensions agissant comme des prédicteurs théoriques positifs (choix perçu, compétence) ou négatifs (pression/tension), ou comme des variables contextuelles (internalisation, régulation émotionnelle et relationnelle).

Les participants répondent au moyen d’une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout vrai » / not at all true) à 7 (« Très vrai » / very true), avec un point médian à 4 (« Assez vrai » / somewhat true). Les qualités psychométriques de l’IMI ont été démontrées à travers de multiples contextes (sports de compétition, apprentissages académiques, ergonomie cognitive, interfaces numériques). Les analyses factorielles confirmatoires mettent en évidence une structure multidimensionnelle stable avec des saturations factorielles supérieures à 0,60 et des coefficients de consistance interne (alpha de Cronbach) oscillant généralement entre 0,78 et 0,92 selon les sous-échelles retenues.

2. Mots-clés / Keywords

Inventaire de motivation intrinsèque, théorie de l’autodétermination, motivation intrinsèque, compétence perçue, choix perçu, intérêt et plaisir, régulation de l’effort, psychométrie, évaluation post-expérimentale, psychologie motivationnelle.

3. Auteurs / Authors

L’Inventaire de motivation intrinsèque a été formalisé par Richard M. Ryan (Professeur émérite à l’Institute for Positive Psychology and Education, Australian Catholic University, et University of Rochester) et Edward L. Deci (Professeur de psychologie, Helen F. and Fred H. Gowen Professor of Social Sciences à l’University of Rochester), en collaboration avec de nombreux chercheurs du laboratoire de motivation de Rochester, notamment Robert W. Plant, Richard Koestner, James P. Connell, et Haleh Eghrari.

Des travaux fondamentaux de validation factorielle et sportive ont été dirigés par Edward McAuley (University of Illinois at Urbana-Champaign), Terry E. Duncan, et Vance V. Tammen (1987). Pour contacter le centre de recherche de référence sur la théorie de l’autodétermination, les chercheurs peuvent consulter la plateforme académique officielle administrée par le Center for Self-Determination Theory (selfdeterminationtheory.org).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’IMI est de capturer l’état phénoménologique immédiat éprouvé par un individu pendant ou immédiatement après la réalisation d’une tâche spécifique. Contrairement aux inventaires de traits ou d’orientations générales de la personnalité qui évaluent des tendances dispositionnelles globales (comme les échelles de causalité générale ou les échelles de motivation situationnelle appliquées à des domaines entiers de vie), l’IMI est un instrument post-tâche hautement contextuel. Il a été créé pour mesurer l’impact de manipulations expérimentales précises — telles que l’attribution de récompenses extrinsèques, l’imposition de contraintes temporelles, la délivrance de rétroactions verbales de performance, ou la compétition interindividuelle — sur les sentiments d’autodétermination et de compétence des participants.

Dans les contextes de recherche en psychologie sociale, en sciences de l’éducation et en sciences du sport, l’IMI permet d’objectiver comment des facteurs environnementaux modulent la dynamique motivationnelle. Par exemple, une tâche peut être objectivement neutre ou stimulante, mais l’introduction d’une surveillance continue ou d’un climat évaluatif direct induit une élévation de la tension perçue et une contraction du choix ressenti, diminuant corrélativement le score d’intérêt/plaisir. À l’inverse, l’octroi d’une autonomie procédurale dans la sélection des stratégies opératoires favorise un sentiment d’agentivité qui amplifie la motivation intrinsèque.

Sur le plan des applications pratiques et cliniques, l’IMI est mobilisé dans la réhabilitation neuropsychologique, la thérapie occupationnelle, la conception d’environnements d’apprentissage numériques et la ludification (gamification). Dans ces domaines, l’adhésion à long terme à un protocole d’entraînement cognitif ou à un traitement thérapeutique dépend intimement de l’expérience motivationnelle éprouvée lors des sessions initiales. L’instrument fournit un profil analytique fin : il identifie si un déficit d’adhésion provient d’un manque d’utilité perçue (sous-échelle valeur/utilité), d’une anxiété débordante générée par la complexité de l’exercice (sous-échelle pression/tension), ou d’un sentiment d’incompétence relative.

5. Construit psychologique / Construct

L’IMI appréhende la motivation sous un prisme modulaire et multidimensionnel composé de sept sous-échelles opératoires. Chacune de ces sous-échelles correspond à une dimension psychologique distincte de l’expérience subjective :

Intérêt / Plaisir (Interest/Enjoyment)

Cette dimension est considérée par les concepteurs comme la mesure subjective centrale et exclusive de la motivation intrinsèque perçue. Elle capte l’affect positif direct, la curiosité intrinsèque, l’absorption hédonique et l’engagement spontané dans la tâche. Alors que les autres sous-échelles explorent des conditions antécédentes ou corollaires, l’intérêt/plaisir reflète l’expérience gratifiante inhérente à l’action elle-même (exemple : « J’ai trouvé cette tâche très intéressante » ou « Cette activité était amusante à faire »).

Compétence perçue (Perceived Competence)

Cette sous-échelle évalue le sentiment d’efficacité personnelle et la maîtrise démontrée au cours de l’exercice. Ancrée dans le besoin psychologique fondamental de compétence, elle mesure dans quelle mesure le sujet s’estime apte, efficace et performant comparativement aux exigences de l’activité ou à la norme perçue de ses pairs (exemple : « Je pense que je suis plutôt bon dans cette activité »). La théorie postule que la compétence perçue amplifie la motivation intrinsèque uniquement lorsqu’elle est accompagnée d’un sentiment d’autonomie.

Choix perçu (Perceived Choice)

Reflétant le besoin d’autonomie et le locus de causalité interne, cette dimension mesure le sentiment d’avoir agi de son plein gré, sans contrainte externe ni injonction impérative. Un score élevé atteste que l’individu a vécu sa participation comme une initiative autodéterminée (exemple : « J’ai fait cette activité parce que je le voulais »), tandis qu’un score faible renvoie à une soumission hétéronome (exemple : « J’avais l’impression que je devais faire cette tâche »).

Pression / Tension (Pressure/Tension)

Cette composante est le prédicteur négatif direct de la motivation intrinsèque. Elle enregistre l’anxiété de performance, la nervosité somatique, la crispation psychologique et le stress ressenti lors de l’exécution de la tâche (exemple : « Je me sentais tendu en faisant cette activité »). Une élévation de cette sous-échelle signale que la tâche a été vécue sous la pression d’un contrôle contraignant ou d’un conflit intrapersonnel.

Effort / Importance (Effort/Importance)

Cette sous-échelle quantifie la mobilisation énergétique et l’investissement cognitif ou physique délibérément alloué par le participant pour réussir la tâche (exemple : « J’ai fourni beaucoup d’efforts dans cette tâche »). Il s’agit d’une variable comportementale et volitionnelle qui peut être modulée tant par un intérêt passionné que par une obligation extrinsèque d’excellence.

Valeur / Utilité (Value/Usefulness)

Développée principalement pour l’analyse des processus d’internalisation dans les tâches a priori peu amusantes ou ennuyeuses, cette sous-échelle évalue l’intégration instrumentale et cognitive des bénéfices de l’activité (exemple : « Je pense que faire cette activité est utile pour améliorer ma concentration »). Elle reflète une régulation identifiée, forme de motivation extrinsèque hautement autonome.

Affiliation / Relation interpersonnelle (Relatedness)

Ajoutée pour les protocoles impliquant des interactions dyadiques, le travail d’équipe ou la formation d’amitiés en situation expérimentale, cette dimension sonde la chaleur relationnelle, la confiance mutuelle, le sentiment de connexion affective et la proximité éprouvés à l’égard d’un pair ou d’un partenaire de recherche (exemple : « Je me sens proche de cette personne »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage conceptuel de l’IMI s’inscrit rigoureusement dans la théorie de l’autodétermination (SDT) développée par Deci et Ryan, et plus particulièrement dans l’une de ses mini-théories fondatrices : la théorie de l’évaluation cognitive (Cognitive Evaluation Theory, CET ; Deci & Ryan, 1980, 1985). La CET a été élaborée pour expliquer les variations de la motivation intrinsèque en réponse à des influences contextuelles et intrapersonnelles.

Selon la CET, la motivation intrinsèque s’épanouit lorsque les besoins psychologiques universels d’autonomie et de compétence sont nourris et soutenus par l’environnement social. Lorsque des récompenses matérielles conditionnelles, des dates butoirs rigides ou une surveillance omniprésente sont introduites, elles déplacent le locus perçu de causalité (PLOC) d’une position interne (agir par plaisir personnel) vers une position externe (agir pour obtenir une gratification ou éviter une sanction). Ce glissement érode le sentiment d’autodétermination — mesuré par la sous-échelle choix perçu — et précipite l’effondrement de l’intérêt et du plaisir ressentis.

Parallèlement, la théorie met en garde contre l’interprétation naïve des comportements de persistance. Dans leurs recherches sur l’implication de l’ego (ego-involvement ; Plant & Ryan, 1985 ; Ryan, Koestner, & Deci, 1991), les auteurs ont montré qu’un individu dont l’estime de soi est conditionnée par sa performance peut manifester une persistance comportementale prolongée lors d’une période de libre choix (free-choice paradigm) non pas par motivation intrinsèque, mais sous l’empire d’une régulation introjectée rigide et culpabilisante (pressured persistence). Dans ce cas précis, le comportement ne corrèle pas avec la sous-échelle intérêt/plaisir, mais s’accompagne d’un niveau élevé sur la sous-échelle pression/tension. L’IMI constitue ainsi l’outil diagnostique indispensable pour démêler la motivation véritablement intrinsèque des conduites contraintes par des pressions internes.

Enfin, la sous-échelle valeur/utilité se réfère à la théorie de l’intégration organismique (Organismic Integration Theory, OIT), qui modélise le continuum de l’internalisation. Les activités jugées peu intrinsèquement stimulantes peuvent être adoptées de manière autonome si le sujet perçoit leur congruence avec ses objectifs et valeurs à long terme (régulation identifiée). L’IMI opérationnalise cette nuance en distinguant le plaisir immédiat de l’attribution de valeur adaptative.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’IMI a fait l’objet de nombreuses vérifications empiriques depuis sa genèse au début des années 1980 :

  • Validité de construit et validité factorielle : Les études pionnières de Ryan (1982), Ryan et al. (1983), ainsi que Deci et al. (1994) ont établi que les sous-échelles de l’IMI sont factoriellement indépendantes et stables à travers une grande variété de tâches (résolution d’énigmes spatiales de type Soma, lecture de textes denses, tâches informatiques répétitives). L’étude fondamentale de validation factorielle confirmatoire menée par McAuley, Duncan et Tammen (1987) sur 116 participants en contexte d’activité sportive a confirmé l’adéquation d’un modèle à quatre facteurs (intérêt/plaisir, compétence perçue, effort, pression/tension) avec un indice de conformité structurelle élevé ($\chi^2/df < 2{,}0$, indice d’ajustement global satisfaisant).
  • Validité convergente et comportementale : Les scores sur la sous-échelle intérêt/plaisir corrèlent de manière significative avec les mesures objectives du paradigme de libre choix (temps passé spontanément sur la tâche sans récompense ni consigne obligatoire lors d’un temps libre de 8 à 10 minutes), avec des corrélations moyennes de l’ordre de $r = 0{,}38$ à $r = 0{,}45$. Cette corrélation modérée reflète la divergence attendue entre mesures d’auto-évaluation et indices comportementaux soumis à des dynamiques de présentation de soi ou d’engagement de l’ego.
  • Validité prédictive : Les scores de choix perçu et de compétence perçue prédisent positivement et conjointement l’intérêt/plaisir et la vitalité subjective, alors que la pression/tension constitue un prédicteur négatif robuste de la persistance intrinsèque et de la créativité cognitive (Ryan et al., 1990).
  • Validité discriminante : Les analyses démontrent que l’effort fourni ne s’assimile pas à l’intérêt ressenti. Un participant peut rapporter un effort massif tout en ressentant un ennui profond et une tension aiguë, confirmant l’absence de colinéarité excessive entre la mobilisation conative (effort) et l’affect motivationnel (plaisir).

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne des sous-échelles de l’IMI a été largement répliquée dans la littérature internationale :

  • Cohérence interne (Alpha de Cronbach) :
    • Intérêt / Plaisir : $\alpha$ généralement compris entre $0{,}84$ et $0{,}92$, démontrant une excellente homogénéité thématique.
    • Compétence perçue : $\alpha$ variant de $0{,}80$ à $0{,}88$.
    • Choix perçu : $\alpha$ oscillant entre $0{,}78$ et $0{,}86$.
    • Pression / Tension : $\alpha$ compris entre $0{,}68$ et $0{,}82$.
    • Effort / Importance : $\alpha$ variant de $0{,}75$ à $0{,}84$.
    • Valeur / Utilité : $\alpha$ systématiquement supérieur à $0{,}85$ dans les études d’internalisation (Deci et al., 1994).
    • Affiliation : $\alpha$ entre $0{,}80$ et $0{,}87$ dans les contextes dyadiques.
  • Fidélité test-retest : En raison de la nature situationnelle de l’inventaire, conçu pour mesurer des états psychologiques transitoires post-expérimentaux, la fidélité test-retest n’est évaluée que lorsque la tâche et les conditions environnementales restent strictement identiques. Dans ces protocoles contrôlés, les coefficients de corrélation intraclasse à court terme (intervalle de 48 heures à une semaine) atteignent des niveaux compris entre $0{,}70$ et $0{,}81$.
  • Économie psychométrique : Les modélisations psychométriques montrent que l’apport en variance expliquée (gain incrémental de $R^2$) pour chaque item additionnel au-delà de 4 items par sous-échelle est minime, ce qui autorise les expérimentateurs à recourir à des versions abrégées sans compromettre la fidélité globale.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La matrice factorielle de l’IMI a été initialement établie au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Oblimin). Les critères méthodologiques stricts appliqués par Ryan et ses collaborateurs stipulaient :

  • Une saturation factorielle primaire (factor loading) minimale de 0,60 sur le facteur assigné ;
  • L’absence de saturation croisée (cross-loading) excédant 0,40 sur les autres facteurs théoriques.

Dans l’investigation factorielle confirmatoire (AFC) de McAuley et al. (1987), menée sur la version à 16 items adaptée au sport de compétition (mesurant intérêt-plaisir, compétence, effort, et tension), le modèle quadrifactoriel a présenté des saturations standardisées oscillant entre 0,62 et 0,89, confirmant une excellente indépendance fonctionnelle des facteurs. Les corrélations inter-facteurs ont mis en exergue des relations théorisées par la SDT : une relation positive modérée à forte entre compétence et intérêt ($r \approx 0{,}55$), une relation positive entre choix perçu et intérêt ($r \approx 0{,}62$), et une corrélation inverse constante entre pression/tension et intérêt ($r \approx -0{,}35$ à $-0{,}48$).

Une recommandation majeure des auteurs de l’échelle demeure : compte tenu de la plasticité contextuelle des énoncés (souvent adaptés à la nature exacte de la tâche, qu’il s’agisse de jeux vidéo, de puzzles, de sport ou de lecture), les chercheurs doivent systématiquement réexécuter une analyse factorielle confirmatoire sur leurs propres échantillons de données pour vérifier la stabilité de la solution factorielle retenue.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation post-expérimental / post-tâche (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou administration numérique (en ligne, laboratoire expérimental, tablette).
  • Modularité structurelle : L’IMI n’est pas conçu comme un bloc rigide et indivisible. Les expérimentateurs sélectionnent librement les sous-échelles pertinentes au regard de leur problématique d’étude sans compromettre la validité des autres dimensions. L’ordre de présentation des items doit être randomisé.
  • Nombre d’items selon les versions :
    • Banque complète d’items : 45 items couvrant les 7 sous-échelles.
    • Version standard d’évaluation de tâche : 22 items (4 sous-échelles : intérêt/plaisir, compétence, choix, pression/tension).
    • Version pour matériel textuel : 9 items (3 sous-échelles : intérêt/plaisir, compétence, pression/tension).
    • Version pour étude d’internalisation : 25 items (3 sous-échelles : valeur/utilité, intérêt/plaisir, choix perçu).
    • Version pour impressions interpersonnelles / affiliation : 29 items (5 sous-échelles : affiliation, intérêt/plaisir, choix, pression/tension, effort).
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 7 points :
    • 1 = Pas du tout vrai (not at all true)
    • 4 = Assez vrai (somewhat true)
    • 7 = Très vrai (very true)
  • Calcul des scores et cotation :
    • Inversion des items négatifs (marqués par le symbole « R ») en appliquant la formule : $\text{Item inversé} = 8 – \text{Score brut}$.
    • Calcul des scores de chaque sous-échelle en calculant la moyenne arithmétique (ou la somme) des items composant la sous-échelle concernée.
    • Il n’est pas recommandé de calculer un score global total d’IMI, car les sous-échelles mesurent des construits théoriquement opposés (par ex. pression versus plaisir). Le score d’intérêt/plaisir est utilisé comme l’indice direct de la motivation intrinsèque.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement : Formalisé initialement entre 1982 et 1985 ; standardisé dans ses déclinaisons factorielles en 1987 (McAuley et al.) et enrichi pour l’internalisation en 1994 (Deci et al.).
  • Statut des droits d’auteur : Propriété académique des auteurs (Richard M. Ryan, Edward L. Deci et collaborateurs).
  • Coût et licence : Libre de droit et entièrement gratuit pour les travaux de recherche académique, scientifique, clinique et pédagogique non commerciale. L’accès et les directives de formulation sont hébergés librement par le Center for Self-Determination Theory.
  • Consignes de citation : Les utilisateurs sont tenus de citer les études sources originales pertinentes lors de la publication de travaux mobilisant l’outil (notamment Ryan, 1982 ; McAuley et al., 1987 ; Deci et al., 1994).

12. Références / References

Les publications fondatrices et validations psychométriques de référence relatives à l’IMI comprennent :

  • Deci, E. L., Eghrari, H., Patrick, B. C., & Leone, D. (1994). Facilitating internalization: The self-determination theory perspective. Journal of Personality, 62(1), 119–142. https://doi.org/10.1111/j.1467-6494.1994.tb00797.x
  • Deci, E. L., & Ryan, R. M. (1980). The empirical exploration of intrinsic motivational processes. In L. Berkowitz (Ed.), Advances in experimental social psychology (Vol. 13, pp. 39–80). Academic Press. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60130-6
  • Deci, E. L., & Ryan, R. M. (1985). Intrinsic motivation and self-determination in human behavior. Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4899-2271-7
  • McAuley, E., Duncan, T., & Tammen, V. V. (1987). Psychometric properties of the Intrinsic Motivation Inventory in a competitive sport setting: A confirmatory factor analysis. Research Quarterly for Exercise and Sport, 60(1), 48–58. https://doi.org/10.1080/02701367.1989.10607413
  • Plant, R. W., & Ryan, R. M. (1985). Intrinsic motivation and the effects of self-consciousness, self-awareness, and ego-involvement: An investigation of internally-controlling styles. Journal of Personality, 53(3), 435–449. https://doi.org/10.1111/j.1467-6494.1985.tb00375.x
  • Ryan, R. M. (1982). Control and information in the intrapersonal sphere: An extension of cognitive evaluation theory. Journal of Personality and Social Psychology, 43(3), 450–461. https://doi.org/10.1037/0022-3514.43.3.450
  • Ryan, R. M., Connell, J. P., & Plant, R. W. (1990). Emotions in non-directed text learning. Learning and Individual Differences, 2(1), 1–17. https://doi.org/10.1016/1041-6080(90)90014-8
  • Ryan, R. M., Koestner, R., & Deci, E. L. (1991). Varied forms of persistence: When free-choice behavior is not intrinsically motivated. Motivation and Emotion, 15(3), 185–205. https://doi.org/10.1007/BF00995170
  • Ryan, R. M., Mims, V., & Koestner, R. (1983). Relation of reward contingency and interpersonal context to intrinsic motivation: A review and test using cognitive evaluation theory. Journal of Personality and Social Psychology, 45(4), 736–750. https://doi.org/10.1037/0022-3514.45.4.736

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale (1 to 7 Likert scale):

1 = not at all true
2
3
4 = somewhat true
5
6
7 = very true
  1. While I was working on the task I was thinking about how much I enjoyed it.
  2. I did not feel at all nervous about doing the task.
  3. I felt that it was my choice to do the task.
  4. I think I am pretty good at this task.
  5. I found the task very interesting.
  6. I felt tense while doing the task.
  7. I think I did pretty well at this activity‚ compared to other students.
  8. Doing the task was fun.
  9. I felt relaxed while doing the task.
  10. I enjoyed doing the task very much.
  11. I didn’t really have a choice about doing the task.
  12. I am satisfied with my performance at this task.
  13. I was anxious while doing the task.
  14. I thought the task was very boring.
  15. I felt like I was doing what I wanted to do while I was working on the task.
  16. I felt pretty skilled at this task.
  17. I thought the task was very interesting.
  18. I felt pressured while doing the task.
  19. I felt like I had to do the task.
  20. I would describe the task as very enjoyable.
  21. I did the task because I had no choice.
  22. After working at this task for awhile‚ I felt pretty competent.
  23. I would describe this activity as very fun.
  24. I felt like it was not my own choice to do this activity.
  25. I would be willing to do this activity again because it has some value for me.
  26. I feel really close to this person.
  27. I didn’t put much energy into interacting with this person.
  28. I interacted with this person because I had no choice.
  29. I put some effort into interacting with this person.
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Looti, M. (2026, octobre 7). Inventaire de motivation intrinsèque (IMI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-de-motivation-intrinseque-imi/
Looti, Mohammed. “Inventaire de motivation intrinsèque (IMI).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-de-motivation-intrinseque-imi/.
Looti, Mohammed. “Inventaire de motivation intrinsèque (IMI).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-de-motivation-intrinseque-imi/.