1. Résumé / Abstract
L’Inventaire de coping pour situations stressantes (Coping Inventory for Stressful Situations, version abrégée à 21 items, CISS-21) est un instrument psychométrique auto-rapporté développé initialement par Norman S. Endler et James D. A. Parker, puis adapté en formats courts pour répondre aux contraintes temporelles et cognitives de la recherche clinique et épidémiologique (Avero et al., 2003 ; Calsbeek et al., 2003, 2006). L’outil évalue les patrons préférentiels d’adaptation cognitive et comportementale déployés par un individu lorsqu’il fait face à des événements perçus comme stressants. Dérivé de la version princeps à 48 items, le CISS-21 conserve une architecture tri-factorielle robuste mesurant trois grandes stratégies fondamentales : le coping centré sur la tâche (Task-oriented), le coping centré sur l’émotion (Emotion-oriented) et le coping centré sur l’évitement (Avoidance coping), ce dernier intégrant conceptuellement les sous-facettes de distraction cognitive et de diversion sociale.
Chacun des 21 énoncés est évalué à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout ») à 5 (« Énormément »). Les propriétés psychométriques du CISS-21 démontrent une consistance interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach généralement situés entre 0,72 et 0,86 selon les sous-échelles et les populations cibles. Les analyses factorielles confirmatoires appuient la validité de construit de ce modèle tripartite, tout en révélant des nuances développementales spécifiques, notamment chez les adolescents et les jeunes adultes atteints de pathologies chroniques. Cet instrument constitue un standard international pour l’étude des processus de régulation du stress, des déterminants de la santé mentale et de l’observance thérapeutique en psychologie de la santé.
2. Mots-clés / Keywords
CISS-21, coping, stratégies d’adaptation, stress psychologique, Norman S. Endler, James D. A. Parker, psychométrie, régulation émotionnelle, résolution de problème, évitement, validité factorielle, psychologie de la santé.
3. Auteurs / Authors
La structure théorique et opérationnelle originale de l’instrument a été conçue par :
- Norman S. Endler, Ph.D., FRSC (1931–2003) : Professeur émérite et titulaire de la chaire de recherche en psychologie à l’Université York (Toronto, Canada). Pionnier mondialement reconnu de la psychologie interactionniste de la personnalité et des modèles d’évaluation de l’anxiété et du stress.
- James D. A. Parker, Ph.D. : Professeur de psychologie à l’Université Trent (Peterborough, Canada), directeur du Emotion and Health Research Laboratory. Spécialiste de la régulation affective, de l’intelligence émotionnelle et des méthodologies d’évaluation psychologique.
Les déclinaisons abrégées et validations cliniques spécifiques (notamment chez les jeunes adultes et les cohortes médicales chroniques) ont été développées et documentées par des équipes de recherche internationales, notamment le Dr Hanneke Calsbeek, le Dr Mieke Rijken et leurs collaborateurs au sein de l’institut NIVEL (Netherlands Institute for Health Services Research) et du Centre Médical Universitaire d’Utrecht (Calsbeek et al., 2003, 2006), ainsi qu’Avero et ses collègues (2003).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental du CISS-21 est de quantifier avec précision et parcimonie les tendances stables et multidimensionnelles de gestion du stress chez les adultes et les adolescents. Dans le contexte de la psychologie contemporaine, le terme coping renvoie à l’ensemble des efforts cognitifs et comportementaux constamment changeants déployés par une personne pour maîtriser, réduire ou tolérer des demandes spécifiques, internes ou externes, qui dépassent ses ressources adaptatives (Lazarus & Folkman, 1984). L’évaluation de ces mécanismes s’avère indispensable pour comprendre comment différentes personnes confrontées à un stresseur objectif identique évoluent vers la résilience ou, au contraire, vers la morbidité psychologique.
Dans la pratique clinique, le CISS-21 est employé pour identifier les profils d’adaptation dysfonctionnels prédisposant aux troubles dépressifs majeurs, aux troubles anxieux généralisés ou à l’épuisement professionnel (burnout). Les cliniciens l’utilisent lors du bilan d’évaluation initiale pour guider les psychothérapies cognitivo-comportementales (TCC). L’outil permet de déterminer si le patient a tendance à intellectualiser le problème par une rumination stérile (coping émotionnel désadaptatif), à s’engager dans des conduites de fuite et de compensation immédiate (coping d’évitement) ou s’il dispose déjà de compétences instrumentales mobilisables (coping centré sur la tâche).
Dans le domaine de la recherche en santé publique et en médecine comportementale, les versions longues de 48 items s’avèrent parfois fastidieuses pour les participants souffrant de douleurs chroniques, d’asthénie ou de troubles digestifs sévères. Le CISS-21 répond à cet impératif de brièveté sans sacrifier l’intégrité factorielle. Il est particulièrement utilisé dans les études épidémiologiques longitudinales évaluant les prédicteurs de la qualité de vie liée à la santé (QoL), de l’adhésion aux régimes thérapeutiques complexes et des répercussions psychosociales des affections somatiques de longue durée (Calsbeek et al., 2006).
5. Construit psychologique / Construct
Le modèle sous-jacent au CISS opérationnalise le coping selon trois dimensions cardinales, structurées chacune par 7 items dans la forme abrégée à 21 items :
1. Le coping centré sur la tâche (Task-Oriented Coping – T)
Cette dimension reflète des démarches directes, délibérées et cognitives orientées vers la modification active de la situation stressante ou de ses causes objectives. Elle implique des mécanismes de résolution de problèmes (problem-solving), d’analyse rationnelle, de planification stratégique et d’action corrective immédiate. Par exemple, des items tels que « Focus on the problem and see how I can solve it » (item 2) ou « Determine a course of action and follow it » (item 8) capturent cette posture d’agentivité.
Dans la typologie des dynamiques d’adaptation, ce style s’apparente au contrôle primaire (primary control). Il est hautement adaptatif lorsque les événements sont perçus comme modifiables ou contrôlables. Toutefois, dans des contextes rigides ou face à des pertes irréversibles (deuil, diagnostic d’incurabilité), une surutilisation du coping centré sur la tâche peut induire une détresse accrue liée à l’impossibilité d’obtenir un résultat tangible.
2. Le coping centré sur l’émotion (Emotion-Oriented Coping – E)
Le coping centré sur l’émotion regroupe les réponses cognitives et affectives orientées vers soi-même, déclenchées par l’incapacité perçue à modifier l’environnement. Ces réponses incluent des réactions de détresse subjective, d’auto-accusation, d’autocritique, d’anxiété projective et d’expression de souhaits irréalistes. Des items comme « Blame myself for having gotten into this situation » (item 3) ou « Feel anxious about not being able to cope » (item 5) sont emblématiques de cette dimension.
Si la régulation émotionnelle secondaire peut temporairement viser à apaiser l’activation physiologique, ce style tel que mesuré par le CISS reflète souvent des processus d’autofocalisation négative et de rumination. Dans la littérature empirique, des scores élevés sur cette sous-échelle sont systématiquement corrélés de manière positive et significative avec le névrosisme, les symptômes dépressifs, l’impuissance apprise et une baisse globale de l’estime de soi.
3. Le coping centré sur l’évitement (Avoidance Coping – A)
Cette stratégie englobe l’ensemble des activités cognitives et comportementales visant à se désengager de la confrontation avec l’événement stressant. L’individu cherche à éluder la source de menace en déplaçant son attention. Dans les modélisations d’Endler et Parker, l’évitement se ramifie en deux composantes distinctes :
- La distraction (Distraction) : Substitution de la pensée par des activités compensatoires, le divertissement ou la recherche de plaisirs sensoriels immédiats (ex. : « Treat myself to a favorite food or snack », item 4 ; « Buy myself something », item 9).
- La diversion sociale (Social Diversion) : Recherche active du contact avec autrui pour s’éloigner du problème, trouver du réconfort relationnel ou se changer les idées sans nécessairement traiter la cause du stresseur (ex. : « Visit a friend », item 7 ; « Phone a friend », item 21).
L’évitement peut s’avérer protecteur et fonctionnel à court terme face à des situations aiguës incontrôlables en prévenant un débordement émotionnel. En revanche, s’il se pérennise face à des difficultés résolubles, il perpétue la chronicisation des problèmes par procrastination comportementale.
Correspondance avec le modèle PAEI et transmission génétique
Sur le plan structurel, ces styles s’articulent conceptuellement avec les typologies fonctionnelles de gestion de l’adversité (comme la matrice PAEI de contrôle organisationnel et individuel) : le style centré sur la tâche correspond à la production de contrôle direct (P), l’émotionnel à l’adaptation interne (A), la distraction à la flexibilité exploratoire (E) et la diversion sociale à l’intégration relationnelle (I). Par ailleurs, les travaux génétiques quantitatifs sur des jumeaux adultes (Kozak et al., 2005) ont démontré une part d’héritabilité significative mais modérée pour ces traits adaptatifs : 35 % pour le coping émotionnel, 34 % pour le coping centré sur la tâche, 33 % pour la distraction et 39 % pour la diversion sociale, confirmant que le coping s’enracine à la fois dans des prédispositions tempéramentales stables et dans l’apprentissage environnemental.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le CISS s’inscrit au carrefour de deux courants majeurs de la psychologie contemporaine : le modèle transactionnel-cognitif du stress et l’approche interactionniste de la personnalité.
Le modèle transactionnel de Lazarus et Folkman
Dans la perspective transactionnelle (American Psychological Association ; Lazarus & Folkman, 1984), le stress ne réside ni exclusivement dans le stimulus externe ni uniquement dans la réponse physiologique de l’organisme, mais dans la relation dynamique (la « transaction ») entre l’individu et son environnement. Cette transaction est médiatisée par deux processus d’évaluation cognitive :
- L’évaluation primaire (primary appraisal) : L’individu détermine si la situation représente une menace, un défi ou une perte pour son bien-être.
- L’évaluation secondaire (secondary appraisal) : L’individu évalue ses propres ressources cognitives, matérielles et sociales pour faire face aux exigences identifiées.
Bien que Lazarus ait originellement défendu une vision purement processuelle et fluctuante du coping (mesurée notamment par la Ways of Coping Checklist – WCCL), Endler et Parker ont souligné les limites psychométriques d’une approche exclusivement situationnelle, qui souffrait souvent d’une faible stabilité temporelle et de structures factorielles instables.
Le modèle interactionniste d’Endler et Parker
Norman Endler a théorisé l’interactionnisme dynamique en postulant que le comportement résulte de l’interaction continue et multidirectionnelle entre les prédispositions de la personnalité (traits) et les caractéristiques structurelles de la situation présente (états). Endler et Parker (1990, 1994) ont ainsi conceptualisé les styles de coping comme des dispositions préférentielles d’adaptation. Selon ce paradigme, tout individu développe au cours de son ontogenèse un répertoire d’habitudes cognitives stables qui orientent son choix initial de stratégies face à l’inconnu, même si la configuration situationnelle modulera ensuite l’expression finale de la réponse adaptative.
Cette conceptualisation a permis de formaliser un instrument standardisé mesurant des tendances habituelles (trait-like coping) fiables, tout en offrant la possibilité méthodologique de reformuler les consignes pour mesurer des réponses à un stresseur aigu particulier (state-like coping).
7. Validité / Validity
L’évaluation psychométrique du CISS-21 a fait l’objet de validations rigoureuses attestant de sa validité de construit, de sa validité convergente et de sa validité discriminante.
Validité convergente et de construit
Les études empiriques montrent des patterns de corrélations conformes aux prédictions théoriques avec les traits fondamentaux de la personnalité (modèle du Big Five) et les mesures de détresse psychologique :
- Coping centré sur l’émotion : Présente une corrélation positive forte avec le Névrosisme (généralement r = 0,55 à 0,68), l’anxiété-trait (STAI), les scores de dépression de Beck (BDI) et la détresse psychologique globale mesurée par le GHQ (General Health Questionnaire). Inversement, il corrèle négativement avec l’estime de soi globale (échelle de Rosenberg) et l’auto-efficacité perçue (GSES de Bandura).
- Coping centré sur la tâche : Démontre des corrélations positives robustes avec la Conscience (Conscientiousness, r = 0,40 à 0,52), l’Extraversion, l’optimisme dispositionnel (LOT-R) et le sentiment d’efficacité personnelle. Il montre des associations négatives modestes à modérées avec l’affectivité négative et la symptomatologie somatique.
- Coping centré sur l’évitement : Corrèle positivement avec l’Extraversion (notamment pour la sous-facette de diversion sociale, r = 0,35 à 0,48) et montre des liens faibles à modérés avec l’impulsivité cognitive et la recherche de sensations dans sa composante distraction.
Validité discriminante
Le CISS-21 se distingue nettement des mesures d’anxiété et de psychopathologie générale : bien que le coping émotionnel partage une variance commune avec le névrosisme, les analyses multivariées confirment que la prise en compte du style d’adaptation explique une part unique de variance incrémentielle dans la prédiction de la qualité de vie et de l’adaptation à la maladie chronique au-delà des seuls traits de personnalité (Calsbeek et al., 2006).
8. Fidélité / Reliability
La fidélité du CISS-21 est étayée par des indices de cohérence interne solides et une stabilité temporelle satisfaisante.
Consistance interne (Alpha de Cronbach)
Dans la validation princeps de la forme abrégée et ses réplications internationales (Avero et al., 2003 ; Calsbeek et al., 2003, 2006) :
- Échelle Tâche (T) : Les valeurs du coefficient alpha de Cronbach (α) oscillent de 0,78 à 0,86, témoignant d’une excellente homogénéité des énoncés axés sur la planification et l’action.
- Échelle Émotion (E) : Les coefficients α se situent systématiquement entre 0,77 et 0,85, confirmant la cohésion des items d’autocritique et d’affects négatifs.
- Échelle Évitement (A) : Les valeurs α varient entre 0,70 et 0,78. Cette valeur légèrement plus modeste s’explique par la nature bidimensionnelle intrinsèque du construit d’évitement (qui juxtapose distraction individuelle et diversion interpersonnelle).
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Les coefficients de corrélation test-retest à des intervalles de 6 à 12 semaines se maintiennent à des niveaux robustes chez les adultes sains (coefficients r compris entre 0,65 et 0,75 pour l’ensemble des échelles), ce qui appuie l’hypothèse d’une mesure de styles dispositionnels stables dans le temps, tout en conservant une plasticité suffisante pour enregistrer les changements consécutifs à des interventions psychothérapeutiques.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La validation empirique du CISS-21 a nécessité des modélisations exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
L’ajustement du modèle à trois facteurs orthogonaux ou corrélés a été documenté dans diverses études psychométriques (Calsbeek et al., 2003). Les indices d’adéquation statistiques démontrent un ajustement satisfaisant aux données :
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Valeurs généralement inférieures à 0,06 (avec des intervalles de confiance à 90 % compris entre 0,045 et 0,068).
- CFI (Comparative Fit Index) : Valeurs oscillant entre 0,91 et 0,95.
- TLI / NNFI (Tucker-Lewis Index) : Valeurs supérieures au seuil conventionnel de 0,90.
Les saturations factorielles standardisées (λ) des 21 items sur leurs facteurs respectifs sont généralement supérieures à 0,50, la majorité des items de l’échelle Tâche et de l’échelle Émotion dépassant 0,60.
Particularités méthodologiques et statut de l’item 1
Dans l’étude menée par Calsbeek et collègues (2003) auprès d’adolescents et de jeunes adultes atteints de pathologies digestives chroniques, une attention méthodologique particulière a été portée sur l’item 1 (« Take some time off and get away from the situation »). Bien que conçu initialement pour charger sur l’échelle d’évitement (A), cet item a montré une saturation croisée substantielle avec l’échelle de tâche (T) ou une contribution factorielle instable dans cette cohorte d’âge spécifique. Chez les adolescents malades, s’éloigner momentanément d’une situation de crise somatique ou scolaire peut constituer une régulation cognitive réflexive plutôt qu’une simple dérobade fuyante. En conséquence, les auteurs ont suggéré qu’il pouvait être justifié d’exclure l’item 1 de l’échelle d’évitement lors de l’administration du test à des échantillons d’adolescents ou de jeunes adultes souffrant de troubles chroniques.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’instrument : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (papier-crayon ou administration informatisée).
- Nombre d’items : 21 énoncés formulés à la première personne du singulier.
- Format des réponses : Échelle ordinale de Likert en 5 points :
- 1 = Pas du tout (not at all)
- 2 = Un peu
- 3 = Moyennement
- 4 = Beaucoup
- 5 = Énormément (very much)
- Sous-échelles et répartition des items :
- Coping centré sur la tâche (T) : 7 items (Items 2, 6, 8, 11, 13, 16, 19).
- Coping centré sur l’émotion (E) : 7 items (Items 3, 5, 10, 12, 14, 17, 20).
- Coping centré sur l’évitement (A) : 7 items (Items 1, 4, 7, 9, 15, 18, 21).
- Calcul des scores : Un score brut est calculé pour chaque sous-échelle en sommant les réponses aux items correspondants (plage de score par sous-échelle : 7 à 35 points, ou calcul d’une moyenne de 1 à 5). Aucun item n’est inversé (tous sont cotés de manière directe). Des scores élevés traduisent une propension marquée à recourir à la stratégie évaluée.
- Durée d’administration : Environ 5 à 10 minutes.
- Public cible : Adolescents (dès 12-14 ans) et adultes issus de la population générale ou clinique.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année d’introduction princeps : 1990 pour la version longue (Endler & Parker) ; publication des versions abrégées (notamment CISS-21) entre 1999 et 2003 (Parker & Endler, 1992 ; Calsbeek et al., 2003).
- Propriété intellectuelle et droits : La forme intégrale commerciale originale du CISS est la propriété de l’éditeur Multi-Health Systems Inc. (MHS). La version à 21 items a été publiée dans le cadre de travaux scientifiques académiques ouverts et de thèses universitaires (notamment à l’Université d’Utrecht par Calsbeek, 2003).
- Conditions d’utilisation : L’utilisation clinique et commerciale sous licence officielle peut requérir une acquisition auprès de MHS ou des détenteurs des droits nationaux (ex. : ECPA / Pearson en France pour les versions françaises officielles adaptées par Rolland, 1998). Les versions issues de publications de recherche ouvertes sont généralement accessibles à des fins d’investigation scientifique non commerciale sous réserve de citer scrupuleusement les publications sources.
12. Références / References
Voici les références scientifiques majeures relatives au CISS et à sa forme abrégée :
- Avero, P., Corras, T., & Endler, N. S. (2003). Coping with stress: Validation of a Spanish version of the Coping Inventory for Stressful Situations (CISS-21). Personality and Individual Differences, 35(8), 1845-1854. https://doi.org/10.1016/S0191-8869(03)00035-7
- Calsbeek, H., Rijken, M., Henegouwen, G. P. B., & Dekker, J. (2003). Factor structure of the Coping Inventory for Stressful Situations (CISS-21) in adolescents and young adults with chronic digestive disorders. In H. Calsbeek (Ed.), The Social Position of Adolescents and Young Adults with Chronic Digestive Disorders (pp. 83-103). Nivel. http://dspace.library.uu.nl/bitstream/handle/1874/497/full.pdf?sequence=2
- Calsbeek, H., Rijken, M., Bekkers, M. J. T. M., Berge Henegouwen, G. P. van, & Dekker, J. (2006). Coping in adolescents and young adults with chronic digestive disorders: Impact on school and leisure activities. Psychology & Health, 21(4), 447-462. https://doi.org/10.1080/14768320500431604
- Endler, N. S., & Parker, J. D. A. (1990). Multidimensional assessment of coping: A critical evaluation. Journal of Personality and Social Psychology, 58(5), 844-854. https://doi.org/10.1037/0022-3514.58.5.844
- Endler, N. S., & Parker, J. D. A. (1994). Assessment of multidimensional coping: Task, emotion, and avoidance strategies. Psychological Assessment, 6(1), 50-60. https://doi.org/10.1037/1040-3590.6.1.50
- Endler, N. S., & Parker, J. D. A. (1999). Coping Inventory for Stressful Situations (CISS): Manual (2nd ed.). Multi-Health Systems.
- Kozak, B., Strelau, J., & Miles, J. N. V. (2005). The significance of the CISS coping styles: A twin study. European Journal of Personality, 19(8), 693-709. https://doi.org/10.1002/per.560
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Parker, J. D. A., & Endler, N. S. (1992). Coping with coping assessment: A critical review. European Journal of Personality, 6(5), 321-344. https://doi.org/10.1002/per.2410060502
- Rolland, J. P. (1998). Manuel de l’inventaire de coping pour situations stressantes (CISS). Éditions du Centre de Psychologie Appliquée (ECPA).
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale: (1) “not at all” to (5) “very much”
- Take some time off and get away from the situation (A) *
- Focus on the problem and see how I can solve it (T)
- Blame myself for having gotten into this situation (E)
- Treat myself to a favorite food or snack (A)
- Feel anxious about not being able to cope (E)
- Think about how I solved similar problems (T)
- Visit a friend (A)
- Determine a course of action and follow it (T)
- Buy myself something (A)
- Blame myself for being too emotional about the situation (E)
- Work to understand the situation (T)
- Become very upset (E)
- Take corrective action immediately (T)
- Blame myself for not knowing what to do (E)
- Spend time with a special person (A)
- Think about the event and learn from my mistakes (T)
- Wish that I could change what had happened or how I felt (E)
- Go out for a snack or meal (A)
- Analyze my problem before reacting (T)
- Focus on my general inadequacies (E)
- Phone a friend (A)
Subscale legend:
T = Task-oriented coping
E = Emotion-oriented coping
A = Avoidance coping
* On the basis of our results it is suggested to exclude this item from the scale ‘Avoidance coping’ in samples of adolescents and young adults.