1. Résumé
L’Inventaire de coping face à la douleur (connu originellement sous l’appellation néerlandaise Pijncoping Inventarisatielijst [PCI] et en anglais sous le nom de Pain Coping Inventory) est un instrument psychométrique auto-rapporté de référence conçu par Floris W. Kraaimaat, A. H. Bakker et Andrea W. M. Evers en 1997. Cet outil a été spécifiquement élaboré pour évaluer la diversité et la fréquence d’utilisation des stratégies cognitives et comportementales d’ajustement (ou de coping) mobilisées par les individus confrontés à des douleurs chroniques, telles que la polyarthrite rhumatoïde, la fibromyalgie, les lombalgies chroniques ou les céphalées réfractaires.
Le questionnaire est composé de 33 items mesurés sur une échelle ordinale de type Likert en 4 points (allant de 1 = « presque jamais » à 4 = « presque toujours »). D’un point de vue structurel et factoriel, le PCI se décompose en six sous-échelles cliniques distinctes réparties sous deux dimensions de second ordre fondamentales : les stratégies de coping actif (comprenant la transformation de la douleur [4 items], la distraction [5 items] et la réduction des exigences [3 items]) et les stratégies de coping passif (comprenant le retrait social/isolement [7 items], l’inquiétude/catastrophisme [9 items] et le repos [5 items]). L’outil permet ainsi d’établir un profil différentiel distinguant les mécanismes adaptatifs visant à maintenir l’autonomie et l’activité fonctionnelle des comportements d’évitement, de rumination et de passivité préjudiciables à long terme.
Les propriétés psychométriques du PCI ont été rigoureusement validées dans de multiples cohortes internationales de patients douloureux chroniques. La cohérence interne est solide, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,71 et 0,88 pour les sous-échelles et dépassant 0,80 pour les scores composites globaux. La stabilité temporelle test-retest s’avère satisfaisante (coefficients de corrélation intraclasse r > 0,70). La validité de construit, confirmée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, ainsi que la validité convergente et prédictive, démontrent des corrélations robustes avec les mesures d’invalidité fonctionnelle, de détresse psychologique, d’anxiété, de dépression et de qualité de vie liée à la santé.
2. Mots-clés
douleur chronique, coping, ajustement psychologique, Pijncoping Inventarisatielijst, Pain Coping Inventory, catastrophisme, invalidité fonctionnelle, psychométrie, rhumatologie, évaluation comportementale
3. Auteurs
Le Pain Coping Inventory (PCI) a été développé par une équipe de chercheurs et cliniciens éminents rattachés aux départements de psychologie médicale et de psychologie clinique de l’Université Radboud de Nimègue et de l’Université d’Utrecht aux Pays-Bas :
- Floris W. Kraaimaat, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie médicale et clinique au Radboud University Medical Center (Radboudumc), Nimègue, Pays-Bas. Pionnier dans l’étude des déterminants comportementaux et psychosociaux des maladies chroniques inflammatoires et dermatologiques.
- A. H. Bakker : Chercheur clinicien associé à l’évaluation psychométrique de la douleur et aux thérapies cognitivo-comportementales appliquées aux affections musculosquelettiques.
- Andrea W. M. Evers, Ph.D. : Professeure titulaire de psychologie de la santé à l’Université de Leiden, directrice de l’unité de psychologie de la santé, réputée internationalement pour ses travaux novateurs sur les mécanismes psychobiologiques, les effets placebo/nocebo et l’ajustement cognitif aux affections chroniques de longue durée (e-mail institutionnel : [email protected]).
4. Objectif
L’objectif fondamental du Pain Coping Inventory est d’opérationnaliser et de quantifier de façon standardisée les réponses cognitives et comportementales qu’un patient met en œuvre lorsqu’il ressent de la douleur. Dans le champ de la médecine comportementale et de la psychologie de la santé, la douleur chronique ne peut être réduite à un simple signal nociceptif afférent ; elle constitue une expérience multidimensionnelle complexe où les processus cognitifs, émotionnels et comportementaux modulent directement l’intensité perçue, la détresse affective et l’incapacité fonctionnelle.
Le PCI a été développé pour pallier les limites conceptuelles et méthodologiques de certains outils antérieurs, tels que le Coping Strategies Questionnaire (CSQ) de Rosenstiel et Keefe, dont la structure factorielle s’avérait instable d’une cohorte clinique à l’autre et souffrait d’une redondance entre les items évaluant le coping et ceux mesurant l’efficacité perçue du contrôle de la douleur. L’intention des auteurs était de concevoir un questionnaire concis, doté d’une invariance factorielle éprouvée, capable de distinguer sans ambiguïté les réactions proactives (coping actif) des comportements de renoncement et de focalisation négative (coping passif).
Applications cliniques
En pratique clinique (centres antidouleur, services de rhumatologie, rééducation fonctionnelle), le PCI remplit plusieurs fonctions majeures :
- Évaluation diagnostique initiale : Identifier les profils comportementaux dysfonctionnels dès la prise en charge, notamment l’utilisation excessive de stratégies passives (repos prolongé, repli sur soi, ruminations anxieuses), hautement corrélées au risque de passage à la chronicité, de kinésiophobie et de désinsertion socioprofessionnelle.
- Personnalisation thérapeutique : Guider l’orientation vers des protocoles de thérapie cognitivo-comportementale (TCC) ciblés. Par exemple, un patient présentant un score élevé en « inquiétude » bénéficiera préférentiellement de restructuration cognitive et d’exercices de défocalisation attentionnelle, tandis qu’un score excessif de « repos » nécessitera un programme d’activation comportementale graduée (pacing).
- Suivi longitudinal et mesure des résultats thérapeutiques : Servir d’indicateur sensible au changement thérapeutique suite à des interventions multidisciplinaires de gestion de la douleur, permettant d’objectiver l’abandon des stratégies passives au profit de stratégies actives d’adaptation.
Applications en recherche
Dans les protocoles de recherche fondamentale et appliquée, le PCI est un instrument privilégié pour modéliser les trajectoires d’ajustement à long terme dans diverses pathologies somatiques (arthrite, spondylarthrite ankylosante, douleurs rachidiennes, neuropathies périphériques). Il sert de variable médiatrice ou modératrice majeure dans l’analyse de l’impact des stresseurs physiques sur l’humeur dépressive, l’invalidité perçue et la consommation de médicaments analgésiques ou opioïdes.
5. Construit psychologique
Le PCI opérationnalise le construit du coping face à la douleur à travers une architecture hiérarchique comprenant deux macro-dimensions (coping actif vs coping passif) articulées autour de six sous-échelles spécifiques :
1. Macro-dimension : Coping Actif (12 items)
Le coping actif renvoie aux efforts délibérés de l’individu pour maintenir son fonctionnement quotidien, maîtriser activement son expérience douloureuse ou transformer cognitivement les sensations douloureuses. Il témoigne d’un sentiment d’auto-efficacité préservé et d’une volonté d’adaptation flexible. Il comprend trois sous-domaines :
- Transformation de la douleur (Pain Transformation, 4 items) : Stratégie cognitive par laquelle le patient utilise l’imagerie mentale, la réinterprétation ou la dénégation fonctionnelle pour altérer la perception nociceptive. Par exemple, le patient s’imagine que la sensation ressentie est une chaleur apaisante ou tente de se convaincre que la douleur s’atténue (ex. : item 10, « Ik beeld mij in dat de pijn een aangenaam gevoel is »).
- Distraction (Distraction, 5 items) : Dérivation volontaire des ressources attentionnelles vers des stimuli environnementaux, des activités gratifiantes ou des interactions interpersonnelles afin de détourner l’esprit du foyer douloureux (ex. : item 20, « Ik luister naar muziek of kijk tv om afleiding te zoeken »).
- Réduction des exigences (Reducing Demands, 3 items) : Ajustement comportemental réaliste du rythme de vie, consistant à réguler l’intensité de ses activités et à poser des limites pour continuer à fonctionner sans dépasser son seuil de tolérance (ex. : item 28, « Ik pas mijn tempo aan »).
2. Macro-dimension : Coping Passif (21 items)
Le coping passif englobe les attitudes caractérisées par l’abandon du contrôle personnel au profit de forces externes, la capitulation comportementale face à la douleur, l’évitement social et la focalisation obsessionnelle sur l’inconfort somatique. Dans la littérature rhumatologique et psychologique, ce registre est invariablement associé à un pronostic défavorable. Il se décline en trois sous-domaines :
- Retrait social et isolement (Retreating, 7 items) : Tendance à se couper du monde extérieur, à s’isoler physiquement dans un lieu clos et à refuser le contact avec autrui en réaction à l’aggravation douloureuse (ex. : item 14, « Ik trek mij terug op mijn kamer » ; item 18, « Ik vermijd contact met anderen »). Ce comportement alimente le sentiment de solitude et restreint le soutien social.
- Inquiétude et catastrophisme (Worrying, 9 items) : Ruminations cognitives négatives, sentiments de désespoir, magnification de la menace et sentiment d’impuissance absolue face à la chronicité de la douleur (ex. : item 8, « Ik denk: ‘Waarom overkomt mij dit nou?’ » ; item 23, « Ik voel mij wanhopig door de pijn »). Ce domaine est conceptuellement très proche du catastrophisme lié à la douleur.
- Repos (Resting, 5 items) : Réaction comportementale consistant à interrompre toute activité physique et à s’allonger systématiquement dès l’apparition des sensations douloureuses (ex. : item 15, « Ik ga even liggen » ; item 26, « Ik ga op bed liggen tot de pijn minder wordt »). Bien qu’adapté en phase aiguë, le recours excessif au repos au long cours induit un déconditionnement musculosquelettique délétère.
6. Cadre théorique
Le développement du Pain Coping Inventory s’inscrit au carrefour de plusieurs modèles théoriques fondamentaux de la psychologie contemporaine et des neurosciences comportementales :
Le modèle transactionnel du stress et du coping (Lazarus & Folkman)
Le cadre conceptuel primaire du PCI repose sur la théorie transactionnelle du stress élaborée par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984). Selon cette perspective, le coping représente l’ensemble des efforts cognitifs et comportementaux constamment changeants déployés par un individu pour gérer des exigences internes ou externes spécifiques perçues comme excédant ses ressources personnelles. Dans le contexte de la douleur chronique, celle-ci agit comme un stresseur endogène persistant. L’évaluation cognitive primaire (jugement de la douleur comme menace, perte ou défi) et l’évaluation secondaire (perception de ses propres capacités de contrôle) conditionnent l’adoption de stratégies focalisées sur le problème (proches du coping actif du PCI) ou focalisées sur l’émotion (incluant les stratégies passives de rumination et de retrait).
Le modèle de la peur de la douleur et de l’évitement (Fear-Avoidance Model)
Le modèle de peur-évitement (Vlaeyen & Linton, 2000) offre une assise théorique cruciale pour comprendre la dimension du coping passif du PCI. Ce modèle postule qu’en présence d’une douleur aiguë, deux trajectoires divergentes sont possibles :
- Une trajectoire de confrontation : la douleur est interprétée comme un phénomène non menaçant, conduisant au maintien de l’activité (soutenu par les sous-échelles « Réduction des exigences » et « Distraction » du PCI).
- Une trajectoire d’évitement : la douleur génère une interprétation catastrophique (« Inquiétude » dans le PCI), laquelle alimente la kinésiophobie, entraînant des comportements d’hyper-évitement et de repos prolongé (« Repos » et « Retrait »). Cette spirale débouche sur le déconditionnement physique, la dépression et l’aggravation paradoxale des symptômes douloureux.
La théorie de l’auto-efficacité de Bandura
La théorie sociale cognitive d’Albert Bandura sous-tend l’utilisation différentielle des stratégies actives et passives. Les patients dotés d’un sentiment élevé d’auto-efficacité face à la douleur sont plus enclins à déployer des techniques de transformation cognitive et de modulation de leur activité. Inversement, l’érosion de ce sentiment précipite l’adoption de réactions d’impuissance acquise (Seligman), illustrées par la résignation et le catastrophisme identifiés dans la sous-échelle d’inquiétude.
7. Validité
L’évaluation des qualités métrologiques du PCI a fait l’objet de nombreuses validations empiriques publiées dans des revues internationales à comité de lecture, confirmant sa validité sous tous ses aspects psychométriques.
Validité de construit
La validité de construit a été établie par Kraaimaat et al. (1997) puis répliquée par Evers et al. (2003) sur de larges échantillons de patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde (N > 400) et de douleurs chroniques idiopathiques. Les analyses en composantes principales et les modélisations en équations structurelles ont invariablement confirmé l’existence de la structure hiérarchique à six sous-échelles regroupées en deux facteurs orthogonaux ou faiblement corrélés négativement (Coping Actif et Coping Passif, corrélation inter-facteurs généralement comprise entre r = -0,08 et r = -0,22, indiquant l’indépendance relative des deux répertoires).
Validité convergente
La validité convergente du PCI a été démontrée par des associations théoriquement cohérentes avec d’autres échelles validées :
- La sous-échelle Inquiétude / Catastrophisme présente de très fortes corrélations positives avec l’échelle de catastrophisme de la douleur (Pain Catastrophizing Scale, PCS ; r = 0,72 à 0,81) et avec les scores d’anxiété et de dépression de l’échelle HADS (Hospital Anxiety and Depression Scale ; r = 0,55 à 0,68).
- La dimension Coping Passif global corrèle positivement avec l’incapacité fonctionnelle mesurée par le Health Assessment Questionnaire (HAQ ; r = 0,42 à 0,58) et avec les scores de handicap du Roland-Morris Disability Questionnaire.
- La dimension Coping Actif est corrélée de manière positive et significative avec l’auto-efficacité face à la douleur mesurée par le Pain Self-Efficacy Questionnaire (PSEQ ; r = 0,38 à 0,49).
Validité prédictive
Des études longitudinales sur 1 à 3 ans (Evers et al., 2003) ont mis en évidence que les scores initiaux de coping passif au PCI constituent un puissant prédicteur indépendant de l’aggravation de l’incapacité physique, de l’augmentation des visites médicales et de la dégradation de la qualité de vie psychique, même après contrôle de l’activité biologique de la maladie (vitesse de sédimentation, protéine C-réactive) et de l’intensité brute de la douleur.
8. Fidélité
La fidélité du PCI a été méticuleusement quantifiée à travers l’estimation de la cohérence interne et de la stabilité temporelle.
Cohérence interne
Les études initiales de Kraaimaat et al. (1997) ainsi que les études ultérieures de validation transculturelle ont démontré une excellente consistance interne pour l’ensemble des échelles :
- Transformation de la douleur : coefficient α de Cronbach variant de 0,71 à 0,80.
- Distraction : coefficient α variant de 0,72 à 0,82.
- Réduction des exigences : coefficient α variant de 0,69 à 0,78 (valeur tout à fait satisfaisante au vu du faible nombre d’items [k = 3]).
- Retrait : coefficient α variant de 0,78 à 0,85.
- Inquiétude : coefficient α variant de 0,81 à 0,89.
- Repos : coefficient α variant de 0,73 à 0,81.
- Score composite Coping Actif : α = 0,79 à 0,84.
- Score composite Coping Passif : α = 0,86 à 0,91.
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle a été documentée sur des intervalles allant de 2 à 10 semaines auprès de populations cliniques stables n’ayant pas reçu de modifications thérapeutiques substantielles. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de Pearson se situent entre 0,68 et 0,84 pour l’ensemble des six sous-échelles, attestant d’une fidélité test-retest robuste tout en préservant la sensibilité nécessaire à la détection de changements induits par un traitement cognitivo-comportemental.
9. Analyse factorielle
La conception du PCI s’est appuyée sur une démarche empirique et factorielle rigoureuse. Lors du développement original, les auteurs ont soumis un large ensemble initial de propositions comportementales et cognitives à des analyses factorielles exploratoires (AFE) à l’aide d’une extraction en composantes principales suivie d’une rotation oblimin et varimax chez plusieurs centaines de patients atteints d’affections rhumatologiques.
Structure factorielle de premier ordre
L’AFE a permis d’isoler de façon reproductible six facteurs de premier ordre possédant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0 et expliquant collectivement plus de 52 % de la variance totale des scores :
- Inquiétude : saturation élevée des items 3, 6, 8, 12, 17, 21, 23, 29 et 31 (coefficients de saturation λ > 0,55).
- Retrait : saturation marquée des items 1, 9, 14, 18, 22, 27 et 32 (λ > 0,50).
- Distraction : saturation des items 4, 13, 20, 24 et 30 (λ > 0,48).
- Repos : saturation des items 15, 19, 25, 26 et 33 (λ > 0,52).
- Transformation de la douleur : saturation des items 2, 7, 10 et 16 (λ > 0,45).
- Réduction des exigences : saturation des items 5, 11 et 28 (λ > 0,58).
Structure factorielle de second ordre
Une analyse factorielle de second ordre menée sur les corrélations entre les six facteurs a démontré l’émergence limpide de deux super-facteurs orthogonaux :
- Le facteur Coping Actif, sur lequel saturent positivement la transformation de la douleur, la distraction et la réduction des exigences.
- Le facteur Coping Passif, sur lequel saturent fortement le retrait social, l’inquiétude et le repos.
Des analyses factorielles confirmatoires (AFC) ultérieures ont confirmé l’adéquation de ce modèle hiérarchique bi-factoriel aux données empiriques, avec des indices d’ajustement excellents (CFI > 0,92, TLI > 0,90, RMSEA < 0,06).
10. Instrument de mesure
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique et comportementale (inventaire de coping).
- Format d’administration : Papier-crayon ou version numérique informatisée.
- Population cible : Adultes et personnes âgées souffrant de douleurs chroniques ou récurrentes (musculosquelettiques, neuropathiques, viscérales, céphalées).
- Nombre total d’items : 33 items.
- Échelle de réponse (authentique) : Échelle de Likert ordinale en 4 points :
- 1 = (bijna) nooit / (hardly) never [presque jamais]
- 2 = soms / sometimes [parfois]
- 3 = vaak / often [souvent]
- 4 = (bijna) altijd / (almost) always [presque toujours]
- Cotation et inversion des items : Aucun item n’est inversé (no reverse-scored items).
- Calcul des scores des sous-échelles : Le score de chaque sous-échelle s’obtient en calculant la somme brute des items correspondants divisée par le nombre d’items de cette sous-échelle (score moyen compris entre 1 et 4) :
- Transformation de la douleur (4 items) : (Item 2 + Item 7 + Item 10 + Item 16) / 4
- Distraction (5 items) : (Item 4 + Item 13 + Item 20 + Item 24 + Item 30) / 5
- Réduction des exigences (3 items) : (Item 5 + Item 11 + Item 28) / 3
- Retrait (7 items) : (Item 1 + Item 9 + Item 14 + Item 18 + Item 22 + Item 27 + Item 32) / 7
- Inquiétude (9 items) : (Item 3 + Item 6 + Item 8 + Item 12 + Item 17 + Item 21 + Item 23 + Item 29 + Item 31) / 9
- Repos (5 items) : (Item 15 + Item 19 + Item 25 + Item 26 + Item 33) / 5
- Calcul des scores composites globaux :
- Score de Coping Actif (12 items) : Somme des items 2, 4, 5, 7, 10, 11, 13, 16, 20, 24, 28, 30 divisée par 12 (ou moyenne des 3 sous-échelles actives pondérées).
- Score de Coping Passif (21 items) : Somme des items 1, 3, 6, 8, 9, 12, 14, 15, 17, 18, 19, 21, 22, 23, 25, 26, 27, 29, 31, 32, 33 divisée par 21 (ou moyenne des 3 sous-échelles passives pondérées).
- Durée de passation : Environ 5 à 10 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication princeps : 1997 (première publication complète et manuel d’utilisation par Kraaimaat, Bakker et Evers).
- Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Droits détenus par les auteurs (Floris W. Kraaimaat, A. H. Bakker, Andrea W. M. Evers).
- Conditions d’utilisation et permissions : L’instrument est généralement mis à disposition sans frais dans le cadre de la recherche académique non commerciale et de la pratique clinique hospitalière individuelle. Les auteurs encouragent la citation formelle des publications de référence. Pour toute utilisation commerciale ou inclusion dans des essais cliniques parrainés par l’industrie pharmaceutique, une autorisation écrite préalable doit être obtenue auprès des auteurs ou de leurs institutions de rattachement.
- Tarification : Accès libre (open/free for academic research). Les formulaires d’évaluation et de cotation sont téléchargeables via diverses bibliothèques d’outils cliniques psychologiques et rhumatologiques aux Pays-Bas.
12. Références
Les publications de référence relatives au développement, à la validation psychométrique et aux applications cliniques du Pain Coping Inventory incluent :
- Evers, A. W. M., Kraaimaat, F. W., Geenen, R., & Bijlsma, J. W. J. (1998). Determinants of psychological distress and its course in the first year after diagnosis in rheumatoid arthritis patients. Journal of Behavioral Medicine, 21(5), 489–504. https://doi.org/10.1023/A:1018780517800
- Evers, A. W. M., Kraaimaat, F. W., van Lankveld, W., Jongen, P. J. H., Jacobs, J. W. G., & Bijlsma, J. W. J. (2003). Beyond unfavorable thinking: The Illness Cognition Questionnaire for chronic diseases. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 71(4), 700–710. https://doi.org/10.1037/0022-006X.71.4.700
- Kraaimaat, F. W., Bakker, A. H., & Evers, A. W. M. (1997). Pijncoping inventarisatielijst (PCI): Handleiding [Pain Coping Inventory (PCI): Manual]. Swets & Zeitlinger.
- Kraaimaat, F. W., & Evers, A. W. M. (2003). Pain-coping strategies in chronic pain patients: Psychometric characteristics of the Pain Coping Inventory (PCI). International Journal of Behavioral Medicine, 10(4), 343–363. https://doi.org/10.1207/S15327558IJBM1004_05
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Rosenstiel, A. K., & Keefe, F. J. (1983). The use of coping strategies in chronic low back pain patients: Relationship to patient characteristics and current adjustment. Pain, 17(1), 33–44. https://doi.org/10.1016/0304-3959(83)90125-2
- Vlaeyen, J. W. S., & Linton, S. J. (2000). Fear-avoidance and its consequences in chronic musculoskeletal pain: A state of the art. Pain, 85(3), 317–332. https://doi.org/10.1016/S0304-3959(99)00242-0