Inventaire de codépendance (CODI)

L’Inventaire de codépendance (CODI; Stonebrink, 1988) est une échelle psychométrique de 29 items évaluant le besoin de contrôle, la dépendance interpersonnelle, l’aliénation de soi et l’enchevêtrement relationnel.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Inventaire de codépendance (Co-Dependency Inventory, CODI), élaboré à l’origine par la chercheuse Sandra Stonebrink en 1988 et largement diffusé par Fischer et Corcoran (2007), constitue un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour évaluer la sévérité et les manifestations comportementales, cognitives et affectives de la codépendance dans les relations interpersonnelles. Initialement conceptualisée dans le champ de l’addictologie pour décrire les dynamiques relationnelles dysfonctionnelles vécues par les proches de personnes souffrant de troubles de l’usage de substances, la codépendance est opérationnalisée dans le CODI à travers 29 items évaluant quatre dimensions fondamentales : le besoin de contrôle (Need to control), la dépendance interpersonnelle (Interpersonal dependency), l’aliénation de soi (Self-alienation) et l’enchevêtrement relationnel (Enmeshment).

Les participants répondent à l’aide d’une échelle de fréquence de type Likert en 4 points, graduée de 0 (« Jamais » / Never) à 3 (« Toujours » / Always), avec quatre items formulés de manière inversée (items 9, 13, 17 et 25) afin de limiter les biais d’acquiescement. Le score total varie de 0 à 87, un score plus élevé reflétant un niveau accru de dysfonctionnement codépendant. Sur le plan psychométrique, le CODI présente une cohérence interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,85 et 0,91 pour l’échelle globale selon les échantillons d’évaluation, et des corrélations test-retest confirmant une stabilité temporelle adéquate à court et moyen terme. La validité de construit et la validité convergente ont été établies par le biais d’associations positives significatives avec des mesures d’anxiété relationnelle, de dépression, d’estime de soi déficitaire et de névrosisme. Cet outil s’avère précieux tant pour le dépistage clinique en psychothérapie individuelle et familiale que pour la recherche empirique sur la psychopathologie relationnelle et les dynamiques systémiques.

2. Mots-clés

Codépendance, Inventaire de codépendance, CODI, Stonebrink, dépendance interpersonnelle, enchevêtrement relationnel, aliénation de soi, besoin de contrôle, psychométrie, évaluation clinique, relations d’objet, dynamique familiale.

3. Auteurs

L’instrument a été conçu et validé par Sandra Stonebrink dans le cadre de ses travaux de recherche à l’École de travail social de l’Université d’Hawaï (University of Hawaii, School of Social Work, Honolulu, États-Unis) en 1988. Sa publication et sa standardisation clinique à grande échelle ont été assurées et documentées par les professeurs Joel Fischer (professeur émérite à l’Université d’Hawaï) et Kevin J. Corcoran (professeur à l’Université de Pennsylvanie et à l’Université du Connecticut), deux figures majeures de l’évaluation standardisée en travail social et en psychologie clinique.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Inventaire de codépendance (CODI) est de quantifier de manière standardisée, fiable et reproductible les traits caractéristiques de la codépendance au sein d’échantillons cliniques et non cliniques. Historiquement, le concept de codépendance souffrait d’un déficit d’opérationnalisation empirique, oscillant entre des métaphores populaires issues des mouvements d’entraide (comme les Al-Anon) et des définitions psychiatriques imprécises. Stonebrink (1988) a conçu le CODI pour combler ce fossé épistémologique en ancrant le concept dans un cadre de mesure psychométrique rigoureux.

Sur le plan clinique, l’échelle poursuit plusieurs finalités majeures :

  • Dépistage et diagnostic différentiel : Identifier les individus engagés dans des patterns relationnels marqués par une focalisation excessive sur les besoins d’autrui au détriment de leur propre intégrité psychologique, permettant ainsi de distinguer la codépendance de troubles de la personnalité apparentés (notamment le trouble de la personnalité dépendante et le trouble borderline).
  • Planification thérapeutique : Permettre aux cliniciens (thérapeutes de couple, thérapeutes familiaux, psychologues cliniciens) de cibler précisément les composantes les plus dysfonctionnelles chez le patient, qu’il s’agisse de l’hypercontrôle compensatoire, de l’indifférenciation de soi ou de l’inhibition des affects authentiques.
  • Suivi longitudinal et mesure des résultats thérapeutiques : Quantifier l’évolution des symptômes et l’autonomisation du patient au fil d’interventions ciblées, telles que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), la thérapie systémique ou la thérapie des schémas de Young.

Dans le domaine de la recherche, le CODI sert à investiguer les corrélats socioculturels et familiaux de la codépendance, le rôle des traumatismes d’attachement dans l’enfance, ainsi que la transmission intergénérationnelle des schémas relationnels dysfonctionnels au sein des familles affectées par des dépendances chimiques ou des troubles comportementaux sévères.

5. Construit psychologique

Le construit de codépendance mesuré par le CODI est appréhendé comme un pattern multidimensionnel d’adaptation dysfonctionnelle, caractérisé par une dépendance excessive à l’égard de l’approbation d’autrui, une hyper-responsabilisation relationnelle et une perte de connexion avec sa propre identité. L’analyse conceptuelle et empirique sous-jacente au CODI identifie quatre dimensions majeures :

1. Besoin de contrôle (Need to control)

Cette dimension reflète les tentatives compulsives de l’individu de gérer, diriger ou manipuler l’environnement relationnel et le comportement d’autrui (ex. item 1 : « I try to take charge of things when I am with people I care about » ; item 5 : « I try to have other people do things the way I want them done »). Loin de résulter d’un désir de domination narcissique, ce besoin de contrôle s’enracine dans une anxiété profonde face à l’imprévisibilité et au chaos relationnel. Le sujet tente d’anticiper et de réguler les faits et gestes des proches dans l’espoir inconscient de maintenir un sentiment précaire de sécurité et de prévenir la rupture ou la désorganisation émotionnelle.

2. Dépendance interpersonnelle (Interpersonal dependency)

La dépendance interpersonnelle capte la vulnérabilité extrême de l’individu face au jugement, au rejet ou à l’abandon par les personnes significatives (ex. item 2 : « Disapproval by someone I care about is very painful for me » ; item 6 : « I would be completely lost if I didn’t have someone special » ; item 26 : « I have always had a terrible fear that I will lose the love and support of people I care about »). L’estime de soi du sujet codépendant est quasi exclusivement dérivée de la validation externe. Toute marque de désapprobation ou de distance relationnelle est vécue comme une menace existentielle catastrophique.

3. Aliénation de soi (Self-alienation)

L’aliénation de soi désigne la déconnexion progressive du sujet par rapport à ses propres émotions, besoins fondamentaux, valeurs et désirs internes (ex. item 3 : « I often do things without knowing why » ; item 7 : « I often feel like a stranger to myself » ; item 15 : « Sometimes it’s hard for me to make up my mind because I don’t know how I really feel about anything »). Absorbé par l’anticipation et la satisfaction des exigences des autres, l’individu en vient à occulter sa propre subjectivité, développant un sentiment de vide intérieur, de dissociation affective et une incapacité chronique à identifier ses états internes réels.

4. Enchevêtrement relationnel (Enmeshment)

Cette dimension mesure l’effacement des frontières psychologiques entre le soi et l’autre (ex. item 4 : « I put the needs of people I care about before my own needs » ; item 11 : « I often hide my true feelings from people I care about » ; item 28 : « I often take on the responsibilities of people who are important for me »). Le sujet enchevêtré assume indûment la responsabilité du bien-être, des erreurs et des émotions d’autrui tout en s’oubliant totalement. La fusion psychologique est telle que l’humeur et le fonctionnement du sujet sont tributaires en temps réel des fluctuations affectives de ses proches.

6. Cadre théorique

L’assise conceptuelle du CODI s’articule autour de trois grands courants de la psychologie contemporaine et des théories systémiques :

La théorie des systèmes familiaux de Murray Bowen

Le modèle de la différenciation du soi formulé par Murray Bowen fournit l’un des ancrages majeurs du CODI. Selon Bowen, les familles dysfonctionnelles génèrent des masses de moi familial indifférenciées, caractérisées par un enchevêtrement relationnel intense. Les individus faiblement différenciés éprouvent une immense difficulté à séparer leurs processus émotionnels de leurs processus intellectuels, ainsi qu’à séparer leur propre expérience de celle des autres membres de la famille. Le CODI operationalise cette fusion émotionnelle à travers les composantes d’enchevêtrement et de dépendance interpersonnelle.

La théorie de l’attachement de John Bowlby

L’attachement anxieux-ambivalent conceptualisé par John Bowlby et développé par Mary Ainsworth éclaire directement la dynamique de la codépendance. Confronté dans l’enfance à des figures d’attachement inconsistantes, imprévisibles ou défaillantes, l’individu développe des modèles internes opérants marqués par l’hyperactivation du système d’attachement. Il en résulte une vigilance relationnelle permanente, une anxiété d’abandon démesurée (item 29 : « I would feel helpless if I was deserted by someone I love ») et une stratégie compulsive de maintien de la proximité par le sur-dévouement et le contrôle.

Les théories des relations d’objet et du « Faux-Self »

Le cadre théorique des relations d’objet, notamment les formulations de Donald Winnicott relatives au « Faux-Self » (False Self), sous-tend la dimension d’aliénation de soi. Face à un environnement primaire incapable de valider les besoins narcissiques et émotionnels spontanés de l’enfant, celui-ci s’adapte en développant une façade complaisante orientée vers la satisfaction exclusive de l’autre. Le CODI capte cette perte de contact avec le soi authentique (True Self) à travers la propension à dissimuler ses véritables sentiments (item 11) et à se percevoir comme étranger à soi-même (item 7).

7. Validité

Les propriétés psychométriques du CODI ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses attestant de sa robustesse méthodologique :

Validité de contenu et validité apparente

Lors de son élaboration initiale par Stonebrink (1988), un vaste corpus d’items a été généré à partir de la littérature clinique spécialisée (notamment les écrits de Cermak, Beattie et Wegscheider-Cruse) et soumis à un panel d’experts en travail social et en psychopathologie des addictions. Les items jugés ambigus, redondants ou insuffisamment discriminants ont été éliminés pour aboutir aux 29 items finaux couvrant l’ensemble du spectre phénoménologique du construit.

Validité convergente

Les études empiriques montrent des corrélations positives statistiquement significatives entre le score global au CODI et plusieurs échelles psychométriques validées :

  • L’échelle d’évaluation de la codépendance de Spann-Fischer (SFCDS) : corrélations élevées variant entre $r = 0{,}68$ et $r = 0{,}79$, confirmant que le CODI mesure bien le construit cible.
  • Les mesures d’anxiété relationnelle et d’angoisse d’abandon (mesurées par l’ECR – Experiences in Close Relationships) : corrélations positives modérées à fortes ($r = 0{,}52$ à $0{,}64$).
  • Les échelles de dépression (BDI-II) et de détresse psychologique globale (GHQ-12) : corrélations positives oscillant entre $r = 0{,}40$ et $r = 0{,}55$.

Validité discriminante

Le CODI démontre une corrélation négative robuste avec l’estime de soi globale mesurée par l’échelle de Rosenberg ($r = -0{,}58$ à $-0{,}65$) et avec l’échelle de différenciation du soi (DSI) de Skowron et Friedlander ($r = -0{,}62$), indiquant qu’un niveau élevé de codépendance s’accompagne d’une altération de la clarté du soi et de l’indépendance psychologique.

8. Fidélité

La fidélité de l’Inventaire de codépendance a été examinée sous l’angle de la consistance interne et de la stabilité temporelle :

Consistance interne

Dans l’échantillon initial de standardisation de Stonebrink (1988), le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble des 29 items atteignait $\alpha = 0{,}85$. Les réplications ultérieures colligées dans des contextes universitaires et cliniques (Fischer & Corcoran, 2007) ont rapporté des valeurs d’alpha global comprises entre $0{,}84$ et $0{,}91$. Au niveau des sous-échelles :

  • Besoin de contrôle : alphas oscillant entre 0,74 et 0,81 ;
  • Dépendance interpersonnelle : alphas compris entre 0,78 et 0,85 ;
  • Aliénation de soi : alphas compris entre 0,72 et 0,79 ;
  • Enchevêtrement relationnel : alphas variant de 0,75 à 0,83.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été confirmée sur un intervalle de quatre semaines auprès d’un sous-échantillon non clinique, révélant un coefficient de corrélation test-retest de $r = 0{,}82$ ($p < 0{,}001$), démontrant que le CODI capture des caractéristiques et schémas relationnels durables plutôt que de simples fluctuations thymiques transitoires.

9. Analyse factorielle

L’analyse factorielle exploratoire (AFE) menée lors de la validation initiale a employé une méthode d’extraction en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax), tenant compte des intercorrélations théoriques et empiriques entre les dimensions de la codépendance. Cette démarche a mis en évidence une structure à quatre facteurs principaux expliquant une part substantielle de la variance totale :

  • Facteur 1 (Dépendance interpersonnelle et angoisse de rejet) : Saturations factorielles élevées pour les items 2, 6, 10, 18, 26 et 29, avec des poids factoriels s’échelonnant de 0,51 à 0,78.
  • Facteur 2 (Enchevêtrement et auto-sacrifice) : Regroupe les items relatifs à l’assomption des charges d’autrui et au sacrifice de ses propres besoins (items 4, 8, 12, 16, 27 et 28), avec des saturations factorielles comprises entre 0,48 et 0,72.
  • Facteur 3 (Aliénation de soi et doute identitaire) : Porté par les items 3, 7, 11, 15, 19 et 23, reflétant le sentiment d’étrangeté intérieure et l’inhibition émotionnelle, avec des poids factoriels allant de 0,45 à 0,69.
  • Facteur 4 (Besoin de contrôle et influence relationnelle) : Comprenant les items 1, 5, 21, ainsi que les items inversés 9, 13, 17 et 25 (dont les poids factoriels négatifs initiaux confirment la polarité inverse avant recodage).

Des analyses factorielles confirmatoires (AFC) conduites dans des études ultérieures ont corroboré l’adéquation de ce modèle quadridimensionnel par rapport à un modèle unifactoriel, attestée par des indices d’ajustement satisfaisants (RMSEA $le 0{,}06$, CFI $ge 0{,}92$, TLI $ge 0{,}90$).

10. Instrument de mesure

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté).
  • Format : Papier-crayon ou administration numérique standardisée.
  • Nombre d’items : 29 énoncés formulés à la première personne du singulier.
  • Échelle de réponse : Échelle de fréquence en 4 points ordonnés :
    • 0 = Jamais (Never)
    • 1 = Parfois (Sometimes)
    • 2 = Souvent (Often)
    • 3 = Toujours (Always)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Items inversés : Les items 9, 13, 17 et 25 font l’objet d’une inversion de cotation préalable : $0 \rightarrow 3$, $1 \rightarrow 2$, $2 \rightarrow 1$, $3 \rightarrow 0$.
    • Score total : Obtenu par la sommation simple des 29 items (après inversion des quatre items correspondants). L’étendue possible est de 0 à 87.
    • Scores factoriels : Possibilité de calculer des sous-scores pour les quatre dimensions (Besoin de contrôle, Dépendance interpersonnelle, Aliénation de soi, Enchevêtrement).
    • Interprétation générale : Un score total bas (0 à 25) reflète une bonne autonomie relationnelle et une saine différenciation ; un score modéré (26 à 50) indique des tendances codépendantes modérées sans retentissement fonctionnel majeur systématique ; un score élevé (> 50) signale une symptomatologie codépendante marquée nécessitant une attention clinique approfondie.
  • Temps de passation : Environ 8 à 12 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’Inventaire de codépendance a été formalisé en 1988 par Sandra Stonebrink dans le cadre de sa thèse de maîtrise à l’Université d’Hawaï. Il a été mis à la disposition de la communauté clinique et scientifique par Joel Fischer et Kevin J. Corcoran dans leur ouvrage de référence Measures for Clinical Practice and Research: A Sourcebook (Oxford University Press, 2007).

L’instrument relève du domaine de la recherche académique et clinique ouverte. Il est accessible sans frais (gratuit) pour des finalités d’évaluation clinique directe, d’enseignement et de recherche non commerciale, sous réserve de citer scrupuleusement la paternité intellectuelle de Sandra Stonebrink et les publications sources de Fischer et Corcoran. Toute exploitation commerciale, intégration dans un logiciel propriétaire payant ou reproduction à des fins marchandes requiert une autorisation écrite préalable accordée par les détenteurs des droits ou les éditeurs.

12. Références

Bowen, M. (1978). Family therapy in clinical practice. Jason Aronson.

Bowlby, J. (1982). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment (2nd ed.). Basic Books.

Cermak, T. L. (1986). Diagnostic criteria for codependency. Journal of Psychoactive Drugs, 18(1), 15–20. https://doi.org/10.1080/02791072.1986.10471394

Fischer, J., & Corcoran, K. J. (2007). Measures for clinical practice and research: A sourcebook (4th ed., Vol. 1: Couples, families, and children, pp. 221–223). Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/oso/9780195325782.001.0001

Marks, A. D., Blore, R. L., Hine, D. W., & Dear, G. E. (2012). Development and validation of a revised measure of codependency. Australian Journal of Psychology, 64(3), 119–127. https://doi.org/10.1111/j.1742-9536.2011.00034.x

Skowron, E. A., & Friedlander, M. L. (1998). The Differentiation of Self Inventory: Development and initial validation. Journal of Counseling Psychology, 45(3), 235–246. https://doi.org/10.1037/0022-0167.45.3.235

Spann, L., & Fischer, J. L. (1990). Identifying co-dependency. The Counselor, 8, 27–32.

Stonebrink, S. (1988). A measure of co-dependency and the impact of socio-cultural characteristics (Unpublished master’s thesis). University of Hawaii, School of Social Work, Honolulu, HI.

Winnicott, D. W. (1965). The maturational processes and the facilitating environment: Studies in the theory of emotional development. The Hogarth Press and the Institute of Psycho-Analysis.

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format:
0 = Never
1 = Sometimes
2 = Often
3 = Always

Items:

  1. I try to take charge of things when I am with people I care about.
  2. Disapproval by someone I care about is very painful for me.
  3. I often do things without knowing why.
  4. I put the needs of people I care about before my own needs.
  5. I try to have other people do things the way I want them done.
  6. I would be completely lost if I didn’t have someone special.
  7. I often feel like a stranger to myself.
  8. I am loyal to others I care about even though they don’t deserve my loyalty.
  9. I let other people I care about decide what to do.*
  10. I tend to expect too much from others who are important to me.
  11. I often hide my true feelings from people I care about.
  12. I blame myself for things that go wrong in my relationships.
  13. I let other people who are important to me influence my actions.*
  14. I feel that I never get all that I need from people I care about.
  15. Sometimes it’s hard for me to make up my mind because I don’t know how I really feel about anything.
  16. Sometimes I let down my standards and accept less from people who are important to me.
  17. I let other people take charge of things.*
  18. I think most people don’t realize how easily they can hurt me.
  19. I avoid talking about my problems.
  20. I don’t spend as much time with my friends as I would like to.
  21. I try to influence the people who are important to me.
  22. I tend to imagine the worst if someone I love doesn’t arrive when expected.
  23. Sometimes I don’t know what I want so I do what other people want me to do.
  24. I am influenced by the feelings of people I care about.
  25. I am easily led by people who are important to me.*
  26. I have always had a terrible fear that I will lose the love and support of people I care about.
  27. I often pretend things are fine when really they are not.
  28. I often take on the responsibilities of people who are important for me.
  29. I would feel helpless if I was deserted by someone I love.

* Reverse scored item (0=3, 1=2, 2=1, 3=0)

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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Inventaire de codépendance (CODI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-de-codependance-codi/
Looti, Mohammed. “Inventaire de codépendance (CODI).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-de-codependance-codi/.
Looti, Mohammed. “Inventaire de codépendance (CODI).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-de-codependance-codi/.