Inventaire de culpabilité liée au traumatisme (TRGI)

L’Inventaire de culpabilité liée au traumatisme (TRGI) est une échelle psychométrique multidimensionnelle développée par Edward S. Kubany et ses collaborateurs pour évaluer les aspects affectifs et cognitifs de la culpabilité post-traumatique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Inventaire de culpabilité liée au traumatisme (Trauma-Related Guilt Inventory [TRGI] ; Kubany et al., 1996) constitue l’un des instruments psychométriques de référence les plus rigoureux et exhaustifs pour l’évaluation multidimensionnelle de la culpabilité consécutive à des événements hautement traumatiques. Conçu initialement pour pallier l’absence d’outils sensibles aux spécificités cliniques des survivants de traumatismes majeurs — notamment les vétérans de guerre confrontés au combat armé et les femmes victimes de violences conjugales ou d’agressions sexuelles —, le TRGI conceptualise la culpabilité post-traumatique non pas comme un phénomène unitaire, mais comme une articulation dynamique entre des réactions affectives intenses et des distorsions cognitives évaluatives.

Composé de 32 items auto-rapportés cotés sur une échelle ordinale de type Likert en 5 points (de 1 à 5, variant selon les ancrages contextuels tels que « not at all true » à « extremely true », ou « never true » à « always true »), le TRGI s’organise autour de trois échelles primaires fondamentales : l’échelle de Culpabilité globale (Global Guilt), l’échelle de Détresse émotionnelle (Distress), et l’échelle des Cognitions de culpabilité (Guilt Cognitions). Cette dernière se subdivise en trois sous-échelles cognitives distinctes : le Biais rétrospectif / Responsabilité perçue (Hindsight-Bias/Responsibility), la Transgression morale / Actes répréhensibles (Wrongdoing), et le Manque de justification perçu (Lack of Justification).

Les études empiriques initiales et les validations transculturelles démontrent des qualités psychométriques remarquables. La consistance interne est particulièrement élevée pour les échelles globales, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre .89 et .91 pour la Culpabilité globale, la Détresse et les Cognitions de culpabilité, tandis que les sous-échelles cognitives spécifiques présentent des indices de fiabilité acceptables à bons (.60 à .79). La validité factorielle a été confirmée tant par analyses factorielles exploratoires que confirmatoires, corroborant la structure multidimensionnelle théorisée par Edward S. Kubany. L’outil démontre une excellente validité convergente avec les mesures du trouble de stress post-traumatique (TSPT), de la dépression majeure, et une validité différentielle nette distinguant la culpabilité objective de la culpabilité irrationnelle induite par le traumatisme.

2. Mots-clés / Keywords

Culpabilité post-traumatique, Trauma-Related Guilt Inventory, TRGI, trouble de stress post-traumatique, psychométrie, biais rétrospectif, distorsions cognitives, évaluation psychologique, Edward Kubany, thérapie cognitive du trauma.

3. Auteurs / Authors

Le développement et la validation princeps de l’Inventaire de culpabilité liée au traumatisme ont été réalisés par une équipe de chercheurs et cliniciens éminents spécialisés dans la psychopathologie du trauma :

  • Edward S. Kubany, Ph.D. (1939–2005) : Psychologue clinicien en chef et chercheur principal au National Center for PTSD (Pacific Islands Division) et au Department of Veterans Affairs Medical and Regional Office Center, Honolulu, Hawaï, États-Unis. Il a développé la thérapie cognitive de la culpabilité liée au traumatisme (Cognitive Trauma Therapy).
  • Stephen N. Haynes, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie, Département de psychologie, University of Hawaii at Manoa, spécialiste de l’évaluation comportementale et psychométrique.
  • Fermin R. Abueg, Ph.D. : Psychologue clinicien et chercheur, National Center for PTSD, VA Palo Alto Health Care System, Palo Alto, Californie, États-Unis.
  • Frances P. Manke, M.A. : Chercheuse et statisticienne clinique, Department of Veterans Affairs Medical and Regional Office Center, Honolulu, Hawaï.
  • Joseph M. Brennan, Ph.D. : Clinico-psychologue, Department of Veterans Affairs, Honolulu, Hawaï.
  • Cindy Stahura, B.A. : Assistante de recherche clinique, National Center for PTSD, Honolulu, Hawaï.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Inventaire de culpabilité liée au traumatisme est d’offrir une évaluation standardisée, multidimensionnelle et cliniquement opérationnelle des sentiments et des cognitions de culpabilité émergeant à la suite d’un événement traumatique sévère. Alors que les échelles traditionnelles de culpabilité (telles que le TOSCA ou le Mosher Guilt Inventory) mesurent la culpabilité comme un trait de personnalité généralisé ou une propension dispositionnelle diffuse, le TRGI ancre spécifiquement la mesure dans le contexte phénoménologique d’un traumatisme index défini (accident mortel, violences sexuelles, combats armés, violences entre partenaires intimes, catastrophes naturelles).

Sur le plan psychopathologique, la culpabilité est désormais reconnue comme un facteur central de maintien et d’aggravation de la morbidité post-traumatique. Elle prédit une résistance accrue aux traitements d’exposition conventionnels, une sévérité accrue des symptômes de dépression comorbide, un risque élevé d’idéations et de comportements suicidaires, ainsi qu’une altération profonde du fonctionnement relationnel. Le TRGI a été conçu pour répondre à un double impératif :

  • En pratique clinique : L’outil permet d’identifier précisément les composantes spécifiques de la culpabilité qui entravent le rétablissement du patient. En dissociant la détresse émotionnelle globale des distorsions cognitives particulières (telles que la surestimation rétrospective de ce que la victime aurait pu prévoir ou éviter), le clinicien peut cibler avec une précision chirurgicale les croyances dysfonctionnelles lors de restructurations cognitives, notamment au sein de la thérapie cognitive de la culpabilité post-traumatique (CT-TRG) développée par Kubany.
  • En recherche empirique : Le TRGI fournit une échelle sensible aux changements thérapeutiques permettant de quantifier l’efficacité des protocoles thérapeutiques axés sur les blessures morales, le deuil traumatique et la prise en charge des survivants de violences interpersonnelles. Il permet d’étudier les liens mécanistiques unissant l’évaluation cognitive d’un événement extrême et la cascade neurobiologique et affective de la détresse psychique.

5. Construit psychologique / Construct

Le modèle sous-jacent au TRGI repose sur une architecture conceptuelle hiérarchique et multifactorielle de la culpabilité post-traumatique. Kubany et al. (1996) ont défini la culpabilité comme un état affectif négatif et aversif, accompagné de la croyance cognitive subjective que l’on a causé, échoué à empêcher, ou contribué à une issue néfaste, en violation de ses propres normes éthiques ou comportementales.

Le TRGI opérationnalise ce construit à travers trois échelles majeures et trois sous-échelles cognitives :

1. Échelle de Culpabilité globale (Global Guilt Scale)

Cette dimension capture l’expérience affective globale, directe et non fractionnée de la culpabilité éprouvée par le sujet envers l’événement traumatique (ex. item 13 : « I experience intense guilt that relates to what happened » ; item 25 : « Overall, how guilty do you feel about the event(s)? »). Elle mesure la sévérité, l’intensité et la fréquence perçue du sentiment de culpabilité sans préjuger des mécanismes cognitifs particuliers qui l’alimentent.

2. Échelle de Détresse émotionnelle (Distress Scale)

Cette échelle évalue la charge affective et physiologique conjointe provoquée par le souvenir de l’événement et par les répercussions émotionnelles du traumatisme (ex. item 6 : « What happened causes me emotional pain » ; item 24 : « When I am reminded of the event(s), I have strong physical reactions such as sweating, tense muscles, dry mouth, etc. »). Elle mesure la dysphorie, la peine profonde, le chagrin et les réactions de sursaut neurovégétatif rattachés aux souvenirs traumatiques.

3. Échelle des Cognitions de culpabilité (Guilt Cognitions Scale)

Véritable cœur théorique de l’instrument, cette échelle regroupe l’ensemble des pensées évaluatives, attributions causales et auto-reproches que la personne entretient au sujet de son rôle ou de ses réactions lors de l’événement. Elle intègre 22 items et se décompose en trois sous-échelles interdépendantes :

  • Biais rétrospectif / Responsabilité (Hindsight-Bias / Responsibility) : Cette sous-échelle mesure la distorsion cognitive consistant à évaluer ses actions passées à la lumière des informations disponibles seulement après coup (phénomène du « I should have known better » ; item 1 : « I could have prevented what happened » ; item 14 : « I should have known better » ; item 26 : « I hold myself responsible for what happened »). Le sujet s’attribue une causalité omnipotente et nie rétrospectivement l’incertitude ou la contrainte extrême qui régnaient au moment de la crise.
  • Transgression morale / Actes répréhensibles (Wrongdoing) : Cette dimension quantifie la croyance selon laquelle les actions, omissions ou réactions internes du sujet constituaient des fautes morales graves ou des violations impardonnables de ses standards personnels (item 7 : « I did something that went against my values » ; item 29 : « I did something that I should not have done » ; item 31 : « What I did was unforgivable »). Elle inclut également l’auto-blâme lié à des pensées ou des émotions perçues comme inacceptables lors du trauma.
  • Manque de justification perçu (Lack of Justification) : Cette sous-échelle évalue l’incapacité subjective du patient à reconnaître qu’au moment précis des faits, ses actions étaient motivées par des raisons compréhensibles, des impératifs de survie ou des pressions circonstancielles écrasantes (item 4 inversé : « What I did was completely justified » ; item 8 inversé : « What I did made sense » ; item 27 : « What I did was not justified in any way »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le TRGI s’inscrit au carrefour des théories cognitives-comportementales contemporaines du traumatisme psychique, et plus singulièrement dans le prolongement direct des travaux de Aaron T. Beck sur les distorsions cognitives et de Bernard Weiner sur les théories de l’attribution causale.

Dans sa conceptualisation princeps, Edward S. Kubany (1994, 1998) a élaboré un modèle multidimensionnel de la culpabilité traumatique. Selon ce paradigme, la culpabilité n’est pas une simple réponse réflexe conditionnée par l’exposition à un choc violent ; elle est le produit dérivé d’un traitement de l’information post-traumatique défaillant, dominé par quatre propositions d’évaluation cognitive erronées :

  1. La surestimation de la responsabilité personnelle et causale : L’individu s’attribue l’entière responsabilité de l’avènement ou du déroulement de l’événement néfaste, en ignorant systématiquement les forces coercitives environnementales, les agresseurs ou le chaos situationnel.
  2. L’illusion de prévisibilité et d’évitabilité (biais rétrospectif de Fischhoff) : Le sujet utilise la connaissance des conséquences tragiques pour juger rétrospectivement la qualité de ses décisions antérieures, créant l’illusion pernicieuse qu’il « savait » ou « aurait dû prévoir » ce qui allait se produire.
  3. L’évaluation d’inconduite ou de transgression déontologique : L’individu juge son comportement (ou son absence de réaction, telle que la sidération psychique) comme une violation fondamentale de ses repères éthiques, culturels ou personnels.
  4. L’invalidation rétrospective des justifications : Le sujet efface de sa mémoire prospective la peur panique, le manque d’informations et la nécessité de choisir entre des alternatives toutes destructrices qui prévalaient lors de la situation traumatique.

Ce cadre théorique postule que la culpabilité globale est proportionnelle au produit de ces jugements cognitifs : si l’individu croit fermement qu’il a causé le drame, qu’il aurait dû l’empêcher, qu’il a commis une faute inexcusable et qu’aucune justification n’est recevable, l’affect de culpabilité atteint un paroxysme clinique. Par conséquent, la modification de ces évaluations par des techniques de restructuration cognitive ciblée désamorce l’affect de culpabilité et favorise la résolution du TSPT.

7. Validité / Validity

La validation empirique du TRGI a fait l’objet de protocoles psychométriques d’une rigueur exemplaire, conduits initialement auprès de deux cohortes cliniques majeures : 197 vétérans masculins de la guerre du Vietnam diagnostiqués avec un TSPT sévère, et 186 femmes victimes de violences domestiques et de maltraitances conjugales sévères (Kubany et al., 1996).

Validité de construit et convergente

La validité convergente du TRGI a été établie par de fortes corrélations significatives avec des mesures éprouvées de la psychopathologie post-traumatique :

  • Des corrélations élevées ont été rapportées entre l’échelle de Culpabilité globale du TRGI et les items de culpabilité de l’inventaire de dépression de Beck (Beck Depression Inventory, BDI ; $r = .55$ à $.68$).
  • L’échelle de Détresse corrèle massivement avec la sous-échelle d’intrusion et d’évitement de l’Impact of Event Scale (IES ; $r = .60$ à $.72$) et avec l’échelle de TSPT du MMPI ($r > .60$).
  • Des associations significatives ont été observées entre la sous-échelle Hindsight-Bias/Responsibility et les mesures d’auto-blâme situationnel et caractérologique de Janoff-Bulman.

Validité discriminante

Le TRGI discrimine de façon remarquable les réactions de culpabilité spécifiques au trauma des mesures de propension générale à la culpabilité (culpabilité-trait) ou de la honte dispositionnelle. Les corrélations avec les mesures de désirabilité sociale (telles que l’échelle de Marlowe-Crowne) se sont révélées quasi-nulles à négligeables ($r < .15$), attestant que les réponses des participants ne sont pas biaisées par un besoin d’approbation sociale.

Validité différentielle et prédictive

L’instrument démontre une sensibilité clinique exceptionnelle : dans les études longitudinales évaluant la psychothérapie des traumatismes (Kubany et al., 2004), les scores aux échelles de Cognitions de culpabilité et de Culpabilité globale ont chuté de manière spectaculaire à l’issue de protocoles de thérapie cognitive, ces réductions prédisant la rémission clinique du TSPT et de la dépression à 3 et 6 mois de suivi.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques du TRGI attestent d’une remarquable homogénéité interne et d’une grande stabilité temporelle dans des populations variées :

Consistance interne (Alpha de Cronbach)

Les données initiales de Kubany et al. (1996) ont mis en évidence d’excellents indices de consistance interne dans les différents groupes d’échantillonnage :

  • Échelle de Culpabilité globale (Global Guilt) : $\alpha = .89$ à $.91$.
  • Échelle des Cognitions de culpabilité (Guilt Cognitions) : $\alpha = .90$ à $.91$.
  • Échelle de Détresse (Distress) : $\alpha = .89$ à $.90$.
  • Sous-échelle Biais rétrospectif / Responsabilité : $\alpha = .73$ à $.79$.
  • Sous-échelle Transgression morale (Wrongdoing) : $\alpha = .71$ à $.77$.
  • Sous-échelle Manque de justification : $\alpha = .60$ à $.69$.

Ces coefficients de consistance interne ont été répliqués dans de nombreuses études ultérieures auprès d’échantillons universitaires, de personnels de secours, de survivants d’accidents de la route et de réfugiés de guerre, confirmant la robustesse intrinsèque des items de l’échelle.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité test-retest, évaluée sur un intervalle de deux à quatre semaines auprès d’échantillons stables sans intervention thérapeutique concomitante, a produit des coefficients de corrélation intraclasse compris entre $r = .78$ et $r = .88$ pour l’ensemble des échelles principales. Cette stabilité confirme que le TRGI évalue un état cognitivo-affectif structuré qui demeure constant en l’absence de restructuration thérapeutique ciblée.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle du TRGI a fait l’objet d’investigations statistiques approfondies lors des phases initiales de construction et de cross-validation.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors de la phase initiale d’élaboration, un ensemble de plus de 80 items préliminaires a été soumis à des analyses factorielles exploratoires en composantes principales avec rotation oblique (Promax et Oblimin), reflétant l’hypothèse théorique de corrélations naturelles entre les facettes cognitives de la culpabilité. Ces analyses ont invariablement extrait les facteurs sous-jacents qui constituent la structure actuelle du questionnaire :

  • Un premier axe majeur regroupant la détresse émotionnelle, la douleur psychique et l’activation neurovégétative liée au souvenir de l’événement (Détresse).
  • Un deuxième axe réunissant l’auto-attribution causale, l’illusion de contrôle passé et le reproche rétrospectif (Biais rétrospectif / Responsabilité).
  • Un troisième axe centré sur la violation des règles morales personnelles et le caractère impardonnable de l’acte ou de l’omission (Transgression morale / Actes répréhensibles).
  • Un quatrième axe articulé autour des items inversés mesurant la légitimité perçue du comportement d’adaptation face au danger (Manque de justification).

Les saturations factorielles des items retenus sur leurs facteurs respectifs étaient toutes supérieures à .40, avec une proportion minime de saturations croisées (< .25), confirmant la netteté de la structure.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Des analyses confirmatoires ultérieures (Lacerenza, 2012 ; Kubany, 2000) ont testé plusieurs modèles rivaux (modèle unidimensionnel, modèle orthogonal à facteurs indépendants, et modèle hiérarchique corrélé). Le modèle hiérarchique à facteurs corrélés — intégrant une dimension globale de cognitions de culpabilité gouvernant les trois facettes spécifiques — a présenté les meilleurs indices d’adéquation aux données (RMSEA < .06 ; CFI > .93 ; TLI > .92), corroborant empiriquement la théorie multidimensionnelle d’Edward Kubany.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’Inventaire de culpabilité liée au traumatisme est un questionnaire structuré présentant les spécifications techniques suivantes :

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
  • Nombre d’items : 32 items.
  • Population cible : Adultes et adolescents (dès 16 ans) ayant été exposés à un événement traumatique répondant aux critères du DSM (accidents graves, agressions physiques ou sexuelles, combats de guerre, violences familiales, perte soudaine d’un proche).
  • Temps d’administration : Approximativement 10 à 15 minutes.
  • Formats de réponse : Échelle de Likert en 5 points graduée de 1 à 5. Les ancrages varient selon la nature de l’item afin d’optimiser la clarté linguistique :
    • Items d’évaluation d’accord / vérité : 1 = « not at all true » à 5 = « extremely true ».
    • Items de fréquence temporelle : 1 = « never true » à 5 = « always true » (ou 1 = « never » à 5 = « always »).
    • Item d’intensité : 1 = « none » à 5 = « extreme ».
    • Item de sévérité globale : 1 = « Not guilty at all » à 5 = « extremely guilty ».
  • Modalités de cotation et d’inversion :
    • Les items positifs mesurant la justification (items 4, 8, 12, 17) et l’absence de faute (item 32) font l’objet d’une inversion de cotation ($1 = 5, 2 = 4, 3 = 3, 4 = 2, 5 = 1$) lors du calcul de la sous-échelle Lack of Justification.
    • Des scores moyens ou bruts sont calculés pour chaque sous-échelle et échelle générale, permettant l’établissement d’un profil cognitivo-affectif individualisé.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1996 (version originale validée publiée dans la revue Psychological Assessment de l’American Psychological Association).
  • Statut des droits d’auteur : Les droits d’auteur du manuscrit original sont détenus par l’American Psychological Association (APA). Cependant, l’inventaire lui-même a été développé dans le cadre de recherches subventionnées par le Department of Veterans Affairs (gouvernement fédéral américain), ce qui confère à l’instrument un statut largement accessible dans le domaine public à des fins cliniques non commerciales et de recherche universitaire.
  • Conditions d’utilisation et tarifs : L’utilisation du TRGI est gratuite pour les chercheurs académiques, les étudiants de cycles supérieurs et les cliniciens dans le cadre d’évaluations et de prises en charge individuelles, sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps de Kubany et al. (1996). Aucune redevance commerciale n’est perçue.
  • Reproduction dans des publications commerciales : Toute réimpression intégrale ou republication au sein d’ouvrages commerciaux payants requiert une demande formelle d’autorisation auprès de la division des droits d’auteur de l’APA.

12. Références / References

  • Kubany, E. S. (1997). Application of cognitive therapy for trauma-related guilt (CTTRG) with a Vietnam veteran troubled by multiple sources of guilt. Cognitive and Behavioral Practice, 3(2), 213–244. https://doi.org/10.1016/S1077-7229(96)80016-1
  • Kubany, E. S. (1998). Cognitive therapy for trauma related guilt. In V. M. Follette, J. I. Ruzek, & F. R. Abueg (Eds.), Cognitive-behavioral therapies for trauma (pp. 124–161). Guilford Press.
  • Kubany, E. S. (2000). Cross validation of the Trauma-Related Guilt Inventory [Poster presentation]. 16th Annual Meeting of the International Society for Traumatic Stress Studies (ISTSS), San Antonio, TX, United States.
  • Kubany, E. S., Abueg, F. R., Brennan, J. M., Owens, J. A., Kaplan, A., & Watson, S. B. (1995). Initial examination of a multidimensional model of trauma-related guilt: Applications to combat veterans and battered women. Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment, 17(4), 353–376. https://doi.org/10.1007/BF02229056
  • Kubany, E. S., Abueg, F. R., Kilauano, W., Manke, F. P., & Kaplan, A. (1997). Development and validation of the Sources of Trauma-Related Guilt Survey—War Zone Version. Journal of Traumatic Stress, 10(2), 235–258. https://doi.org/10.1023/A:1024855427195
  • Kubany, E. S., Haynes, S. N., Abueg, F. R., Manke, F. P., Brennan, J. M., & Stahura, C. (1996). Development and validation of the Trauma-Related Guilt Inventory (TRGI). Psychological Assessment, 8(4), 428–444. https://doi.org/10.1037/1040-3590.8.4.428
  • Kubany, E. S., Hill, E. E., & Owens, J. A. (2003). Cognitive trauma therapy for battered women with PTSD: Preliminary findings. Journal of Traumatic Stress, 16(1), 81–91. https://doi.org/10.1023/A:1022019429780
  • Kubany, E. S., Hill, E. E., Owens, J. A., Iannce-Spencer, C., McCaig, M. A., Tremayne, K. J., & Williams, P. L. (2004). Cognitive trauma therapy for battered women with PTSD (CTT-BW). Journal of Consulting and Clinical Psychology, 72(1), 3–18. https://doi.org/10.1037/0022-006X.72.1.3
  • Kubany, E. S., & Manke, F. P. (1995). Cognitive therapy for trauma-related guilt (CT-TRG): Conceptual bases and treatment outlines. Cognitive and Behavioral Practice, 2(1), 23–61. https://doi.org/10.1016/S1077-7229(05)80004-5
  • Kubany, E. S., McCaig, M. A., & Laconsay, J. R. (2004). Healing the trauma of domestic violence: A workbook for women. New Harbinger Publications.
  • Kubany, E. S., & Watson, S. B. (2002). Cognitive trauma therapy for formerly battered women with PTSD (CTT-BW): Conceptual bases and treatment outlines. Cognitive and Behavioral Practice, 9(2), 111–127. https://doi.org/10.1016/S1077-7229(02)80004-9
  • Kubany, E. S., & Watson, S. B. (2003). Guilt: Elaboration of a testable multidimensional model. The Psychological Record, 53(1), 51–90. https://doi.org/10.1007/BF03395438
  • Lacerenza, C. N. (2012). An exploratory factor analysis of self-reported state and trait guilt [Honors undergraduate thesis, University of Central Florida]. STARS University of Central Florida. http://etd.fcla.edu/CF/CFH0004163/Lacerenza_Christina_N_201205_BS.pdf

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
  1. I could have prevented what happened.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  2. I am still distressed about what happened.
    never true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 always true
  3. I had some feelings that I should not have had.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  4. What I did was completely justified.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  5. I was responsible for causing what happened.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  6. What happened causes me emotional pain.
    never true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 always true
  7. I did something that went against my values.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  8. What I did made sense.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  9. I knew better than to do what I did.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  10. I feel sorrow or grief about the outcome.
    never true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 always true
  11. What ] did was inconsistent with my beliefs.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  12. If I knew today—only what I knew when the event(s) occurred—I would do exactly the same thing.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  13. I experience intense guilt that relates to what happened.
    never true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 always true
  14. I should have known better.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  15. I experience severe emotional distress when I think about what happened.
    never true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 always true
  16. I had some thoughts or beliefs that I should not have had.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  17. I had good reasons for doing what I did.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  18. Indicate how frequently you experience guilt that relates to what happened.
    never 1 — 2 — 3 — 4 — 5 always
  19. I blame myself for what happened.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  20. What happened causes a lot of pain and suffering.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  21. I should have had certain feelings that I did not have.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  22. Indicate the intensity or severity of guilt that you typically experience about the event(s).
    none 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extreme
  23. I blame myself for something I did, thought, or felt.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  24. When I am reminded of the event(s), I have strong physical reactions such as sweating, tense muscles, dry mouth, etc.
    never true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 always true
  25. Overall, how guilty do you feel about the event(s)?
    Not guilty at all 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely guilty
  26. I hold myself responsible for what happened.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  27. What I did was not justified in any way.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  28. I violated personal standards of right and wrong.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  29. I did something that I should not have done.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  30. I should have done something that I did not do.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  31. What I did was unforgivable.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
  32. I didn’t do anything wrong.
    not at all true 1 — 2 — 3 — 4 — 5 extremely true
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Looti, M. (2026, septembre 30). Inventaire de culpabilité liée au traumatisme (TRGI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-culpabilite-liee-traumatisme-trgi/
Looti, Mohammed. “Inventaire de culpabilité liée au traumatisme (TRGI).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-culpabilite-liee-traumatisme-trgi/.
Looti, Mohammed. “Inventaire de culpabilité liée au traumatisme (TRGI).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-culpabilite-liee-traumatisme-trgi/.