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Inventaire de Croyance aux Théories du Complot (BCTI)

Analyse psychométrique détaillée de l’Inventaire de Croyance aux Théories du Complot (BCTI), mesurant l’adhésion aux thèses conspirationnistes, ses bases théoriques, sa fidélité et sa validité.

PUBLIÉ

1. Résumé

L’Inventaire de Croyance aux Théories du Complot (communément désigné sous l’acronyme anglophone BCTI pour Belief in Conspiracy Theories Inventory, souvent associé ou conceptualisé en parallèle avec les travaux sur l’idéation conspirationniste générique tels que l’échelle de Brotherton et ses collaborateurs) constitue un instrument d’évaluation psychométrique de référence conçu pour quantifier l’adhésion individuelle aux explications conspirationnistes d’événements sociopolitiques et historiques majeurs. Développé initialement par le professeur Viren Swami et ses collègues (notamment Swami et al., 2010, 2011), cet outil psychométrique s’inscrit dans le champ de la psychologie sociale, de la psychologie politique et des sciences cognitives.

L’instrument repose sur une approche multidimensionnelle ou unifactorielle selon les adaptations, mesurant la propension d’un individu à souscrire à des récits alternatifs impliquant des forces occultes, des dissimulations gouvernementales, des manipulations médiatiques et des alliances secrètes au détriment de l’intérêt public. Dans sa forme standard, le BCTI se compose de 15 items principaux évaluant des théories du complot historiques et contemporaines prévalentes (par exemple, les attentats du 11 septembre 2001, l’assassinat de John F. Kennedy, la mort de la princesse Diana, ou la dissimulation de technologies extraterrestres à Roswell). Les participants évaluent leur degré d’accord sur une échelle de Likert en 9 points allant de 1 (Totalement en désaccord) à 9 (Totalement d’accord).

Sur le plan métrologique, l’inventaire démontre d’excellentes propriétés psychométriques. La cohérence interne est systématiquement élevée, avec un coefficient alpha de Cronbach oscillant généralement entre α = 0,88 et α = 0,94 dans les échantillons normatifs et transculturels. Les analyses factorielles confirmatoires mettent en évidence une structure unifactorielle dominante reflétant un système de croyances monologique, tout en permettant une articulation robuste avec des échelles de conspirationnisme générique (telles que la Generic Conspiracist Beliefs Scale [GCBS] de Brotherton, French, & Pickering, 2013). La validité convergente est étayée par des corrélations positives robustes avec la pensée analytique déficitaire, l’orientation à la dominance sociale, l’autoritarisme de droite, l’anomie, ainsi que la méfiance institutionnelle généralisée.

2. Mots-clés

Croyances conspirationnistes, idéation conspirationniste, psychométrie, psychologie sociale, désinformation, méfiance institutionnelle, pensée monologique, épistémologie naïve, biais cognitifs, évaluation psychologique, validation transculturelle, structure factorielle.

3. Auteurs

L’élaboration et la formalisation du Belief in Conspiracy Theories Inventory (BCTI) sont principalement attribuées aux travaux de recherche menés par :

  • Viren Swami, Ph.D. — Professeur de psychologie sociale à l’Anglia Ruskin University (Cambridge, Royaume-Uni) et chercheur associé au Centre for Psychological Research, Perdana University (Malaisie). Courriel institutionnel : [email protected].
  • Tomas Chamorro-Premuzic, Ph.D. — Professeur de psychologie des affaires à l’University College London (UCL) et à la Columbia University (New York, États-Unis).
  • Rebecca Coles, Ph.D. — Chercheuse en psychologie cognitive et différentielle, Université de Westminster (Londres, Royaume-Uni).
  • Adrian Furnham, D.Phil., D.Sc. — Professeur émérite de psychologie à l’University College London (UCL) et professeur à la Norwegian Business School (BI, Oslo, Norvège).
  • Travaux complémentaires sur le conspirationnisme générique : Robert Brotherton, Ph.D., Christopher C. French, Ph.D., et Alan D. Pickering, Ph.D. — Goldsmiths, University of London, Royaume-Uni.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Inventaire de Croyance aux Théories du Complot (BCTI) est de fournir une mesure quantitative standardisée, standardisable et reproductible de la tendance d’un individu à approuver des narrations conspirationnistes concrètes. Alors que de nombreuses approches qualitatives étudient le contenu textuel ou idéologique des théories du complot de manière isolée, le BCTI a été élaboré pour opérationnaliser le conspirationnisme en tant que trait psychologique continu ou disposition cognitive stable au sein des populations générales et cliniques.

Applications en recherche

Dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée, le BCTI est massivement mobilisé pour :

  • Analyser les corrélats cognitifs et intellectuels : Étudier l’association entre le conspirationnisme, la pensée intuitive (système 1) versus la pensée analytique (système 2), les biais de confirmation, l’illusion de causalité, et la tendance à percevoir des motifs intentionnels dans des événements aléatoires (apophénie et biais de téléologie).
  • Explorer la psychologie politique et la polarisation : Examiner les relations entre l’adhésion aux thèses complotistes, l’aliénation politique, la radicalisation idéologique, le populisme, le cynisme civique et le rejet des consensus scientifiques (notamment sur le changement climatique, la vaccination et les politiques de santé publique).
  • Comprendre la dynamique de propagation des fausses nouvelles : Modéliser la vulnérabilité individuelle face aux campagnes de désinformation numérique, aux rumeurs virales et à l’adhésion aux médias non traditionnels.

Applications cliniques et psychosociales

Bien que le BCTI ne soit pas un outil diagnostique conçu pour évaluer la psychopathologie lourde, il trouve des applications pertinentes en psychologie clinique et préventive :

  • Évaluation de la schizotypie non clinique : Identifier le continuum entre les croyances inhabituelles, les idées de référence légères et l’idéation paranoïaque subclinique dans le cadre de la personnalité schizotypique.
  • Interventions d’éducation aux médias et d’esprit critique : Servir de mesure pré-test et post-test pour évaluer l’efficacité de programmes pédagogiques visant à développer l’épistémologie critique, la littératie médiatique et la résistance cognitive aux récits manipulateurs.

5. Construit psychologique

Le construit psychologique mesuré par le BCTI est l’idéation conspirationniste, définie comme la disposition psychologique générale à attribuer l’origine d’événements sociaux, géopolitiques ou historiques majeurs à des complots secrets, malveillants et concertés orchestrés par de petits groupes d’acteurs puissants dissimulant la vérité au grand public.

Dimensions conceptuelles sous-jacentes

Bien que le BCTI soit fréquemment utilisé comme un score unitaire global illustrant la nature monologique du système de croyance complotiste (Goertzel, 1994), le construit englobe plusieurs facettes interconnectées :

  • Dissimulation gouvernementale et étatique : La conviction que les gouvernements officiels maintiennent des structures clandestines (« État profond »), falsifient des rapports officiels et mettent en scène des événements sous fausse bannière pour restreindre les libertés civiles ou justifier des guerres (ex. : les doutes relatifs aux conclusions du rapport de la commission Warren sur l’assassinat de JFK ou aux versions officielles du 11-Septembre).
  • Contrôle planétaire et hégémonie occulte : L’adhésion à l’idée que des organisations transnationales, des sociétés secrètes (ex. : Illuminati, Bilderberg) ou des élites financières invisibles dirigent les politiques mondiales et l’économie en dehors de tout processus démocratique.
  • Complots scientifiques et sanitaires : La croyance selon laquelle l’industrie pharmaceutique, la communauté médicale ou les agences sanitaires dissimulent délibérément des traitements efficaces ou créent des épidémies pour maximiser leurs profits ou réduire la population.
  • Occultation de phénomènes extraordinaires ou extraterrestres : L’acceptation de l’idée que les autorités dissimulent des preuves irréfutables de visites extraterrestres, de technologies révolutionnaires à énergie libre ou de contacts interplanétaires (ex. : incident de Roswell).
  • Méfiance envers les médias grand public (Mainstream Media) : La certitude que les organes de presse conventionnels sont complices des élites et agissent comme des vecteurs de propagande destinés à désinformer activement la population.

Le BCTI capture l’expression de ce que les psychologues appellent le système de croyance monologique : une fois qu’un individu adopte une théorie du complot, cette croyance sert de prémisse explicative pour soutenir d’autres théories du complot non reliées, voire logiquement incompatibles entre elles (Wood et al., 2012).

6. Cadre théorique

Le cadre théorique du BCTI repose sur l’intersection de la théorie des systèmes de croyances monologiques (Goertzel, 1994), de la psychologie évolutionniste des coalitions de défense, et de la théorie du double processus cognitif (Kahneman, 2011 ; Evans & Stanovich, 2013).

1. Le modèle monologique de Goertzel

Dans sa publication séminale de 1994, le sociologue Ted Goertzel a postulé que les croyances aux théories du complot ne fonctionnent pas comme des opinions isolées fondées sur l’examen indépendant de preuves factuelles, mais comme un réseau interconnecté et auto-référentiel. Dans un système monologique, chaque théorie du complot sert de justification et de preuve pour une autre théorie : l’élément central n’est pas le détail empirique de l’événement, mais le principe fondamental selon lequel « les versions officielles sont toujours des mensonges » et « les autorités sont intrinsèquement corrompues ». Le BCTI opérationnalise directement ce modèle en démontrant que les corrélations inter-items restent extrêmement fortes même entre des événements n’ayant aucun rapport historique ou géographique.

2. Besoins épistémiques, existentiels et sociaux (Douglas et al., 2017)

La théorie contemporaine de l’adhésion conspirationniste développée par Karen Douglas et ses collègues identifie trois motivations psychologiques fondamentales que le BCTI permet d’étudier :

  • Motivations épistémiques : Le besoin de clôture cognitive, de certitude et de réduction de l’ambiguïté face à des événements perturbateurs imprévus. Le biais de proportionnalité amène les individus à refuser qu’un événement colossal (la mort d’un président ou une pandémie mondiale) résulte d’une cause banale ou accidentelle.
  • Motivations existentielles : La tentative de restaurer un sentiment de contrôle et de sécurité psychologique dans un environnement perçu comme menaçant, hostile et imprévisible.
  • Motivations sociales : La valorisation de l’estime de soi et de l’identité de groupe en se percevant comme détenteur d’un savoir secret privilégié, inaccessible aux masses qualifiées de crédules (« moutons »).

3. Style cognitif et traitement de l’information

Le cadre théorique intègre également les modèles de traitement heuristique. Les scores élevés au BCTI sont théorisés comme résultant d’une dépendance accrue à l’intuition rapide (Système 1) et d’une moindre mobilisation de la pensée réflexive analytique (Système 2), favorisant l’attribution excessive d’intentionnalité (teleological thinking) et le raisonnement circulaire motivé.

7. Validité

L’évaluation des qualités psychométriques du BCTI a fait l’objet de nombreuses investigations empiriques attestant de sa robustesse.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente du BCTI a été démontrée par des associations statistiques significatives avec un large éventail d’instruments psychologiques standardisés :

  • Échelles de conspirationnisme générique : Corrélations très fortes (r = 0,70 à r = 0,85, p < 0,001) avec la Generic Conspiracist Beliefs Scale (GCBS ; Brotherton et al., 2013) et la Conspiracy Mentality Questionnaire (CMQ ; Bruder et al., 2013).
  • Traits de personnalité et idéation paranoïaque : Corrélations positives significatives avec l’échelle de paranoïa sous-clinique (r = 0,35 à 0,48), la schizotypie (notamment les dimensions magiques et perceptives, r = 0,30 à 0,45), et une corrélation négative modérée avec le trait d’Agréabilité du Big Five (r = -0,18 à -0,25).
  • Variables sociopolitiques : Corrélations positives avec l’autoritarisme de droite (RWA, r = 0,25 à 0,35), l’orientation à la dominance sociale (SDO, r = 0,20 à 0,30) et l’anomie sociale (r = 0,38).
  • Styles cognitifs : Corrélations négatives systématiques avec le test de réflexion cognitive (Cognitive Reflection Test [CRT], r = -0,20 à -0,32), indiquant qu’une pensée analytique plus développée est associée à un rejet des théories du complot du BCTI.

Validité discriminante

Le BCTI démontre une distinction empirique nette par rapport aux croyances religieuses traditionnelles bien établies, aux traits d’anxiété généralisée non liée à la persécution, et à l’intelligence générale mesurée par des tests de raisonnement fluide (Raven), confirmant que l’idéation conspirationniste ne se confond pas simplement avec un faible quotient intellectuel ou un niveau général de détresse psychologique.

Validité prédictive

Des études longitudinales et expérimentales démontrent que des scores élevés au BCTI prédisent significativement des comportements tangibles dans le monde réel, tels que l’hésitation vaccinale, le refus de respecter les recommandations sanitaires publiques, le rejet des consensus climatiques, l’intention de vote pour des candidats populistes antisystème, et une propension accrue à partager des fausses informations non vérifiées sur les réseaux sociaux.

8. Fidélité

La fidélité de l’Inventaire de Croyance aux Théories du Complot a été largement documentée à travers divers échantillons internationaux, étudiants et représentatifs de la population adulte.

Cohérence interne

Les indices de consistance interne du BCTI atteignent des seuils d’excellence selon les standards psychométriques conventionnels (standards de Nunnally & Bernstein, 1994) :

  • Alpha de Cronbach (α) : Dans l’étude princeps de Swami et al. (2010), l’échelle a obtenu un coefficient α = 0,93 pour un échantillon de 275 adultes britanniques, et α = 0,90 dans un échantillon de réplication. Dans des études ultérieures (Swami et al., 2011, 2014), les valeurs d’alpha se sont maintenues de manière consistante entre 0,88 et 0,94.
  • Oméga de McDonald (ω) : Les réévaluations contemporaines de l’échelle rapportent des coefficients oméga hiérarchique et total supérieurs à 0,91, confirmant que la variance observée est majoritairement imputable au facteur général sous-jacent.
  • Corrélations item-total corrigées : Toutes les corrélations item-total se situent au-dessus de 0,45, avec une moyenne oscillant entre 0,55 et 0,72, démontrant qu’aucun item individuel ne parasite la consistance de l’instrument.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Les évaluations de la stabilité temporelle sur des intervalles de deux à six semaines ont produit des coefficients de corrélation test-retest (r de Pearson et coefficient de corrélation intraclasse ICC) compris entre r = 0,80 et r = 0,87. Ces résultats démontrent que l’idéation conspirationniste mesurée par le BCTI présente une stabilité temporelle caractéristique d’un trait dispositionnel stable, tout en restant sensible à des interventions ciblées de remédiation cognitive.

9. Analyse factorielle

La structure factorielle du BCTI a été explorée et validée par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors des premières analyses factorielles exploratoires menées avec extraction en composantes principales ou factorisation en axes principaux suivie d’une rotation oblique (Promax ou Direct Oblimin), un facteur dominant émerge systématiquement :

  • Valeur propre (Eigenvalue) : Le premier facteur non tourné présente typiquement une valeur propre très élevée (dépassant souvent 6,0 à 7,5), expliquant à lui seul entre 42 % et 55 % de la variance totale des réponses.
  • Test du coude de Cattell (Scree Plot) : L’examen graphique met en évidence une rupture nette après le premier facteur, ce qui justifie l’utilisation de l’instrument comme une échelle unifactorielle unidimensionnelle composite.
  • Saturations factorielles : Les saturations des 15 items sur ce facteur général oscillent généralement entre 0,50 et 0,82, sans saturation croisée problématique.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Dans les modélisations par équations structurelles (SEM), le modèle unifactoriel présente des indices d’ajustement satisfaisants à acceptables selon les critères d’évaluation méthodologique habituels :

  • Chi-deux normé (χ²/ddl) : Valeurs régulièrement comprises entre 1,85 et 2,80 (valeurs < 3,0 considérées comme adéquates).
  • CFI (Comparative Fit Index) : > 0,92 (souvent > 0,95 après introduction de covariances résiduelles mineures entre items thématiquement proches).
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,91.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : 0,045 à 0,068 (avec un intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,08).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,050.

Des modèles hiérarchiques bifactoriels (un facteur général de conspirationnisme et des facteurs de groupe secondaires liés à des thématiques spécifiques : géopolitique, extraterrestres, santé) confirment que la quasi-totalité de la variance commune fiable relève du facteur général de croyance conspirationniste.

10. Instrument de mesure

Le BCTI se caractérise par des modalités de passation simples, rapides et standardisées :

  • Type de passation : Auto-questionnaire psychométrique individuel (accessible en format papier-crayon ou informatisé / en ligne).
  • Population cible : Adultes et adolescents à partir de 16 ans issus de la population générale, académique ou clinique.
  • Nombre d’items : 15 énoncés affirmatifs fermés dans sa version standardisée classique.
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 9 points :
    1 = Totalement en désaccord (Completely Disagree)
    2 = Très fortement en désaccord
    3 = Fortement en désaccord
    4 = Plutôt en désaccord
    5 = Neutre / Indécis (Neutral)
    6 = Plutôt d’accord
    7 = Fortement d’accord
    8 = Très fortement d’accord
    9 = Totalement d’accord (Completely Agree)
  • Cotation et calcul des scores :
    – Aucun item n’est inversé.
    – Le score global est calculé soit par la somme brute des 15 items (score s’étendant de 15 à 135), soit par la moyenne arithmétique des items (score moyen s’étendant de 1,00 à 9,00).
    – Des scores moyens plus élevés reflètent une adhésion plus prononcée aux thèses complotistes et un niveau supérieur d’idéation conspirationniste globale.
  • Durée approximative de passation : 3 à 5 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication initiale : 2010 (articles de référence : Swami et al., 2010, 2011 ; et travaux de cadrage de Brotherton et al., 2013).
  • Statut des droits et accessibilité : L’instrument a été publié dans des revues académiques à des fins d’évaluation scientifique. Il est mis à la disposition des chercheurs, des étudiants et des universitaires sans frais d’utilisation dans le cadre de projets non commerciaux de recherche empirique et pédagogique.
  • Tarification : Gratuit pour la recherche scientifique et l’enseignement académique (sous réserve de citer adéquatement les auteurs et les publications originales dans tout travail, mémoire ou publication qui en découle).
  • Utilisation commerciale : Toute exploitation lucrative, intégration dans des outils commerciaux de recrutement ou commercialisation sous forme de logiciel propriétaire nécessite l’autorisation formelle expresse des auteurs originaux titulaires des droits intellectuels.

12. Références

Les publications fondatrices et études psychométriques de référence relatives au BCTI et à l’évaluation des croyances conspirationnistes comprennent :

  • Brotherton, R., French, C. C., & Pickering, A. D. (2013). Measuring belief in conspiracy theories: The generic conspiracist beliefs scale. Frontiers in Psychology, 4, Article 279. https://doi.org/10.3389/fpsyg.2013.00279
  • Bruder, M., Haffke, P., Neave, N., Nouripanah, N., & Imhoff, R. (2013). Measuring individual differences in generic conspiracy beliefs across culture: The Conspiracy Mentality Questionnaire. Frontiers in Psychology, 4, Article 225. https://doi.org/10.3389/fpsyg.2013.00225
  • Douglas, K. M., Sutton, R. M., & Cichocka, A. (2017). The psychology of conspiracy theories. Current Directions in Psychological Science, 26(6), 538–542. https://doi.org/10.1177/0963721417718261
  • Goertzel, T. (1994). Belief in conspiracy theories. Political Psychology, 15(4), 731–742. https://doi.org/10.2307/3791630
  • Swami, V., Chamorro-Premuzic, T., & Furnham, A. (2010). Unanswered questions: A survey in the UK of the intelligence, personality, and ideological correlates of conspiracy beliefs. Rationality and Society, 22(3), 355–376. https://doi.org/10.1177/1043463110373441
  • Swami, V., Coles, R., Stieger, S., Pietschnig, J., Furnham, A., Rehim, S., & Voracek, M. (2011). Conspiracist ideation in Britain and Austria: Evidence of a monological belief system and associations between individual psychological differences and real-world and fictitious conspiracy theories. British Journal of Psychology, 102(3), 443–463. https://doi.org/10.1111/j.2044-8295.2010.02004.x
  • Wood, M. J., Douglas, K. M., & Sutton, R. M. (2012). Dead and alive: Beliefs in contradictory conspiracy theories. Social Psychological and Personality Science, 3(6), 767–773. https://doi.org/10.1177/1948550611434786

13. Questions et items du questionnaire

Les items officiels du Belief in Conspiracy Theories Inventory (BCTI) tels qu’administrés dans les protocoles de recherche en langue originale anglaise se présentent sous forme d’affirmations portant sur des événements historiques et géopolitiques spécifiques. Les participants répondent à chaque énoncé en utilisant l’échelle d’évaluation de 1 à 9.

Response scale: 1 = Completely Disagree, 2 = Very Strongly Disagree, 3 = Strongly Disagree, 4 = Somewhat Disagree, 5 = Neutral, 6 = Somewhat Agree, 7 = Strongly Agree, 8 = Very Strongly Agree, 9 = Completely Agree.

  1. A powerful and secretive group, known as the New World Order, are planning to eventually rule the world through an autonomous world government which would replace sovereign governments.
  2. The US government allowed the 9/11 attacks to take place so that it would have an excuse to achieve its foreign policy goals and expand powers at home.
  3. Princess Diana’s death was not an accident, but rather an organized assassination by members of the British Royal Family who found her relationship with Dodi Al-Fayed unacceptable.
  4. The US Apollo Moon landings were staged and never actually happened, having been faked by NASA in a studio.
  5. The assassination of President John F. Kennedy was not committed by Lee Harvey Oswald alone, but was rather a plot orchestrated by elements within the US government, such as the CIA.
  6. The assassination of Martin Luther King Jr. was carried out by the US government and law enforcement agencies who wanted to silence his civil rights activism.
  7. An alien spacecraft crashed in Roswell, New Mexico in 1947, and the US military and government covered up the truth from the public.
  8. Global warming is a hoax invented by scientists, politicians, and environmentalists to control the public and raise taxes.
  9. The pharmaceutical industry and medical establishments deliberately suppress known cures for cancer and other terminal diseases in order to protect their profits.
  10. The 7/7 London underground and bus bombings were executed by the British security services or government agencies as a false-flag operation.
  11. The US government knowingly created or spread HIV/AIDS in laboratory facilities to target specific minority populations or control demographics.
  12. The attack on the World Trade Center on September 11, 2001 was carried out with the use of controlled demolitions planned in advance.
  13. Secret organizations (such as the Freemasons, the Illuminati, or the Bilderberg Group) exert complete control over the world’s financial markets and political systems.
  14. Evidence of advanced ancient technologies and extraterrestrial visits to Earth in ancient times is systematically covered up by mainstream academic institutions.
  15. Governments and secret agencies are engaged in aerial spraying programs (« chemtrails ») using harmful chemicals or biological agents for covert population management or geoengineering.

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 4). Inventaire de Croyance aux Théories du Complot (BCTI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-croyance-theories-du-complot-bcti/
memjavad. “Inventaire de Croyance aux Théories du Complot (BCTI).” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-croyance-theories-du-complot-bcti/.
memjavad. “Inventaire de Croyance aux Théories du Complot (BCTI).” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-croyance-theories-du-complot-bcti/.