- 1. Résumé
- 2. Mots-clés
- 3. Auteurs
- 4. Objectif
- 5. Construit psychologique
- 6. Cadre théorique
- 7. Validité
- 8. Fidélité
- 9. Analyse factorielle
- 13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)
- 10. Instrument de mesure
- 11. Permissions, Tarifs et Année du test
- 12. Références
- 13. Questions et items du questionnaire
1. Résumé
L’Inventaire bref de la douleur (Brief Pain Inventory, BPI), initialement conçu sous l’appellation de Brief Pain Questionnaire par le Pain Research Group de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et développé formellement par Charles S. Cleeland et K. M. Ryan en 1994, constitue l’instrument psychométrique d’auto-évaluation de la douleur le plus largement utilisé et validé dans la recherche clinique internationale et la pratique médicale avancée. Conçu à l’origine pour mesurer l’intensité de la douleur liée au cancer et son retentissement sur les activités fonctionnelles et psychosociales des patients oncologiques, le BPI a fait l’objet d’adaptations et de validations transculturelles rigoureuses pour un vaste spectre de syndromes douloureux chroniques non malins (tels que les douleurs neuropathiques, la lombalgie chronique, la fibromyalgie, l’arthrose et les troubles musculosquelettiques).
L’instrument explore deux dimensions fondamentales et interdépendantes de l’expérience douloureuse à travers un ensemble structuré d’items :
- La sévérité de la douleur (Pain Severity) : évaluée par 4 items explorant la douleur au pire moment (worst), au moindre moment (least), en moyenne (average) au cours des dernières 24 heures, ainsi que la douleur au moment présent (right now), à l’aide d’une échelle d’évaluation numérique (NRS) graduée de 0 (« Aucune douleur ») à 10 (« Douleur maximale imaginable »).
- Le retentissement ou l’interférence de la douleur (Pain Interference) : mesuré par 7 items évaluant l’impact de la douleur sur le fonctionnement quotidien, incluant l’activité générale, l’humeur, la capacité de marche, le travail habituel (domestique et professionnel), les relations avec autrui, le sommeil et le plaisir de vivre, également cotés sur une échelle de 0 (« Ne gêne pas du tout ») à 10 (« Gêne complètement »).
Le BPI comprend également un schéma corporel anatomique (pour la localisation topographique des douleurs), une question de dépistage dichotomique, un inventaire des traitements antalgiques reçus et une échelle en pourcentage mesurant le soulagement obtenu (de 0 % à 100 %). Les propriétés psychométriques du BPI sont exceptionnellement robustes : les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires démontrent systématiquement une structure bifactorielle stable (Sévérité et Interférence), une consistance interne élevée (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,80 et 0,92 pour la sévérité et entre 0,88 et 0,95 pour l’interférence), ainsi qu’une sensibilité au changement cliniquement pertinente (notamment dans l’évaluation des interventions pharmacologiques et non pharmacologiques).
2. Mots-clés
Inventaire bref de la douleur, Brief Pain Inventory, BPI, évaluation de la douleur, sévérité de la douleur, interférence fonctionnelle, douleur cancéreuse, douleur chronique, psychométrie, qualité de vie liée à la santé.
3. Auteurs
L’instrument a été conceptualisé, développé et standardisé sous la direction du Dr Charles S. Cleeland, en collaboration avec K. M. Ryan, au sein du Pain Research Group (Groupe de recherche sur la douleur du Centre collaborateur de l’OMS pour les soins palliatifs et la recherche sur la douleur), situé au Département de recherche sur les symptômes (Department of Symptom Research) du University of Texas M. D. Anderson Cancer Center à Houston, Texas, États-Unis.
Affiliations institutionnelles principales :
- Charles S. Cleeland, Ph.D. : Professeur émérite et ancien directeur de la chaire McCulloch de recherche sur les symptômes, Department of Symptom Research, The University of Texas M. D. Anderson Cancer Center, Houston, TX, États-Unis.
- K. M. Ryan, M.S.S.W. : Chercheur associé, Pain Research Group, University of Wisconsin-Madison & The University of Texas M. D. Anderson Cancer Center, États-Unis.
4. Objectif
Le Brief Pain Inventory (BPI) a été spécifiquement élaboré pour répondre à un défi majeur en algologie et en oncologie : fournir une mesure brève, standardisée, cliniquement opérationnelle et psychométriquement rigoureuse de la douleur ressentie par le patient, capable de quantifier simultanément l’intensité sensorielle du symptôme et son retentissement fonctionnel direct sur la vie quotidienne.
Applications cliniques et diagnostiques
En pratique clinique quotidienne, le BPI remplit plusieurs fonctions critiques :
- Dépistage et quantification initiale : Il permet d’établir une ligne de base (baseline) multidimensionnelle de la douleur, évitant l’écueil des évaluations unidimensionnelles qui réduisent l’expérience douloureuse à un simple chiffre d’intensité sans apprécier son impact écologique.
- Surveillance thérapeutique : Grâce à son item évaluant le pourcentage de soulagement procuré par les traitements (de 0 % à 100 %) et la réévaluation longitudinale des scores de sévérité et d’interférence, il offre aux cliniciens un indicateur direct de l’efficacité analgésique des protocoles pharmacologiques (paliers OMS des opioïdes, analgésiques non opioïdes, adjuvants) ou des thérapies non pharmacologiques (kinésithérapie, thérapies cognitivo-comportementales, neurostimulation).
- Communication soignant-soigné : Le recours au schéma corporel et aux échelles numériques favorise une communication plus précise, en particulier chez les patients présentant des douleurs complexes, mixtes ou multifocales.
Applications dans la recherche clinique
Dans le domaine des essais cliniques (phases II, III et IV) portant sur de nouvelles molécules antalgiques, des interventions chirurgicales ou des programmes de soins palliatifs, le BPI est reconnu par l’initiative IMMPACT (Initiative on Methods, Measurement, and Pain Assessment in Clinical Trials) comme l’un des critères de jugement principaux (core outcome measures) indispensables. Sa brièveté (temps de passation moyen de 5 minutes) réduit considérablement le fardeau du répondant (respondent burden), un atout décisif chez les patients asthéniques, sévèrement malades ou en phase terminale.
Justification théorique et méthodologique
La justification théorique du BPI repose sur le postulat qu’une évaluation valide de la douleur ne peut se limiter à l’intensité sensorielle instantanée. L’intensité fluctue au fil des variations nycthémérales, des prises médicamenteuses et de l’activité physique ; dès lors, capturer la douleur « au pire », « au moindre » et « en moyenne » sur une fenêtre temporelle rétrospective de 24 heures (ou de 7 jours dans la version longue) offre une estimation représentative bien plus robuste qu’une mesure ponctuelle isolée. De surcroît, la dissociation systématique entre la sévérité et le retentissement permet d’identifier des profils de patients qui, pour un niveau de douleur identique, présentent des degrés d’altération fonctionnelle très disparates, orientant ainsi des prises en charge ciblées (réadaptation physique versus soutien psychologique).
5. Construit psychologique
Le Brief Pain Inventory opérationnalise l’expérience douloureuse selon une architecture bidimensionnelle principale, complétée par des indices descriptifs et thérapeutiques. Cette structure reflète fidèlement la nature multidimensionnelle de la douleur telle que définie par l’International Association for the Study of Pain (IASP).
1. La dimension « Sévérité de la douleur » (Pain Severity)
Cette dimension mesure l’intensité perçue du signal nociceptif ou neuropathique. Elle est quantifiée par la moyenne arithmétique de 4 items gradués de 0 à 10 :
- Douleur au pire moment (Item 3 – Worst Pain) : Évalue l’acmé douloureuse survenue au cours des 24 dernières heures. Cet item est particulièrement sensible aux accès douloureux paroxystiques (breakthrough pain) et reflète souvent le seuil de tolérance maximale du patient.
- Douleur au moindre moment (Item 4 – Least Pain) : Mesure le niveau résiduel de douleur lors des périodes de répit ou d’efficacité maximale des thérapeutiques. Il témoigne du contrôle de fond du symptôme.
- Douleur moyenne (Item 5 – Average Pain) : Représente l’estimation globale intégrée par le patient de son état douloureux sur l’ensemble de la journée. Les études méthodologiques démontrent que cet item unique est souvent le meilleur prédicteur du fonctionnement global.
- Douleur actuelle (Item 6 – Pain Right Now) : Mesure le niveau sensoriel au moment précis de l’administration du test, servant de point d’ancrage en temps réel.
2. La dimension « Interférence de la douleur » (Pain Interference)
Cette dimension quantifie le degré auquel la douleur entrave le fonctionnement physique, psychologique et social du sujet. Le score composite d’interférence est calculé par la moyenne des 7 items (9A à 9G) cotés de 0 à 10. Les recherches factorielles avancées subdivisent fréquemment cette dimension en deux sous-composantes corrélées :
- Interférence physique/fonctionnelle (Physical/Activity Interference) :
- Activité générale (Item 9A) : Capacité à accomplir les mouvements et gestes élémentaires de la vie quotidienne.
- Capacité de marche (Item 9C) : Mobilité et locomotion autonome.
- Travail habituel (Item 9D) : Capacité à maintenir une activité professionnelle productive ou à effectuer les corvées et responsabilités ménagères.
- Interférence affective/psychosociale (Affective/Psychological Interference) :
- Humeur (Item 9B) : Impact émotionnel direct, détresse, anxiété ou irritabilité générées par l’état douloureux.
- Relations avec autrui (Item 9E) : Altération des interactions sociales, familiales, conjugales et communicationnelles.
- Sommeil (Item 9F) : Perturbation de l’architecture du sommeil, insomnie d’endormissement ou réveils nocturnes liés à la douleur.
- Plaisir de vivre (Item 9G) : Perte de la capacité à jouir des activités récréatives, anédonie secondaire et dégradation de la vitalité existentielle.
3. Éléments qualitatifs et descriptifs complémentaires
Outre ces deux scores composites, le BPI comprend :
- Le dépistage initial (Item 1) : Distingue la douleur clinique faisant l’objet du suivi des céphalées mineures, entorses bénignes ou douleurs quotidiennes non pathologiques.
- Le schéma corporel (Item 2) : Représentation graphique antérieure et postérieure du corps humain sur laquelle le patient dessine la localisation exacte de ses douleurs et indique d’une croix (X) la zone la plus douloureuse, permettant de différencier les douleurs localisées, plurifocales ou généralisées.
- L’évaluation des traitements et du soulagement (Items 7 et 8) : Relevé des analgésiques consommés et quantification du pourcentage de soulagement subjectif (de 0 % à 100 %).
6. Cadre théorique
Le développement du BPI s’inscrit au carrefour du modèle biopsychosocial de la santé formulé par George L. Engel et de la théorie du portillon (Gate Control Theory) élaborée par Ronald Melzack et Patrick Wall en 1965.
De la perspective biomédicale linéaire à la perspective multidimensionnelle
Historiquement, l’évaluation de la douleur reposait sur une vision strictement mécaniste où l’intensité perçue était censée refléter proportionnellement l’étendue de la lésion tissulaire périphérique. Melzack et Wall ont révolutionné ce paradigme en démontrant que les influx nociceptifs sont modulés par des mécanismes de contrôle spinaux et corticaux intégrant des facteurs cognitifs, affectifs et comportementaux.
Dans cette lignée, Charles S. Cleeland a postulé que l’expérience douloureuse vécue par le patient cancéreux ou souffrant de pathologies chroniques est indissociable de son contexte fonctionnel et existentiel. Le BPI a été pensé pour opérationnaliser le concept selon lequel la sévérité de la douleur (l’entrée sensorielle) agit comme un stresseur direct qui vient altérer les capacités d’adaptation (coping), générant en cascade une interférence comportementale et affective. Cette interférence rétroagit à son tour sur la perception centrale de la douleur par des boucles de renforcement négatif (stress, dépression, kinésiophobie, atrophie sociale).
Alignement avec la classification du fonctionnement de l’OMS
Le cadre conceptuel du BPI préfigure directement les dimensions de la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) de l’OMS :
- La sévérité de la douleur correspond aux déficiences des fonctions organiques (déficience sensorielle/nociceptive).
- L’interférence fonctionnelle traduit les limitations d’activité (marche, travail, sommeil) et les restrictions de participation (relations interpersonnelles, plaisir de vivre).
7. Validité
L’Inventaire bref de la douleur a fait l’objet de centaines d’études de validation psychométrique à travers le monde, démontrant des qualités métrologiques remarquables dans diverses populations cliniques et contextes culturels (américain, français, chinois, espagnol, japonais, italien, etc.).
Validité de construit (Construct Validity)
La validité de construit est étayée par la capacité du BPI à discriminer systématiquement les sous-groupes de patients selon le stade de leur maladie, leur statut de performance fonctionnelle (échelles de Karnofsky ou ECOG) et la présence de métastases. Les études de Cleeland et Ryan (1994), ainsi que les travaux ultérieurs (Daut et al., 1983 ; Larue et al., 1995 pour la version française), ont confirmé que les patients présentant des scores de sévérité élevés rapportent de manière constante des scores d’interférence significativement plus dégradés ($p < 0{,}001$).
Validité convergente et discriminante
La validité convergente a été démontrée par des corrélations fortes et significatives entre les sous-échelles du BPI et d’autres instruments validés :
- Corrélations élevées ($r = 0{,}70$ à $0{,}85$) entre les items de sévérité du BPI et l’Échelle Visuelle Analogique (EVA) ou le Questionnaire de Douleur de McGill (MPQ / QDSA).
- Corrélations modérées à fortes ($r = 0{,}55$ à $0{,}78$) entre le score d’interférence du BPI et les sous-échelles physiques et fonctionnelles du SF-36 (Medical Outcomes Study Short Form-36), de l’EORTC QLQ-C30 et du Pain Disability Index (PDI).
- La sous-composante d’interférence affective (humeur, plaisir de vivre) corrèle de façon significative avec les échelles de dépression et d’anxiété comme la HADS (Hospital Anxiety and Depression Scale) ($r = 0{,}45$ à $0{,}65$).
La validité discriminante est établie par la distinction nette entre les items évaluant les aspects sensoriels stricts (sévérité) et ceux mesurant l’impact psychosocial (interférence), ainsi que par l’absence de corrélation significative avec des construits non reliés tels que la désirabilité sociale.
Sensibilité au changement et pertinence clinique (MCID)
Le BPI présente une excellente réactivité (responsiveness) aux modifications de l’état clinique induites par des paliers antalgiques ou des interventions chirurgicales. La différence minimale cliniquement importante (Minimal Clinically Important Difference, MCID) a été établie dans de multiples cohortes : une réduction de 2 points (ou d’environ 30 %) sur l’échelle de sévérité moyenne (0-10) ou sur le score composite d’interférence correspond à une amélioration significative perçue par le patient (Farrar et al., 2001 ; Dworkin et al., 2008).
8. Fidélité
La fidélité (ou fiabilité) du BPI a été évaluée au moyen de multiples indicateurs de cohérence interne et de stabilité temporelle à travers une variété d’échantillons cliniques.
Consistance interne (Internal Consistency)
Les analyses de cohérence interne révèlent systématiquement d’excellents coefficients :
- Sous-échelle Sévérité de la douleur : Le coefficient $\alpha$ de Cronbach se situe habituellement entre 0,80 et 0,92 selon les populations étudiées (0,85 dans la cohorte princeps de Cleeland & Ryan, 1994 ; 0,89 dans la validation française de Radat et al., 2008 chez des patients souffrant de douleur chronique non cancéreuse).
- Sous-échelle Interférence de la douleur : Le coefficient $\alpha$ de Cronbach est particulièrement élevé, oscillant généralement entre 0,88 et 0,95 (0,91 chez Cleeland & Ryan ; 0,93 chez Larue et al., 1995 ; 0,92 chez Radat et al., 2008).
Ces valeurs indiquent une forte homogénéité des items au sein de leurs sous-échelles respectives, sans redondance excessive.
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle a été mesurée dans des conditions de stabilité clinique (intervalles de 24 heures à 7 jours chez des patients dont le traitement antalgique n’a pas été modifié) :
- Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) pour les scores de sévérité s’échelonnent de 0,78 à 0,90.
- Pour les scores d’interférence, les CCI varient entre 0,80 et 0,93, confirmant une excellente reproductibilité du test au fil du temps en l’absence de changement d’état sous-jacent.
9. Analyse factorielle
La structure dimensionnelle du Brief Pain Inventory a été examinée de manière approfondie au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).
Structure bifactorielle classique
Les études initiales de Cleeland et Ryan (1994), confirmées par de nombreuses réplications internationales, ont mis en évidence une structure robuste à deux facteurs orthogonaux ou corrélés :
- Facteur 1 : Sévérité de la douleur (Pain Severity) — regroupe les items 3 (pire douleur), 4 (moindre douleur), 5 (douleur moyenne) et 6 (douleur actuelle). Les saturations factorielles (factor loadings) pour ces items dépassent régulièrement 0,70 (généralement comprises entre 0,72 et 0,88).
- Facteur 2 : Interférence de la douleur (Pain Interference) — regroupe les items 9A à 9G. Les saturations factorielles se situent habituellement entre 0,68 et 0,89.
Cette structure explique typiquement entre 60 % et 75 % de la variance totale des scores.
Modèles alternatifs : Structure à trois facteurs
Dans plusieurs cohortes de douleur chronique non cancéreuse (notamment dans les travaux de validation de Tan et al., 2004 et de Radat et al., 2008), l’analyse factorielle confirmatoire a montré un ajustement statistique supérieur pour un modèle à trois facteurs, subdivisant l’interférence en deux dimensions distinctes :
13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)
Les indices d’ajustement pour les modèles bifactoriels et trifactoriels démontrent une excellente adéquation aux données empiriques (ex. : $CFI > 0{,}95$, $TLI > 0{,}94$, $RMSEA < 0{,}06$,$SRMR < 0{,}05$), attestant de la solidité conceptuelle et mathématique du BPI.
10. Instrument de mesure
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire standardisé (accessible également sous forme d’hétéro-évaluation par entretien direct ou passation électronique).
- Format d’administration : Papier-crayon, tablette numérique, interface web (PROMIS / e-PRO).
- Population cible : Adultes et adolescents souffrant de douleurs aiguës, subaiguës ou chroniques, liées au cancer ou d’étiologies non oncologiques.
- Durée de passation : Environ 3 à 5 minutes pour la version abrégée (Short Form).
- Nombre total d’items : 11 rubriques numérotées, incluant 4 items de sévérité, 7 items d’interférence, 1 item de dépistage, 1 schéma corporel, 1 item de traitement et 1 item d’évaluation du soulagement en pourcentage.
- Échelles de réponse (Format authentique) :
- Items de sévérité de la douleur (Items 3, 4, 5, 6) : Échelle d’évaluation numérique en 11 points graduée de 0 (« Aucune douleur » / No pain) à 10 (« Douleur maximale imaginable » / Pain as bad as you can imagine).
- Item de soulagement (Item 8) : Échelle en pourcentage de 0 % (« Aucun soulagement » / No relief) à 100 % (« Soulagement complet » / Complete relief) par incréments de 10 %.
- Items d’interférence de la douleur (Items 9A à 9G) : Échelle d’évaluation numérique en 11 points graduée de 0 (« Ne gêne pas » / Does not interfere) à 10 (« Gêne complètement » / Completely interferes).
- Item de dépistage (Item 1) : Réponse dichotomique (Oui / Non).
- Schéma corporel (Item 2) : Marquage graphique des zones douloureuses et croix (X) sur la zone maximale.
- Item de traitement (Item 7) : Réponse ouverte (liste textuelle des molécules et thérapies).
- Règles de cotation et scores composites :
- Score de sévérité de la douleur (Pain Severity Score) : Calculé par la moyenne arithmétique des items 3, 4, 5 et 6 (somme des items divisée par 4). Si un item est manquant, la moyenne des 3 items restants peut être utilisée. Plage de score : 0 à 10.
- Score d’interférence de la douleur (Pain Interference Score) : Calculé par la moyenne arithmétique des items 9A à 9G (somme des items 9A à 9G divisée par 7). Si plus de 50 % des items d’interférence sont complétés (au moins 4 items sur 7), la moyenne des items répondus est calculée. Plage de score : 0 à 10.
- Inversion d’items : Aucun item n’est inversé (No reverse scoring).
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication princeps : 1994 (développement initial sous forme de Brief Pain Questionnaire dès 1983 par Daut, Cleeland et Flanery).
- Droit d’auteur (Copyright) : © 1991, 1994 Charles S. Cleeland, Ph.D. & The University of Texas M. D. Anderson Cancer Center. Tous droits réservés.
- Modalités d’accès et d’utilisation :
- Recherche académique, pratique clinique individuelle et institutions non commerciales à but non lucratif : L’utilisation du BPI est gratuite, sous réserve d’enregistrer l’étude et d’obtenir l’accord d’utilisation auprès du Department of Symptom Research du MD Anderson Cancer Center.
- Essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique et applications commerciales : Une licence commerciale formelle et le paiement de redevances sont requis via le bureau de transfert de technologie du MD Anderson.
- Contact officiel pour les permissions : MD Anderson Cancer Center – BPI Assessment Tools Portal.
12. Références
- Cleeland, C. S., & Ryan, K. M. (1994). Pain assessment: Global use of the Brief Pain Inventory. Annals of the Academy of Medicine, Singapore, 23(2), 129–138. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/8080237/
- Daut, R. L., Cleeland, C. S., & Flanery, R. C. (1983). Development of the Wisconsin Brief Pain Questionnaire to assess pain in cancer and other diseases. Pain, 17(2), 197–210. https://doi.org/10.1016/0304-3959(83)90143-4
- Dworkin, R. H., Turk, D. C., Farrar, J. T., Haythornthwaite, J. A., Jensen, M. P., Katz, N. P., Kerns, R. D., Stucki, G., Allen, R. R., Bellamy, N., Carr, D. B., Chandler, J., Cowan, P., Dionne, R., Galer, B. S., Hertz, S., Jadad, A. R., Kramer, L. D., Laderman, S., … Witter, J. (2005). Core outcome measures for chronic pain clinical trials: IMMPACT recommendations. Pain, 113(1–2), 9–19. https://doi.org/10.1016/j.pain.2004.09.012
- Dworkin, R. H., Turk, D. C., Wyrwich, K. W., Beaton, D., Cleeland, C. S., Farrar, J. T., Haythornthwaite, J. A., Jensen, M. P., Kerns, R. D., Ader, D. N., Broadbent, N., Cramer, L. D., Dubner, R., Evans, S. R., Gilron, I., Gendreau, R. M., Heinricher, M. M., Kalso, E., Katz, N. P., … Zelman, D. C. (2008). Interpreting the clinical importance of group differences in chronic pain-induced disability: IMMPACT recommendations. The Journal of Pain, 9(2), 105–121. https://doi.org/10.1016/j.jpain.2007.09.005
- Farrar, J. T., Young, J. P., LaMoreaux, L., Werth, J. L., & Poole, R. M. (2001). Clinical importance of changes in chronic pain intensity measured on an 11-point numerical pain rating scale. Pain, 94(2), 149–158. https://doi.org/10.1016/S0304-3959(01)00349-9
- Larue, F., Colleau, S. M., Brasseur, L., & Cleeland, C. S. (1995). Assessment of pain in cancer patients: Validation of the French version of the Brief Pain Inventory. Journal of Pain and Symptom Management, 10(6), 498.
- Melzack, R., & Wall, P. D. (1965). Pain mechanisms: A new theory. Science, 150(3699), 971–979. https://doi.org/10.1126/science.150.3699.971
- Radat, F., Margot-Duclot, A., & Attal, N. (2008). Validation of the French version of the Brief Pain Inventory in chronic pain patients. Douleur et Analgésie, 21(4), 209–214. https://doi.org/10.1007/s11724-008-0104-5
- Tan, G., Jensen, M. P., Thornby, J. I., & Shanti, B. F. (2004). Validation of the Brief Pain Inventory for chronic nonmalignant pain. The Journal of Pain, 5(2), 133–137. https://doi.org/10.1016/j.jpain.2003.12.005
13. Questions et items du questionnaire
-
Throughout our lives, most of us have had pain from time to time (such as minor headaches, sprains, and toothaches). Have you had pain other than these everyday kinds of pain today?
(Yes / No)
- On the diagram, shade in the areas where you feel pain. Put an X on the area that hurts the most.
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Please rate your pain by marking the number that best describes your pain at its WORST in the last 24 hours.
(0 = No pain to 10 = Pain as bad as you can imagine)
-
Please rate your pain by marking the number that best describes your pain at its LEAST in the last 24 hours.
(0 = No pain to 10 = Pain as bad as you can imagine)
-
Please rate your pain by marking the number that best describes your pain on the AVERAGE.
(0 = No pain to 10 = Pain as bad as you can imagine)
-
Please rate your pain by marking the number that tells how much pain you have RIGHT NOW.
(0 = No pain to 10 = Pain as bad as you can imagine)
- What treatments or medications are you receiving for your pain?
-
In the last 24 hours, how much relief have pain treatments or medications provided? Please mark the box below the percentage that most shows how much RELIEF you have received.
(0% = No relief to 100% = Complete relief)
-
Pain Interference items:
(0 = Does not interfere to 10 = Completely interferes)
- Pain Interference: General activity (0 = Does not interfere to 10 = Completely interferes)
- Pain Interference: Mood (0 = Does not interfere to 10 = Completely interferes)
- Pain Interference: Walking ability (0 = Does not interfere to 10 = Completely interferes)
- Pain Interference: Normal work (includes both work outside the home and housework) (0 = Does not interfere to 10 = Completely interferes)
- Pain Interference: Relations with other people (0 = Does not interfere to 10 = Completely interferes)
- Pain Interference: Sleep (0 = Does not interfere to 10 = Completely interferes)
- Pain Interference: Enjoyment of life (0 = Does not interfere to 10 = Completely interferes)