1. Résumé / Abstract
L’Inventaire d’attachement prénatal (en anglais, Prenatal Attachment Inventory ou PAI), élaboré initialement par la chercheuse Mary E. Muller en 1993, constitue l’un des instruments psychométriques de référence les plus rigoureux et largement exploités dans le champ de la psychologie périnatale et de la maïeutique pour évaluer l’intensité et la qualité du lien affectif développé par une femme enceinte envers son fœtus. Fondé sur l’hypothèse centrale selon laquelle la relation mère-enfant s’amorce bien avant l’accouchement, le PAI quantifie les comportements relationnels, les cognitions, les rêveries et les investissements émotionnels maternels spécifiquement orientés vers l’enfant à naître.
L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire auto-administré composé originellement de 21 énoncés (les protocoles dérivés ou contextualisés présentant parfois des adaptations spécifiques de 19 à 21 items), cotés au moyen d’une échelle de type Likert à 4 points (variant de 1 = « Presque jamais » à 4 = « Presque toujours »). Le score global s’échelonne typiquement de 21 à 84 points (ou de 19 à 76 points selon la version employée), un pointage élevé témoignant d’un attachement prénatal particulièrement riche, sécure et investi. Bien que fréquemment conceptualisé et exploité comme une mesure unidimensionnelle du lien affectif global, des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires ont également mis en évidence des dimensions sous-jacentes distinctes, telles que l’anticipation de la parentalité, la différenciation du fœtus comme un individu singulier, le partage social et l’interaction sensorielle foeto-maternelle.
Sur le plan des propriétés psychométriques, le PAI démontre une cohérence interne robuste à travers de multiples populations internationales et contextes cliniques, affichant des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,81 et 0,93. Sa validité de construit, sa validité convergente avec des construits connexes (tels que le soutien social, l’adaptation à la grossesse et l’estime de soi) ainsi que sa validité prédictive à l’égard de l’attachement postnatal et du bien-être néonatal ont été solidement corroborées dans la littérature scientifique internationale.
2. Mots-clés / Keywords
Attachement prénatal, Inventaire d’attachement prénatal, PAI, Mary E. Muller, psychologie périnatale, lien mère-fœtus, relation d’objet fœtale, santé mentale maternelle, psychométrie, évaluation prénatale, transition vers la parentalité, échelle de Likert.
3. Auteurs / Authors
L’échelle originale du Prenatal Attachment Inventory a été développée et validée par le Dr Mary E. Muller, PhD, RN, FAAN, alors chercheuse et professeure au sein du Department of Family Health Care Nursing à l’University of California, San Francisco (UCSF), États-Unis. Ses recherches pionnières ont profondément marqué l’analyse quantitative de l’adaptation psychologique à la maternité et des interactions précoces.
L’instrument a ultérieurement fait l’objet d’adaptations, de standardisations transculturelles et d’études approfondies par de nombreux chercheurs internationaux en maïeutique et sciences infirmières, notamment le travail mené par Abeer Eswi, PhD (Faculté des sciences infirmières, Université du Caire, Égypte) et Amal Khalil, PhD, qui ont étudié les manifestations comportementales et émotionnelles de l’attachement fœtal chez des cohortes de gestantes à bas et haut risque obstétrical.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Inventaire d’attachement prénatal est de fournir une mesure standardisée, fiable et empiriquement fondée de ce que Muller a conceptualisé comme le « lien affectif unique et singulier qui s’établit entre une femme enceinte et son fœtus ». Alors que les premières grilles d’évaluation de la maternité se focalisaient essentiellement sur l’acceptation globale de la grossesse ou sur les symptômes de détresse psychologique (anxiété, dépression périnatale), le PAI a été spécifiquement conçu pour isoler les attitudes et comportements directement orientés vers le fœtus en tant qu’entité humaine distincte et partenaire interactif émergent.
Sur le versant de la recherche clinique, le PAI sert de standard pour investiguer les déterminants psychosociaux, affectifs et biologiques de l’entrée dans la maternité. Les chercheurs l’utilisent afin d’évaluer dans quelle mesure l’âge gestationnel, le statut paritaire (primiparité versus multiparité), les technologies d’imagerie médicale (comme l’échographie obstétricale) ou les antécédents de fausses couches modulent l’investissement émotionnel envers l’enfant. De plus, l’outil permet de modéliser les trajectoires de développement affectif et de vérifier comment la qualité de l’attachement intra-utérin agit comme un facteur protecteur contre l’apparition de symptômes dépressifs du post-partum.
Sur le plan des applications cliniques et préventives, le PAI constitue un instrument de dépistage précoce d’une utilité majeure pour les sages-femmes, obstétriciens, pédopsychiatres et psychologues cliniciens. Un score particulièrement bas peut alerter l’équipe soignante sur des difficultés d’adaptation psychologique, un désinvestissement fœtal réactionnel à un deuil périnatal antérieur non résolu, un état dépressif sous-jacent ou un stress périnatal aigu. Identifier ces vulnérabilités avant le terme de la grossesse permet de déployer des interventions ciblées (guidance parentale prénatale, haptonomie, psychothérapie de soutien) visant à favoriser des représentations fœtales positives et à désamorcer d’éventuels troubles futurs de l’interaction précoce mère-nourrisson.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique d’attachement prénatal (souvent désigné sous les termes d’« attachement mère-fœtus » ou de « maternal-fetal attachment ») désigne l’ensemble des sentiments affectifs, des fantasmes conscients et préconscients, des conduites de maternage anticipé et des interactions proximales qu’une femme expérimente à l’égard de l’enfant qu’elle porte. Mary E. Muller a cherché à opérationnaliser ce concept en mettant l’accent sur les manifestations concrètes et verbalisables ressenties par les mères, évitant ainsi les biais de désirabilité sociale inhérents aux formulations trop normatives ou moralisatrices.
À travers le contenu des énoncés du PAI, plusieurs composantes structurelles majeures du construit se dégagent :
- La différenciation et l’attribution de personnalité : La mère commence à percevoir le fœtus non plus comme une partie interne de son propre corps, mais comme un être distinct doté d’intentions et d’un tempérament propre. Par exemple, l’item « I think that my baby already has a personality » capte précisément cette capacité d’individuation psychologique précoce.
- L’interaction sensorielle et corporelle active : Cette dimension concerne l’attention portée aux mouvements fœtaux, le plaisir ressenti lors de ces stimulations intéroceptives et la recherche active d’une communication bidirectionnelle à travers la paroi abdominale. Elle est illustrée par des comportements tels que caresser son ventre (« I stroke the baby through my tummy ») ou savourer les sensations motrices (« I enjoy feeling the baby move »).
- La projection imaginaire et l’anticipation de la relation : La femme enceinte construit des scénarios mentaux sur les caractéristiques physiques de l’enfant et planifie l’avenir commun. Les énoncés comme « I wonder what the baby looks like now », « I plan the things I will do with my baby » et « I imagine calling the baby by name » reflètent ce travail d’élaboration mentale et de pré-identification.
- L’intimité affective et le partage social : Le lien se caractérise par une relation exclusive et confidentielle (« I share secrets with the baby ») tout en s’ouvrant progressivement vers le réseau relationnel et l’environnement social (« I let other people put their hands on my tummy to feel the baby move », « I tell others what the baby does inside me »).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration de l’Inventaire d’attachement prénatal s’inscrit au carrefour de plusieurs traditions conceptuelles fondamentales de la psychologie du développement, de la théorie psychanalytique des relations d’objet et de la théorie de l’attachement formalisée par John Bowlby (1969, 1982).
Selon Bowlby, le système comportemental d’attachement assure la survie et le sentiment de sécurité de l’individu par la proximité avec une figure protectrice. Bien que la théorie classique décrive initialement les démarches de l’enfant vers le parent donneur de soins (caregiver), les théoriciens de la périnatalité ont conceptualisé le système de caregiving (soin maternel) comme s’activant dès la gestation. Dans cette perspective, la grossesse représente une phase transitionnelle critique au cours de laquelle la future mère développe un modèle interne opérant (Internal Working Model) de son futur enfant.
Le cadre théorique du PAI emprunte également largement aux travaux pionniers de Reva Rubin (1984) sur l’acquisition du rôle maternel (maternal role attainment), qui postule que la maternité nécessite un processus progressif de « liaison » affective (binding-in) à travers lequel la femme investit le fœtus et réorganise son identité du Moi. De surcroît, le PAI dialogue avec les formulations de Leifer (1977) et de Meghan Cranley (1981), cette dernière ayant conçu la première échelle d’attachement materno-fœtal (Maternal-Fetal Attachment Scale – MFAS). Muller a toutefois critiqué la MFAS pour son manque d’homogénéité psychométrique et sa confusion entre l’attachement direct à l’enfant et la simple observance de pratiques hygiéniques de santé par la mère. Le PAI a ainsi été spécifiquement théorisé pour recentrer l’évaluation sur l’amour parental, les interactions fantasmatiques et la réalité affective du fœtus.
Enfin, sur le plan psychanalytique, le PAI explore les manifestations tangibles de la « transparence psychique » (Bydlowski, 1997) et de la « préoccupation maternelle primaire » (Donald Woods Winnicott, 1956), période au cours de laquelle la mère développe une sensibilité accrue aux signaux de son enfant, favorisant la mise en place de représentations maternelles stables avant même la naissance effective.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique du PAI a été examinée de manière approfondie à travers de nombreuses études empiriques couvrant des échantillons diversifiés de femmes enceintes.
Validité de contenu et d’apparence
Lors de sa construction par Muller (1993), le contenu des items a été dérivé d’entretiens qualitatifs avec des femmes enceintes et soumis à des panels d’experts en sciences infirmières et en obstétrique pour s’assurer que chaque énoncé reflétait de façon authentique l’expérience vécue du lien materno-fœtal sans induire de jugements culpabilisants.
Validité convergente
La validité convergente du PAI a été systématiquement démontrée par des corrélations positives statistiquement significatives avec d’autres échelles d’attachement fœtal, notamment la Maternal-Fetal Attachment Scale de Cranley (coefficients r variant typiquement entre 0,65 et 0,78, p < 0,001), tout en présentant une structure interne plus cohérente. De plus, le PAI présente des corrélations positives modérées à fortes avec des mesures de l’adaptation psychologique à la grossesse, de l’estime de soi maternelle (Rosenberg Self-Esteem Scale) et du soutien social perçu (notamment l’implication affective du partenaire conjugal).
Validité discriminante
Le PAI démontre une bonne validité discriminante : il se distingue clairement des mesures de détresse psychologique générale ou d’anxiété-trait, montrant des corrélations faibles ou nulles avec ces dernières lorsqu’elles ne sont pas spécifiquement focalisées sur la santé fœtale. De plus, l’échelle parvient à différencier les niveaux d’attachement en fonction du trimestre de la grossesse, documentant une progression significative des scores entre le deuxième et le troisième trimestre, période où la perception des mouvements fœtaux s’intensifie.
Validité prédictive
Des études longitudinales (p. ex., Muller, 1996 ; Siddiqui & Hägglöf, 2000) ont établi que les scores obtenus au PAI durant les deuxième et troisième trimestres de grossesse prédisent significativement la qualité du lien affectif mère-nourrisson post-partum, mesuré notamment par le Postnatal Attachment Questionnaire ou par des grilles d’observation des interactions directes d’accordage affectif à 1, 3 et 6 mois de vie.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité de l’Inventaire d’attachement prénatal sont remarquablement solides et reproductibles à travers la littérature internationale.
Cohérence interne
Dans l’étude princeps de Muller (1993), menée auprès d’un échantillon de femmes enceintes, l’échelle a démontré une cohérence interne élevée avec un coefficient alpha de Cronbach de 0,85. Les études de réplication subséquentes menées dans divers pays (notamment en Europe, en Amérique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie) rapportent de manière constante des valeurs d’alpha de Cronbach oscillant entre 0,81 et 0,93, attestant d’une excellente homogénéité des items.
Dans les travaux menés par Eswi et Khalil (2012) évaluant les femmes enceintes égyptiennes à bas et haut risque fœtal, l’instrument a également confirmé des niveaux de consistance interne élevés (alpha généralement supérieur à 0,84), soulignant la robustesse transculturelle des items.
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
La fidélité test-retest sur des intervalles courts (de deux à trois semaines au cours d’un même trimestre gestationnel, sans événement obstétrical majeur intercurrent) révèle des coefficients de corrélation intra-classe (ICC) et des coefficients de Pearson compris entre 0,78 et 0,86. En revanche, sur des intervalles plus longs couvrant le passage du premier au troisième trimestre, une augmentation graduelle du score est documentée, ce qui ne traduit pas un manque de fidélité de l’instrument mais reflète fidèlement la trajectoire ontogénétique attendue du lien affectif prénatal au fur et à mesure que la grossesse progresse.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle du PAI a fait l’objet de nombreux débats méthodologiques au cours des trois dernières décennies.
Conception unidimensionnelle originale
À l’origine, Mary Muller (1993) a défendu une structure factorielle globale unidimensionnelle, soutenue par une forte première composante expliquant une proportion substantielle de la variance totale. Dans cette perspective, le calcul d’un score unique composite reflétant l’attachement affectif global est recommandé pour la plupart des usages cliniques et épidémiologiques standards.
Modèles multidimensionnels et analyses factorielles confirmatoires
Cependant, des analyses factorielles exploratoires (AFE) avec rotation varimax ou oblimin, ainsi que des analyses factorielles confirmatoires (AFC) menées par des équipes ultérieures, ont fréquemment isolé entre trois et cinq facteurs corrélés :
- Facteur 1 : Rêverie et anticipation cognitive (ex. items portant sur l’apparence physique future de l’enfant, le fait de rêver de lui, de se demander ce qu’il fait dans l’utérus).
- Facteur 2 : Interaction physique et sensori-motrice (ex. caresser le ventre, s’asseoir les bras entourant l’abdomen, savourer les mouvements).
- Facteur 3 : Différenciation et individuation de l’enfant (ex. perception d’une personnalité propre, attribution d’un prénom).
- Facteur 4 : Partage social du lien (ex. inviter l’entourage à toucher le ventre, raconter aux autres l’activité fœtale).
Les indices d’ajustement des modèles confirmatoires multifactoriels (p. ex., RMSEA < 0,06, CFI > 0,92, TLI > 0,90) appuient l’idée que si le construit possède une unité conceptuelle de second ordre indéniable, l’exploration de ces facettes sous-jacentes enrichit considérablement la compréhension clinique des modes préférentiels d’investissement de chaque mère.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (auto-évaluation papier-crayon ou numérique).
- Population cible : Femmes enceintes quel que soit l’âge gestationnel (bien que l’interprétation soit optimale à partir du deuxième trimestre, dès la perception des premiers mouvements fœtaux).
- Nombre d’items : 19 items (version issue du protocole opérationnel standardisé d’Eswi & Khalil) / 21 items (version intégrale originale de Muller).
- Format des réponses : Échelle de Likert à 4 points ordonnés :
- 1 = Almost never (Presque jamais)
- 2 = Sometimes (Parfois)
- 3 = Often (Souvent)
- 4 = Almost always (Presque toujours)
- Procédure de cotation : Tous les items sont formulés dans le sens positif de l’attachement (aucun item inversé requis pour le calcul). Le score total s’obtient par la somme arithmétique directe des points attribués à chaque énoncé.
- Étendue des scores : De 19 à 76 points pour la version à 19 items (ou de 21 à 84 points pour la version à 21 items). Des scores plus élevés traduisent une intensité et une qualité supérieures de l’attachement affectif materno-fœtal.
- Temps de passation : Environ 5 à 10 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1993 (Mary E. Muller).
- Propriété intellectuelle et droits d’auteur : L’instrument original a été publié dans des revues académiques à comité de lecture (notamment Assessment of Health Status in Pregnancy / Nursing Research). Les droits scientifiques appartiennent à l’autrice originale et aux éditeurs académiques concernés.
- Conditions d’utilisation et tarifs : Le PAI est généralement mis à la disposition gratuite des chercheurs, des étudiants et des praticiens du secteur public et hospitalier à des fins d’enseignement, de recherche non commerciale et d’évaluation clinique standard, sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps de Muller (1993) ainsi que les études de validation contextuelles appropriées. Toute réutilisation commerciale ou intégration dans des logiciels propriétaires payants nécessite l’autorisation explicite des ayants droit.
12. Références / References
Bowlby, J. (1969). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment. Basic Books.
Bowlby, J. (1982). Attachment and loss: Retrospect and prospect. American Journal of Orthopsychiatry, 52(4), 664–678. https://doi.org/10.1111/j.1939-0025.1982.tb01456.x
Bydlowski, M. (1997). La dette de vie : Itinéraire psychanalytique de la maternité. Presses Universitaires de France.
Cranley, M. S. (1981). Development of a tool for the measurement of maternal attachment during pregnancy. Nursing Research, 30(5), 281–284. https://doi.org/10.1097/00006199-198109000-00008
Eswi, A., & Khalil, A. (2012). Prenatal attachment and fetal health locus of control among low risk and high risk pregnant women. World Applied Sciences Journal, 18(4), 462–471. http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/download?doi=10.1.1.389.6878&rep=rep1&type=pdf
Leifer, M. (1977). Psychological changes accompanying pregnancy and motherhood. Genetic Psychology Monographs, 95(1), 55–96.
Muller, M. E. (1993). Development of the Prenatal Attachment Inventory. Western Journal of Nursing Research, 15(2), 199–215. https://doi.org/10.1177/019394599301500205
Muller, M. E. (1996). Prenatal and postnatal attachment in new mothers. Journal of Obstetric, Gynecologic, & Neonatal Nursing, 25(3), 241–246. https://doi.org/10.1111/j.1552-6909.1996.tb02434.x
Rubin, R. (1984). Maternal identity and the maternal experience. Springer Publishing Company.
Siddiqui, A., & Hägglöf, B. (2000). Does maternal prenatal attachment predict postnatal mother-infant interaction? Early Human Development, 59(1), 13–25. https://doi.org/10.1016/S0378-3782(00)00076-1
Winnicott, D. W. (1956). Primary maternal preoccupation. Dans Collected Papers: Through Paediatrics to Psycho-Analysis (pp. 300–305). Tavistock Publications.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response format: 1 = Almost never, 2 = Sometimes, 3 = Often, 4 = Almost always
- I feel love for the baby
- I wonder what the baby looks like now
- I buy/make things for the baby
- I know the baby hears me
- I plan the things I will do with my baby
- I like to sit with my arms around my tummy
- I enjoy feeling the baby move
- I try to imagine what the baby is doing in there
- I tell others what the baby does inside me
- I imagine what part of the baby I am touching
- I think that my baby already has a personality
- I let other people put their hands on my tummy to feel the baby move
- I dream about the baby
- I stroke the baby through my tummy
- I share secrets with the baby
- I get very excited when I think about the baby
- I imagine calling the baby by name
- I know why the baby is moving
- I can make my baby move