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Inventaire de l’Anxiété liée à la Santé (HAI)

Découvrez l’Inventaire de l’Anxiété liée à la Santé (Health Anxiety Inventory – HAI / SHAI), développé par Salkovskis et al. (2002). Analyse psychométrique exhaustive, cadre cognitivo-comportemental, cotation et items originaux.

PUBLIÉ

1. Résumé / Abstract

L’Inventaire de l’Anxiété liée à la Santé (Health Anxiety Inventory ou HAI), développé par Paul M. Salkovskis, Katharine A. Rimes, Hilary M. C. Warwick et David M. Clark en 2002, constitue l’un des instruments psychométriques de référence internationale pour l’évaluation quantitative et qualitative de l’anxiété pour la santé et de l’hypocondrie (requalifiée dans le DSM-5 sous les termes de trouble anxiété de l’état de santé et de trouble à symptomatologie somatique). Conçu pour pallier les limites méthodologiques des outils antérieurs — notamment leur propension à confondre l’anxiété pour la santé avec la présence objective d’une maladie médicale ou somatique —, le HAI s’articule autour d’un modèle cognitivo-comportemental validé empiriquement.

L’instrument standard comporte 18 items (souvent désigné sous le terme de version courte ou Short Health Anxiety InventorySHAI, issu de la version longue de 64 items) mesurant deux dimensions fondamentales : la probabilité perçue de contracter ou d’avoir une maladie grave (14 items centrés sur la préoccupation corporelle, l’hypervigilance et l’intolérance à l’incertitude somatique) et la gravité perçue des conséquences négatives d’une éventuelle maladie (4 items évaluant le catastrophisme face à la maladie). Chaque item propose un choix forcé parmi quatre propositions graduées (cotées de 0 à 3), générant un score total compris entre 0 et 54.

Sur le plan métrologique, le HAI démontre des propriétés psychométriques exceptionnelles : une cohérence interne élevée (alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,85 et 0,95 selon les populations), une excellente stabilité temporelle test-retest (r > 0,85 à plusieurs semaines d’intervalle), une validité factorielle confirmatoire robuste soutenant sa structure bi-factorielle, ainsi qu’une sensibilité clinique remarquable aux changements thérapeutiques induits par les thérapies cognitivo-comportementales (TCC). Il permet une discrimination nette entre les patients souffrant d’anxiété pathologique pour la santé, les patients souffrant de maladies organiques réelles sans anxiété disproportionnée, et les populations témoins saines.

2. Mots-clés / Keywords

Anxiété pour la santé, hypocondrie, Health Anxiety Inventory, HAI, SHAI, évaluation psychométrique, thérapie cognitivo-comportementale, interprétation catastrophique, vigilance somatosensorielle, trouble anxiété de l’état de santé, cognition liée à la maladie, validité transculturelle.

3. Auteurs / Authors

  • Paul M. Salkovskis, PhD, CPsychol, FBPsS : Professeur de psychologie clinique et des sciences appliquées, Département de Psychologie, University of Bath et King’s College London (Institute of Psychiatry, Psychology & Neuroscience), Royaume-Uni. Expert mondial de renommée internationale sur les modèles cognitifs du trouble obsessionnel-compulsif et de l’anxiété liée à la santé.
  • Katharine A. Rimes, PhD, DClinPsy : Professeure agrégée en psychologie clinique, Institute of Psychiatry, Psychology & Neuroscience, King’s College London, Londres, Royaume-Uni.
  • Hilary M. C. Warwick, BM, BCh, MRCPsych : Psychiatre clinicienne et chercheuse en thérapie cognitive, Département de Psychiatrie, University of Oxford, Warneford Hospital, Oxford, Royaume-Uni.
  • David M. Clark, DPhil, CBE, FBA, FMedSci : Professeur émérite de psychologie expérimentale, Département de Psychologie Expérimentale, University of Oxford, Oxford, Royaume-Uni. Pionnier des modèles cognitifs des troubles anxieux et co-concepteur du programme IAPT (Improving Access to Psychological Therapies) au Royaume-Uni.

4. Objectif / Purpose

Le développement de l’Inventaire de l’Anxiété liée à la Santé (HAI) répond à une nécessité clinique et théorique cruciale : disposer d’une mesure dimensionnelle, sensible et spécifique des processus cognitifs, affectifs et comportementaux qui sous-tendent l’anxiété excessive relative à la santé, indépendamment de l’état de santé physique réel de la personne évaluée.

Justification méthodologique et limites des instruments historiques

Avant la publication des travaux princeps de Salkovskis et collaborateurs en 2002, les instruments d’évaluation de l’hypocondrie — tels que l’Illness Attitude Scales (IAS) de Kellner ou le Whiteley Index (WI) de Pilowsky — présentaient des limitations conceptuelles majeures. La critique principale formulée à l’encontre de ces outils classiques résidait dans leur incapacité à distinguer les symptômes somatiques réels (conséquences directes d’une maladie médicale avérée comme le diabète, la sclérose en plaques ou des pathologies cardiovasculaires) de l’anxiété générée par la signification attribuée à ces sensations. En conséquence, les patients atteints de maladies organiques chroniques obtenaient artificiellement des scores élevés sur ces échelles d’« hypocondrie », créant des faux positifs et faussant la recherche en médecine psychosomatique et en psychologie hospitalière.

Applications cliniques

En pratique clinique psychiatrique et psychothérapeutique, le HAI remplit plusieurs fonctions stratégiques :

  • Dépistage et diagnostic différentiel : L’outil aide à identifier rapidement les manifestations du trouble anxiété de l’état de santé (Illness Anxiety Disorder) et du trouble à symptomatologie somatique (Somatic Symptom Disorder) selon les critères du DSM-5 et de la CIM-11.
  • Formulation de cas cognitivo-comportementale : En dissociant l’estimation de probabilité (Likelihood) de l’estimation de sévérité (Awfulness / Negative Consequences), le HAI permet au clinicien de cartographier avec précision les distorsions cognitives cibles lors de la thérapie.
  • Suivi de l’efficacité thérapeutique : Utilisé en pré-traitement, post-traitement et lors des séances intermédiaires, le HAI fournit une mesure objective du déclin de l’hypervigilance corporelle et de la diminution des réassurances compulsives.
  • Contextes médicaux généraux et spécialisés : L’échelle est particulièrement adaptée aux cliniques de médecine interne, de cardiologie, de neurologie et d’oncologie, où l’évaluation de l’anxiété disproportionnée doit s’effectuer sans interférer avec la symptomatologie physique authentique.

Applications en recherche fondamentale et translationnelle

Dans le domaine de la recherche empirique, le HAI est employé pour tester des hypothèses psychophysiologiques (biais d’attention sélective mesurés par eye-tracking, intéroception accrue, tâches de Stroop modifié somatosensoriel) et pour comparer l’efficacité des protocoles de TCC standard individuelle, de groupe ou dispensée en ligne (iCBT) comparativement à la pharmacothérapie ou aux groupes contrôles.

5. Construit psychologique / Construct

L’anxiété liée à la santé est conceptualisée non pas comme une entité binaire (présente versus absente), mais comme un continuum dimensionnel s’étendant de l’absence totale de préoccupation sanitaire jusqu’à des formes sévèrement invalidantes de terreur hypocondriaque. Selon la conceptualisation de Salkovskis, l’anxiété liée à la santé émerge lorsque des sensations corporelles bénignes, des variations physiologiques normales ou des informations médicales ambiguës sont interprétées de manière erronée comme des signes précurseurs d’une maladie létale ou catastrophique.

L’équation cognitive fondamentale de l’anxiété postulée par Salkovskis et Beck s’exprime sous la forme suivante :

Anxiété Perçue = (Probabilité Perçue du Danger × Gravité Perçue du Danger) / (Capacité Perçue de Faire Face + Secours Extérieurs Perçus)

Le HAI opérationnalise spécifiquement les composantes du numérateur à travers deux sous-échelles validées :

1. Sous-échelle 1 : Probabilité perçue de la maladie et préoccupation corporelle (Items 1 à 14)

Cette dimension mesure l’intensité de la focalisation attentionnelle dirigée vers le corps et la propension à surestimer le risque de contracter une maladie grave. Elle évalue :

  • L’amplification somatosensorielle : Tendance à remarquer les douleurs, variations ou micro-pulsations corporelles de manière beaucoup plus aiguë que la moyenne (ex. Items 2 et 3).
  • L’intrusion cognitive et l’incontrôlabilité des pensées : Difficulté à résister aux images mentales et aux pensées automatiques relatives à la maladie (ex. Items 4, 6 et 7).
  • La quête de réassurance et son inefficacité : Tendance à consulter répétitivement des médecins ou à scruter l’environnement médical, tout en éprouvant un soulagement éphémère rapidement supplanté par de nouveaux doutes (ex. Item 8).
  • L’intolérance à l’ambiguïté somatosensorielle : Besoin compulsif de trouver une explication causale à la moindre sensation physique inexpliquée (ex. Item 10).

2. Sous-échelle 2 : Conséquences négatives perçues et catastrophisme (Items 15 à 18)

Cette sous-échelle évalue l’évaluation de la gravité subjective (le « catastrophisme ») dans l’éventualité où une maladie grave surviendrait réellement. De nombreux instruments antérieurs négligeaient cette distinction cruciale. Les items 15 à 18 mesurent :

  • La perte anticipée d’hédonisme et de sens : Croyance que le diagnostic d’une pathologie anéantirait toute possibilité de profiter de l’existence (Items 15 et 16).
  • Le pronostic subjectif défaitiste : Attente immédiate de devenir un invalide complet ou de mourir en cas de diagnostic médical, sans envisager la guérison ou l’adaptation (Item 17).
  • L’effondrement de l’auto-efficacité : Conviction d’une incapacité totale à conserver une vie productive ou un rôle social en présence de maladie (Item 18).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le HAI s’ancre directement dans le modèle cognitivo-comportemental de l’anxiété liée à la santé et de l’hypocondrie formalisé par Paul Salkovskis (1989, 1996) et développé dans la continuité des théories cognitives d’Aaron T. Beck et de David M. Clark.

Les piliers du modèle cognitif de l’anxiété pour la santé :

  1. Croyances dysfonctionnelles sous-jacentes : Élaborées à partir d’expériences précoces (antécédents familiaux de maladie grave, décès d’un proche, erreurs médicales vécues), ces croyances incluent des postulats rigides tels que : « Être en bonne santé signifie être totalement exempt de sensations corporelles » ou « Si un symptôme persiste, il est obligatoirement mortel ».
  2. Facteurs déclencheurs : Événements internes (palpitations, spasmes musculaires, céphalées bénignes) ou externes (campagnes médiatiques de sensibilisation, décès d’une célébrité, conversation sur le cancer) activant les schémas cognitifs latents.
  3. Interprétation catastrophique : Attribution erronée de la sensation physique à une cause menaçante (ex. interpréter une tension thoracique liée au stress comme un infarctus du myocarde imminent).
  4. Réaction émotionnelle et physiologique : L’interprétation menaçante déclenche immédiatement une activation du système nerveux sympathique (tachycardie, sudation, vertiges, souffle court). Ces symptômes physiologiques d’anxiété sont ensuite réinterprétés par le patient comme des preuves supplémentaires de l’aggravation de la maladie sous-jacente, créant une boucle de rétroaction positive amplificatrice.
  5. Comportements de sécurité et d’évitement (Safety-seeking behaviors) : Pour tenter d’atténuer leur anxiété, les individus mettent en place des comportements compensatoires : auto-palpation constante, vérification répétée sur Internet (cyberchondrie), consultations médicales multiples (doctor shopping) ou à l’inverse, évitement strict des hôpitaux et des informations médicales. Paradoxalement, ces comportements maintiennent la croyance au danger en empêchant la désattribution cognitive et l’habituation émotionnelle.

Le HAI a été spécifiquement structuré pour opérationnaliser ces composantes théoriques, offrant aux cliniciens un outil directement isomorphe aux mécanismes d’action ciblés par la restructuration cognitive et l’exposition avec prévention de la réponse.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du Health Anxiety Inventory a été examinée dans de multiples cohortes internationales, incluant des volontaires sains, des patients souffrant de troubles anxieux, des individus diagnostiqués hypocondriaques selon le DSM-IV / DSM-5, et des patients atteints de pathologies médicales chroniques (cancer, cardiopathies, diabète, douleurs chroniques).

Validité de construit et convergente

Le HAI présente d’excellentes corrélations convergentes avec d’autres échelles mesurant l’anxiété pour la santé et les concepts apparentés :

  • Corrélations très fortes avec l’Illness Attitude Scales (IAS) : r = 0,71 à 0,83.
  • Corrélations élevées avec le Whiteley Index (WI) : r = 0,65 à 0,78.
  • Corrélations modérées à fortes avec les mesures d’anxiété générale, telles que le Beck Anxiety Inventory (BAI, r ≈ 0,55 à 0,65) et le State-Trait Anxiety Inventory (STAI-Trait, r ≈ 0,50 à 0,60), démontrant que le HAI capture une variance spécifique liée à la santé au-delà de la détresse affective générale.

Validité discriminante

L’apport majeur de l’étude princeps de Salkovskis et al. (2002) réside dans la démonstration que le HAI discrimine avec succès les patients atteints d’hypocondrie des patients atteints de maladies médicales réelles sans anxiété pathologique. Alors que les échelles traditionnelles (comme l’IAS) attribuaient des scores faussement élevés aux patients physiquement malades en raison d’items mesurant des douleurs objectives, le HAI n’affiche pas d’élévation artificielle chez les patients somatiques bien ajustés psychologiquement, prouvant sa capacité à isoler la dimension cognitive de menace de la présence de symptômes réels.

Validité de critère et sensibilité au changement

Le HAI discrimine de manière très significative les groupes cliniques (trouble anxiété de la santé) des groupes non cliniques avec des tailles d’effet massives (d de Cohen > 1,80). De plus, dans les essais contrôlés randomisés évaluant la TCC pour l’anxiété liée à la santé (Salkovskis et al., 2003 ; Tyrer et al., 2014), le HAI a démontré une sensibilité au changement remarquable, les scores diminuant significativement après traitement actif comparativement aux listes d’attente ou aux soins habituels.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité métrologique du HAI a fait l’objet d’évaluations rigoureuses dans de nombreuses langues et contextes cliniques.

Cohérence interne

Dans l’échantillon de validation original de Salkovskis et al. (2002) :

  • L’alpha de Cronbach global pour l’échelle totale (18 items) s’élève à α = 0,89 chez les participants non cliniques et α = 0,92 dans les échantillons cliniques.
  • La sous-échelle 1 (Probabilité / Préoccupation) présente un alpha variant de 0,86 à 0,91.
  • La sous-échelle 2 (Conséquences négatives) affiche un alpha variant de 0,70 à 0,82, ce qui est très satisfaisant compte tenu de son faible nombre d’items (4 items).

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

L’évaluation de la stabilité temporelle sur des intervalles variant de 7 jours à 12 semaines indique des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) et des corrélations de Pearson remarquables :

  • Intervalle de 2 semaines (Salkovskis et al., 2002) : r = 0,90 (p < 0,001).
  • Intervalle de 3 mois chez des témoins stables : r = 0,82.

Ces données confirment que le HAI mesure un trait cognitif stable dans le temps en l’absence d’intervention thérapeutique ciblée, tout en restant modulable sous l’effet d’une psychothérapie.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle du HAI a été investiguée par de multiples analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) à travers le monde (notamment par Abramowitz et al., 2007 ; Alberts et al., 2013 ; Bailer et al., 2013).

Structure originale à 2 facteurs

Dans l’étude originale de Salkovskis et al. (2002), l’analyse en composantes principales avec rotation oblique a mis en évidence une solution stable à deux facteurs orthogonaux/corrélés :

  • Facteur I : Probabilité de la maladie et préoccupation somatosensorielle (Items 1 à 14). Ce facteur explique la plus grande part de variance (environ 38 % à 45 %). Les saturations factorielles des items sur ce facteur sont élevées, s’échelonnant généralement entre 0,45 et 0,82.
  • Facteur II : Conséquences négatives de la maladie (Items 15 à 18). Ce facteur explique environ 10 % à 14 % de variance supplémentaire, avec des saturations factorielles d’items comprises entre 0,55 et 0,85.

Modèles alternatifs et AFC contemporaines

Des analyses factorielles confirmatoires menées sur de très larges cohortes (ex. Abramowitz et al., 2007) ont comparé des modèles unifactoriels, bifactoriels et trifactoriels :

  • Le modèle à un seul facteur présente des indices d’ajustement insatisfaisants (CFI < 0,85 ; RMSEA > 0,10).
  • Le modèle standard à 2 facteurs présente d’excellents indices d’ajustement : comparative fit index (CFI) > 0,95, Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,94, et root mean square error of approximation (RMSEA) ≈ 0,045 à 0,060.
  • Certains auteurs ont parfois proposé un modèle à 3 facteurs (subdivisant le premier facteur en Attention corporelle et Peur de la maladie), mais le modèle bi-factoriel demeure le standard théorique et pratique le plus robuste et le plus parcimonieux.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (papier-crayon ou informatisé).
  • Nombre d’items : 18 items (version standard courte / SHAI) ; il existe également une version étendue de recherche comprenant 64 items.
  • Format des réponses : Choix forcé parmi 4 propositions descriptives graduées par groupe d’item (notées a, b, c, d).
  • Échelle de cotation :
    • Proposition (a) = 0 point (absence de préoccupation ou fonctionnement adaptatif)
    • Proposition (b) = 1 point (préoccupation légère à occasionnelle)
    • Proposition (c) = 2 points (préoccupation modérée à fréquente)
    • Proposition (d) = 3 points (préoccupation sévère, constante ou invalidante)
  • Calcul des scores :
    • Score Total : Somme de l’ensemble des 18 items (Étendue théorique : 0 à 54 points).
    • Sous-score Probabilité / Préoccupation : Somme des items 1 à 14 (Étendue : 0 à 42 points).
    • Sous-score Conséquences Négatives : Somme des items 15 à 18 (Étendue : 0 à 12 points).
  • Seuils cliniques indicatifs (Cut-offs) :
    • Score < 15 : Niveau normal d’attention portée à la santé (population générale saine).
    • Score 15 – 19 : Anxiété légère pour la santé, niveau subclinique ou réactionnel.
    • Score ≥ 20 : Seuil de coupure hautement suggestif d’une anxiété clinique significative pour la santé / trouble anxiété de l’état de santé (sensibilité ≈ 85 %, spécificité ≈ 83 %).
    • Score ≥ 27 : Anxiété sévère pour la santé (correspondant aux scores moyens des cohortes d’hypocondrie sévère en milieu psychiatrique).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 2002.
  • Auteurs et ayants droit : Paul M. Salkovskis, Katharine A. Rimes, Hilary M. C. Warwick, & David M. Clark.
  • Statut des droits et conditions d’utilisation : L’instrument est dans le domaine public académique à des fins de recherche clinique et d’évaluation médicale non commerciale. Il ne nécessite pas l’achat de licence payante auprès d’un éditeur commercial de tests. Les praticiens et chercheurs sont autorisés à reproduire et administrer l’échelle à condition de citer fidèlement l’article princeps de 2002 (Psychological Medicine).
  • Tarif : Gratuit en libre accès pour la pratique clinique et la recherche académique.

12. Références / References

Les publications ci-dessous constituent le corpus théorique et empirique de référence soutenant le HAI :

  • Abramowitz, J. S., Deacon, B. J., & Valentiner, D. P. (2007). The Short Health Anxiety Inventory: Psychometric properties and construct validity in a non-clinical sample. Cognitive Therapy and Research, 31(6), 871–883. https://doi.org/10.1007/s10608-006-9058-1
  • Alberts, N. M., Hadjistavropoulos, H. D., Jones, S. L., & Sharpe, D. (2013). The Short Health Anxiety Inventory: A systematic review and meta-analysis. Journal of Anxiety Disorders, 27(1), 68–78. https://doi.org/10.1016/j.janxdis.2012.10.009
  • Bailer, J., Witthöft, M., & Rist, F. (2013). The Short Health Anxiety Inventory: Psychometric properties and normative data of a German version. Zeitschrift für Klinische Psychologie und Psychotherapie, 42(3), 161–171. https://doi.org/10.1026/1616-3443/a000209
  • Salkovskis, P. M. (1989). Somatic problems. In K. Hawton, P. M. Salkovskis, J. Kirk, & D. M. Clark (Eds.), Cognitive behaviour therapy for psychiatric problems: A practical guide (pp. 235–276). Oxford University Press.
  • Salkovskis, P. M., Rimes, K. A., Warwick, H. M. C., & Clark, D. M. (2002). The Health Anxiety Inventory: Development and validation of scales for the measurement of health anxiety and hypochondriasis. Psychological Medicine, 32(5), 843–853. https://doi.org/10.1017/s0033291702005822
  • Salkovskis, P. M., Warwick, H. M. C., & Deale, A. C. (2003). Cognitive-behavioral treatment for severe and persistent health anxiety (hypochondriasis). Brief Treatment and Crisis Intervention, 3(3), 353–367. https://doi.org/10.1093/brief-treatment/mhg026
  • Tyrer, P., Cooper, S., Salkovskis, P., Tyrer, H., Crawford, M., Byford, S., Barrett, B., Ding, Y., & Smith, G. (2014). Clinical and cost-effectiveness of cognitive behaviour therapy for health anxiety in medical patients: A multicentre randomised controlled trial (CHAMP). The Lancet, 383(9913), 219–225. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(13)61905-4

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please read each group of statements carefully and select the one statement in each group that best describes your feelings over the past week.
Response Scale: 4-point forced-choice options per group (scored 0, 1, 2, 3)
Scoring / Reverse Items: Items are scored from 0 (statement a) to 3 (statement d). Total score is the sum of all items (ranging from 0 to 54 for the standard 18-item version). Items 1-14 assess illness likelihood/preoccupation; items 15-18 assess negative consequences of illness.
1

(a) I do not worry about my health. / (b) I occasionally worry about my health. / (c) I spend much of my time worrying about my health. / (d) I spend most of my time worrying about my health.
2

(a) I notice aches/pains less than most other people (of my age). / (b) I notice aches/pains about the same as most other people (of my age). / (c) I notice aches/pains more than most other people (of my age). / (d) I am aware of aches/pains in my body all the time.
3

(a) As a rule I am not aware of bodily sensations or changes. / (b) Sometimes I am aware of bodily sensations or changes. / (c) I am often aware of bodily sensations or changes. / (d) I am constantly aware of bodily sensations or changes.
4

(a) Resisting thoughts of illness is never a problem. / (b) Most of the time I can resist thoughts of illness. / (c) I try to resist thoughts of illness but am often unable to do so. / (d) Thoughts of illness are so strong that I no longer even try to resist them.
5

(a) As a rule I am not afraid that I have a serious illness. / (b) I am sometimes afraid that I have a serious illness. / (c) I am often afraid that I have a serious illness. / (d) I am constantly afraid that I have a serious illness.
6

(a) I do not have images of myself being ill. / (b) I occasionally have images of myself being ill. / (c) I frequently have images of myself being ill. / (d) I constantly have images of myself being ill.
7

(a) I do not have any difficulty taking my mind off thoughts about my health. / (b) I sometimes have difficulty taking my mind off thoughts about my health. / (c) I often have difficulty taking my mind off thoughts about my health. / (d) Nothing will take my mind off thoughts about my health.
8

(a) I am lastingly relieved if my doctor tells me there is nothing wrong. / (b) I am initially relieved but the worries sometimes return later. / (c) I am initially relieved but the worries always return later. / (d) I am not relieved if my doctor tells me there is nothing wrong.
9

(a) If I hear about an illness I never think I have it myself. / (b) If I hear about an illness I sometimes think I have it myself. / (c) If I hear about an illness I often think I have it myself. / (d) If I hear about an illness I constantly think I have it myself.
10

(a) If I have a bodily sensation or change I wonder what it means. / (b) If I have a bodily sensation or change I often wonder what it means. / (c) If I have a bodily sensation or change I always wonder what it means. / (d) If I have a bodily sensation or change I must know what it means.
11

(a) I usually feel that there is no chance that I will get a serious illness. / (b) I usually feel that there is a small chance that I will get a serious illness. / (c) I usually feel that there is a moderate chance that I will get a serious illness. / (d) I usually feel that there is a large chance that I will get a serious illness.
12

(a) If I hear about a disease I never assume I have it. / (b) If I hear about a disease I sometimes assume I have it. / (c) If I hear about a disease I frequently assume I have it. / (d) If I hear about a disease I always assume I have it.
13

(a) If I notice an unexplained bodily sensation I don't find it difficult to think about other things. / (b) If I notice an unexplained bodily sensation I sometimes find it difficult to think about other things. / (c) If I notice an unexplained bodily sensation I frequently find it difficult to think about other things. / (d) If I notice an unexplained bodily sensation I always find it difficult to think about other things.
14

(a) My family/friends would say I do not worry enough about my health. / (b) My family/friends would say I have a normal attitude to my health. / (c) My family/friends would say I worry too much about my health. / (d) My family/friends would say I am a hypochondriac.
15

(a) If I had a serious illness I would still be able to enjoy things in my life. / (b) If I had a serious illness I would still be able to enjoy some things in my life. / (c) If I had a serious illness I would only be able to enjoy a few things in my life. / (d) If I had a serious illness I would not be able to enjoy anything at all.
16

(a) If I developed a serious illness I would still feel that life was worth living. / (b) If I developed a serious illness I would sometimes feel that life was worth living. / (c) If I developed a serious illness I would rarely feel that life was worth living. / (d) If I developed a serious illness I would never feel that life was worth living.
17

(a) If I developed a serious illness I would expect to recover completely. / (b) If I developed a serious illness I would expect to make a partial recovery. / (c) If I developed a serious illness I would expect to become an invalid. / (d) If I developed a serious illness I would expect to die.
18

(a) If I had a serious illness I could still lead a productive life. / (b) If I had a serious illness my ability to lead a productive life would be moderately reduced. / (c) If I had a serious illness my ability to lead a productive life would be severely reduced. / (d) If I had a serious illness I would be completely unproductive.

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 4). Inventaire de l’Anxiété liée à la Santé (HAI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-anxiete-sante-hai-shai/
memjavad. “Inventaire de l’Anxiété liée à la Santé (HAI).” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-anxiete-sante-hai-shai/.
memjavad. “Inventaire de l’Anxiété liée à la Santé (HAI).” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-anxiete-sante-hai-shai/.