Inventaire de l’anxiété compétitive en sport-2 (CSAI-2)

L’Inventaire de l’anxiété compétitive en sport-2 (CSAI-2) est une échelle psychométrique mesurant l’état d’anxiété précompétitive selon trois composantes : l’anxiété cognitive, l’anxiété somatique et la confiance en soi. Analyse théorique et psychométrique approfondie.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Inventaire de l’anxiété compétitive en sport-2 (Competitive Sport Anxiety Inventory-2 ou CSAI-2) constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents et largement exploités dans le champ de la psychologie du sport. Développé initialement par Rainer Martens, Robin S. Vealey et Damon Burton en 1990, cet outil d’auto-évaluation a été conçu pour opérationnaliser la nature multidimensionnelle de l’état d’anxiété ressenti par les athlètes dans des contextes compétitifs.

Contrairement aux approches unidimensionnelles antérieures inspirées des travaux sur le trait d’anxiété de Charles Spielberger, le CSAI-2 postule que l’anxiété d’état précompétitive ne se résume pas à une simple activation globale du système nerveux, mais se scinde en composantes cognitives et somatiques distinctes, tout en intégrant une dimension protectrice essentielle : la confiance en soi. Le questionnaire comprend 27 items répartis équitablement sur trois sous-échelles de 9 items chacune :

  • L’anxiété cognitive d’état : évalue les attentes négatives, les préoccupations et les doutes relatifs à la performance et aux conséquences potentielles de l’échec ;
  • L’anxiété somatique d’état : mesure la perception subjective des manifestations physiologiques et viscérales de l’éveil autonome (telles que les tensions musculaires, les battements cardiaques accélérés ou les spasmes abdominaux) ;
  • La confiance en soi d’état : quantifie le degré de certitude et d’efficacité personnelle que possède le sportif quant à sa capacité à relever le défi compétitif et à atteindre ses objectifs.

Chaque énoncé est évalué à l’aide d’une échelle de réponse de type Likert en 4 points allant de 1 (« Pas du tout » / Not at all) à 4 (« Tout à fait » / Very much so). Les scores de chaque dimension oscillent entre 9 et 36. Sur le plan psychométrique, le CSAI-2 présente une consistance interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,79 et 0,90 selon les sous-échelles et les populations sportives étudiées. Cet instrument a servi de pierre angulaire à la validation empirique de théories majeures, notamment le modèle de la catastrophe et l’hypothèse de l’U inversé multidimensionnelle.

2. Mots-clés

Anxiété compétitive, anxiété somatique, anxiété cognitive, confiance en soi, psychologie du sport, performance athlétique, CSAI-2, Rainer Martens, stress précompétitif, psychométrie sportive, évaluation de l’état d’anxiété, modèle multidimensionnel.

3. Auteurs

Le développement et la formalisation du CSAI-2 sont l’œuvre de chercheurs pionniers affiliés à l’Association for Applied Sport Psychology (AASP) et aux départements de kinésiologie et de psychologie de prestigieuses institutions nord-américaines :

  • Rainer Martens, Ph.D. : Professeur émérite au Département de kinésiologie de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign (États-Unis). Figure fondatrice de la psychologie du sport moderne et créateur de Human Kinetics Publishers.
  • Robin S. Vealey, Ph.D. : Professeure au Département de kinésiologie, nutrition et santé de l’Université Miami à Oxford, Ohio (États-Unis). Spécialiste mondialement reconnue des théories de la confiance en soi dans le sport.
  • Damon Burton, Ph.D. : Professeur au Département du mouvement et des sciences du sport à l’Université de l’Idaho (États-Unis). Spécialiste de l’entraînement aux habiletés mentales, des théories de fixation d’objectifs et de la régulation de l’anxiété compétitive.

Une révision ultérieure et abrégée, le Revised Competitive State Anxiety Inventory-2 (CSAI-2R), a été publiée en 2003 par Richard H. Cox (Université du Missouri-Columbia), Matthew P. Martens et William D. Russell.

4. Objectif

L’objectif fondamental du CSAI-2 est de fournir aux chercheurs, aux psychologues du sport et aux entraîneurs une mesure valide, standardisée et sensible aux variations temporelles de l’anxiété ressentie par un athlète dans les instants précédant une confrontation sportive. Historiquement, l’évaluation de l’anxiété dans le domaine athlétique reposait sur des outils généraux (comme le State-Trait Anxiety Inventory ou STAI de Spielberger) ou sur des questionnaires de trait compétitif comme le Sport Competition Anxiety Test (SCAT) développé par Martens en 1977. Cependant, ces mesures ne permettaient pas de capturer les fluctuations aiguës de l’anxiété d’état ni de distinguer les processus cognitifs des réactions physiologiques.

Applications en recherche

Dans le domaine académique, le CSAI-2 permet d’analyser la dynamique temporelle de l’anxiété précompétitive (souvent étudiée à 24 heures, 2 heures, 1 heure et quelques minutes avant le début de l’épreuve). Il sert de cadre pour modéliser les relations complexes reliant l’anxiété à la performance motrice, qu’elle soit continue, intermittente ou de haute précision. L’inventaire est également largement utilisé pour tester l’efficacité d’interventions psychologiques (méditation de pleine conscience, biofeedback, désensibilisation systématique, imagerie mentale et restructuration cognitive).

Applications cliniques et appliquées

En pratique appliquée auprès d’athlètes d’élite ou amateurs, le CSAI-2 sert d’outil diagnostique permettant d’établir le « profil d’anxiété » individuel du sportif. Un athlète manifestant une forte anxiété somatique (mains moites, tremblements, tachycardie) ne bénéficiera pas des mêmes stratégies d’intervention qu’un compétiteur submergé par l’anxiété cognitive (ruminations, peur de l’échec, dispersion attentionnelle). L’instrument permet d’individualiser l’entraînement aux habiletés mentales en ciblant soit des techniques de relaxation neuromusculaire et respiratoire, soit des protocoles de dialogue interne positif et de focalisation attentionnelle.

5. Construit psychologique

Le CSAI-2 repose sur le concept théorique selon lequel l’état d’anxiété compétitive n’est pas une entité monolithique, mais une réponse émotionnelle tridimensionnelle déclenchée par la perception d’une menace pesant sur l’estime de soi ou les objectifs de performance de l’athlète.

1. L’anxiété cognitive d’état (Cognitive State Anxiety)

Cette dimension renvoie à la composante mentale de l’anxiété. Elle englobe les pensées récurrentes d’inquiétude, l’anticipation négative des conséquences de la défaite, l’auto-évaluation dépréciative et les doutes relatifs à ses propres compétences techniques ou physiques. Dans le CSAI-2, cette sous-échelle est représentée par des items tels que « I am concerned about losing » (item 10) ou « I am concerned about choking under pressure » (item 13). Sur le plan temporel, l’anxiété cognitive tend à s’élever plusieurs jours ou semaines avant une compétition cruciale et demeure relativement stable jusqu’au début de l’événement, à moins que les probabilités perçues de succès ne se modifient.

2. L’anxiété somatique d’état (Somatic State Anxiety)

L’anxiété somatique représente les manifestations périphériques et viscérales de l’état d’activation émotionnelle, perçues consciemment par l’individu. Elle découle de l’activation du système nerveux autonome sympathique et comprend des sensations physiques telles que la gorge nouée, les spasmes abdominaux, l’accélération du rythme cardiaque, les mains moites et la raideur musculaire. Les items caractéristiques incluent « My heart is racing » (item 17) ou « My body feels tense » (item 8). Contrairement à l’anxiété cognitive, l’anxiété somatique demeure basse jusqu’à l’approche immédiate de la compétition (quelques heures ou minutes avant l’épreuve), connaît une montée fulgurante juste avant le départ, puis diminue drastiquement dès que l’action motrice débute.

3. La confiance en soi d’état (State Self-Confidence)

Intégrée en tant que troisième dimension indépendante, la confiance en soi reflète le degré de certitude inhérent à l’athlète quant à sa capacité à maîtriser la tâche motrice et à surmonter les obstacles compétitifs. Elle est opérationnalisée par des énoncés tels que « I’m confident I can meet the challenge » (item 15) et « I feel self-confident » (item 9). Bien que négativement corrélée à l’anxiété cognitive, la confiance en soi n’est pas considérée comme le simple pôle opposé de l’anxiété sur un continuum unique, mais comme une ressource psychologique distincte capable de modérer l’impact négatif de l’éveil physiologique et du stress situationnel sur la motricité.

6. Cadre théorique

Le fondement conceptuel du CSAI-2 s’inscrit dans le prolongement direct de la Théorie multidimensionnelle de l’anxiété compétitive (Multidimensional Anxiety Theory – MAT) formulée par Rainer Martens, Damon Burton et Robin Vealey (1990). Cette théorie est née de la convergence de deux courants : la distinction état-trait de Charles Spielberger (1966) et le modèle bidimensionnel de l’anxiété générale proposé par Liebert et Morris (1967), qui séparaient l’inquiétude (worry) de l’émotivité (emotionality).

Postulats de la théorie multidimensionnelle

La théorie multidimensionnelle formule trois hypothèses spécifiques quant aux liens reliant chaque composante à la performance motrice :

  • Relation linéaire négative pour l’anxiété cognitive : Toute augmentation de l’anxiété cognitive précompétitive nuit à la performance motrice en détournant les ressources attentionnelles (effet de distraction cognitive) et en altérant la prise de décision.
  • Relation en U inversé pour l’anxiété somatique : Conformément à la loi classique de Yerkes et Dodson (1908), un niveau modéré d’activation physiologique somatique facilite la performance motrice en mobilisant l’énergie requise, tandis que des niveaux trop bas (hypo-activation) ou excessifs (hyper-activation causant tétanie et rigidité articulaire) la détériorent.
  • Relation linéaire positive pour la confiance en soi : Plus la confiance en soi est élevée, plus l’athlète s’engage dans la tâche, persiste face aux difficultés et optimise l’efficacité de ses schémas moteurs.

Modèles alternatifs et évolutions critiques

Bien que le CSAI-2 ait dominé la littérature durant plusieurs décennies, ses hypothèses linéaires simples ont suscité des débats théoriques importants. Notamment, le Modèle de la Catastrophe de Lew Hardy et John Fazey (1987) a démontré que l’anxiété somatique et l’anxiété cognitive interagissent de façon non linéaire : lorsque l’anxiété cognitive est élevée, une hausse de l’anxiété somatique ne provoque pas une baisse graduelle en U inversé, mais un effondrement brutal et discontinu de la performance (la « catastrophe » motrice). De même, Graham Jones et ses collaborateurs (1993) ont enrichi le cadre théorique en démontrant que l’anxiété n’est pas seulement définie par son intensité (mesurée par le CSAI-2), mais aussi par sa direction (la façon dont l’athlète interprète ses symptômes, soit comme facilitateurs, soit comme débilitants pour la performance).

7. Validité

La validation psychométrique du CSAI-2 a fait l’objet d’un processus rigoureux décrit en détail dans l’ouvrage de référence de Martens, Vealey et Burton (1990), impliquant plusieurs vagues d’échantillonnage auprès d’athlètes de niveaux collégial, national et international.

Validité de construit

La validité de construit a été établie en analysant la différenciation temporelle des sous-échelles. Conformément aux hypothèses théoriques, les études longitudinales précédant la compétition démontrent que les scores d’anxiété somatique demeurent stables et bas jusqu’à 24-48 heures avant l’épreuve, avant de subir une élévation abrupte dans les dernières heures et minutes précédant le coup d’envoi. En revanche, les scores d’anxiété cognitive montrent une grande stabilité à travers les jours précédant l’événement, fluctuant principalement lorsque de nouvelles informations sur l’adversaire ou les conditions environnementales sont présentées.

Validité convergente et discriminante

La validité convergente a été démontrée par des corrélations modérées à fortes avec des instruments connexes :

  • Le SCAT (Sport Competition Anxiety Test) présente des corrélations positives significatives (typiquement r = 0,50 à 0,65) avec l’anxiété cognitive et somatique du CSAI-2, confirmant que le trait d’anxiété compétitive prédispose aux élévations de l’état d’anxiété.
  • La sous-échelle A-Trait du STAI de Spielberger corrèle également de manière cohérente avec les sous-échelles d’anxiété du CSAI-2.
  • La validité discriminante est illustrée par des corrélations négatives régulières entre la sous-échelle de confiance en soi et l’anxiété cognitive (généralement r = -0,45 à -0,60), attestant que bien que négativement liées, ces dimensions ne partagent qu’environ 20 à 35 % de variance commune et mesurent des construits psychologiques distincts.

Validité prédictive

De nombreuses recherches ont documenté la capacité du CSAI-2 à prédire la performance dans des disciplines sportives variées (golf, tir à l’arc, athlétisme, sports collectifs, natation). Bien que la force des corrélations varie selon la complexité motrice et le type de tâche, l’anxiété cognitive et la confiance en soi expliquent systématiquement une part significative de la variance de la performance objective et subjective.

8. Fidélité

La fidélité du CSAI-2 a été documentée à travers de multiples investigations psychométriques indépendantes menées sur des populations diversifiées (athlètes masculins et féminins, sports individuels et collectifs).

Consistance interne

Les estimations de la consistance interne calculées au moyen de l’alpha de Cronbach dépassent largement le seuil psychométrique usuel de 0,70 pour l’ensemble des dimensions :

  • Anxiété cognitive : les coefficients alpha oscillent généralement entre 0,79 et 0,85 ;
  • Anxiété somatique : les coefficients se situent régulièrement entre 0,82 et 0,88 ;
  • Confiance en soi : cette sous-échelle affiche la plus haute fidélité interne, avec des valeurs alpha comprises entre 0,85 et 0,91.

Fidélité test-retest et sensibilité temporelle

L’évaluation de la fidélité test-retest pour un inventaire d’état (par opposition à un inventaire de trait) exige des précautions méthodologiques rigoureuses. En effet, l’état d’anxiété est censé fluctuer de manière adaptative selon le contexte situationnel. Une stabilité temporelle trop élevée sur plusieurs semaines témoignerait d’une mesure de trait et non d’état. Les études mesurant la stabilité à court terme dans des conditions contextuelles identiques non menaçantes rapportent des coefficients test-retest acceptables (r > 0,70). Cependant, lorsque les passations sont administrées à différents intervalles temporels précédant une compétition réelle (par exemple à 7 jours, 2 jours, 1 heure avant l’épreuve), le CSAI-2 fait preuve d’une excellente sensibilité au changement, capturant précisément l’activation émotionnelle précompétitive sans dégradation de la consistance interne.

9. Analyse factorielle

La confirmation de la structure à trois facteurs du CSAI-2 a constitué une étape fondamentale dans son adoption par la communauté scientifique, bien qu’elle ait également ouvert la voie à des critiques méthodologiques qui ont abouti à sa révision en 2003.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE) initiales

Lors des phases initiales de développement (Martens et al., 1990), des analyses factorielles exploratoires avec rotation orthogonale et oblique ont été appliquées à un vaste pool d’items préliminaires. Les résultats ont systématiquement extrait trois facteurs principaux expliquant la majorité de la variance commune : le facteur cognitif, le facteur somatique et le facteur de confiance en soi. Ces résultats ont permis de retenir 9 items par facteur, affichant des saturations factorielles primaires supérieures à 0,40 et des saturations croisées faibles (< 0,30).

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC) et critiques psychométriques

Avec l’émergence des modélisations par équations structurelles dans les années 1990 et au début des années 2000, plusieurs chercheurs ont soumis le modèle original à 27 items à des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses. Des travaux notables, notamment ceux de Lane, Sewell, Terry et Bartram (1999), puis de Cox, Martens et Russell (2003), ont révélé certaines faiblesses psychométriques dans la structure originale :

  • Plusieurs items présentaient des saturations factorielles croisées substantielles ou des erreurs corrélées élevées ;
  • L’item 14 (« My body feels relaxed »), formulé de manière inversée, posait des difficultés récurrentes de saturation sur le facteur somatique ;
  • Les indices d’ajustement globaux du modèle original à 27 items (CFI, NNFI, RMSEA) n’atteignaient pas toujours les seuils stricts exigés par les standards méthodologiques contemporains (CFI > 0,90 ou 0,95, RMSEA < 0,06).

Émergence du CSAI-2R (2003)

En réponse à ces limitations structurales, Richard H. Cox, Matthew P. Martens et William D. Russell ont publié en 2003 le CSAI-2R (Revised Competitive State Anxiety Inventory-2). En supprimant les 10 items les plus instables ou ambigus, ils ont réduit l’échelle à 17 items (7 items somatiques, 5 items cognitifs et 5 items de confiance en soi). L’AFC sur ce modèle abrégé a démontré une adéquation statistique excellente (CFI = 0,95 ; NNFI = 0,94 ; RMSEA = 0,05), consolidant ainsi la robustesse théorique de la structure tridimensionnelle originelle tout en optimisant la parsimonie de l’outil.

10. Instrument de mesure

Le CSAI-2 se présente sous la forme d’un auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé, conçu pour être rempli de manière autonome par l’athlète.

  • Format du test : Auto-évaluation psychologique multidimensionnelle en passation individuelle.
  • Population cible : Athlètes adolescents et adultes (généralement à partir de 12-14 ans), des compétiteurs amateurs jusqu’aux athlètes d’élite internationale.
  • Nombre total d’items : 27 items (version originale complète du CSAI-2) ou 17 items (version révisée CSAI-2R).
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 4 points :
    • 1 : Pas du tout (Not At All)
    • 2 : Un peu (Somewhat)
    • 3 : Modérément (Moderately So)
    • 4 : Tout à fait (Very Much So)
  • Consigne temporelle standard : L’athlète doit indiquer ce qu’il ressent précisément à l’instant présent (souvent administré entre 60 minutes et 15 minutes avant le début de la compétition sportive).
  • Procédure de cotation (Scoring CSAI-2 original) :
    • Anxiété cognitive d’état : Somme brute des items 1, 4, 7, 10, 13, 16, 19, 22 et 25 (Étendue des scores : 9 à 36 points).
    • Anxiété somatique d’état : Somme brute des items 2, 5, 8, 11, 14, 17, 20, 23 et 26. Remarque : Dans le protocole original de Martens et al. (1990), l’item 14 (« My body feels relaxed ») fait l’objet d’un codage inversé (1=4, 2=3, 3=2, 4=1) (Étendue des scores : 9 à 36 points).
    • Confiance en soi d’état : Somme brute des items 3, 6, 9, 12, 15, 18, 21, 24 et 27 (Étendue des scores : 9 à 36 points).
  • Procédure de cotation (Scoring CSAI-2R abrégé à 17 items) :
    • Anxiété somatique (7 items) : Items 1, 4, 6, 9, 12, 15, 17.
    • Anxiété cognitive (5 items) : Items 2, 5, 8, 11, 14.
    • Confiance en soi (5 items) : Items 3, 7, 10, 13, 16.
    • Pour le CSAI-2R, les scores sont calculés en effectuant la moyenne des items de chaque dimension (score moyen compris entre 1 et 4) ou en utilisant des formules de conversion tabulées.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de parution originale : 1990 (Rainer Martens, Robin S. Vealey, & Damon Burton, dans l’ouvrage Competitive Anxiety in Sport). La version révisée (CSAI-2R) a été publiée en 2003.
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Déposés initialement auprès de l’éditeur Human Kinetics (Champaign, IL). Le CSAI-2R est publié dans le Journal of Sport and Exercise Psychology (Human Kinetics).
  • Conditions d’utilisation et permissions : L’inventaire est accessible sans frais pour la recherche académique fondamentale, les thèses universitaires et les études scientifiques à but non lucratif, sous réserve d’une citation adéquate des sources princeps (Martens et al., 1990 ; Cox et al., 2003). Pour un usage commercial, l’intégration dans des plateformes logicielles privées d’entraînement mental ou une reproduction d’envergure, une autorisation écrite préalable doit être demandée auprès de Human Kinetics Publishers.
  • Tarifs : Aucun droit de licence financière n’est exigé pour une passation papier-crayon standard dans un cadre éducatif, clinique ou universitaire.

12. Références

Les publications fondatrices et validations empiriques du CSAI-2 et du CSAI-2R sont répertoriées ci-dessous selon les normes de l’APA 7e édition :

  • Cox, R. H., Martens, M. P., & Russell, W. D. (2003). Measuring anxiety in athletics: The Revised Competitive State Anxiety Inventory–2. Journal of Sport and Exercise Psychology, 25(4), 519–533. https://doi.org/10.1123/jsep.25.4.519
  • Fazey, J., & Hardy, L. (1988). The inverted-U hypothesis: A catastrophe for sport psychology (British Association of Sports Sciences Monograph No. 1). National Coaching Foundation.
  • Jones, G., Swain, A., & Hardy, L. (1993). Intensity and direction dimensions of competitive state anxiety and relationships with performance. Journal of Sports Sciences, 11(6), 525–532. https://doi.org/10.1080/02640419308730023
  • Lane, A. M., Sewell, D. F., Terry, P. C., & Bartram, D. (1999). Confirmatory factor analysis of the Competitive State Anxiety Inventory-2. Journal of Sports Sciences, 17(6), 505–512. https://doi.org/10.1080/026404199365852
  • Martens, R. (1977). Sport Competition Anxiety Test. Human Kinetics.
  • Martens, R., Burton, D., Rivkin, F., & Simon, J. (1980). Reliability and validity of the Competitive State Anxiety Inventory (CSAI). In C. H. Nadeau, W. C. Halliwell, K. M. Newell, & G. C. Roberts (Eds.), Psychology of motor behavior and sport—1979 (pp. 91–99). Human Kinetics.
  • Martens, R., Vealey, R. S., & Burton, D. (1990). Competitive anxiety in sport. Human Kinetics.
  • Spielberger, C. D. (1966). Anxiety and behavior. Academic Press.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I am concerned about this competition
2

I feel nervous.
3

I feel at ease.
4

I have self-doubts.
5

I feel jittery.
6

I feel comfortable.
7

I am concerned that I may not do as well in this competition as I could do.
8

My body feels tense.
9

I feel self-confident.
10

I am concerned about losing.
11

I feel tense in my stomach.
12

I feel secure.
13

I am concerned about choking under pressure.
14

My body feels relaxed.*
15

I’m confident I can meet the challenged
16

I’m concerned about performing poorly.
17

My heart is racing.
18

I’m confident about performing well.
19

I’m concerned about reaching my goal.
20

I feel my stomach sinking.
21

I feel mentally relaxed.
22

I’m concerned that others will be disappointed with my performance.
23

My hands are clammy.
24

I’m confident because I mentally picture myself reaching my goal.
25

I’m concerned I won’t be able to concentrate.
26

My body feels tight.
27

I’m confident coming through under pressure.
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Inventaire de l’anxiété compétitive en sport-2 (CSAI-2). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-anxiete-competitive-sport-csai-2/
Looti, Mohammed. “Inventaire de l’anxiété compétitive en sport-2 (CSAI-2).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-anxiete-competitive-sport-csai-2/.
Looti, Mohammed. “Inventaire de l’anxiété compétitive en sport-2 (CSAI-2).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/inventaire-anxiete-competitive-sport-csai-2/.