1. Résumé
L’Inventaire de l’Alliance Thérapeutique (en anglais, Working Alliance Inventory ou WAI) constitue l’un des instruments psychométriques les plus rigoureux, reconnus et largement employés à l’échelle internationale pour mesurer la qualité de l’alliance de travail en psychothérapie et dans les relations d’aide clinique. Développé initialement par Leslie S. Greenberg et Adam O. Horvath en 1989 à l’Université Simon Fraser, cet outil opérationnalise le modèle tripartite de l’alliance thérapeutique conceptualisé par Edward Bordin en 1979. Le questionnaire évalue de façon granulaire trois composantes interconnectées mais conceptuellement distinctes : l’accord sur les objectifs thérapeutiques (Goals), l’entente mutuelle sur les tâches assignées au cours du suivi (Tasks), ainsi que le lien affectif d’attachement et de confiance réciproque unissant le consultant à son praticien (Bonds).
Dans sa forme intégrale classique pour le patient (WAI-Client Long Form ou WAI-C), l’instrument comporte 36 items formulés sous la forme d’énoncés auto-rapportés. Chaque sous-échelle (Tâches, Liens, Objectifs) comprend exactement 12 énoncés, équilibrés entre formulations directes et items inversés afin de contrer le biais d’acquiescement. Les participants répondent à l’aide d’une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Jamais » / Never) à 7 (« Toujours » / Always). Des formes parallèles pour le thérapeute (WAI-T) et pour des observateurs externes (WAI-O), ainsi que des variantes abrégées validées telles que le WAI-Short Form (WAI-S) de Trace et al. (1995) et le Working Alliance Inventory – Short Revised (WAI-SR) de Hatcher et Gillaspy (2006) en 12 items, complètent cet écosystème d’évaluation.
Sur le plan métrologique, l’inventaire démontre des qualités psychométriques exceptionnelles. La cohérence interne mesurée par le coefficient alpha de Cronbach excède généralement .90 pour le score global et oscille entre .84 et .93 pour les trois sous-échelles dans les échantillons cliniques. Les études méta-analytiques, notamment les travaux fondateurs de Horvath et Symonds (1991) réactualisés par Horvath, Del Re, Flückiger et Symonds (2011), confirment de manière univoque la validité prédictive robuste du WAI à l’égard de l’amélioration symptomatique, du maintien dans le processus de soin et de l’issue favorable des interventions psychothérapeutiques, toutes approches théoriques confondues.
2. Mots-clés
Inventaire de l’alliance thérapeutique, alliance de travail, psychométrie, relation thérapeutique, Edward Bordin, Leslie Greenberg, Adam Horvath, évaluation clinique, fidélité psychométrique, validité de construit, efficacité de la psychothérapie, sous-échelles de l’alliance
3. Auteurs
L’échelle a été conçue et standardisée par des figures majeures de la recherche en psychologie clinique et en psychothérapie :
- Adam O. Horvath, Ed.D. : Professeur émérite à la Faculté d’Éducation et au Département de Psychologie de l’Université Simon Fraser (Burnaby, Colombie-Britannique, Canada). Spécialiste mondialement reconnu des mécanismes relationnels en psychothérapie et des processus d’alliance. Adresse de contact institutionnelle :
[email protected]. - Leslie S. Greenberg, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université York (Toronto, Ontario, Canada). Co-créateur de la thérapie centrée sur les émotions (Emotion-Focused Therapy, EFT), auteur prolifique sur les processus d’intégration affective et le changement psychothérapeutique.
4. Objectif
L’objectif fondamental de la création de l’Inventaire de l’Alliance Thérapeutique est d’opérationnaliser et de quantifier de manière empirique la variable relationnelle la plus déterminante de la réussite thérapeutique : l’alliance collaborative établie entre le patient et le professionnel de santé mentale. Avant la parution des travaux de Horvath et Greenberg à la fin des années 1980, l’évaluation de la relation thérapeutique demeurait fragmentée, dépendante d’instruments ancrés presque exclusivement dans des paradigmes psychanalytiques orthodoxes (tels que le concept de transfert) ou au contraire limités aux postulats rogériens d’empathie, de congruence et de considération positive inconditionnelle. Le WAI visait à dépasser ces cloisonnements épistémologiques en fournissant un outil trans-théorique, généralisable aux thérapies cognitivo-comportementales, psychodynamiques, systémiques, humanistes et intégratives.
Dans la recherche contemporaine en psychologie clinique et en psychiatrie, le WAI poursuit une double finalité. Premièrement, il permet d’analyser les mécanismes de changement au sein des essais cliniques randomisés (ECR). En isolant statistiquement la contribution relative de la technique pure par rapport aux facteurs communs relationnels, le WAI sert de variable modératrice et médiatrice incontournable pour élucider comment l’adhésion du sujet et son sentiment d’intercompréhension influencent la réduction de la détresse psychologique. Deuxièmement, il répond au besoin méthodologique de comparer la concordance inter-juges : en confrontant la perspective subjective du patient (WAI-C) à celle du praticien (WAI-T) ou d’un évaluateur externe indépendant (WAI-O), les chercheurs peuvent modéliser les ruptures d’alliance et les trajectoires de réparation interactives au fil des séances.
Sur le plan de la pratique clinique quotidienne, le WAI offre un cadre d’auto-évaluation et de rétroaction systématique (Feedback-Informed Treatment, FIT). Les cliniciens peuvent administrer l’inventaire de façon périodique (souvent après la troisième ou quatrième séance, moment critique où l’alliance se stabilise et acquiert sa pleine valeur pronostique) pour détecter précocement des désaccords latents. L’utilisation clinique du WAI met en lumière les écarts de perception qui, s’ils ne sont pas verbalisés, conduisent fréquemment à des impasses relationnelles, à une démotivation du consultant ou à un abandon prématuré du traitement (drop-out). En quantifiant explicitement le degré d’accord sur les objectifs et les méthodes, le thérapeute dispose d’un levier concret pour réajuster le contrat thérapeutique en temps réel.
5. Construit psychologique
Le construit psychologique mesuré par le WAI correspond à l’alliance de travail (working alliance), définie comme la capacité collaborative du patient et du soignant à coopérer activement pour favoriser la guérison et l’atteinte des transformations souhaitées. S’appuyant rigoureusement sur le modèle pantéthique proposé par Bordin en 1979, Horvath et Greenberg ont opérationnalisé ce construit sous la forme de trois dimensions interdépendantes mais structuralement différentiées :
Dimension 1 : L’accord sur les tâches (Task)
La composante « Tâche » renvoie à l’engagement mutuel et à l’adhésion consensuelle concernant les activités concrètes, les exercices, les protocoles et les comportements attendus de chaque partie au cours des séances et entre celles-ci. Le patient et le thérapeute doivent considérer que les interventions déployées sont pertinentes, logiques, utiles et directement orientées vers la résolution du problème. Un score élevé dans cette dimension traduit un sentiment de clarté quant aux devoirs du consultant, une compréhension de la logique thérapeutique et une confiance dans l’utilité des exercices proposés. À l’inverse, un score faible signale de la confusion, de la résistance passive ou une remise en question de la rationalité du travail clinique. Par exemple, l’item 2 (« _____ and I agree about the things I will need to do in therapy to help improve my situation ») ou l’item 33 (« The things that _____ is asking me to do don’t make sense ») évaluent directement si le travail d’introspection ou les assignations comportementales font sens pour l’usager.
Dimension 2 : Le lien affectif et l’attachement relationnel (Bond)
La sous-échelle « Lien » appréhende la qualité affective du réseau relationnel dyadique. Elle intègre l’acceptation inconditionnelle, l’estime mutuelle, l’empathie, la considération chaleureuse et la confiance partagée. Cette dimension puise ses racines dans l’attachement sécure, autorisant le patient à exprimer des émotions intenses ou vulnérables sans redouter le rejet, le jugement moral ou la rupture du cadre de soin. Un score robuste sur la sous-échelle du lien témoigne de l’expérience d’un espace psychologique contenant et bienveillant. L’item 19 (« _____ and I respect each other ») et l’item 29 (« I have the feeling that if I say or do the wrong things, _____ will stop working with me ») explorent cette sécurité affective fondamentale.
Dimension 3 : L’accord sur les buts et finalités (Goal)
La dimension « Buts » quantifie le degré de synchronisation et de négociation conjointe entourant les finalités à court, moyen et long termes du suivi. L’alliance ne saurait prospérer si le clinicien poursuit un idéal abstrait (par exemple, la restructuration globale de la personnalité) tandis que le patient cherche avant tout un soulagement immédiat d’une insomnie invalidante ou d’une phobie sociale. Cette sous-échelle vérifie que les priorités du consultant sont pleinement reconnues, validées et partagées par le clinicien. Les items représentatifs incluent l’item 6 (« _____ perceives accurately what my goals are ») et l’item 10 (« I disagree with _____ about what I ought to get out of therapy »), mesurant l’alignement précis des attentes téléologiques.
6. Cadre théorique
Le substrat théorique du WAI s’enracine dans une évolution conceptuelle majeure de la psychothérapie au cours du XXe siècle. Historiquement, le concept d’alliance trouve son origine chez Sigmund Freud (1912, 1913), qui évoquait l’importance pour l’analyste d’établir un attachement bienveillant avec la part saine du moi du patient. Par la suite, des théoriciens de l’Ego Psychology tels que Richard Sterba (1934) ont défini l’« alliance du moi », puis Ralph Greenson (1965, 1967) a formalisé le terme de « working alliance » pour distinguer l’engagement réaliste, rationnel et collaboratif du patient des phénomènes de transfert régressifs et conflictuels.
Cependant, la véritable révolution théorique dont procède directement le WAI est attribuable à Edward S. Bordin. Dans son article séminal de 1979 intitulé « The generalizability of the psychoanalytic concept of the working alliance for psychotherapy », Bordin a extrait l’alliance de son carcan psychanalytique pour proposer une métathéorie intégrative et pan-théorique. Bordin a posé trois postulats essentiels :
- L’alliance de travail n’est pas un ingrédient secondaire, mais le véhicule interactif central qui conditionne l’efficacité de toute forme d’aide psychologique, qu’elle soit comportementale, cognitive, analytique ou humaniste.
- Elle n’est pas une simple relation d’empathie passive, mais un partenariat actif et mutuel axé sur une collaboration dirigée.
- Elle s’articule impérativement autour de trois piliers interreliés : les buts (les objectifs du changement), les tâches (les moyens d’y parvenir) et les liens (les connexions affectives rendant le travail possible).
Leslie Greenberg et Adam Horvath ont opérationnalisé le postulat de Bordin en formulant l’hypothèse qu’un instrument psychométrique valide devait obligatoirement mesurer ces trois domaines avec une égale précision. Leur cadre intègre également les principes de la psychologie humaniste de Carl Rogers concernant les attitudes nécessaires du thérapeute (authenticité, considération positive, écoute empathique), mais les subordonne à une dialectique d’action conjointe. Ainsi, le modèle sous-jacent au WAI envisage l’alliance comme un processus dynamique, sujet à des fluctuations, des micro-ruptures et des réparations successives, constituant en lui-même une expérience relationnelle correctrice.
7. Validité
La validité de l’Inventaire de l’Alliance Thérapeutique a fait l’objet de centaines de validations empiriques à travers le monde, consolidant sa réputation de référence absolue dans le domaine.
Validité de contenu et de construit
Lors de la phase initiale d’élaboration par Horvath et Greenberg (1989), un pool initial d’items a été soumis à des juges experts (chercheurs et cliniciens chevronnés de diverses orientations théoriques) pour évaluer leur représentativité par rapport aux définitions données par Bordin. Les items retenus ont présenté des indices de validité de contenu supérieurs à .85. La validité convergente a été démontrée par des corrélations substantielles avec d’autres échelles d’alliance thérapeutique, notamment le Penn Helping Alliance Questionnaire (HAQ ; Alexander & Luborsky, 1986) avec des coefficients oscillant entre .74 et .86, ainsi que le Vanderbilt Psychotherapy Process Scale (VPPS ; Suh et al., 1986).
Validité prédictive de l’issue thérapeutique
La capacité du WAI à prédire l’amélioration clinique et la rémission des symptômes est établie de manière éclatante dans la littérature scientifique. Dans leur méta-analyse pionnière, Horvath et Symonds (1991) ont recensé 24 études et calculé une taille d’effet moyenne pondérée globale de r = .26 entre l’alliance mesurée par le WAI et l’issue de la thérapie. Cette relation a été réaffirmée dans la vaste méta-analyse de Horvath, Del Re, Flückiger et Symonds (2011), portant sur plus de 190 études indépendantes et plus de 14 000 patients, rapportant une corrélation globale de r = .275 (p < .001, d équivalent à environ 0.57). Ce résultat démontre que la qualité de l’alliance évaluée par le WAI explique environ 8 % de la variance totale des résultats cliniques, surpassant l’impact attribuable aux protocoles thérapeutiques spécifiques.
Validité discriminante
Le WAI a démontré une validité discriminante satisfaisante vis-à-vis des mesures de désirabilité sociale (comme l’échelle de Marlowe-Crowne, avec des corrélations généralement inférieures à .20), ainsi que par rapport aux mesures de sévérité initiale des symptômes (BDI, SCL-90-R), indiquant que l’alliance mesurée par le WAI n’est pas un simple reflet de la détresse d’entrée du patient, mais bien une dimension relationnelle indépendante.
8. Fidélité
Les propriétés de fidélité du WAI sont remarquablement stables et ont été documentées par une méta-analyse spécifique de généralisation de la fidélité conduite par Hanson, Curry et Bandalos (2002) sur 77 études empiriques.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Pour la version longue du patient (WAI-C à 36 items), le coefficient alpha de Cronbach global médian est exceptionnellement élevé, se situant de façon constante à α = .93 (avec des fourchettes allant de .89 à .97). Pour les sous-échelles individuelles, les valeurs de cohérence interne rapportées dans les publications fondatrices de Horvath et Greenberg (1989) et confirmées ultérieurement sont :
- Sous-échelle Tâches (Task) : α = .88 à .92
- Sous-échelle Liens (Bond) : α = .85 à .91
- Sous-échelle Buts (Goal) : α = .88 à .93
Pour la version WAI-SR (forme abrégée révisée à 12 items), Hatcher et Gillaspy (2006) ont rapporté des coefficients alpha de .91 pour le score total, .85 pour la dimension Buts, .90 pour les Tâches et .83 pour les Liens.
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
La fidélité test-retest présente des particularités théoriques importantes : l’alliance n’étant pas un trait de personnalité rigide mais un état interactionnel évolutif, une certaine sensibilité au changement est attendue. Néanmoins, sur des intervalles courts d’une semaine (entre deux séances consécutives stables au cours de la phase intermédiaire), les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de stabilité test-retest varient de r = .75 à .88, confirmant une stabilité temporelle adéquate exempte d’erreurs de mesure aléatoires.
9. Analyse factorielle
La structure factorielle du WAI a suscité d’abondants débats méthodologiques et un corpus étendu d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).
Modèle trifactoriel corrélé vs. Modèle bifactoriel / hiérarchique
Bien que le WAI ait été conçu sur une base théorique tripartite (Tâches, Liens, Buts), les premières analyses factorielles exploratoires (Horvath & Greenberg, 1989) ont révélé des intercorrélations très élevées entre les trois sous-échelles (souvent entre .70 et .85). Cette colinéarité a conduit plusieurs auteurs à interroger l’indépendance factorielle empirique des dimensions.
Les études factorielles confirmatoires menées par Tracey et Kokotovic (1989) sur la version originale ont mis en évidence qu’un modèle bi-niveau (ou modèle hiérarchique) s’ajuste significativement mieux aux données qu’un modèle à trois facteurs orthogonaux stricts :
- Un facteur général d’alliance de travail de premier ordre, qui capte la majorité de la variance commune (souvent plus de 60 % de la variance totale expliquée).
- Trois facteurs spécifiques résiduels correspondant aux Tâches, Liens et Buts, rendant compte de la variance unique des sous-dimensions.
Développement et validation du WAI-SR par AFC
Pour pallier les redondances d’items et la multicolinéarité de certains items inversés de la forme longue, Hatcher et Gillaspy (2006) ont conduit des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses sur un large échantillon de plus de 1 000 patients. En éliminant les items formulés négativement qui généraient des artéfacts de méthode, ils ont isolé une structure épurée en 12 items (4 items par facteur) démontrant des indices d’adéquation statistiques optimaux : CFI = .97, TLI = .96, RMSEA = .054. Dans ce modèle affiné, les saturations factorielles standardisées (λ) des items sur leurs facteurs respectifs s’échelonnent de .68 à .89, démontrant une discrimination dimensionnelle clarifiée tout en préservant l’intégrité de l’architecture théorique de Bordin.
10. Instrument de mesure
Le WAI se présente sous une structure formalisée détaillée comme suit :
- Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (formes parallèles disponibles : hétéro-évaluation pour le clinicien et grille d’observation pour évaluateur externe).
- Nombre total d’items : 36 items dans la version longue originale (WAI-Client Long Form).
- Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 7 points :
1 = Never (Jamais)
2 = Rarely (Rarement)
3 = Occasionally (Occasionnellement)
4 = Sometimes (Parfois)
5 = Often (Souvent)
6 = Very Often (Très souvent)
7 = Always (Toujours) - Répartition des sous-échelles :
- Sous-échelle TÂCHES (Task) (12 items) : Items 2, 4, 7*, 11*, 13, 15*, 16, 18, 24, 31*, 33*, 35.
- Sous-échelle LIENS (Bond) (12 items) : Items 1*, 5, 8, 17, 19, 20*, 21, 23, 26, 28, 29*, 36.
- Sous-échelle BUTS (Goal) (12 items) : Items 3*, 6, 9*, 10*, 12*, 14, 22, 25, 27*, 30, 32, 34*.
- Cotation et inversion : Les items marqués d’un astérisque (*) sont inversés avant le calcul des scores selon la formule :
Score révisé = 8 - Réponse brute. Les scores de chaque sous-échelle varient de 12 à 84 points. Le score composite global est obtenu par la somme des trois échelles (plage totale allant de 36 à 252 points), les scores les plus élevés reflétant une alliance thérapeutique optimale.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
L’Inventaire de l’Alliance Thérapeutique a été publié dans sa forme canonique en 1989 par Adam O. Horvath et Leslie S. Greenberg dans le prestigieux Journal of Counseling Psychology de l’American Psychological Association. Les auteurs ont placé l’instrument dans le domaine académique public pour les activités de recherche universitaire et la formation non commerciale. Le WAI est ainsi accessible gratuitement aux chercheurs, étudiants et praticiens cliniciens à des fins d’évaluation individuelle et de recherche scientifique.
Toute utilisation commerciale, intégration payante dans des logiciels propriétaires de DME (Dossier Médical Électronique) ou redistribution éditoriale nécessite l’accord explicite et préalable des titulaires des droits d’auteur. Les informations officielles, manuels d’utilisation et versions téléchargeables peuvent être consultés sur le portail dédié hébergé par le Professeur Adam Horvath : http://wai.profhorvath.com/.
12. Références
Les sources académiques de référence suivantes soutiennent l’élaboration et la validation empirique du WAI :
- Anderson, R. S. (2008). Counselor gender self-confidence and social influence in counseling: Counselor perceptions of the therapeutic alliance (Publication No. 3319027) [Doctoral dissertation, Ohio University]. ProQuest Dissertations and Theses Global.
- Bordin, E. S. (1979). The generalizability of the psychoanalytic concept of the working alliance for psychotherapy. Psychotherapy: Theory, Research & Practice, 16(3), 252–260. https://doi.org/10.1037/h0085885
- Busseri, M. A., & Tyler, J. D. (2003). Interchangeability of the Working Alliance Inventory and Working Alliance Inventory, Short Form. Psychological Assessment, 15(2), 193–197. https://doi.org/10.1037/1040-3590.15.2.193
- Hanson, W. E., Curry, K. T., & Bandalos, D. L. (2002). Reliability generalization of Working Alliance Inventory scale scores. Educational and Psychological Measurement, 62(4), 659–673. https://doi.org/10.1177/0013164402062004008
- Hatcher, R. L., & Gillaspy, J. A. (2006). Development and validation of a revised short version of the Working Alliance Inventory. Psychotherapy Research, 16(1), 12–25. https://doi.org/10.1080/10503300500352500
- Horvath, A. O., Del Re, A. C., Flückiger, C., & Symonds, D. (2011). Alliance in individual psychotherapy. Psychotherapy, 48(1), 9–16. https://doi.org/10.1037/a0022186
- Horvath, A. O., & Greenberg, L. S. (1989). Development and validation of the Working Alliance Inventory. Journal of Counseling Psychology, 36(2), 223–233. https://doi.org/10.1037/0022-0167.36.2.223
- Horvath, A. O., & Symonds, B. D. (1991). Relation between working alliance and outcome in psychotherapy: A meta-analysis. Journal of Counseling Psychology, 38(2), 139–149. https://doi.org/10.1037/0022-0167.38.2.139
- Tracey, T. J., & Kokotovic, A. M. (1989). Factor structure of the Working Alliance Inventory. Psychological Assessment: A Journal of Consulting and Clinical Psychology, 1(3), 207–210. https://doi.org/10.1037/1040-3590.1.3.207
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale:
1 – Never, 2 – Rarely, 3 – Occasionally, 4 – Sometimes, 5 – Often, 6 – Very Often, 7 – Always
Note: In the items below, insert the name of your therapist/counselor in the blank space (_____).
- I feel uncomfortable with _____.
- _____ and I agree about the things I will need to do in therapy to help improve my situation.
- I am worried about the outcome of these sessions.
- What I am doing in therapy gives me new ways of looking at my problem.
- _____ and I understand each other.
- _____ perceives accurately what my goals are.
- I find what I am doing in therapy confusing.
- I believe _____ likes me.
- I wish _____ and I could clarify the purpose of our sessions.
- I disagree with _____ about what I ought to get out of therapy.
- I believe the time _____ and I are spending together is not spent efficiently.
- _____ does not understand what I am trying to accomplish in therapy.
- I am clear on what my responsibilities are in therapy.
- The goals of these sessions are important to me.
- I find what _____ and I are doing in therapy is unrelated to my concerns.
- I feel that the things I do in therapy will help me to accomplish the changes that I want.
- I believe _____ is genuinely concerned for my welfare.
- I am clear as to what _____ wants me to do in these sessions.
- _____ and I respect each other.
- I feel that _____ is not totally honest about his/her feelings toward me.
- I am confident in _____’s ability to help me.
- _____ and I are working towards mutually agreed upon goals.
- I feel that _____ appreciates me.
- We agree on what is important for me to work on.
- As a result of these sessions I am clearer as to how I might be able to change.
- _____ and I trust one another.
- _____ and I have different ideas on what my problems are.
- My relationship with _____ is very important to me.
- I have the feeling that if I say or do the wrong things‚ _____ will stop working with me.
- _____ and I collaborate on setting goals for my therapy.
- I am frustrated by the things I am doing in therapy.
- We have established a good understanding of the kind of changes that would be good for me.
- The things that _____ is asking me to do don’t make sense.
- I don’t know what to expect as the result of my therapy.
- I believe the way we are working with my problem is correct.
- I feel _____ cares about me even when I do things that he/she does not approve of.