1. Résumé / Abstract
L’échelle d’Intrusion Relationnelle Obsessionnelle (Obsessive Relational Intrusion ou ORI), développée par les professeurs William R. Cupach et Brian H. Spitzberg (2000, 2004), constitue un instrument psychométrique de référence destiné à mesurer les comportements répétés et non désirés d’invasion de la vie privée qui surviennent lorsqu’un individu cherche à initier, maintenir ou rétablir une relation interpersonnelle intime contre le gré de la cible. Conçue initialement pour documenter les formes insidieuses de harcèlement relationnel au sein de populations universitaires et cliniques, l’échelle se compose de 63 items évaluant la fréquence de victimisation vécue depuis l’âge de 18 ans.
Le format de réponse repose sur une échelle ordinale de fréquence en 5 points allant de 0 (« Jamais ») à 4 (« Fréquemment, plus de 10 fois »). L’instrument permet d’obtenir un score global d’intrusion relationnelle et de harcèlement obsessionnel (stalking victimization), tout en distinguant quatre dimensions factorielles empiriquement validées : la Poursuite (Pursuit, 8 items), la Violation de l’intimité et du domicile (Violation, 4 items), la Menace physique ou psychologique (Threat, 9 items) et l’Hyperintimité inappropriée (Hyperintimacy, 13 items). Les autres items capturent des comportements connexes de surveillance, de dénigrement et de pression sociale.
Sur le plan psychométrique, l’instrument démontre une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach globaux oscillant généralement entre 0,92 et 0,96, et des indices de fidélité satisfaisants pour chacune des sous-échelles factorielles (α = 0,74 à 0,89). La validité de construit est étayée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, tandis que la validité convergente et discriminante est démontrée par des associations robustes avec la détresse psychologique, le trouble de stress post-traumatique, la peur, ainsi que les mesures de cyberharcèlement et de violence entre partenaires intimes (IPV). L’échelle ORI est aujourd’hui une référence incontournable en victimologie, en psychologie légale et dans l’étude de la communication interpersonnelle.
2. Mots-clés / Keywords
Intrusion relationnelle obsessionnelle, harcèlement relationnel, stalking, victimisation, William R. Cupach, Brian H. Spitzberg, poursuite relationnelle, hyperintimité, psychométrie, violence entre partenaires intimes.
3. Auteurs / Authors
L’échelle d’Intrusion Relationnelle Obsessionnelle (ORI) a été conçue et validée par deux figures majeures de la recherche en communication interpersonnelle et en psychologie sociale :
- William R. Cupach, Ph.D. : Professeur émérite au Département de Communication de l’Illinois State University (Normal, Illinois, États-Unis). Spécialiste reconnu des aspects sombres de la communication humaine (the dark side of interpersonal communication), de la gestion des conflits et des dynamiques de rupture amoureuse.
- Brian H. Spitzberg, Ph.D. : Professeur émérite distingué (Distinguished Professor Emeritus) à la School of Communication de la San Diego State University (San Diego, Californie, États-Unis). Chercheur de renommée mondiale dans les domaines du harcèlement obsessionnel (stalking), de la compétence communicationnelle, de la violence interpersonnelle et de la cyber-agression. Courriel institutionnel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle ORI est d’opérationnaliser et de quantifier l’exposition d’un individu à un ensemble de comportements d’intrusion non désirés, répétés et intrusifs perpétrés par une personne désirant établir ou restaurer un lien intime. Les auteurs ont développé cet outil afin de combler un vide méthodologique majeur : la séparation artificielle, dans la littérature juridique et psychiatrique des années 1990, entre le « harcèlement criminel » (stalking au sens pénal strict) et les comportements d’insistance amoureuse tenaces mais perçus à tort comme bénins.
En pratique, l’échelle sert plusieurs finalités complémentaires :
- Recherche fondamentale en communication et en psychologie sociale : Elle permet d’étudier le spectre continu reliant la séduction conventionnelle, la persistance romantique, l’intrusion obsessionnelle et le harcèlement criminel violent. L’outil quantifie la trajectoire d’escalade comportementale qui caractérise les séparations dysfonctionnelles.
- Évaluation victimologique et clinique : En contexte clinique, psychothérapeutique ou médico-légal, l’instrument fournit une cartographie détaillée du profil de victimisation d’un patient. Il permet d’évaluer la sévérité des intrusions subies, d’identifier les risques de dangerosité imminente (notamment via la sous-échelle Threat) et d’adapter les interventions de sécurité et de gestion du traumatisme.
- Évaluation médico-légale et de justice pénale : Utilisée dans les enquêtes victimologiques et les expertises médico-légales, l’échelle permet d’objectiver la chronicité et la variété des actes d’intrusion (appels incessants, filatures, violations de propriété, contacts avec l’entourage), facilitant ainsi l’obtention d’ordonnances de protection (restraining orders).
- Santé publique et surveillance épidémiologique : L’outil a été intégré dans les compendiums du Centers for Disease Control and Prevention (CDC) pour documenter la prévalence des violences au sein des couples et mesurer l’impact de ces intrusions sur la santé mentale, la productivité professionnelle et l’isolement social des victimes.
5. Construit psychologique / Construct
Le concept d’Intrusion Relationnelle Obsessionnelle (ORI) est formellement défini par Cupach et Spitzberg (1998, 2004) comme l’occurrence répétée et non désirée d’actes d’invasion de l’intimité perçus par la cible comme intrusifs, menaçants ou disproportionnés, émanant d’un individu qui recherche ou tente de maintenir un certain degré de proximité ou de relation intime, en l’absence de consentement mutuel.
L’ORI se distingue du simple rejet amoureux par son caractère chronique, son insensibilité aux signaux de refus émis par la cible, et son refus d’accepter les frontières interpersonnelles. Contrairement aux définitions juridiques traditionnelles du harcèlement qui exigent souvent une menace explicite de mort ou de blessure grave et la démonstration d’une « peur raisonnable », l’ORI englobe un éventail beaucoup plus vaste de comportements allant de l’hyperintimité ambiguë à la violence physique caractérisée. Le construit est décomposé en quatre dimensions factorielles principales, complétées par des actes d’agression sociale et de surveillance :
1. La Poursuite (Pursuit)
Cette dimension regroupe les comportements d’approche physique et d’insistance géographique visant à imposer la présence de l’agresseur dans l’espace vital de la victime. Elle comprend 8 items spécifiques, notamment : attendre dans une voiture près du lieu où se trouve la victime (item 17), attendre à l’extérieur de son domicile (item 24), se présenter sur son lieu de travail avant ou après ses horaires (item 11, item 54), rouler en voiture devant sa maison (item 13), ou laisser des mots sur son pare-brise (item 31) ou à son domicile (item 35). Ces comportements matérialisent un pistage spatial récurrent.
2. La Violation de l’espace intime et privé (Violation)
Cette composante rassemble les transgressions sévères de la sphère privée, de l’intimité physique et de la sécurité matérielle (4 items). Elle inclut l’effraction dans le domicile ou l’appartement de la victime (item 63), l’enregistrement de conversations à son insu (item 29), la prise de photographies clandestines (item 47) et l’envoi de photographies offensantes ou obscènes (item 26). Ces actes représentent une atteinte explicite aux frontières de l’autonomie individuelle et un mépris flagrant des barrières juridiques et spatiales.
3. La Menace physique et psychologique (Threat)
La sous-échelle de menace (9 items) reflète le versant agressif, intimidant et coercitif de l’intrusion. Elle saisit des comportements tels que les menaces de violences physiques (item 5), les avertissements vagues selon lesquels de mauvaises choses vont arriver (items 6 et 30), les violences physiques directes comme bousculer, gifler ou frapper la victime (item 59), la destruction ou détérioration de biens matériels (item 62), les altercations verbales publiques (item 36), les insultes et insultes obscènes (item 39), ainsi que les accusations répétées de promiscuité sexuelle (« sleeping around », item 7).
4. L’Hyperintimité (Hyperintimacy)
Dimension caractéristique de la séduction obsessionnelle, l’hyperintimité (13 items) englobe des démonstrations d’affection excessives, déplacées, grotesques ou prématurées qui violent les normes sociales de politesse et de réciprocité. Elle comprend le fait de prétendre auprès de tiers que la relation est plus intime qu’elle ne l’est en réalité (item 3), des déclarations d’amour hyperboliques (item 19), des révélations personnelles excessives et inappropriées (excessive self-disclosure, item 14), le fait de demander continuellement une « seconde chance » (item 16), de répandre des rumeurs auprès des amis (item 50), de s’imposer sans invitation dans des conversations privées (item 60), de décrire des actes sexuels non sollicités (item 51), ou encore des attouchements physiques intimes non consentis (item 49).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de l’échelle ORI s’ancre dans un corpus théorique articulé autour de la Théorie de la Poursuite des Buts Relationnels (Relational Goal Pursuit Theory, Cupach & Spitzberg, 2004, 2014) et s’inscrit dans le courant d’étude de la « Face Sombre de la Communication Interpersonnelle » (The Dark Side of Interpersonal Communication).
La Théorie de la Poursuite des Buts Relationnels (RGP)
La théorie RGP postule que la persistance relationnelle obsessionnelle émerge d’un dysfonctionnement cognitif et autorégulateur chez le poursuivant. Lorsqu’une relation est refusée ou rompue, la plupart des individus procèdent à un désengagement graduel de leur objectif amoureux. En revanche, chez l’auteur d’ORI, ce but d’intimité spécifique subit un processus de liaison d’objectifs (goal linking) : l’obtention de la relation avec la cible particulière est subjectivement assimilée à des buts d’ordre supérieur indispensables à la survie psychologique de l’individu, tels que l’estime de soi fondamentale, le sens même de la vie, la valeur personnelle et le bonheur ultime.
En conséquence de cette liaison d’objectifs :
- Inondation émotionnelle (Emotional Flooding) : Chaque rejet ou tentative d’évitement de la part de la cible n’est pas perçu comme une fin de non-recevoir définitive, mais comme une menace existentielle provoquant une angoisse massive et des ruminations obsessionnelles.
- Biais cognitifs et rationalisation téléologique : Le poursuivant développe des biais d’interprétation persistants : le silence de la victime est interprété comme de la timidité ; un refus poli est perçu comme une invitation à redoubler d’efforts ; une intervention de la police est rationalisée comme un obstacle temporaire à surmonter pour prouver la force de son amour.
- Escalade de l’engagement (Escalation of Commitment) : Confronté à l’échec de ses tactiques initiales d’hyperintimité, l’agresseur mobilise des tactiques de plus en plus intrusives (surveillance, poursuite géographique), qui dégénèrent fréquemment en coercition et en menaces lorsque la cible réaffirme son rejet de manière catégorique.
Le modèle interactionnel et communicationnel
Cupach et Spitzberg soulignent également que l’ORI est un processus communicationnel dyadique, bien qu’asymétrique. Dans les phases initiales, les victimes adoptent souvent des stratégies de désescalade indirectes (politesse, esquive, réponses différées) afin de préserver la « face » de l’interlocuteur et d’éviter un conflit ouvert. Or, ces signaux atténués sont systématiquement mal interprétés par le poursuivant comme une ambiguïté encourageante. Lorsque la victime est contrainte d’adopter des tactiques explicites et punitives (menaces légales, refus hostile), le poursuivant se sent trahi ou persécuté, basculant des comportements d’hyperintimité vers des conduites de violation et de menace.
7. Validité / Validity
L’échelle ORI a fait l’objet d’évaluations rigoureuses démontrant des qualités métrologiques remarquables à travers de multiples échantillons hétérogènes (étudiants universitaires, populations communautaires adultes, échantillons cliniques de victimes de harcèlement) :
Validité de construit et structurelle
La validité de construit est étayée par la cohérence interne des sous-échelles et la reproduction récurrente de sa structure factorielle. Les analyses confirment que l’ensemble des 63 items reflète un continuum de sévérité comportementale, allant de tactiques douces et socialement ambiguës (envoyer des cartes, faire des compliments démesurés) à des infractions criminelles majeures (effraction, violences physiques, agression sexuelle). L’organisation multidimensionnelle en quatre facteurs principaux (Poursuite, Violation, Menace, Hyperintimité) rend compte de la majorité de la variance explicative des comportements d’intrusion vécus.
Validité convergente
La validité convergente de l’échelle est solidement établie par ses corrélations statistiquement significatives avec de nombreuses variables psychologiques et traumatologiques :
- Détresse psychologique et anxiété : Des corrélations positives élevées (r variant de 0,45 à 0,68, p < 0,001) ont été mesurées entre le score total d’ORI et les échelles de dépression (BDI), d’anxiété généralisée (STAI) et de symptômes de stress post-traumatique (PCL-5, IES-R).
- Peur perçue : Les sous-échelles Threat et Pursuit présentent de très fortes corrélations (r > 0,60) avec la peur ressentie par les victimes quant à leur intégrité physique et leur survie.
- Mesures de cyberharcèlement et violence conjugale : L’échelle montre une convergence forte (r = 0,55 à 0,72) avec le Revised Conflict Tactics Scales (CTS-2) et les instruments de mesure du cyber-stalking développés ultérieurement par Spitzberg et Hoobler (2002).
Validité discriminante
L’ORI démontre une excellente validité discriminante : elle se distingue nettement des mesures de conflit conjugal ordinaire non intrusif et des échelles d’incompétence sociale générale. Les analyses multivariées confirment que les scores d’ORI prédisent la détresse émotionnelle et le sentiment d’invasion personnelle bien au-delà de la simple survenue d’un conflit relationnel ou d’une rupture amoureuse banale.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité de l’échelle d’Intrusion Relationnelle Obsessionnelle ont été vérifiées dans de nombreuses recherches empiriques conduites par Cupach, Spitzberg et des équipes indépendantes internationales :
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
La cohérence interne globale de l’instrument à 63 items est exceptionnellement élevée, atteignant de manière consistante des coefficients α supérieurs à 0,90 :
- Score global d’ORI (63 items) : α = 0,92 à 0,96 selon les échantillons (Cupach & Spitzberg, 2000, 2004).
- Sous-échelle Poursuite (Pursuit – 8 items) : α = 0,82 à 0,87. Les corrélations inter-items sont robustes (moyenne de r = 0,42).
- Sous-échelle Violation (Violation – 4 items) : α = 0,74 à 0,81. Bien que composée de 4 items seulement mesurant des événements à faible taux de base (effraction, enregistrements secrets), la fidélité demeure tout à fait adéquate.
- Sous-échelle Menace (Threat – 9 items) : α = 0,84 à 0,89.
- Sous-échelle Hyperintimité (Hyperintimacy – 13 items) : α = 0,83 à 0,88.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Dans les études longitudinales et les protocoles évaluant la stabilité temporelle sur des intervalles de 4 à 8 semaines auprès d’échantillons communautaires, les coefficients de corrélation test-retest (r) se situent entre 0,78 et 0,86. Cette stabilité est cohérente avec la nature rétrospective de l’évaluation (fréquence des événements vécus depuis l’âge de 18 ans), confirmant que la remémoration des intrusions majeures n’est pas sujette à des fluctuations mnésiques aléatoires.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de l’instrument a été initialement dégagée par Cupach et Spitzberg à travers une série d’analyses factorielles exploratoires (AFE) utilisant l’extraction en composantes principales et l’affinement par factorisation en axes principaux, assortie de rotations obliques (Promax ou Direct Oblimin), compte tenu de l’interdépendance conceptuelle attendue entre les différentes facettes de l’intrusion.
Résultats factoriels et saturation des items
L’analyse empirique a permis d’isoler quatre facteurs majeurs expliquant conjointement une part substantielle de la variance totale :
- Facteur 1 : Poursuite (Pursuit) : Regroupe 8 items caractérisés par de fortes saturations factorielles (généralement comprises entre 0,51 et 0,78). Les items constitutifs sont les items 11, 13, 17, 24, 31, 35, 54 et 57. Ce facteur capture l’invasion de l’espace physique immédiat et les déplacements géographiques de l’agresseur autour du domicile et du lieu de travail.
- Facteur 2 : Hyperintimité (Hyperintimacy) : Regroupe 13 items avec des saturations oscillant entre 0,44 et 0,72. Il comprend les items 3, 14, 19, 23, 33, 42, 44, 48, 49, 50, 51, 53 et 60. Cette dimension reflète la tentative d’imposer un lien émotionnel ou sexuel fictif ou forcé et de transgresser les limites communicationnelles.
- Facteur 3 : Menace (Threat) : Regroupe 9 items présentant des saturations allant de 0,48 à 0,81. Composé des items 1, 5, 6, 7, 30, 36, 39, 59 et 62, ce facteur rassemble les conduites de coercition explicite, d’agression verbale, de menaces de violence physique et de dégradation de biens.
- Facteur 4 : Violation (Violation) : Regroupe 4 items avec des saturations factorielles comprises entre 0,46 et 0,75. Il est formé des items 26, 29, 47 et 63. Ce facteur isole les comportements d’atteinte grave au domicile et de surveillance clandestine intrusive (photographies et enregistrements sans consentement).
Les 29 items restants (tels que l’espionnage par des tiers, les appels téléphoniques sans réponse, l’envoi de cadeaux indésirables ou les messages électroniques incessants) ne saturaient pas de manière pure sur un seul facteur ou présentaient des saturations croisées (cross-loadings) dans les premières solutions orthogonales/obliques. Cependant, ils demeurent essentiels au score global d’intrusion (overall index of stalking victimization) car ils décrivent des modalités comportementales fréquentes du harcèlement moderne.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’outil : Obsessive Relational Intrusion Scale (Échelle d’Intrusion Relationnelle Obsessionnelle – ORI).
- Auteurs : William R. Cupach & Brian H. Spitzberg (2000, 2004).
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation rétrospectif (self-report inventory) mesurant la victimisation. Peut également être adapté pour évaluer la perpétration.
- Nombre total d’items : 63 items comportementaux fermés, suivis d’une question ouverte invitant le répondant à renseigner d’autres comportements d’intrusion non listés.
- Format et ancrage de l’échelle de réponse : Échelle ordinale en 5 points évaluant la fréquence depuis la majorité civile (18 ans) :
- 0 = Never (Jamais)
- 1 = Once since the age of 18 (Une fois depuis l’âge de 18 ans)
- 2 = Rarely (i.e., 2 to 4 times since the age of 18) (Rarement, c.-à-d. 2 à 4 fois depuis l’âge de 18 ans)
- 3 = Sometimes (i.e., 5 to 9 times since the age of 18) (Parfois, c.-à-d. 5 à 9 fois depuis l’âge de 18 ans)
- 4 = Frequently (i.e., more than 10 times since the age 18) (Fréquemment, c.-à-d. plus de 10 fois depuis l’âge de 18 ans)
- Calcul des scores et cotation :
- Score global de victimisation (Overall Stalking Index) : Somme directe de l’ensemble des 63 items (étendue de 0 à 252). Des scores élevés indiquent un niveau sévère et répété de victimisation par intrusion relationnelle.
- Sous-échelle Poursuite (Pursuit) : Somme des items 11, 13, 17, 24, 31, 35, 54 et 57 (étendue : 0 à 32).
- Sous-échelle Violation (Violation) : Somme des items 26, 29, 47 et 63 (étendue : 0 à 16).
- Sous-échelle Menace (Threat) : Somme des items 1, 5, 6, 7, 30, 36, 39, 59 et 62 (étendue : 0 à 36).
- Sous-échelle Hyperintimité (Hyperintimacy) : Somme des items 3, 14, 19, 23, 33, 42, 44, 48, 49, 50, 51, 53 et 60 (étendue : 0 à 52).
- Durée approximative de passation : 15 à 25 minutes.
- Population cible : Adultes âgés de 18 ans et plus issus de la population générale, populations universitaires, victimes suivies en victimologie ou en milieu médico-légal. L’outil peut s’appliquer aux intrusions perpétrées par des ex-partenaires ou par des non-partenaires (connaissances, collègues, étrangers).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : L’instrument a été formellement décrit dans les articles fondateurs de 1998 et 2000, puis consolidé dans son format à 63 items dans l’ouvrage de référence publié en 2004 (Lawrence Erlbaum Associates).
- Statut des droits d’auteur : Copyright © 2004, Lawrence Erlbaum Associates, Inc. (désormais sous l’égide de Taylor & Francis / Routledge).
- Accès pour la recherche et conditions d’utilisation : L’instrument complet a été rendu accessible à des fins de recherche scientifique et de santé publique via le compendium du CDC : Measuring Intimate Partner Violence Victimization and Perpetration: A Compendium of Assessment Tools (pages 89-92), disponible en libre accès institutionnel. L’utilisation académique non commerciale est autorisée sous réserve de citation explicite des auteurs originaux (Cupach & Spitzberg, 2000, 2004). Toute utilisation commerciale, numérisation propriétaire ou intégration dans des logiciels marchands requiert l’autorisation expresse des détenteurs de copyright.
- Tarification : Gratuit pour la recherche universitaire et les applications à visée non lucrative.
12. Références / References
- Cupach, W. R., & Spitzberg, B. H. (1998). Obsessive relational intrusion and stalking. In B. H. Spitzberg & W. R. Cupach (Eds.), The dark side of close relationships (pp. 233–263). Lawrence Erlbaum Associates.
- Cupach, W. R., & Spitzberg, B. H. (2000). Obsessive relational intrusion: Incidence, perceived severity, and coping. Violence and Victims, 15(4), 357–372. https://doi.org/10.1891/0886-6708.15.4.357
- Cupach, W. R., & Spitzberg, B. H. (2004). The dark side of relationship pursuit: From attraction to obsession and stalking. Lawrence Erlbaum Associates. https://doi.org/10.4324/9781410610225
- Cupach, W. R., & Spitzberg, B. H. (2014). Everyday stalking: Obsessive relational intrusion and stalking. In C. A. Cuevas & C. M. Rennison (Eds.), The Wiley handbook on the psychology of violence (pp. 385–404). John Wiley & Sons. https://doi.org/10.1002/9781118303153.ch19
- Spitzberg, B. H., & Cupach, W. R. (2007). The state of the art of stalking: Taking stock of the emerging field. Aggression and Violent Behavior, 12(1), 64–86. https://doi.org/10.1016/j.avb.2006.05.001
- Spitzberg, B. H., & Hoobler, G. (2002). Cyberstalking and the technologies of interpersonal terrorism. New Media & Society, 4(1), 71–92. https://doi.org/10.1177/14614440222226271
- Thompson, M. P., Basile, K. C., Hertz, M. F., & Sitterle, D. (2006). Measuring intimate partner violence victimization and perpetration: A compendium of assessment tools. Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/ipv/ipv_compendium.pdf