Intrusion Relationnelle Obsessionnelle (ORI) – Forme Courte

L’Intrusion Relationnelle Obsessionnelle – Forme Courte (ORI-SF), développée par Cupach et Spitzberg (2004), est un instrument psychométrique de 28 items évaluant les conduites répétées et non désirées de poursuite relationnelle et de harcèlement obsessionnel (stalking).

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Intrusion Relationnelle Obsessionnelle – Forme Courte (Obsessive Relational Intrusion – Short Form, ORI-SF), développée par William R. Cupach et Brian H. Spitzberg en 2004, constitue un instrument psychométrique de référence conçu pour mesurer de façon standardisée les comportements répétés, non désirés et invasifs subis par une personne dans le cadre d’une poursuite relationnelle non consentie. Ce phénomène s’étend d’attentions excessivement flatteuses mais intrusives (hyper-intimité, cadeaux non sollicités) jusqu’à des formes graves de harcèlement obsessionnel (stalking), de menaces explicites, de contrainte physique et d’agression violente. L’ORI-SF est une version condensée dérivée des inventaires originaux plus exhaustifs (qui comptaient jusqu’à 75 ou 120 items). Elle comporte 28 items opérationnalisant le spectre comportemental de la poursuite relationnelle obsessionnelle.

Chaque item est évalué sur une échelle ordinale en 5 points allant de 0 (« Jamais » / Never) à 4 (« Plus de 5 fois » / Over 5 times), permettant de quantifier avec précision la fréquence d’occurrence des violations de limites interpersonnelles. L’instrument s’articule traditionnellement autour de plusieurs dimensions empiriques et factorielles, notamment la recherche d’hyper-intimité, l’invasion de l’espace et des réseaux relationnels, la surveillance et la proximité forcée, l’intimidation et le harcèlement procédural, ainsi que l’agression et la coercition physique ou sexuelle. Les propriétés psychométriques de l’ORI-SF rapportées dans la littérature internationale démontrent une cohérence interne globale remarquable (alpha de Cronbach généralement supérieur à 0,90 pour le score global, et oscillant entre 0,78 et 0,89 pour les sous-dimensions factorielles), une validité convergente substantielle avec les mesures d’anxiété, de détresse psychologique, d’évitement comportemental et de stress post-traumatique, ainsi qu’une excellente capacité discriminante pour différencier les conduites de cour maladroites des dynamiques délictuelles de traque furtive.

2. Mots-clés / Keywords

Intrusion relationnelle obsessionnelle, ORI-SF, harcèlement obsessionnel, traque furtive, stalking, poursuite relationnelle indésirable, victimologie, psychométrie, violence entre partenaires intimes, théorie de la poursuite du but relationnel

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et formalisée par deux chercheurs éminents en communication relationnelle, psychologie sociale et victimologie interpersonnelle :

  • William R. Cupach, Ph.D. : Professeur émérite au Département de Communication de l’Illinois State University (Normal, Illinois, États-Unis). Ses travaux pionniers portent sur les dynamiques sombres de la communication interpersonnelle (the dark side of interpersonal communication), la gestion des conflits, la transgression des limites et la rupture amoureuse.
  • Brian H. Spitzberg, Ph.D. : Professeur émérite à la School of Communication de la San Diego State University (San Diego, Californie, États-Unis). Spécialiste mondialement reconnu de la compétence communicationnelle, de la cyber-traque, du harcèlement criminel et de l’évaluation du risque de violence interpersonnelle. (Courriel institutionnel de recherche : [email protected]).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Intrusion Relationnelle Obsessionnelle – Forme Courte (ORI-SF) est d’offrir une méthodologie rigoureuse, standardisée et empiriquement fondée pour quantifier la victimisation par poursuite relationnelle non désirée. Le construit d’intrusion relationnelle obsessionnelle (ORI) renvoie à l’invasion répétée et inacceptable du sentiment d’intimité, d’espace personnel et de sécurité d’un individu par une autre personne qui tente d’initier, de rétablir ou d’intensifier un lien intime ou amoureux, en dépit du rejet explicite ou implicite de la cible.

La création de cette forme courte de 28 items répond à un impératif méthodologique et clinique majeur. Les premières versions de l’inventaire comportemental d’intrusion (développées dès la fin des années 1990) contenaient un nombre élevé d’items, rendant leur administration complexe dans les contextes d’enquêtes épidémiologiques d’envergure, les protocoles cliniques d’urgence ou les cohortes soumises à de multiples questionnaires. En intégrant les 28 manifestations les plus discriminantes et représentatives, l’ORI-SF permet une cartographie exhaustive des événements sans surcharger le répondant. L’outil a d’ailleurs été inclus par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis dans leur recueil officiel d’outils d’évaluation de la violence au sein du couple (Measuring Intimate Partner Violence Victimization and Perpetration: A Compendium of Assessment Tools, pages 93-96).

Sur le plan des applications cliniques et psycho-légales, l’ORI-SF est utilisé pour :

  • L’évaluation du risque et de la dangerosité : Identifier l’escalade comportementale, depuis les démarches d’apparence bénigne (envois récurrents de fleurs, lettres d’amour exagérées) jusqu’aux infractions sévères (violation de domicile, séquestration, menaces armées, coercition sexuelle).
  • Le diagnostic de la détresse psychologique : Documenter le lien empirique entre la gravité des intrusions cumulées et l’apparition de troubles anxieux généralisés, d’états dépressifs majeurs ou de troubles du stress post-traumatique (TSPT).
  • La recherche en psychologie sociale et conjugale : Analyser les prédicteurs relationnels de la poursuite obsessionnelle, tels que le style d’attachement anxieux-préoccupé, le narcissisme pathologique, les ruptures amoureuses non résolues et les distorsions cognitives entourant l’acceptation du refus.
  • Le contexte médico-légal et judiciaire : Fournir des données probantes quantifiables sur la chronicité et l’impact des intrusions lors de demandes d’ordonnances de protection ou de procédures pénales pour harcèlement.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit d’Intrusion Relationnelle Obsessionnelle se distingue formellement d’une simple conduite de séduction persistante ou d’un harcèlement anonyme désincarné. Selon Cupach et Spitzberg (2004), l’ORI implique trois composantes essentielles : (1) des conduites répétées dans le temps, (2) qui sont indésirables et non réciproques du point de vue de la cible, et (3) motivées par un désir d’intimité ou de contrôle relationnel, qu’il s’agisse d’un ancien partenaire amoureux, d’une simple connaissance, d’un collègue ou d’un inconnu. Les 28 items de l’ORI-SF opérationnalisent ce spectre continuum au travers de plusieurs sous-dimensions interconnectées :

1. Hyper-intimité et quête d’attention non sollicitée (Items 1, 2, 3)

Cette dimension regroupe des comportements qui, dans un cadre de réciprocité amoureuse, pourraient paraître romantiques, mais qui deviennent pathologiques et oppressants lorsqu’ils surviennent sans consentement ou après une rupture. Elle inclut l’envoi répété de cadeaux indésirables (fleurs, peluches, bijoux), l’envoi compulsif de messages d’affection (courriers, courriels, appels) et des déclarations d’amour grandiloquentes ou prématurées (dire « Je t’aime » après une interaction minime, rendre des services disproportionnés non demandés).

2. Surveillance, pistage et violation de l’espace personnel (Items 4, 5, 6, 7, 11, 12)

Elle capture la privation de liberté spatiale et de vie privée de la cible. Le poursuivant épie la victime (passer devant son domicile ou son lieu de travail), la suit physiquement dans ses activités quotidiennes (salle de sport, trajets professionnels), s’immisce dans ses conversations sans y être invité, pénètre son espace intime corporel, surveille ses allées et venues à toute heure et crée des rencontres « fortuites » feintes en surgissant à l’improviste dans des lieux publics.

3. Infiltration du réseau social et instrumentalisation administrative (Items 8, 10, 17)

Le poursuivant cherche à contraindre la cible à interagir en infiltrant son environnement relationnel et institutionnel. Cela se traduit par des tentatives d’amitié forcée avec les collègues, amis ou membres de la famille de la victime, l’inscription non consentie de la victime à des programmes ou listes de diffusion, et le recours au harcèlement réglementaire (déposer de fausses plaintes officielles auprès d’employeurs ou d’enseignants, solliciter frauduleusement des mesures judiciaires inversées).

4. Intrusion clandestine et violation de la propriété privée (Items 9, 13, 14, 18)

Cette sphère implique un franchissement transgressif des barrières matérielles et informationnelles. Elle englobe la collecte subreptice d’informations privées (écoute du répondeur, vol de courriers, photographies prises à l’insu de la personne), l’entrée par effraction ou manipulation dans le domicile, le véhicule ou le bureau, la manipulation d’effets personnels, ainsi que la dégradation ou le vol de biens ayant une valeur affective ou matérielle (actes de vandalisme, cruauté envers des animaux domestiques).

5. Menaces, chantage affectif et coercition psychologique (Items 15, 19, 20, 21, 22)

Ici, la dynamique de séduction cède explicitement le pas à la terreur psychologique. Le poursuivant envoie des messages menaçants, verbalise des intimidations directes de blessures futures, manipule la cible par des menaces d’auto-mutilation ou de suicide (« Si tu ne me réponds pas, je me tue »), profère des menaces dirigées contre les proches ou les nouveaux partenaires de la cible, et fait parvenir des objets à connotation menaçante (photos dégradées, armes, pornographie).

6. Agressions physiques, contrainte corporelle et danger de mort (Items 16, 23, 24, 25, 26, 27, 28)

Au sommet de la pyramide de sévérité de l’ORI, ces conduites relèvent directement du droit pénal. Elles englobent la retenue physique (bloquer le passage, retenir une porte de voiture), les apparitions menaçantes, la coercition et l’agression sexuelle (baisers forcés, déshabillage forcé, exhibitionnisme), les menaces physiques directes (geste d’égorgement, jets d’objets), les coups et blessures volontaires, la séquestration ou tentative d’enlèvement, et la mise en danger délibérée de la vie (tenter de précipiter le véhicule de la victime hors de la route, utilisation d’armes létales).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise conceptuelle de l’ORI-SF repose sur la Théorie de la poursuite du but relationnel (Relational Goal Pursuit Theory, RGPT), élaborée par Brian H. Spitzberg et William R. Cupach (2004, 2008). Cette théorie socio-cognitive intégrative explique comment une aspiration romantique ordinaire peut dériver vers une fixation pathologique et des conduites d’intrusion obsessionnelle.

La liaison téléologique et l’escalade de l’engagement (Goal Linking)

Selon la RGPT, le point de bascule réside dans le phénomène de goal linking (liaison téléologique) : l’individu associe de manière rigide l’établissement d’une relation avec une cible spécifique à des objectifs d’ordre supérieur indispensables à son existence, tels que son estime de soi, sa valeur personnelle, son bonheur fondamental ou son sentiment d’identité. Le rejet par la cible n’est plus perçu comme une simple déconvenue amoureuse, mais comme une menace existentielle catastrophique anéantissant l’intégrité du soi.

Inondation émotionnelle et rationalisation cognitive

Cette liaison téléologique engendre une rumination mentale compulsive continue. Chaque rejet de la part de la victime induit une dissonance cognitive et un affect négatif aigu qui, au lieu de provoquer le désengagement, alimente une persévérance paradoxale. Le poursuivant adopte des distorsions cognitives massives :

  • La rationalisation de l’accès : L’auteur interprète le silence ou le refus poli comme de la timidité, un jeu de séduction (« Elle dit non mais pense oui ») ou une mise à l’épreuve de sa détermination amoureuse.
  • La justification morale : Les intrusions sont conceptualisées par le poursuivant comme des preuves héroïques de loyauté, de passion et de dévouement romantique.
  • L’inversion de la responsabilité : Face à l’escalade de ses propres échecs, l’individu attribue la souffrance relationnelle à l’incompréhension ou à la manipulation supposée de la cible, justifiant ainsi le passage à l’intimidation, au reproche vengeur et à la coercition.

Le modèle du continuum de l’agression relationnelle

Cupach et Spitzberg inscrivent l’ORI dans une perspective continuiste. Plutôt que de scinder artificiellement les comportements en deux catégories étanches (« séduction normale » versus « traque criminelle »), le modèle stipule que l’intrusion relationnelle s’organise le long d’un spectre cumulatif de sévérité. L’ORI-SF opérationnalise précisément ce gradient : les comportements d’hyper-intimité du bas de l’échelle créent le terreau sur lequel viennent se greffer, en cas de résistance continue de la cible, la surveillance active, le contrôle coercitif et l’agression manifeste.

7. Validité / Validity

L’ORI-SF a fait l’objet d’évaluations psychométriques approfondies au sein de diverses populations (étudiants universitaires, adultes de la population générale, cohortes cliniques de victimes de violences conjugales) confirmant sa solidité empirique :

Validité de construit

La validité de construit est étayée par la capacité de l’échelle à capturer l’ensemble du domaine conceptuel de l’intrusion non désirée défini par la théorie RGPT. Les scores à l’ORI-SF corréleront significativement avec le statut relationnel antérieur : les études montrent régulièrement que les scores d’intrusion les plus élevés et les plus violents sont observés lorsque le poursuivant est un ancien partenaire intime (ex-intimate stalking), comparativement à des connaissances fortuites ou des inconnus, ce qui concorde avec la littérature criminologique internationale.

Validité convergente

Les corrélations entre l’ORI-SF et des mesures validées de morbidité psychologique chez les victimes sont modérées à fortes :

  • Corrélations positives significatives (r variant de 0,42 à 0,65, p < 0,001) avec les échelles de stress post-traumatique (notamment l’IES-R / Impact of Event Scale-Revised).
  • Corrélations positives substantielles avec les inventaires d’anxiété et de dépression (tels que le BDI-II et le BAI, r compris entre 0,35 et 0,55).
  • Association positive forte avec les scores d’altération de la vie quotidienne et de mise en place de comportements d’évitement défensif (déménagement, changement de numéro de téléphone, modification des trajets quotidiens ; r > 0,50).

Validité discriminante

L’ORI-SF montre une nette différenciation vis-à-vis des mesures générales de conflits conjugaux non obsessionnels. Les analyses démontrent que l’instrument capture spécifiquement la dimension d’obsession unilatérale, d’absence de réciprocité et de rupture des limites, et ne se confond pas avec la simple insatisfaction relationnelle globale ou les disputes verbales mutuelles au sein du couple (Conflict Tactics Scale, CTS-2).

8. Fidélité / Reliability

Les indices de fidélité de l’ORI-SF rapportés dans les publications fondatrices (Cupach & Spitzberg, 2004) et les recherches ultérieures indépendantes témoignent d’une excellente consistance métrique :

  • Cohérence interne globale : Le coefficient alpha de Cronbach pour l’échelle globale de 28 items se situe de manière constante entre α = 0,91 et α = 0,95, ce qui démontre une homogénéité remarquable des items sans redondance excessive.
  • Consistance interne des sous-échelles : Pour les facteurs extraits (hyper-intimité, surveillance/invasion, menaces/agression), les alphas oscillent entre 0,78 et 0,89, satisfaisant amplement aux critères méthodologiques les plus exigeants pour l’évaluation individuelle et la recherche.
  • Stabilité temporelle (Test-Retest) : Bien que l’ORI-SF mesure principalement une victimisation rétrospective cumulée, les évaluations de fidélité test-retest administrées sur des intervalles de deux à quatre semaines dans des contextes de victimisation active révèlent des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) élevés, généralement supérieurs à 0,82.
  • Corrélations inter-items : Les corrélations moyennes inter-items se maintiennent dans la fourchette recommandée de 0,25 à 0,50, garantissant que l’instrument couvre un spectre comportemental hétéroclite tout en convergeant vers un construit unifié.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations psychométriques initiales et de réplication concernant l’ORI ont mobilisé des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) pour clarifier l’organisation sous-jacente des 28 items :

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

L’application d’une extraction en composantes principales ou par factorisation en axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) met généralement en évidence une structure multidimensionnelle hiérarchique :

  • Facteur 1 : Hyper-intimité et approche pseudo-romantique (Items 1 à 3) : Saturations factorielles solides (généralement comprises entre 0,62 et 0,81).
  • Facteur 2 : Surveillance, pistage et invasion de l’intimité (Items 4, 5, 6, 7, 11, 12, 13) : Saturations comprises entre 0,55 et 0,78.
  • Facteur 3 : Atteinte aux biens et intrusion relationnelle étendue (Items 8, 9, 10, 14, 18) : Saturations variant de 0,48 à 0,72.
  • Facteur 4 : Harcèlement verbal, menaces et intimidation (Items 15, 17, 19, 20, 21, 22) : Saturations situées entre 0,58 et 0,80.
  • Facteur 5 : Agressions physiques, contrainte et coercition sexuelle (Items 16, 23, 24, 25, 26, 27, 28) : Saturations élevées entre 0,65 et 0,85.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modèles d’équations structurelles testant un modèle hiérarchique de second ordre — où un facteur général d’« Intrusion Relationnelle Obsessionnelle » chapeaute les sous-dimensions de premier ordre — affichent des indices d’adéquation statistiques satisfaisants dans les échantillons de victimes :

  • Comparative Fit Index (CFI) > 0,91
  • Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,90
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) compris entre 0,048 et 0,065 (intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,08)
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) < 0,06

Ces données confirment la double légitimité méthodologique de l’outil : les chercheurs peuvent soit calculer un score global cumulé représentant l’intensité globale de la victimisation par traque furtive, soit analyser séparément les scores dimensionnels pour déterminer le profil d’agression du poursuivant.

10. Instrument de mesure / Instrument

Les caractéristiques opérationnelles de l’ORI-SF sont structurées comme suit :

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation rétrospectif (self-report inventory) ou hétéro-évaluation administrée par un clinicien/chercheur.
  • Format d’administration : Papier-crayon, passation informatisée sur tablette/ordinateur, ou entretien structuré.
  • Nombre d’items : 28 items décrivant des comportements explicites de poursuite indésirable.
  • Population cible : Adultes et adolescents (dès 16-18 ans), applicable tant pour les relations d’ex-partenaires intimes que pour les poursuites menées par des connaissances, collègues ou personnes inconnues.
  • Échelle de réponse (Format ordinale en 5 points) :
    • 0 = Jamais (Never)
    • 1 = Une seule fois (Only Once)
    • 2 = 2 ou 3 fois (2 or 3 Times)
    • 3 = 4 à 5 fois (4 to 5 Times)
    • 4 = Plus de 5 fois (Over 5 times)
  • Modalités de cotation et de calcul des scores :
    • Score total global : Somme arithmétique simple des 28 items (étendue théorique : 0 à 112 points). Un score plus élevé indique une exposition plus sévère, répétée et diversifiée à la victimisation par intrusion relationnelle obsessionnelle.
    • Score d’incidence / polytipologique : Nombre de comportements distincts subis au moins une fois (score de 0 à 28).
    • Scores de sous-échelles : Somme des items composant chaque dimension factorielle (permettant d’établir un indice d’escalade vers la violence physique/sexuelle).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 2004 (monographie de référence publiée chez Lawrence Erlbaum Associates ; intégration la même année dans le recueil des CDC).
  • Droits d’auteur : © 2004, Lawrence Erlbaum Associates, Inc. / William R. Cupach & Brian H. Spitzberg.
  • Statut d’accès et frais : Libre d’accès pour la recherche scientifique non commerciale et l’évaluation clinique académique (free for academic and non-commercial research use). L’instrument complet a été rendu accessible au public par le gouvernement fédéral américain dans le recueil officiel de santé publique du CDC (Measuring Intimate Partner Violence Victimization and Perpetration).
  • Conditions d’utilisation : L’utilisation de l’instrument requiert la citation appropriée des auteurs fondateurs (Cupach & Spitzberg, 2004). Toute exploitation commerciale, adaptation logicielle propriétaire ou republication intégrale au sein d’ouvrages payants nécessite l’autorisation des titulaires des droits (Taylor & Francis / Routledge ayant succédé à Lawrence Erlbaum Associates).

12. Références / References

  • Center for Disease Control and Prevention (CDC). (2004). Measuring intimate partner violence victimization and perpetration: A compendium of assessment tools. National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/ipv/measuring-ipv-compendium.pdf
  • Cupach, W. R., & Spitzberg, B. H. (1998). Obsessive relational intrusion and stalking. In B. H. Spitzberg & W. R. Cupach (Eds.), The dark side of close relationships (pp. 233–263). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Cupach, W. R., & Spitzberg, B. H. (2004). The dark side of relationship pursuit: From attraction to obsession and stalking. Lawrence Erlbaum Associates. https://doi.org/10.4324/9781410610249
  • Spitzberg, B. H., & Cupach, W. R. (2003). What whoppers they will be? An experimental test of communicative response to obsessive relational intrusion. Communication Monographs, 70(2), 127–146. https://doi.org/10.1080/0363775032000133798
  • Spitzberg, B. H., & Cupach, W. R. (2007). The state of the art of stalking: Taking stock of the emerging research field. Aggression and Violent Behavior, 12(1), 64–86. https://doi.org/10.1016/j.avb.2006.05.001
  • Spitzberg, B. H., & Cupach, W. R. (2008). The dark side of relationship pursuit: A relational goal pursuit theory of obsessive relational intrusion and stalking. In B. H. Spitzberg & W. R. Cupach (Eds.), The dark side of interpersonal communication (2nd ed., pp. 115–144). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Spitzberg, B. H., & Cupach, W. R. (2014). The dark side of relationship pursuit: Flirtation, obsession, and stalking. In B. H. Spitzberg & W. R. Cupach (Eds.), The dark side of relationship pursuit: From attraction to obsession and stalking (2nd ed.). Routledge. https://doi.org/10.4324/9780203808405

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

LEAVING UNWANTED GIFTS (e.g.‚ flowers‚ stuffedanimals‚ photographs‚ jewelry‚ etc.)
2

LEAVING UNWANTED MESSAGES OF AFFECTION(e.g.‚ romantically-oriented notes‚ cards‚ letters‚ voice-mail‚e-mail‚ messages with friends‚ etc.)
3

MAKING EXAGGERATED EXPRESSIONS OFAFFECTION (e.g.‚ saying “I love you” after limitedinteraction‚ doing large and unsolicited favors for you)
4

FOLLOWING YOU AROUND (e.g.‚ following you to orfrom‚ school‚ home‚ gym‚ daily activities‚ etc.)
5

WATCHING YOU (e.g.‚ driving by home or work‚watching you from a distance‚ gazing at you in publicplaces‚ etc.)
6

INTRUDING UNINVITED INTO YOURINTERACTIONS (e.g.‚ “hovers” around yourconversations‚ offers unsolicited advice‚ initiatesconversations when you are clearly busy‚ etc.)
7

INVADING YOUR PERSONAL SPACE (e.g.‚ gettingtoo close to you in conversation‚ touching you‚ etc.) 
8

INVOLVING YOU IN ACTIVITIES IN UNWANTEDWAYS (e.g.‚ enrolling you in programs‚ putting you onmailing lists‚ using your name as a reference‚ etc.)
9

INVADING YOUR PERSONAL PROPERTY (e.g.‚handling your possessions‚ breaking and entering into yourhome‚ showing up at your door or car‚ etc.)
10

INTRUDING UPON YOUR FRIENDS‚ FAMILY ORCOWORKERS (e.g.‚ trying to befriend your friends‚family or coworkers; seeking to be invited to social events‚seeking employment at your work‚ etc.)
11

MONITORING YOU AND/OR YOUR BEHAVIOR(e.g.‚ calling at all hours to check on your whereabouts‚checking up on you through mutual friends‚ etc.)
12

APPROACHING OR SURPRISING YOU IN PUBLICPLACES (e.g.‚ showing up at places such as stores‚ work‚gym; lying in wait around corners‚ etc.)
13

COVERTLY OBTAINING PRIVATE INFORMATION(e.g.‚ listen to your message machine‚ taking photos of youwithout your knowledge‚ stealing your mail or e-mail‚ etc.)
14

INVADING YOUR PROPERTY (e.g.‚ breaking andentering your home‚ car‚ desk‚ backpack or briefcase‚ etc.)
15

LEAVING UNWANTED THREATENING MESSAGES(e.g.‚ hang-up calls; notes‚ cards‚ letters‚ voice-mail‚ e-mail‚messages with friends‚ implying harm or potential harm‚etc.)
16

PHYSICALLY RESTRAINING YOU (e.g.‚ grabbing yourarm‚ blocking your progress‚ holding your car door whileyou’re in the car‚ etc.)
17

ENGAGING IN REGULATORY HARASSMENT(e.g.‚ filing official complaints‚ spreading false rumors toofficials—boss‚ instructor‚ etc.‚ obtaining a restrainingorder on you‚ etc.)
18

STEALING OR DAMAGING VALUED POSSESSIONS(e.g.‚ you found property vandalized; things missing‚damaged or hurt that only this person had access to‚ such asprior gifts‚ or pets‚ etc.)
19

THREATENING TO HURT HIM- OR HERSELF (e.g.‚vague threats that something bad will happen to him- orherself‚ threatening to commit suicide‚ etc.)
20

THRATENING OTHERS YOU CARE ABOUT (e.g.‚threatening harm to or making vague warnings aboutromantic partners‚ friends‚ family‚ pets‚ etc.)
21

VERBALLY THREATENING YOU PERSONALLY (e.g.‚threats or vague warnings that something bad will happento you‚ threatening personally to hurt you‚ etc.)
22

LEAVING OR SENDING YOU THREATENINGOBJECTS (e.g.‚ marked up photographs‚ photographs takenof you without knowledge‚ pornography‚ weapons‚ etc.)
23

SHOWING UP AT PLACES IN THREATENINGWAYS (e.g.‚ showing up at class‚ office or work‚ frombehind a corner‚ staring from across a street‚ being insideyour home‚ etc.)
24

SEXUALLY COERCING YOU (e.g.‚ forcefully attempted/succeeded in kissing‚ feeling‚ or disrobing you‚ exposedhim/herself‚ forced sexual behavior‚ etc.)
25

PHYSICALLY THREATENING YOU (e.g.‚ throwingsomething at you‚ acting as if s/he will hit you‚ runningfingers across neck implying throat slitting‚ etc.)
26

PHYSICALLY HURTING YOU (e.g.‚ pushing or shovingyou‚ slapping you‚ hitting you with fist‚ hitting you with anobject‚ etc.)
27

KIDNAPPING OR PHYSICALLY CONSTRAININGYOU (e.g.‚ by force or threat of force‚ trapped you in a car orroom; bound you; took you places against your will; etc.)
28

PHYSICALLY ENDANGERING YOUR LIFE. (e.g.‚trying to run you off the road‚displaying a weapon in frontof you‚ using a weapon to subdue you‚ etc.)
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Intrusion Relationnelle Obsessionnelle (ORI) – Forme Courte. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/intrusion-relationnelle-obsessionnelle-ori-forme-courte/
Looti, Mohammed. “Intrusion Relationnelle Obsessionnelle (ORI) – Forme Courte.” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/intrusion-relationnelle-obsessionnelle-ori-forme-courte/.
Looti, Mohammed. “Intrusion Relationnelle Obsessionnelle (ORI) – Forme Courte.” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/intrusion-relationnelle-obsessionnelle-ori-forme-courte/.