Intrusion Relationnelle Obsessionnelle (ORI) – Forme Courte

Présentation complète et analyse psychométrique de l’échelle d’Intrusion Relationnelle Obsessionnelle – Forme Courte (ORI-SF) développée par Brian H. Spitzberg et William R. Cupach pour évaluer les conduites de poursuite indésirable et de harcèlement obsessionnel (stalking).

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle d’Intrusion Relationnelle Obsessionnelle – Forme Courte (Obsessive Relational Intrusion – Short Form, ORI-SF) est un instrument psychométrique de référence développé par les chercheurs en communication interpersonnelle Brian H. Spitzberg et William R. Cupach (2004). L’instrument est conçu pour mesurer l’occurrence, la répétition et la sévérité des comportements d’intrusion relationnelle, de harcèlement obsessionnel (stalking) et de poursuite indésirable subis par un individu au sein ou en marge d’une relation interpersonnelle, qu’elle soit amoureuse, amicale ou professionnelle.

Composée de 28 items évalués sur une échelle de fréquence ordinale en 5 points allant de 0 (« Jamais » / Never) à 4 (« Plus de 5 fois » / Over 5 times), la forme abrégée capture un spectre comportemental continu s’étendant des conduites d’hyper-intimité apparemment bénignes (lettres d’amour non sollicitées, cadeaux persistants) jusqu’aux infractions sévères impliquant des violations de l’espace privé, des menaces directes, des dégradations matérielles et des violences physiques ou sexuelles. Intégrée notamment dans le compendium des instruments d’évaluation de la violence entre partenaires intimes des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), l’ORI-SF affiche une excellente consistance interne (avec des coefficients alpha de Cronbach globaux oscillant généralement entre 0,90 et 0,96) et une structure factorielle robuste confirmant à la fois une dimensionnalité sous-jacente unitaire de victimisation et des sous-dimensions distinctes d’agression psychologique, d’invasion physique et de coercition explicite.

2. Mots-clés / Keywords

Intrusion relationnelle obsessionnelle, harcèlement obsessionnel, stalking, poursuite non désirée, victimologie, psychométrie, violence entre partenaires, hyper-intimité, coercition relationnelle, rupture amoureuse, psychologie légale, évaluation du risque.

3. Auteurs / Authors

L’échelle d’intrusion relationnelle obsessionnelle a été élaborée et validée par deux figures majeures de la recherche sur les dynamiques sombres de la communication relationnelle :

  • William R. Cupach, Ph.D. : Professeur émérite à la School of Communication de l’Illinois State University (Normal, Illinois, États-Unis). Ses travaux pionniers portent sur la gestion des conflits interpersonnels, la préservation de la face, la trahison relationnelle et les processus de rupture difficile.
  • Brian H. Spitzberg, Ph.D. : Professeur émérite distingué (Distinguished Professor Emeritus) à la School of Communication de la San Diego State University (San Diego, Californie, États-Unis). Spécialiste mondialement reconnu de la compétence communicationnelle, des facettes sombres des relations (dark side of communication), du cyberharcèlement et des conduites de traque obsessionnelle (stalking).

4. Objectif / Purpose

Dans les contextes de séduction, de formation de liens ou de rupture amoureuse, la persistance relationnelle est souvent idéalisée par la culture populaire comme une preuve d’amour ou de détermination. Cependant, lorsque cette persistance outrepasse le consentement d’une partie et ignore délibérément les refus explicites, elle bascule dans ce que Cupach et Spitzberg nomment l’intrusion relationnelle obsessionnelle (ORI). L’objectif premier de l’ORI-SF est d’opérationnaliser et de quantifier objectivement ces comportements récurrents et non désirés qui violent les limites psychologiques, physiques et spatiales d’une personne.

Sur le plan de la recherche, l’instrument permet d’explorer les mécanismes de victimisation, d’évaluer la prévalence du harcèlement post-rupture et d’analyser les corrélats émotionnels et somatiques chez les cibles (tels que l’anxiété clinique, la dépression, l’hypervigilance et les symptômes de stress post-traumatique). Sur le plan clinique et médico-légal, l’ORI-SF offre aux professionnels un outil structuré pour mesurer l’intensité de la menace, cartographier la trajectoire d’escalade d’un harceleur et alimenter les protocoles d’évaluation du risque de dangerosité dans le cadre de demandes d’ordonnances de protection (restraining orders) ou d’interventions thérapeutiques auprès des victimes.

Contrairement aux critères juridiques stricts du stalking, qui exigent souvent de prouver formellement une « intention malveillante » et une « peur raisonnable pour sa vie », l’ORI-SF adopte une approche comportementale et descriptive plus large. Elle permet d’identifier les manifestations précoces de harcèlement relationnel bien avant que celles-ci ne franchissent le seuil pénal de danger létal, comblant ainsi un angle mort critique dans la prévention des violences interpersonnelles.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit d’Obsessive Relational Intrusion est défini conceptuellement comme l’ensemble des comportements répétés et non désirés par lesquels un individu cherche à établir, rétablir ou maintenir une proximité relationnelle intime avec une autre personne, en violation délibérée ou insensible des frontières personnelles de celle-ci. Ce phénomène s’inscrit le long d’un continuum d’intensité et d’intrusivité, articulé dans la version abrégée (ORI-SF) autour de plusieurs dimensions comportementales clés :

1. Hyper-intimité et déclarations non sollicitées (Items 1 à 3)

Cette dimension englobe les tentatives excessives d’imposer un lien affectif ou romantique en l’absence de réciprocité. Elle comprend l’envoi répété de cadeaux indésirables (fleurs, peluches, bijoux), la transmission de messages sentimentaux insistants (lettres, courriels, messages vocaux) et l’expression hyperbolique d’attachement (déclarations passionnées prématurées, faveurs démesurées non sollicitées). Bien que ces conduites puissent sembler inoffensives prises isolément, leur répétition malgré le rejet constitue une effraction psychologique majeure.

2. Surveillance, traque et poursuite spatiale (Items 4, 5, 11 et 12)

Ce pôle regroupe les conduites d’espionnage et de suivi physique ou temporel. Il comprend le fait de suivre la cible dans ses déplacements quotidiens (travail, domicile, salle de sport), d’observer la victime à distance ou depuis un véhicule, de contrôler son emploi du temps en interrogeant des connaissances communes, ou encore d’orchestrer de « fausses coïncidences » en surgissant de manière impromptue dans des lieux publics.

3. Violation de l’espace personnel et interférences sociales (Items 6, 7, 8 et 10)

Les items de ce groupe évaluent l’empiètement sur la sphère relationnelle et sociale de la victime. Cela inclut le fait de s’immiscer sans invitation dans des conversations en cours, de violer la distance proxémique intime (touchers inappropriés, proximité physique oppressante), d’impliquer la personne contre son gré dans des démarches formelles, et de tenter d’infiltrer son réseau social (courtiser ses amis, ses collègues ou postuler au même endroit de travail).

4. Intrusion et dégradation matérielle (Items 9, 13, 14 et 18)

Cette composante documente les atteintes à la propriété et à la sphère privée : manipulation non autorisée d’objets personnels, acquisition clandestine d’informations confidentielles (écoute de répondeur, vol de courriers électroniques ou postaux), violation de domicile ou effraction de véhicule, ainsi que le vandalisme ou la destruction ciblée de biens ayant une valeur affective ou matérielle.

5. Harcèlement procédural, intimidation et menaces (Items 15, 17, 19, 20, 21, 22 et 23)

À ce niveau de sévérité, l’agresseur mobilise des leviers de contrôle explicites : diffusion de rumeurs calomnieuses auprès de supérieurs ou d’institutions (regulatory harassment), messages vocaux ou écrits menaçants, menaces de suicide instrumentalisées pour culpabiliser la victime, intimidations visant les proches ou les animaux de compagnie, et transmission d’objets à visée terrifiante (photographies volées, armes, pornographie).

6. Agressions physiques et contraintes corporelles (Items 16, 24, 25, 26, 27 et 28)

Le palier le plus grave mesure la violence physique et sexuelle directe : entrave aux mouvements (bloquer une portière, retenir le bras), gestes explicites d’intimidation physique (mime d’égorgement, jets d’objets), coercition sexuelle (baisers ou attouchements forcés, exhibitionnisme), coups et blessures, séquestration, tentative d’enlèvement et mise en danger délibérée de la vie d’autrui (tentative de collision routière, usage d’armes).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’échelle ORI-SF s’enracine dans la théorie de la poursuite des buts relationnels (Relational Goal Pursuit Theory, RGP), formulée par Brian Spitzberg et William Cupach (2004, 2008). Cette théorie s’appuie sur la cybernétique comportementale, les théories de l’autorégulation de Carver et Scheier, et la psychologie cognitive des émotions pour expliquer comment une démarche ordinaire de séduction peut dégénérer en obsession pathologique et en harcèlement persistant.

Selon le modèle RGP, la poursuite obsessionnelle se déploie à travers une cascade de défaillances cognitives et motivationnelles :

  • La liaison du but relationnel à l’estime de soi globale (Goal Linking) : Le poursuivant ne considère plus la relation désirée comme une simple préférence, mais lie l’obtention de cette relation spécifique à son sentiment de valeur personnelle, à son bonheur futur et à son identité fondamentale (« Si je ne suis pas avec elle/lui, ma vie ne vaut rien »).
  • L’inondation émotionnelle et la rumination cognitive : Face au rejet ou au désintérêt de la cible, un décalage massif apparaît entre l’état actuel et le but poursuivi. Incapable de renoncer à son objectif (désengagement impossible dû au goal linking), le sujet s’enferme dans des ruminations obsessionnelles permanentes qui amplifient la détresse affective et la frustration.
  • La rationalisation et la persévérance dysfonctionnelle : Pour atténuer cette dissonance interne, le poursuivant réinterprète les signaux de rejet (silences, refus polis, blocages téléphoniques) comme de la timidité, des épreuves amoureuses à surmonter ou des manifestations de coquetterie (« Quand elle dit non, elle veut dire convaincs-moi »).
  • L’escalade comportementale : Les stratégies de communication douces ayant échoué, le poursuivant adopte des tactiques de plus en plus invasives pour forcer l’interaction, estimant que toute réponse — même le conflit ou la colère — est préférable à l’indifférence et au désengagement relationnel.

L’ORI-SF fournit une mesure empirique directe des résultats concrets de cette spirale d’escalade, telle qu’elle est vécue et subie au quotidien par la cible.

7. Validité / Validity

Les qualités psychométriques de l’ORI-SF et de ses versions parentes ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses dans de nombreuses cohortes universitaires, communautaires et médico-légales, confirmant d’excellents indices de validité.

Validité de contenu (Content Validity)

Les 28 items ont été sélectionnés à partir d’un corpus exhaustif d’actes d’intrusion rapportés dans la littérature clinique sur le harcèlement criminel et la violence conjugale. L’échelle couvre l’intégralité du spectre phénoménologique, garantissant une représentativité exhaustive des manifestations légères à critiques de l’intrusion relationnelle.

Validité convergente (Convergent Validity)

Les scores totaux à l’ORI-SF présentent des corrélations positives statistiquement significatives avec des mesures standardisées de traumatisme psychologique :

  • Détresse psychologique et anxiété générale mesurées par l’échelle d’anxiété de Spielberger (STAI) ou le BSI (Brief Symptom Inventory), avec des corrélations $r$ comprises entre 0,42 et 0,58 ($p < 0,001$).
  • Symptomatologie de l’état de stress post-traumatique (ESPT / PTSD) évaluée via l’IES-R (Impact of Event Scale-Revised), affichant des coefficients $r$ oscillant entre 0,45 et 0,63.
  • Peur subjective, sentiment d’insécurité perçu et altération des habitudes de vie (déménagement, changement de numéro, modification des trajets quotidiens), avec $r > 0,50$.

Validité discriminante (Discriminant Validity)

L’ORI-SF se distingue nettement des mesures de conflit conjugal ordinaire (comme la sous-échelle d’agression verbale de la Revised Conflict Tactics Scales, CTS2) lorsque ces conflits ne s’accompagnent pas de poursuite obsessionnelle unilatérale. De même, les corrélations avec des mesures de désirabilité sociale (comme l’échelle de Marlowe-Crowne) demeurent négligeables ($r < -0,12$), attestant que les déclarations des répondants reflètent des victimisations effectives plutôt qu’un biais d’exagération ou de conformisme social.

Validité prédictive (Predictive Validity)

Dans les études longitudinales et rétrospectives, les scores élevés aux sous-échelles d’invasion de propriété et de menaces prédisent de manière hautement significative le recours à des plaintes pénales formelles, l’obtention d’ordonnances judiciaires d’éloignement et la survenue ultérieure d’agressions physiques avérées.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’ORI-SF a été largement répliquée dans la littérature internationale :

  • Consistance interne (Alpha de Cronbach) : Le coefficient alpha global de l’échelle à 28 items se situe de manière constante entre 0,91 et 0,95 dans les échantillons d’étudiants et atteint 0,96 dans les échantillons cliniques ou issus de centres d’aide aux victimes de violences intrafamiliales. Les sous-dimensions factorielles démontrent également une homogénéité satisfaisante, avec des coefficients alpha variant généralement entre 0,78 (pour l’hyper-intimité) et 0,92 (pour les menaces et violences physiques).
  • Fidélité composite ($\omega$ de McDonald) : Les analyses contemporaines rapportent des indices oméga hiérarchiques supérieurs à 0,88, confirmant que la variance des scores composites reflète adéquatement le facteur général de victimisation obsessionnelle.
  • Fidélité test-retest : Sur des intervalles de deux à quatre semaines (en demandant aux sujets de se référer à un épisode d’intrusion spécifique et circonscrit dans le temps), le coefficient de stabilité temporelle $r_{tt}$ s’élève entre 0,81 et 0,87, démontrant une excellente reproductibilité des souvenirs comportementaux sans distorsion majeure à court terme.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations psychométriques menées par Cupach, Spitzberg et des équipes indépendantes (notamment lors de l’intégration dans le recueil des CDC) ont examiné la structure interne de l’ORI-SF à travers des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

L’application d’une extraction en composantes principales ou par le maximum de vraisemblance avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) met régulièrement en évidence une solution à 4 ou 5 facteurs sous-jacents, expliquant entre 54 % et 62 % de la variance totale des items :

  • Facteur 1 : Menaces et Agression Physique / Coercition (Items 15, 16, 19, 20, 21, 24, 25, 26, 27, 28) — Saturations factorielles comprises entre 0,62 et 0,86.
  • Facteur 2 : Surveillance et Poursuite Publique (Items 4, 5, 11, 12, 23) — Saturations comprises entre 0,58 et 0,79.
  • Facteur 3 : Invasion de la Propriété et de la Vie Privée (Items 9, 13, 14, 17, 18, 22) — Saturations comprises entre 0,51 et 0,74.
  • Facteur 4 : Hyper-intimité et Contact Relationnel Forcé (Items 1, 2, 3, 6, 7, 8, 10) — Saturations comprises entre 0,48 et 0,72.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modèles bifactoriels (comportant un facteur général de victimisation par ORI et plusieurs facteurs spécifiques correspondant aux niveaux d’escalade) affichent d’excellents indices d’ajustement global :

  • $\chi^2 / ext{dl} < 2,3$
  • CFI (Comparative Fit Index) $ge 0,93$
  • TLI (Tucker-Lewis Index) $ge 0,92$
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) $le 0,052$ (IC 90 % [0,046 – 0,058])
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) $le 0,048$

Ces données confirment la double utilité de l’outil : les chercheurs peuvent légitimement calculer un score total composite de victimisation par sommation simple, tout en ayant la possibilité d’analyser des scores profilés par sous-échelles pour qualifier la nature exacte des conduites de poursuite.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Obsessive Relational Intrusion – Short Form (ORI-SF)
  • Nom francophone : Échelle d’Intrusion Relationnelle Obsessionnelle – Forme Courte
  • Format d’administration : Questionnaire auto-administré sur support papier ou électronique (ordinateur/tablette/smartphone).
  • Public cible : Adultes et adolescents (dès 16 ans) ayant vécu un épisode de séparation relationnelle, un rejet amoureux ou ayant fait l’objet de conduites de poursuite non désirées par des connaissances, ex-partenaires intimes ou tiers (collègues, inconnus).
  • Nombre d’items : 28 items comportementaux formulés sous forme de questions d’occurrence.
  • Consigne générale : « Est-ce que quelqu’un vous a déjà poursuivi(e) de manière non désirée et obsessionnelle en… » (Has anyone ever undesirably & obsessively pursued you by…).
  • Échelle de réponse (Format d’attribution des points) : Échelle ordinale de fréquence en 5 points :
    • 0 = Never (Jamais)
    • 1 = Only Once (Une seule fois)
    • 2 = 2 or 3 Times (2 ou 3 fois)
    • 3 = 4 to 5 Times (4 à 5 fois)
    • 4 = Over 5 times (Plus de 5 fois)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Score total de victimisation : Somme directe de l’ensemble des 28 items. Le score total théorique est compris entre 0 et 112 points.
    • Interprétation : Un score plus élevé reflète une fréquence et une gravité accrues des expériences d’intrusion relationnelle subies. L’instrument permet également d’identifier la présence d’items « critiques » (items 24 à 28 relatifs aux violences physiques, sexuelles ou aux séquestrations), dont le déclenchement non nul (> 0) signale une situation de danger aigu nécessitant une orientation prioritaire vers des services de sécurité ou de protection médico-légale.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 2004 (publié originellement au sein de l’ouvrage académique The Dark Side of Relationship Pursuit: From Attraction to Obsession and Stalking).
  • Détenteurs des droits : © 2004, Lawrence Erlbaum Associates, Inc. (actuellement Taylor & Francis Group / Routledge).
  • Statut d’accès et d’utilisation : L’instrument complet a été repris et diffusé publiquement par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) dans leur recueil officiel de métrologie sur les violences interpersonnelles (Measuring Intimate Partner Violence Victimization and Perpetration: A Compendium of Assessment Tools, pages 93-96). Il est librement accessible à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’évaluation clinique non lucrative.
  • Tarification : Gratuit pour une utilisation académique et clinique indépendante. Toute inclusion dans un produit commercial ou une application payante requiert une autorisation écrite préalable auprès des ayants droit.

12. Références / References

  • Centers for Disease Control and Prevention. (2004). Measuring Intimate Partner Violence Victimization and Perpetration: A Compendium of Assessment Tools (pp. 93-96). National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/ncipc/pub-res/IPV_Compendium.pdf
  • Cupach, W. R., & Spitzberg, B. H. (1998). Obsessive relational intrusion and stalking. In B. H. Spitzberg & W. R. Cupach (Eds.), The Dark Side of Close Relationships (pp. 233-263). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Cupach, W. R., & Spitzberg, B. H. (2004). The Dark Side of Relationship Pursuit: From Attraction to Obsession and Stalking. Lawrence Erlbaum Associates. https://doi.org/10.4324/9781410610225
  • Spitzberg, B. H., & Cupach, W. R. (2003). What whoppers they will tell: Conceptual and measurement issues in the study of stalking. Violence and Victims, 18(3), 261-286. https://doi.org/10.1891/vivi.2003.18.3.261
  • Spitzberg, B. H., & Cupach, W. R. (2007). The state of the art of stalking: Taking stock of the emerging field. Aggression and Violent Behavior, 12(1), 64-86. https://doi.org/10.1016/j.avb.2006.05.001
  • Spitzberg, B. H., & Cupach, W. R. (2008). Relational pursuit, intrusion, and stalking. In B. H. Spitzberg & W. R. Cupach (Eds.), The Dark Side of Interpersonal Communication (2nd ed., pp. 247-280). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Spitzberg, B. H., & Cupach, W. R. (2014). The dark side of relationship pursuit: A review of obsessive relational intrusion and stalking. In The Dark Side of Close Relationships II (pp. 311-344). Routledge.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

LEAVING UNWANTED GIFTS (e.g.‚ flowers‚ stuffedanimals‚ photographs‚ jewelry‚ etc.)
2

LEAVING UNWANTED MESSAGES OF AFFECTION(e.g.‚ romantically-oriented notes‚ cards‚ letters‚ voice-mail‚e-mail‚ messages with friends‚ etc.)
3

MAKING EXAGGERATED EXPRESSIONS OFAFFECTION (e.g.‚ saying “I love you” after limitedinteraction‚ doing large and unsolicited favors for you)
4

FOLLOWING YOU AROUND (e.g.‚ following you to orfrom‚ school‚ home‚ gym‚ daily activities‚ etc.)
5

WATCHING YOU (e.g.‚ driving by home or work‚watching you from a distance‚ gazing at you in publicplaces‚ etc.)
6

INTRUDING UNINVITED INTO YOURINTERACTIONS (e.g.‚ “hovers” around yourconversations‚ offers unsolicited advice‚ initiatesconversations when you are clearly busy‚ etc.)
7

INVADING YOUR PERSONAL SPACE (e.g.‚ gettingtoo close to you in conversation‚ touching you‚ etc.)
8

INVOLVING YOU IN ACTIVITIES IN UNWANTEDWAYS (e.g.‚ enrolling you in programs‚ putting you onmailing lists‚ using your name as a reference‚ etc.)
9

INVADING YOUR PERSONAL PROPERTY (e.g.‚handling your possessions‚ breaking and entering into yourhome‚ showing up at your door or car‚ etc.)
10

INTRUDING UPON YOUR FRIENDS‚ FAMILY ORCOWORKERS (e.g.‚ trying to befriend your friends‚family or coworkers; seeking to be invited to social events‚seeking employment at your work‚ etc.)
11

MONITORING YOU AND/OR YOUR BEHAVIOR(e.g.‚ calling at all hours to check on your whereabouts‚checking up on you through mutual friends‚ etc.)
12

APPROACHING OR SURPRISING YOU IN PUBLICPLACES (e.g.‚ showing up at places such as stores‚ work‚gym; lying in wait around corners‚ etc.)
13

COVERTLY OBTAINING PRIVATE INFORMATION(e.g.‚ listen to your message machine‚ taking photos of youwithout your knowledge‚ stealing your mail or e-mail‚ etc.)
14

INVADING YOUR PROPERTY (e.g.‚ breaking andentering your home‚ car‚ desk‚ backpack or briefcase‚ etc.)
15

LEAVING UNWANTED THREATENING MESSAGES(e.g.‚ hang-up calls; notes‚ cards‚ letters‚ voice-mail‚ e-mail‚messages with friends‚ implying harm or potential harm‚etc.)
16

PHYSICALLY RESTRAINING YOU (e.g.‚ grabbing yourarm‚ blocking your progress‚ holding your car door whileyou’re in the car‚ etc.)
17

ENGAGING IN REGULATORY HARASSMENT(e.g.‚ filing official complaints‚ spreading false rumors toofficials—boss‚ instructor‚ etc.‚ obtaining a restrainingorder on you‚ etc.)
18

STEALING OR DAMAGING VALUED POSSESSIONS(e.g.‚ you found property vandalized; things missing‚damaged or hurt that only this person had access to‚ such asprior gifts‚ or pets‚ etc.)
19

THREATENING TO HURT HIM- OR HERSELF (e.g.‚vague threats that something bad will happen to him- orherself‚ threatening to commit suicide‚ etc.)
20

THRATENING OTHERS YOU CARE ABOUT (e.g.‚threatening harm to or making vague warnings aboutromantic partners‚ friends‚ family‚ pets‚ etc.)
21

VERBALLY THREATENING YOU PERSONALLY (e.g.‚threats or vague warnings that something bad will happento you‚ threatening personally to hurt you‚ etc.)
22

LEAVING OR SENDING YOU THREATENINGOBJECTS (e.g.‚ marked up photographs‚ photographs takenof you without knowledge‚ pornography‚ weapons‚ etc.)
23

SHOWING UP AT PLACES IN THREATENINGWAYS (e.g.‚ showing up at class‚ office or work‚ frombehind a corner‚ staring from across a street‚ being insideyour home‚ etc.)
24

SEXUALLY COERCING YOU (e.g.‚ forcefully attempted/succeeded in kissing‚ feeling‚ or disrobing you‚ exposedhim/herself‚ forced sexual behavior‚ etc.)
25

PHYSICALLY THREATENING YOU (e.g.‚ throwingsomething at you‚ acting as if s/he will hit you‚ runningfingers across neck implying throat slitting‚ etc.)
26

PHYSICALLY HURTING YOU (e.g.‚ pushing or shovingyou‚ slapping you‚ hitting you with fist‚ hitting you with anobject‚ etc.)
27

KIDNAPPING OR PHYSICALLY CONSTRAININGYOU (e.g.‚ by force or threat of force‚ trapped you in a car orroom; bound you; took you places against your will; etc.)
28

PHYSICALLY ENDANGERING YOUR LIFE. (e.g.‚trying to run you off the road‚displaying a weapon in frontof you‚ using a weapon to subdue you‚ etc.)
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 9). Intrusion Relationnelle Obsessionnelle (ORI) – Forme Courte. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/intrusion-relationnelle-obsessionnelle-ori-forme-courte-2/
Looti, Mohammed. “Intrusion Relationnelle Obsessionnelle (ORI) – Forme Courte.” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/intrusion-relationnelle-obsessionnelle-ori-forme-courte-2/.
Looti, Mohammed. “Intrusion Relationnelle Obsessionnelle (ORI) – Forme Courte.” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/intrusion-relationnelle-obsessionnelle-ori-forme-courte-2/.